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DeathRock

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MessageDéfouraillage de Caisson    Sam 10 Jan - 0:15


Défouraillage





Ce petit bateau n'était pas très plaisant à Naviguer. Surtout qu'à y penser, je ne savais pas spécialement naviguer. Et cela me faisait bien éclater de rire. Hash Hash Hash Hash !
Moi, ma spécialité, c'était de construire des choses, pas forcément des bateaux d'ailleurs puisque j'étais ingénieur, pas charpentier. Mais en étudiant un peu je pensais en être capable, du moins pour réparer celui que j'aurai peut être un jour. En attendant, je quittais Saint Urea tranquille, sans personne pour m'emmerder. J'avais eu un peu peur en remarquant qu'on m'avait repéré. Enfin, ils m'avaient tous regardés ébahis pendant que je me tirais sur la chaloupe d'un inconnu. D'ailleurs son propriétaire, qui en sortait, n'avait pas réagi non plus, me regardant simplement faire. Et je pense à ce Colonel là, Frank, lui qui m'avait offert l'hospitalité, en train de décider s'il devait m'arrêter pour cela ou pas. De toute façon j'étais seul au milieu de la mer, un pack de bière avec moi pour m'accompagner. Et évidemment ma HEAVY METAL AXE GUITAR !

Me laissant emporter par le courant, je jouais un petit morceau quand une mouette vint se poser sur la proue de mon navire de pêcheur. Cela signifiait une seule chose, la terre était proche ! Cherchant aux alentours, j'en voyais une belle. Il semblait y faire beau et une grande avenue se dessinait des quais jusqu'à une ville plus grande. Me servant de ma Hache, enfin de ma guitare, comme rame, j'arrivais enfin sur le quai, abandonnant ce petit rafiot ici. Un homme s'approcha alors de moi, surpris, mais déterminé :

« Monsieur... ou.. enfin, peu importe. Il faut payer pour laisser son navire ici. Fusse-t-il une barque. Pour votre arme, il faudra la laisser à l'entrée du port, ces choses ne sont pas tolérées ici. »

Soupirant je ne voyais qu'une seule échappatoire. Sauter à pied joint à plusieurs reprises dans la frêle embarcation qui m'avait amenée jusqu'ici le tout dans un joyeux sourire et en éclatant de rire. Sous les yeux médusés des badauds et de l'employé du quai. Ainsi, la barque coulait, et aucune taxe à payer. Pas folle la guêpe. Il y avait toutefois un contrecoup à utiliser cette méthode. Moi aussi, je coulais. Du coup je me retrouvais au fond de l'eau enfin... Et j'avais pas pied bordel, du coup bah je levais les bras pour jauger où se trouvait la surface et mes mains étaient à l'air libre. Bonne nouvelle. Attrapant le quai, je me hissais afin de me retrouver sur celui-ci, à l'aide de mes mains squelettiques. Poussant le petit gars à s'enfuir, pour chercher des combattants, et les ennuis commençaient déjà. Putain ! J'ai toujours attiré la merde, en particulier depuis que j'ai ce corps.

Et voilà arriver deux gars, torses nus, un avec un bandeau rouge et kimono blanc, et l'autre blond en Kimono rouge. Le premier s'avance vers moi et m'inspecte du regard, s'arrêtant sur ma guitare.

« Les armes ne...

_MAIS PUTAIN ! C'est ma guitare ! Je suis un musicos, ça se voit pas ?

_Elle a des parties tranchantes...

_Tu peux pas comprendre l'esprit du métal !

_On est sur une île de combattant sans armes ici, c'est soit ça soit on vous oblige à vous en séparer.

_Hum... Je te défie dans une battle de danse ! Toi et ta blondasse !

_Euh... Un combat, plutôt ? 

_Un homme a d'autres armes que ses poings !

_Mais sur notre.. 

_Je sais, une île de combattants tout ça...

Et l'humour ils connaissaient ici ? Bon visiblement pas... Et du coup, ils avaient acceptés à condition que je laisse ma guitare à l'entrée et... ET MERDE ! Ils viennent de m'enfler là, le but du deal à la base, c'était que je les battes pour garder ma guitare et au final je me faisais bien baiser. Je suis vraiment trop con, je négociais comme une chèvre. Donnant ma guitare aux autorités en charge, les deux gus que j'avais provoqués se mirent alors en position alors qu'un cercle d'autres combattants se formait autour de nous. Ca allait vite ici dis donc. Il y avait aussi beaucoup de regards dans ma direction essayant de savoir ce que j'étais exactement. Je voyais bien que quelques uns avaient l'air dégoutés, et cela ne me faisait ni chaud ni froid. J'en avais l'habitude.

« J'veux pu danser. »

_ C'est toi qui nous a provoqué Skelettor.

_ Appelez moi DeathRock. Bon bah quand il faut...

_ Nous c'est Ryyu et Khen.

On avait au moins le nom de ces deux olibrius, le combat pouvait commencer. Les bras tendu en avant, je faisais des pas de loup pour m'avancer vers eux et...

«  Allez un peu de musique ! Personne n'a un audio-dial là ? »

Un gars en ramena un et la musique commença alors. On était prêt ! Reprenant ma position face à mes deux opposants, je m'approchais lentement avec mon corps imposant. Sous les huées du public qui voulait un combat. Mes Ryyu et Khen avait un honneur, ils dansaient aussi, un peu de breakdance mélangé à du karaté et quelques provocations. Je m'approchais donc d'eux, avec d'autres pas de danse tout aussi stylés les uns que les autres et d'un mouvement sec je balançais ma Jambe en avant. ET PAF ! Ryyu encastré  dans un mur. Son pote voulant réagir, il me fallait être plus rapide et dans une pirouette, je pivotais sur moi même et encastrait le blond à côté de son homologue au bandana rouge.

« Personne n'arnaque DeathRock ! Naméoh ! »

J'étais fier de moi là, et je me cassais vers je ne sais où sur l'île Karaté afin de trouver des choses intéressantes. Peut être un apprentissage au combat, on ne sait jamais. En tout cas j'avais déjà renoncé à amener ma Heavy Metal Axe Guitar avec moi.


_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


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Gyo

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MessageRe: Défouraillage de Caisson    Sam 10 Jan - 17:11
Le ciel était bleu et sans nuage. Un temps idéal pour faire la sieste.

Couché sur le toit de la taverne qui accueillait mon équipage, j'avais pris la peine de me dissimuler à la vue des passants afin de ne pas me donner en spectacle. D'après mon supérieur, j'aurais dû profiter de mon temps libre pour m'entraîner, ou au moins pour renforcer les liens qui m'unissaient au reste de l'équipage. J'étais sergent-chef, et je devais donc montrer l'exemple ! Quelle avait été sa formulation exacte déjà? « Sergent Gyo ! Si je vous revois flâner pendant que vos collègues font tout leur possible pour devenir de bons marines, je vous botterais le cul si fort que vous pourriez bien ne jamais atterrir. » J'avais résolu le problème en faisant en sorte que personne ne me voit.

J'aimais faire la sieste, ou tout du moins fermer les yeux et oublier pour un temps le monde qui m'entourait. J'aimais le son des vagues et le souffle du vent sur mon visage. J'aimais la vie qu'on m'avait offerte alors que je n'aurais jamais du quitter la rue qui m'avait vu grandir. Quand je somnolait, tout devenait clair, le vice n'existait plus. Je ne faisais jamais de mauvais rêves, malgré la promesse de mon mentor que le sang hanterait à jamais mon sommeil. Au contraire, dormir me purifiait.  

Ce que j'appréciais moins, c'était le raffut que produisait les mouettes et le risque que celles-ci se soulagent sur moi pendant que je roupillais. Quelle idée de vouloir utiliser cet animal grotesque pour représenter l'armée la plus puissante du monde ? Il n'y avait rien de majestueux dans une mouette. Elles étaient pataudes à terre et disgracieuses en l'air. Le seul son qu'elles étaient capables de produire ressemblait à une raillerie, une moquerie dirigée vers ceux qui étaient cloués au sol. Non, décidément, je n'aimais pas les mouettes.

Et je n'aimais pas non plus la musique qui venait des quais. Elle n'était pas loin d'être aussi désagréable que le rire des mouettes. Les deux se mêlant m'empêchaient de dormir. Et j'aimais dormir, je crois l'avoir déjà mentionné.

Me redressant mollement, je pris appui sur la rambarde qui entourait le toit de l'auberge et plissa des yeux pour comprendre le spectacle qui m'apparaissait au loin. Était-ce une dance-battle ? Au milieu de la journée ? Sur les quais ?

Pour être près à embarquer à n'importe quel moment, l'officier du navire avait décider de nous loger dans un établissement proche de la plage, si bien que quelques instants me suffirait pour atteindre le lieu de l’événement. Mais avais-je vraiment envie d'y aller ? Il y avait toujours cette partie de mon esprit qui était avide d'aventure et de découverte, mais elle n'était rien en comparaison de celle qui voulait que je me rallonge et que je me désintéresse de tout ça. Pourtant, pour une fois, je décidai de prendre part à l'action. Il était impossible d'en être sûr à cette distance, mais j'avais cru distinguer un homme vraiment étrange au milieu de la foule, et l'étrangeté était souvent source de malveillance. Un Juste ne pouvait ignorer le mal lorsque celui-ci dansait sous son nez.

Me dépêchant d'atteindre les lieux, je fus surpris en arrivant de ne trouver qu'une foule ahurie et deux hommes encastrés dans un mur. Ces deux là étaient des combattants au vu de leur tenue, et il y avait peu de combattant faibles sur cette île. Celui qui avait fait devait posséder une force monstrueuse. Armé de mon uniforme de la marine, je m'approchai d'un groupe de personne pour comprendre ce qu'il venait de se passer

- Nous ne savons pas vraiment jeune hom....euh, Monsieur. Celui qui à fait ça n'était pas...euh...normal. Il était très grand, et portait un masque...sûrement. Il est parti par là. Faites attention, il est très fort.

Je les remerciai et me précipitai en direction de la ville. Ce fauteur de trouble ne m'échapperait pas.
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MessageRe: Défouraillage de Caisson    Sam 10 Jan - 23:37


Défouraillage





♫ Un dojo à droite, un dojo à gauche ! Yeah ! ♫

Je faisais semblant de jouer là, puisqu'on m'avait confisqué ma guitare. En pensant cela, je regardais même derrière moi d'un regard mauvais les quai du port de île Karaté. Ce qui ne manqua pas d'intéresser les personnes aux alentours. Un gars sauta alors en face de moi, me regardant aussi méchamment que je venais de le faire au port. Pas très grand, il semblait vouloir en découdre avec moi. Une bataille de regard commença alors avant que je ne brise la glace.

« Hey, pourquoi tu me regardes ?

_ Non c'est toi qui m'regardes.

_ Quoi c'est moi qui t'regardes ?

_ Ouais c'est toi qui m'regardes !

_ Non c'est toi qui m'regardes !

_ Quoi c'est moi qui t'regardes ?

_ Ouais c'est toi qui m'regardes !

_ Non c'est toi qui m'regardes !

_ OH C'EST BON CA VA, FERME UN PEU TA GUEULE MICRONAIN !

Je tentais alors de lui infliger un coup de pied de l'extrême, mais il était agile ce con, il esquivait mes coups, et tournait autour de moi, pour me donner le tournis sûrement. Mais ça ne marcherait pas, j'avais autre chose à faire que de suivre ce petit con du regard, du coup, je continuais à marche tranquillement, comme si ce moucheron qui me tournait autour de moi n'existait pas. Vexé, il revint devant moi, m'obligeant à m'arrêter. J'aurais pu marcher dessus, mais il aurait pu esquiver. Pourtant, malgré ma taille j'avais une bonne agilité. Le petit énervé me mit alors un coup de pied dans le tibia, pour montrer qu'il n'avait pas peur de mon imposante taille et mon visage effrayant sûrement... Et le voilà par terre à pleurer sa mère après s'être brisé le pied comme un con sur mes jambes de titanes. Je me penchais alors vers lui pour voir si c'était pas trop grave et...

« Regardez, il a agressé cet homme.

_ Ouais, vous avez vu il m'a mis un coup de...

_ Mais c'est vous qui l'avez agressé ! »

Foutre Dieu ! Ces péons du sud m'accusait d'avoir agressé le micronain ! Courant dans la direction opposée de tous ses gens, je les voyais s'agglutiner autour du pauvre type qui souffrait de la jambe, autour d'une fontaine. Certains bagarreurs se mettaient aussi en rogne de voir un étranger emmerder les « honnêtes » habitants de cette île. Et moi bah... je ne pouvais résister à une foule aussi impressionnante. C'est alors que je fis marche arrière afin de glisser sur les genoux, tout en mimant un solo de guitare d'enfer en hurlant un magnifique.

« HELL YEAH MOTHERFUKASSSSSSS »

Levant mes mains en faisant le signe des cornes du diable, ces personnalités me regardaient comme un fou furieux. Même les combattants, dont un semblait être un Sumo et l'autre un... Boxer de 2m50 environ, n'osait pu trop s'approcher de moi, pensant que j'étais un malade mental. J'éclatais de rire d'un coup en tout cas. J'imaginais le boxer monter sur les épaules du sumo pour me dépasser en taille et faire un combo pour me battre. Du coup, je m'appuyais sur la main du grand dadet pour ne pas m'écrouler de rire.

« HASH HASH HASH ! Si seulement. »

Et le voilà qui me décolle une droite dans la mâchoire. Ça remet les idées en place en tout cas. Du coup je me met en position aussi, la même que la sienne, et je le frappe dans le menton aussi. Mauvais choix, mes doigts de formes squelettiques lui brisent la mâchoire. Pauvre type... Je suis vraiment pas habitué à ma force.

« Pardon... je sens pas encore mon corps. »

Et me voilà à terre, renversé par le sumo qui me fait tomber en me rentrant dans les jambes. Hum... C'était pas con comme technique. Sauf qu'il roulait au sol à présent, s'étant déboîté l'épaule sur mon poids. J'étais vraiment pas fait pour les brutes épaisses sans entraînement contre les matières solides. Je me relevais alors, sur le regard silencieux de la foule, qui se demandait bien ce que je pouvais être. Et là dedans, je voyais un petit gars, avec ses vêtements de la marine. Le cyborg Monster que j'étais avait-il déjà été repéré ? Ou simple coïncidence, je m'en foutais un petit peu.

« Hey ! Vous savez pas où on peut me servir de la bière ici ? »

Bah quoi, j'avais soif et ils semblaient tous se demander ce que j'étais. La bière, c'était la boisson des hommes vivants. Ils avaient au moins une réponse comme ça. Mais les badauds n'étaient pas convaincus...

« Hey ! Vous savez comment on appelle un Homme-poisson qui bronze sur la plage ?

_ Un poisson frit ?

_ NON ! Un touriste Hash hash hash ! »

Bah quoi, il fallait bien détendre un peu l'atmosphère ici.



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MessageRe: Défouraillage de Caisson    Dim 11 Jan - 13:51
- Monsieur! S'il vous plait ? Vous n'auriez pas vu un type gigantesque portant un masque courir dans le coin ?

Le gars se retourna vers moi d'un air agacé. Une grosse main appuyée contre un mur, il tentait vainement de séduire une jolie fille qui n'avait pas réellement l'air conquise par ses charmes. Le problème de ce genre de personne, c'est qu'elles acceptaient mal l'échec. Mais qu'espérait-il vraiment en approchant son énorme visage grotesque du joli minois de la belle ? Qu'elle tombe instantanément sous son charme en voyant tous les détails de sa face boursouflée ? Il y avait plus séduisant qu'une armée de boutons et que des yeux jaunis nous ne pensez pas ?

- Qu'est-ce t'as le nabot ? T'vois pas que je suis occupé ?

- Et bien si, et c'est pour cette raison que c'est à vous que je pose la question. C'est une manière de détourner votre attention de cette jeune fille qui va donc pouvoir respirer autre chose que votre haleine dégoûtante.

- HEIN ?

- Non, ce que je veux dire, c'est que vous êtes aussi beau que la partie sud d'un cheval qui se dirigerait vers le nord. Si encore vous m'aviez l'air un tant soit peu malin, vous auriez peut-être une chance. Mais il est clair que vous êtes aussi stupide que laid. Alors si vous...

J'esquivai un poing gigantesque qui m'aurait arraché la tête des épaules et reculai de quelques pas. Il  fallait s'en douté. Presque tous les hommes de l'île pratiquait un art martial, et d'après la vitesse du coup que l'homme venait de me porter, celui-ci était boxeur. Le visage cramoisi et les yeux lançant des éclairs, Tête-de-cul se précipita vers moi, la garde haute, prêt à me cogner si fort que je pourrais bien lui ressembler à la fin de la joute. Mais les boxeurs avaient tous le même problème.

Me baissant pour éviter un second coup, je lui balayai les jambes et sourit à la vue de son gros corps maladroit s'écrouler de tout son long. Les boxeurs prêtaient trop peu attention aux coups sous la ceinture. Ils pratiquaient un art martial viril, les poings toujours hauts, n'utilisant que des attaques honorables. Mais l'honneur n'était qu'une fable. Il n'y avait ni paradis, ni enfer. Qu'on soit honorable ou pas, on finirait tous dans un trou à nourrir les asticots.

Je lui posai une dague en travers de la gorge pour lui intimer l'ordre de rester au sol, et réitérai ma question. Il me répondit, suant à grosses gouttes et bégayant tandis que la peur lui faisait oublier toute animosité.

- Un grand type en manteau noir est passé y'a pas deux minutes ! Putain mais t'es qui ?!

- Peu importe. Évite juste d'harceler les jeunes filles trop faibles pour pouvoir t'échapper quand tout le monde peut te voir. Si personne n'intervient, tu peux quand même être sûr que tout le monde te trouve répugnant. Merci pour l'info.

Souriant à la belle qui profitait de la distraction de son geôlier pour se carapater, je continuai mon chemin dans la direction que l'idiot venait de m'indiquer. Très vite, j’aperçus une foule rassemblée autour d'un combat de rue. L'intuition me conseilla d'aller y jeter un coup d'œil.

Un grand gaillard était debout au milieu de trois hommes face contre terre. Haut de plus de trois mètres, il portait un long manteau noir lui donnant l'air morbide. Et que dire de son visage ? Un masque représentant un crâne humain lui couvrait les traits, ne révélant que deux yeux bleus plus ou moins normaux. Ses manches laissaient apparaître une paire de mains squelettiques parfaitement articulées et je me demandai intérieurement s'il n'était pas simplement un démon sorti des enfers. Mais je ne devais pas me laisser fourvoyer par son apparence. On ne devait pas rendre justice sur un coup de tête. Il fallait enquêter, être sûr de soi. Je ne devais pas rendre de jugement hâtif.

Alors que l'énergumène lançait une blague que je ne compris pas, je décidai de prendre les choses en mains. Cet homme avait déjà provoqué trop de raffuts, il fallait calmer le jeu.

- Euh...Monsieur le squelette ? Pourriez-vous me donner votre version des faits. Cette foule semble penser que vous avez agressé ces trois hommes.

Braquant mon regard le plus froid sur la foule qui attendait le dénouement de l'affaire, je lui intimai l'ordre de se disperser. J'étais un nabot et je ne semblai d'ordinaire pas très impressionnant, mais j'étais également un meurtrier capable de faire comprendre sans un mot qu'il ne valait mieux pas me chercher des problèmes. Avec force murmures dépités, la foule s 'éparpilla rapidement et je me retrouvai bientôt seul avec Monsieur Squelette.
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MessageRe: Défouraillage de Caisson    Dim 11 Jan - 17:10


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Il y avait pas un seul marrant ici. Ma blague était drôle pourtant, et pas un de ces zouaves n'esquissait le moindre sourire. C'est mon visage qui leur fait peur ? Mais j'ai rien demandé moi, même si ça me va bien ! Passant ma main sur mon menton, je voyais un petit gars se mettre en avant par rapport aux habitants et autres combattants de l'île. A new challenger ? Non, ça n'en était pas un, c'était le marine que j'avais aperçu en fait. Et il voulait que je donne ma version des faits... Mes faits de quoi ? J'ai rien fait moi... Mon regard revient donc sur les trois mecs que à qui j'ai pété la gueule juste avant. AAAAAAAH, c'est donc ça.

Regardant ce militaire honnête, je me revoyais un peu en lui, quand j'avais commencé ma carrière il y a bien des années. Il avait l'air sympathique et possédait visiblement une autorité naturelle vue qu'il venait de demander à la foule de se casser d'un simple regard.
Ce débutant ! Il ne savait pas sur quelle île il se trouvait vraiment lui, c'était le meilleur moyen de s'attirer des problèmes ici. Un regard froid, mauvais, et un combattant venait pour te défier. J'l'avais bien compris moi haha. Je voyais déjà quelques gars se profiler au loin, mais qui hésitaient un peu devant un Marine. Même si, ici les défis étaient monnaie courante, peu importe le statut de l'adversaire.

« Ma version des faits ? Bah... T'as vu mon physique ? Ils veulent tous me défier ces cons... j'ai rien demandé moi. Le premier, il m'a mit un coup de pied, et il s'est fait mal tout seul, et les autres ont cru que je l'avais agressé du coup... Bah ils ont voulu se battre. Ils ont perdu. »

J'expliquais simplement la vérité, et il n'y avait rien de mal à ça ! J'étais pas un mauvais bougre moi ! Je faisais peur c'est tout. Et les gens qui font peur sont souvent maltraités par la masse. Les gens c'est de la merde ! Et alors que j'expliquais à ce Marine ma version des faits, j'apercevais un homme qui s'approchait, sûr de lui, dans notre direction. Sûrement ici pour défier le Sergent-Chef.

« Hey toi, le grand là ! On m'a parlé de toi. Je sais pas ce que tu es, mais tu as encastré des membres de mon dojo dans un mur. Notre maître te cassera en morceau si tu continues ! Il est presque aussi grand que toi, donc fait pas le malin. »

En voilà un autre qui venait pour m'avertir. Mais pas pour se battre directement. Faisant abstraction du nabot quelques secondes, j'allais répondre à ce nouvel individu, moi ça m'intéressait un gars de trois mètres.

« Tes gars ont voulus me défier, j'ai gagné. »

_ Sûrement pas à la loyale... Ils sont assez forts !

_ Rien ne résiste à mon style de métal ! »

Joignant un geste à ma parole, je tournais sur moi même tout en faisant le signe des cornes du diable... Sauf qu'il y avait une petite erreur dans mon calcul, je venais de toucher mon précédent interlocuteur, l'officier. Je ne connaissais pas trop l'ampleur des dégâts, mais du coup fallait que je m'excuse, je voulais pas avoir la marine au cul des mon arrivée ici.

« MERDE ! T'as qu'à être plus grand aussi. Rien de casser ? »

Bon, je m'en foutais un peu de sa santé, mais fallait bien montrer de la bienveillance parfois. Surtout qu'il devait sûrement savoir mieux se battre que les autres cons rencontrés un peu plus tôt. Le disciple du karaté lui, avait l'air de bien se marrer en tout cas. Cette pourriture se moquait de moi. J'aimais pas ça. Du coup, je fonçais vers lui et le pointait du doigt, d'un air accusateur.

« On se moque pas des gens comme ça ! »

_ Non, mais... t'es aussi habile d'un sumo voulait faire de la danse classique. »

Hum... j'aimais bien sa répartie à ce gars, elle était sympa. Et pendant ce temps là, j'ignorais totalement le Marine de toute à l'heure. Qui devait dorénavant me prendre pour un con..



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MessageRe: Défouraillage de Caisson    Lun 12 Jan - 13:51
Même un assassin d'élite pouvait se laisser surprendre. Comment prévoir que ce type se mettrait à danser en plein milieu d'une conversation ? Avant de comprendre quoique ce soit, je me retrouvai le cul par terre et les côtes douloureuses. Ce gars là ne contrôlait pas sa force, je comprenais maintenant pourquoi les corps inconscients remplaçaient les pavé sur son chemin. Ce que je pensais être un homme malveillant n'était au final qu'un type étrange, incapable de laisser passer une provocation et probablement très malchanceux. Il ne ferait pas long feu sur cette île s'il n'arrivait pas à contrôler ses humeurs.

Me relevant tant bien que mal, je pris conscience que la situation était encore en train d'évoluer sans que je ne puisse rien y faire. Nous étions au carrefour de deux rues assez larges pour que deux chariots avancent de front, et quelque soit la direction dans laquelle se posait mon regard, je ne voyais que des groupes de combattants déterminés qui avançaient vers nous. Le premier qui atteint l'embranchement représentait la police de l'île. Leur tenue était une sorte de mélange entre un kimono et un uniforme classique de gardien de la paix. Ils n'avaient pas l'air de porter d'arme, mais je suppose que sur une île spécialisée dans les arts martiaux, leurs propres corps devaient servir d'épée et de bouclier.

Celui qui semblait être l'officier du régiment s'avança vers Monsieur Squelette.

- Je vous arrête pour trouble à l'ordre public monsieur. Des témoins nous on signalé l'agression de deux hommes sur les quais il y a quelques minutes et vous correspondez parfaitement aux descriptions....étranges qu'ils nous on fait du coupable. A la vu des trois corps qui jonchent le sol, je suppose qu’assommer deux hommes ne vous suffisait pas. Maintenant suivez moi ou nous devrons employer la force pour vous y contraindre.

Encore légèrement nauséeux après le coup que j'avais encaissé, j'essayai tout de même de prendre la défense du squelette.

- Monsieur l'agent, Sergent Gyo de la base de marine pour vous servir. Je pense que cet homme est victime de son physique et de la nature provocatrice de la moitié des habitants de votre pays. A priori il n'a agressé personne...du moins pas volontairement. Je pense... Si vous voulez bien laisser à la marine le privilège de régler cette affaire, je vous promets que cet homme ne causera plus aucun souci à votre cité aujourd'hui.

- Navré, jeune homme, mais la marine n'a aucun droit d'interférer dans les affaires internes de cette île. Ne vous mettez pas en travers de mon chemin ou vous serez également considéré comme un fauteur de trouble !

- Je...

Les trois autres groupes arrivaient à présent. Il s'agissait de membres de dojos. A en croire leurs tenues, je pensais reconnaître des sumos, des karatékas et des boxeurs. Les gens de cette île prenait vraiment les choses trop à cœur...

Tout le monde arriva au carrefour au même moment et chacun commença à parler sans prendre la peine d'écouter les autres. Dans le brouhaha indéfinissable qui en résulta, je cru comprendre que Monsieur Squelette avait réussi l'exploit de se mettre à dos pas moins de trois dojos en à peine un quart d'heure. Cette performance aurait mérité des applaudissements, mais l'ambiance électrique ne semblait pas le permettre.

Me retournant vers le centre de ce maelstrom, je lui criai mes encouragement en me disant qu'il ne m'entendrait probablement pas.

- BONNE CHANCE !
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MessageRe: Défouraillage de Caisson    Lun 12 Jan - 17:47


Défouraillage





Et voilà que plusieurs groupes de combattants arrivaient, en toute discrétion. En particulier les sumos qui relevaient une tonne de poussière après chaque pas. Gros, lourds, et pataud. Moi j'étais grand, lourd et gracieux ! C'est la différence entre le métal et la graisse.
Mais en attendant... il y avait évidement ce Karatékapolicier qui venait pour m'arrêter. Il me mettait dans l'impasse, si je m'enfuyais, je devenais un fugitif et j'avais encore plus de monde pour m'affronter. Alors que si je restais, on me latterait la tronche à coup de poing. Enfin... La plupart se briserait les os avant de me faire autant de douleur. Pour en revenir à ce « policier », ce qu'il disait ne me plaisait pas tellement,

Sous mon étonnement, le Marine que je venais de bousculer prenait ma défense. Il s’appelait Gyo, c'était bon à savoir, mais... lui aussi, il disait des choses blessantes, moi victime de mon physique ? Il se croyait où lui ! Chez mémé ? On me laissait même pas le temps de répondre que l'autre rétorquait qu'il s'en contrefichait qu'il soit de la Marine. Et moi bordel ?

« ET MOI BORDEL ON DEMANDE PAS MON AVIS ? »

Vue le silence qui suivi, ces gens s'en foutaient éperduement. Cherchant par réflexe ma guitare, je me rappelais avoir été contraint de la laisser à l'entrée du port. Et les hordes de combattants énervées arrivèrent alors, boxeurs, Karatékas et sumos. J'étais fier de moi, tous ces gens qui venaient juste pour moi, j'en avais même la larme à l'oeil. Du coup, je levais les bras en l'air, deux doigts relevés, comme toujours, en hurlant un « YEAH » de folie pour prouver à mon public que j'étais ravis de le voir. Même si ce public étaient belliqueux, il fallait que je trouve le moyen qu'ils apprécient ce pourquoi ils étaient venus.
Le nabot de la marine me souhaita alors Bonne Chance. M'applaudissant moi même, je voyais bien que tous ces gens hésitaient un peu à venir se battre, chaque chef de groupe s'avança alors :

« Nous allons nous le faire !

_ Non ! Il a frappé deux de nos gars sans raison après les avoir provoqués dans une dance-battle.

_ On a qu'à tirer à la courte paille. »

Ils avaient vraiment que ça à faire alors que j'étais devant eux ? Je sais pas je pouvais toujours m'enfuir moi ! Mais ce n'était pas mon genre. Mettant mes bras en avant, je les pointais en direction des bâtiments à l'entrée des rues d'où venaient les Boxeurs et Les Sumos... Et deux bazookas apparaissaient sous mes bras avant de faire feu sur ces bâtiments qui s'écroulaient devant les bonhommes, leur bloquant le passage. Dans le meilleur des cas en tout cas.
Pour ce qui était du mien... Et bien, je commettait un délit fortement répréhensible sur cette île, j'avais utilisé des armes. Mais mon corps est une arme, et ceci est mon corps. Espérant que personne n'est vu la supercherie, je m'exprimais alors :

« Ceci est la technique des paumes de bouddha. Même si oui, je n'ai pas de paumes ! HASH HASH HASH HASH ! »

Après cette merveilleuse blague je me retournais vers les karatékas et je fonçais vers eux en tournant sur moi même afin de distribuer les tartes. Un gus envoyer dans un mur, un autre en l'air... et un coup de pied dans la tronche et je me retrouvais à terre. Je sentais la douleur au crâne, le coup n'était pas faible, je me relevais rapidement pour trouver le fautif. Il se tenait le pied, totalement enflée. Ce n'était que justice ! Je ne voyais désormais qu'une solution, courir dans l'autre sens. Mes grandes jambes me permettaient d'être rapidement à distance de tous ces gens qui me poursuivaient. Il ne me restait plus qu'à faire demi tour et sauter sur la foule pour l'écraser de mon poids. Ce qui ne tarda pas à arriver d'ailleurs. Ayant éliminé ce groupe, finalement assez faible, il n'y avait plus que les autres.

« Hey, le Marine ! Je m'appelle DeathRock au fait, merci de m'avoir défendu. J'étais soldat moi aussi, avant d'être ça. »

J'accompagnais la parole à un mouvement qui désignait mon corps. Puis, je regardais les sumos et boxeurs se relever en enlevant les décombres. Et s'enfuyant comme des lâches. Mais s'enfuir pour quoi ? Il d evait y avoir un but à cette manœuvre. Je commençais à courir après eux en leur sommant d'attendre quand quelqu'un m’attrapa l'épaule. Il s'agissait d'un boxeur, assez grand, dans les deux mètres, avec un sourire de dément.

« J'ai vu qu'on s'amusait sans moi ! Vitali Kalishiko , champion du Dojo de Boxe ! »

Je n'avais même pas le temps de réagir qu'il me décochait une droite assez puissante pour me faire voler. Et voir trois petits poussins tourner autour de ma tête. Ma vue brouillée, je l'entendais rigoler en me traitant de faible et me cracher dessus. Concernant le Marine, je ne savais pas ce qu'il s'était passé pour lui, et au moment où je m'évanouissais, je m'en foutais un peu.



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Dernière édition par DeathRock le Mer 14 Jan - 22:05, édité 2 fois
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MessageRe: Défouraillage de Caisson    Mer 14 Jan - 0:18
En voilà un beau bordel.

J'avais connu des émeutes dans ma jeunesse qui auraient pu ressembler à des bals à côté de ce qui était en train de se passer. Vous avez déjà vu soixante bourrins tenter de faire entendre raison à soixante autres bourrins ? Et bien j'étais au milieu, et monsieur Squelette qui était à l'origine de la réunion des cerveaux gisait face contre terre après s'être fait retourner l'estomac par un type à l'air vraiment méchant. Je ne sais pas pourquoi ça m'importait, mais j'avais vraiment le sentiment que DeathRock – c'était son nom – ne méritait pas de se faire tabasser par une meute d'idiots enragés. Il fallait que j'agisse ou j'aurais dû mal à m'endormir plus tard.

Après une brève fuite, les sumos étaient revenus sur les lieux de l’événement. On ne pouvait décemment pas leur reprocher leur couardise. Se prendre un immeuble sur le coin de la tête ne devait pas être particulièrement plaisant. Les Karatékas étaient menés pas leur leader, un chic type qui connaissait mon officier et qui offrait son aide aux marines souhaitant améliorant leurs compétences au corps à corps. Tout ce beau monde qui s'était rassembler dans le seul but de mettre une dérouillée à Monsieur Squelette l'avait à présent totalement oublié et se crêpait le chignon au milieu du carrefour. Que pouvait-on espérer du rassemblement d'une centaine de types ne connaissant rien d'autre que les arts martiaux ? Ce n'était pas en passant ses journées à cogner ses camarades qu'on devenait diplomate.

Les insultes commencèrent à voler ça et là et je compris qu'il ne fallait maintenant plus qu'une petite étincelle pour que ce carnaval se transforme en baston générale.

Me faufilant derrière un karatékas, je l'empoignai par le haut du short et le jetai dans une ruelle adjacente. Je le laissai me frapper trois fois avant de lui envoyer une décharge de ki dans l'estomac. Sonné, le combattant s'effondra et ne se débattu pas pendant que le déshabillais. Enfilant rapidement son kimono, je sorti de la ruelle en titubant vers Getatsu Kimonji.

J'avais une joue gonflée et la lèvre inférieure fendue. Je ne simulai pas  non plus la douleur qui me lacérait les côtes car ce karatéka ne plaisantait pas lorsqu'il m'avait frappé. Je pouvais le comprendre, je n'aurais pas non plus aimé me faire traîner sur les pavés par un nabot. Le maître du dojo, probablement le guerrier le plus fort de l'île, m’aperçut et accourra à ma rencontre. Il ne m'avait jamais vu mais le dojo comptait de nombreux membres et j'aurais tout à fait pu être nouveau. Aussi n'avait-il pas de raison de douter de mon appartenance à son groupe alors que je portais un kimono de karatéka.

- Que t'es-t-il arrivé fils ?

- Je...des boxeurs sensei. J'ai gagné, mais deux boxeur m'ont pris à parti à l'écart de la foule pour me foutre une raclée. J'ai gagné...sensei.

Je choisi ce moment pour feindre l'évanouissement.

L'effet fut immédiat et même plus impressionnant que je ne l'aurais imaginer. Le maître de karaté poussa un hurlement si bestial que le ciel lui même sembla trembler. Il sembla crier un nom : Kalishiko ? Et s'élança vers le groupe des boxeurs. Je ne pus voir s'il avait réussi à atteindre sa cible car tous les karatékas se lancèrent à sa poursuite et rentrèrent dans les boxeurs comme une vague s'écrasant contre une falaise. La mêlée devint très vite générale, et même les policiers et les sumos furent entraîné dans la bagarre.

Ma conscience m'indiquait que ce que j'avais fait était mal, mais je ne pouvais pourtant pas m'empêcher de sourire. Ce tas de brutes méritait bien quelques bleus et puisqu'il n'y avait pas d'arme, il ne devrait pas y avoir de blessés trop sérieux.

Profitant de l'émeute, je me faufilai vers Monsieur Squelette qui commençait à émerger et fus bientôt à ses côtés.

- Je crois que tu m'en dois une, DeathRock. Je te conseille de filer avant de t'attirer de nouveaux ennuis. Je dois filer donc on ne pourra pas faire connaissance, mais j'espère qu'on se rencontrera de nouveaux en des circonstances moins...mouvementés.

Lui glissant un sourire et un signe de main, je m'esquivai sans un bruit en longeant les murs. C'était bientôt l'heure de l'entraînement pour les soldats de la marine, et mon commandant n'appréciait pas vraiment les retardataires. Toute cette aventure me fit promettre de suivre plus souvent mon instinct dans le futur. Cela pouvait permettre de bien s'amuser.
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MessageRe: Défouraillage de Caisson    Mer 14 Jan - 21:43


Défouraillage





Bobo la tête. Ça faisait pas du bien de se faire sonner après un coup comme celui la, je cherchais à remettre tous mes boulons en place. Même si je dois avouer que ça fait longtemps que pu grand chose est à sa place initiale là dedans. M'asseyant tranquillement, je regardais autour de moi pour savoir ce qu'il s'était passé depuis, et... il y avait encore plus de monde que tout à l'heure, sauf que tout le monde se foutait sur la gueule afin de savoir qui allait me défoncer le premier. Et moi, j'éclatais de rire tout seul pendant qu'une mêlée générale se présentait devant moi. Ca me démangeait de foncer dedans afin de participer à ce pogo, mais ça ne serait pas raisonnable. Surtout que je venais de me faire One Shot par un mec tout maigrichon...

Du coup, j'observais ce magnifique combat en me relevant tout doucement tout en me demandant ce que j'allais bien pouvoir faire d'autre... J'aurais aimé m'entraîner un peu dans le combat, mais il fallait que j'invente mon propre style après tout. D'après ce que j'avais vu, c'était ce Gyo qui venait de me sauver la mise en provoquant ces ânes. Ah, les combattants, il n'y avait que la fierté qui les animaient, même si les plus faibles commençaient à partir.
Et ça allait bien sûr être mon cas. Non pas que je sois faible, mais j'avais pas envie de me faire défourailler le caisson par ces paysans.

L'ami Gyo vint alors près de moi pour me déclarer que je lui en devais une. Une quoi ? Une faveur ? J'avais rien demandé moi, c'était de sa faute s'il se sentait l'envie de m'aider. Il me donnait un conseil, celui de fuir, en étant navré de ne pas faire plus amples connaissances avec ma magnificence. Je m'en tamponnais l'oreille avec une babouche de son aide, mais ça aurait pu être sympa de se faire un ami, ou quelqu'un avec qui discuter. En général, les gens fuyaient devant le squelette que je paraissais être.

A nouveau seul, à l'écart des brutes... Je me relevais tranquillement, et je retournais vers les quais, sans que cette île ne m'apporte ce pour quoi j'étais venu. Ce qui aurait été excellent, c'est que je sache pourquoi j'étais venu ici, ou plutôt ce qui m'y avait amené, puisqu'à preuve du contraire, j'étais arrivé par hasard. Un coup du destin ! Et le destin me disait de partir, puisque je commençais à être détesté par l'île en intégralité.  Ca serait la première d'une longue lignée, si je voulais vraiment embrassé une voie de piraterie et de liberté, il fallait bien commencer par là. Non, mes actions ici n'étaient pas finis, il fallait encore que je m'amuse, mais pas contre les bruts vues un peu plus tôt, le chef Karaté et le Champion de Boxe, il fallait des autres cibles...

Mais avant ça, il me fallait ma putain de HEAVY METAL AXE GUITAR ! C'était impardonnable ce que ces gens venaient de me faire, m'éloigner d'un de mes biens les plus précieux. Courant vers le port, je retrouvais l'employé quelque peu effrayé, je rentrais dans son local et je cherchais ma guitare. Une fois trouvée, je sortais de cette remise et jouais un air d'enfer en gueulant un nouvel « HELL YEAH ! ». Le petit problème, c'est que la foule que je venais de larguer avait compris que je quittais cette île.

Une marée humaine arrivait alors vers les quais, soulevant pas mal de poussière sur son passage, je m'efforçais de trouver un nouveau navire pour m'enfuir. Et ma chance arriva, un petit navire de croisière partait juste du port. Fonçant dans sa direction je sautais afin de l'atteindre. Et hop ! Me voici en route pour la prochaine île. Je profitais de cette fuite pour braquer un magnifique doigt d'honneurs aux habitants de l'île Karaté. En espérant qu'ils m'oublient à mon prochain passage...



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