The Killers High (Hannibal/Bones)Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Shangara Bonja

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MessageThe Killers High (Hannibal/Bones)    Mer 14 Jan - 19:09

« Allez mon pooote, fais pas ton PakPak hé ! On est dans le même business, comme des frères quoi ! J’ai plus de tune, ok, mais regarde ces plantes et ces épices, tu ne pourras jamais en trouver des comme ça ! »


Sous de vives exclamations particulièrement familières, notre joute verbale caressant la dispute s’accompagnait de gestes chaotiques en guise d’illustration pour ce spectacle divertissant. Du moins, c’était sans compter la foule répandue à travers la rue, d’un mélange entre simples artisans, touristes ou encore malfrats à la recherches de nouveaux filons gratifiants. Des dizaines de visages passaient chaque seconde autour de nous, prêtant de temps à autre un regard curieux, interloqué, avant de reprendre leur route, sous un brouhaha assourdissant … Cela profitait bien à ma prétention relativement agressive, devant le stand tremblant sous nos précipitations incontrôlées et sur lequel résidait l’objet de ma convoitise. Il s’agissait d’un mini chaudron à plusieurs compartiments repartis sur plusieurs étages, très utiles à l’élaboration de de nouvelles potions.

« Me prends pas pour un idiot ! T’essaye de m’arnaquer ou quoi avec ton troque ? Je n’ai pas que ça à faire moi, j’ai plus d’autre client là, allez dégage ! »

Rah ! Mes mains vinrent soudainement se plaquer contre mon visage, totalement exaspéré face à la ténacité du vendeur incorruptible.

« Noooooon ! Attend, attend, je vais te proposer autre chose ! »

« J’ai dit casse-toi ! Y’a plus de chance qu’une autruche avec le feu au cul et Frankenstein viennent foutre la merde ici que je te vende ça, tsssst. »

Hoy, hoy … C’était quoi cette réplique ? Je devais le prendre en mal ou bien éclater de rire ? Assistant de façon perplexe à ses signes destinées à me chasser d’ici, je levais lentement un sourcil, l’air de réfléchir pendant qu’inévitablement, l’imaginaire traduisait ses paroles en images. Il n’en fallait plus beaucoup pour lâcher un rire de malade à travers le par terre de la boutique …  Quand brusquement, un grabuge plus imposant encore que la populace surgi au loin, avec les voix affolées des passants en guise d’animation. Impossible bien sûr de ne pas obéir à l’effet de masse, dont l’ampleur attisait en cet esprit une attention entièrement accaparée à l’instar d’un film passionnant. Las des affaires ! Ça paraissait carrément plus amusant là-haut, même si je n’oubliais pas le marchand têtu.

« Faux frère …. Ok ok, je te lache, mais t’as intérêt à me le garder. Si ce qui vient d’arriver correspond à ce que tu viens de me sortir, tu me le donne gratos ! »

Décidément, le reste du monde grouillait d’une vie et d’une énergie totalement différente de nos forêts, de nos cultures. En peu de temps, d’innombrables informations complétèrent mes recherches initiales en plus d’un réseau de contacts étendu à travers différentes factions se partageant les îles, avec ou sans scrupules. Evidemment, ma position neutre s’avéra d’une grande aide le long d’un vagabondage de plusieurs années, facilement couplé à des services de qualités dans le domaine médicale. D’ailleurs, je voyageais actuellement en compagnie d’une caravane marchande, qui en échange de leur protection, m’allouait une place de stockage parmi leurs moyens de transport. Voilà aussi ce qui justifiait ma présence sur cette île, regorgeant de ressources frauduleuses.

Cependant ici, les choses semblaient devenir de plus en plus intéressantes. Il suffisait d’écouter les réactions du public pour cerner les grandes lignes de l’action, à laquelle ma curiosité ne pouvait se refuser. Un à un, les silhouettes sur le chemin glissèrent lentement par l’invitation de mes gants de cuir appuyés sur leurs épaules, jusqu’à atteindre les abords d’un casino en ébranle. Là, après un léger effort de remplacement, je pus enfin obtenir un petit aperçu de la scène, notamment sur ces deux individus en plein combat … Hey mais on aurait dit …

« Une autruche avec le feu au cul et Frankenstein hein ? Kuhuhuhu … »


Ce qui s’annonçait au départ comme une simple baston de banlieue se transforma peu à peu en une intrigue de longue haleine, pleine de retournement de situation ayant eu le mérite de me scotcher du début à la fin. Ma route s’entremêla irrémédiablement avec la leur, grâce à une dissimulation des plus aisées avec la populace ambiante, même lorsque le groupe se déplaça vers les quartiers de la marine, endroit que mes yeux découvraient pour la première fois. Telle une anguille pleine de malice, le jeune homme svelte que je représentais n’eut pas vraiment de mal s’immiscer entre deux bousculades dans le but de chaparder un paquet de chips et jouer les anarchistes, le bras en l’air et les mots foudroyants. « La marine est corrompue ! », « Les casinos sont truqués », « On vous vole votre argent ! » … Ici et là, de position en position, des interrogations s’élevaient, certaines de peurs, d’autres de colères, juste pour embrouiller tout cela. Pourquoi aider ces deux Pirates ?  En continuant ainsi, ils risquaient de mourir avant la fin … Je n’allais pas gâcher tout ce potentiel.

Sans encore dévoiler une quelconque présence, l’ombre de cette cape grise sur mes épaules se désigna comme ange gardienne de ce petit groupe, ne les abandonnant toujours pas le long de leur retraite, avec une petite avance. Cette fois, je m’évertuais plutôt à arpenter les toits des maisons, juste après avoir glissé deux ou trois requêtes à l’un des membres de notre caravane, une bonne idée en tête. En effet, ces gars-là baignaient désormais dans une mélasse pas possible et l’on devait semer les derniers revanchards avant de pouvoir causer tranquillement … En espérant ne pas trop les retarder avec des charrettes bloquées en pleines rues, hé hé hééé.

« NEEEEEEWWW CHALLENGEEEEERR !!!!!!!! »

Ni une ni deux, dans l’accoutrement d’un assassin furtif au capuchon abaissé, une forme barra brusquement la route des deux guerriers sur ce cri paradoxale dévoilant une sorte de folie juvénile, trop excité. Mais cela ne dura qu’une seconde, sur quoi le ton se transforma en une douce raillerie …

« Hey hey … C’était comment ? Cette sensation d’exploser, de se sentir capable de tout, de ne plus être un corps … T’as kiffé hein ? Moi aussi mec, c’est la même dans ma tête, tout le temps, aaah … Oue, c’est ce genre de seringue, tu sais ? T’as pas un peu mal partout ? »

En guise d’accompagnement à ces paroles, l’objet en question tournoya rapidement entre mes doigts, parfaite copie de celui envoyé tout à l’heure, contre le grand colosse. Sur le coup de l’action, ce dernier ne devait même pas l’avoir remarqué, ce qui ne m’étonnait guère avec l’ensemble de ses blessures. Malheureusement, La stamina n’en faisait qu’ajouter une couche.

« Hoy … T’as buté ce type … T’aurais pas due … C’était … C’était …. »

Mon regard se targua alors d’un air grave, sévère, comme prêt à les tuer aussi … Avant de …

« TROOOP MOOOOORTEEEEEEL, YEEEEAAAAAAAAAAAHH, ce truc que tu lui as fait là, comme ça, comme ça, et je t’embroche là, papapapapa, et je tranche là, WOUUUHOUUUUU ! »

La déclaration portait en son sein des impressions sincères, venant du plus profond de mes tripes tant j’imitais ses coups avec un sérieux presque ironique par rapport à la personnalité de mon interlocuteur. Franchement, ces deux-là s’avéraient bien trop puissants pour moi en temps normal, malgré un esprit enclin aux tactiques imprégnées de fourberies. Heureusement, l’avantage penchait ici de mon côté, par la méconnaissance de mes capacités et une fatigue clair de leur part. Puis, le luxe de glander ici ne nous semblait pas trop permit avec un subterfuge qui ne durerait pas si longtemps face aux soldats derrière … Ainsi, projetant avec fureur cette cape grise vers le haut, mon corps se baissa avec explosivité, suivit d’une légère rotation qui propulsa un côté de ma chaîne sur le sabreur encombré. Let’s go !
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Phantomlørd D. Roki
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MessageRe: The Killers High (Hannibal/Bones)    Mer 14 Jan - 20:48

Son pas était las mais constant, signe d’une détermination à arriver quelque part. Où ça, il le saurait une fois que le destin aurait jugé bon de le lui montrer. Après tout, ils étaient amis depuis longtemps et sans pouvoir reposer dessus, Hannibal se montrait d’une confiance étourdissante malgré son état. Le plus dangereux était passé, maintenant il allait s’agir d’escorter ce demi-macchabé et lui-même –dans un état pas plus brillant– vers un lieu plus tranquille. Il n’était pas pourvu du don de réviviscence à l’instar de Jon et sans personne pour s’occuper de ses multiples plaies, la vie ne serait bientôt qu’un mauvais souvenir. Tout autour d’eux, à mesure qu’ils avançaient, il se chuchotait des messes basses sur leurs méfaits de plus tôt, les enfants fuyant comme la peste le sabreur et son allégorie de sac. À dire vrai, voir un homme à moitié estropié et son compère laisser une trainée carmin sur les dalles de la ville, comme s’ils n’avaient pas de but alors que le chef mafieux de la région était sûrement entrain de choisir la façon la plus sympathique de les voir perdre la vie affolait les petites gens. Comment pouvait-on être si désinvolte face à l’ampleur de la menace, et surtout qui étaient-ils pour contester la plus simple des règles ; la chaine alimentaire. Les deux maillons de cette dernière avaient fait preuve de peu de retenue et ils se baladaient maintenant à moitié morts sous les projecteurs de la partie de la ville lui appartenant. Il fallait admettre que ça forçait le respect.

* ’Tain, j’vais justifier ça comment moi, on était censé ramener du pognon et on a juste assez pour deux menus dans un d’ces vieux troquets du coin.. *

Totalement ignorant de la situation, il s’interrogeait déjà de sa prochaine discussion avec Feng et le possible récit qu’il ferait de ses combats. Ils échangeaient souvent des passes d’arme et lui montrer sa nouvelle création serait un plaisir en repensant à la dureté de l’apprentissage. L’épéiste se sentait, malgré son état précaire, plus fort qu’avant d’arriver ici, comme si l’épreuve vécue l’avait renforcé à la manière de l’acier qu’on forge et fait fondre continuellement pour qu’il soit en finalité bien plus résistant. Dans le silence pareil à celui d’une île déserte bien que la rue soit bondée, il pressentait quelque chose. D’un regard en arrière, une ribambelle de marchands nomades venaient de s’installer en biais de la route de sorte de la bloquer. Le mafioso avait-il pu agir si rapidement ? Il ne chercha pas plus loin et accéléra la cadence, toussotant à intermittence. La fatigue était semblable aux bras de Morphée, le tirant dans un abysse d’inconscience contre lequel il se battait avec brio, tout au moins pour l’instant. Tôt ou tard il allait s’écrouler, mais cela n’arriverait pas tant que la situation ne serait pas prise en main.

Dans le regard d’une pauvre femme adossée contre le mur, mendiant ci et là une petite pièce, il aperçut alors la stupeur et le reflet d’une ombre grisâtre qu’il aurait associée à la Faucheuse venue le chercher s’il ne semblait pas si réel. Visiblement venu des toits, un énergumène venait de bloquer sa route et celle de son poids mort avec un entrain absurde qu’il jugea bon de ne pas ignorer, ses pieds se plantant dans le granit tandis qu’il levait les yeux vers lui, sans une once d’émoi. À voir le Yaken ainsi, on aurait pu croire que la conjoncture n’était rien de bien particulier, ce qui tendait plus vers la vérité que son opposé. Toutefois, il resta à l’affût. Si c’était un envoyé du Boss, il l’égorgerait comme le précédent et poursuivrait sans se retourner.

L’homme aux mèches blondes dépassant de son couvre-chef se mit alors à articuler pour déblatérer des propos qu’il n’entendit pas mais comprit tout de même malgré sa vue se faisant un tantinet trouble, presque floue. Ce qu’il décrivait, Hannibal l’avait expérimenté plus tôt contre le titan lors de sa dernière attaque et en voyant la seringue qu’il faisait allègrement virevolter avec un doigté qu’il put décrire comme habile, ce qui laissait présager selon lui un combattant relativement doué, il comprit le sens de sa tirade. Prétendait-il être l’instigateur de la férocité de son coup, était-ce vrai ? Ou seulement du bluff pur et dur pour lui faire croire qu’il lui devrait quelque chose à l’avenir. Il ne sut le dire.

Crachant une énième fois au sol la substance rougeâtre s’échappant de son organisme avant d’essuyer la commissure de ses lèvres avec la manche de sa chemise, il continuait de dévisager l’homme sans émettre le moindre son, tandis que l’étranger se targuait maintenant d’un air bien plus strict en lui sommant qu’il n’aurait pas dû trancher Harakuru, ce qui lui sembla étrange du fait de son récit de plus tôt. Le Second put comprendre quand il se mit finalement à s’agiter, perdant cette moue sérieuse au profit d’un air presque enfantin, se juxtaposant à l’expression forte de ses cordes vocales qui vibraient de son discours enflammé. Ne sachant quoi penser de tel spectacle, il haussa un sourcil l’air penaud devant ce larron de foire qui semblait être plus que ce qu’il voulait admettre. Il fendait le vent avec son épée imaginaire, ce qui aurait pu lui arracher un rire s’il n’était pas si blessé et antipathique.

S’il avait bien compris, il prétendait l’avoir aidé et même avoir apprécié son style à la lame que l’inconnu avait parodié de mouvements plus simples qu’à l’origine. Qu’il puisse avoir saisi son art du Iai l’étonna, les gens des mers bleues n’étant que néophyte dans cet art atypique.

Toutefois ses doutes se renforcèrent quand il se délesta de sa cape, laissant apparaître son visage laiteux couvert d’une crinière couleur blé. Il portait un tatouage au visage qu’il ne sut identifier malgré le catalogue bien garni qu’était sa mémoire et ne cherchant pas plus loin à voir l’air narquois de ce qui se révélait finalement un adversaire, il posa la main sur sa garde, approximativement disposé à combattre. Chaque seconde semblait une goutte d’eau dans un vase prêt à déborder, présage du contrecoup de ses blessures. L’homme se fléchit et il comprit instantanément en voyant la chaîne qu’il maniait que l’avantage n’était encore une fois pas de son côté de la barrière.

Loin d’être le genre à abandonner, il ne put dégainer assez vite pour parer le premier coup du serpent de fer qui frappa l’épaule de son camarade, le faisant tomber de son perchoir. Délesté de son poids, il pouvait maintenant agir sans crainte pour Jon, et se fléchissant de la même manière que son vis-à-vis, Hannibal allait utiliser la technique de tantôt avec le peu de force restante. Le fléau sans tête maintenant déployé, la fenêtre serait sûrement suffisante pour appliquer le tranchant de Shûshui à cet impétueux et énigmatique quidam.

Prêt, sa main fit glisser la lame dans un crissement de fer s’entrechoquant, mais elle ne put sortir qu’à moitié. Le premier pied avancé, il se stoppa, estomaqué. Lâchant sa lame qui avait sûrement plus de valeur que tous les biens de ces pauvres gens réunis dans la rue, il dégorgea d’une quantité étonnante de sang, un de ses genoux frappant le sol du ring de fortune formé par les corps des observateurs. C’était aussi loin qu’il pouvait aller, une force plus grande que lui le contractant dans un étau impartial et injuste. Pourquoi maintenant ?

La drogue qu’il s’était prétendument vu injecté avait sûrement une répercussion à la hauteur de son utilité puisqu’il ne sentait plus ses membres endoloris. Perdu dans le vaste silence comme une âme dans les limbes, il hoqueta en gromellant quelque chose d’incompréhensible, luttant dans un dernier effort en plaçant ses bras devant son visage de sorte d’éviter la collision avec le sol. Cherchant à tâtons la garde de sa si fidèle amie, il attrapa le début de la lame et le tranchant éreintant sa peau, il lutta férocement, du moins autant qu’il le pouvait pour ne pas perdre connaissance, seul rempart face au tatoué et ses intentions.

* On dirait bien que je suis pas si résistant, après tout... *

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MessageRe: The Killers High (Hannibal/Bones)    Jeu 15 Jan - 14:38
Des heures et des heures d’observations, d’appréciations et de commentaires inaudibles sans ne rien pouvoir faire avant le bon moment … C’était d’un calvaire insoutenable, indescriptible pour un hyperactif ; Surtout quand des pupilles brillants d’une braise palpitante s’émerveillaient à décrypter l’ensemble des mouvements impressionnants, auxquels ces membres frétillants désiraient s’y exercer par pur plaisir. Si bien que, décompressant grâce à une série de d’interventions branchées en mode semi-automatique, je ne sus si le renégat d’en face disposait d’une langue, ou encore d’une voix dépassant le grincement d’une truie. Sérieux, ce mec n’en décrochait pas une ! Ah oue … Mon premier coup impliquait déjà le combat.

Parfois, ce cerveau en ébullition allait si vite que l’action et la réflexion se superposaient jusqu’à se devance dans le pire des cas. Normal lorsque le fait de bouger relevait plus d’un réflexe que d’une idée … Et pour le coup, l’initiative atteignit avec succès sa cible. La feinte finement ajustée imita la simplicité d’une offensive brutale, quand son véritable but consistait à dégager malicieusement le cadavre inanimé du second bandit, poids handicapant au cours de la bataille en cours. Même si je tentais le diable en lui donnant l’occasion de se battre les bras libres de toute entrave, ma chaîne toujours détendue demeurait encore sur la silhouette du bonhomme assommé, aux prémices d’un plan machiavélique …. Au moindre mouvement, je risquais de l’utiliser tel un pantin contre le tranchant du sabreur émérite, quitte à le zigouiller de tout part. Fallait bien expérimenter cette fameuse immortalité non ?

« COME OOOONE ! »

Vraiment ? Le coup de tout à l’heure, après avoir absorbé cette drogue ? Il me faisait quoi là, un truc de survivor ? Tant mieux … La pression montait d’un seul coup à travers mes veines, le sang s’injectant de partout …

« GOOOOOOOOOOOO !!!!!! »

Serrant légèrement les mailles solidaires emplies d’impatience, je m’imaginais déjà fendre les airs une fois à l’endroit, une fois à l’envers, tout en jonglant avec le macchabé ensanglanté impuissant devant l’effet des dials. Chacune des figures s’enchainaient encore et encore au cœur de ma tête, aux possibilités et dimensions infinies, jusqu’à … What ? L’échec, la déception. Il tomba subitement raid de fatigue, sur estimant bien trop sa détermination comparée aux capacités d’un corps de chair et d’os. Sans une intervention de qualité, ce dernier risquait fortement de diner avec la mort ce soir. Dommage … Je n’eus alors rien d’autres à faire sur le moment que de dégager un soupir depuis mes lèvres, signe d’une rechute énergétique totale.

« WHOOOAAAAA, QUI POUVAIT SE DOUTER QU’UN SI BEL HOMME PARVIENDRAIT À NOUS VAINCRE SI FACILEMENT ! C’EST MON HEROS, IL EST TROP FORT ! »

Malgré des prestations remarquables, le manque de réactivité sociale du zombie au sol m’intriguait énormément, au point de le provoquer une dernière fois ; Ce grâce à une tirade théâtrale animée d’un ton déjanté, dont l’ironie et l’exagération devaient se substituer à la sienne et traduire une surprise et une admiration forcée. Malheureusement, ses blessures semblaient trop graves pour contester ce cri sans retenu, amplifié par ma main gauche au bord de la bouche. Inutile de continuer cette torture plus longtemps, les gars à leurs trousses n’allaient pas tarder à arriver. Alors que les galops nonchalants d’un cheval peu enthousiaste se profilaient au loin, je tirai d’un geste sec mon arme malléable afin d’assommer ce qui restait du patient en léthargie, puis m’accroupis entre les deux, une seringue vide au creux des gants. Le sang du type à la régénération pouvait être utile, même si je ne connaissais pas vraiment la source de ses pouvoirs exceptionnels …

« Tu as de la chance que le chef te soit redevable un service pour lui avoir sauvé la vie. Mais, tu as intérêt à ne pas nous foutre dans le pétrin, sinon, on te livrera sans hésiter. »

Rares étaient les engagements méritant un sérieux et un respect capables de temporiser ma soif de liberté, sous les traits d’une indépendance insolant. Le rappel à l’ordre s’avéra cinglant, de par une indifférence professionnelle digne d’un commerçant, outre l’allure peu ragoutante du chauffeur de caravane. Au moins, le timing correspondait assez bien, si ce ne fusse un peu trop tôt. Je ne pris pas encore la peine de détourner le visage pour approuver ou non, davantage préoccupé par la deuxième partie de sa phrase. Juste au-dessus de nous, le clair de lune accueillait la fumée blanchâtre issue d’un souffle frais, chargée d’un sentiment foudroyant … Le mouvement … Je le ressentais là, en une effusion de nouveaux paramètres, au-delà de son aspect purement physiquement. Non … Cela allait encore plus loin …

« Ne t’en fais pas, ça n’a rien d’un pétrin. On fait juste des affaires … Embarquons-les. »

[…]

« Allez les gars, un peu plus d’effort, tous avec moi ! A la une, à la deux … ON SOULÈVE ! »

Trois grands gaillards, un chariot couvert d’une toiture opaque et résistante. L’ensemble disposé à l’arrière en une formation de déménageur se prit d’un coup à grogner toute la douleur découlant du poids des deux objets arrachés du plancher flottant. Evidemment, je n’échappais pas à ce cirque assez amusant, d’un gabarit moins adapté à ce genre de tache … Mais là, il s’agissait de ma marchandise personnelle et de mes comptes. Ainsi, une fois installé tant bien que mal devant le stand du jour précédant, de ce marchand irascible, mon coude se posa alors sur l’un des supports proches, le sourire aux lèvres.

« Alors, je t’avais pas dit que je reviendrais avec une autre proposition ? On fait quoi, on négocie ? Kuhuhuh, tu ne peux pas refuser là ! »

Cette fois, ça n’avait plus rien d’une rigolade. Je sortais de ma poche les deux trésors les plus impressionnants de ma collection, prenant la forme de grandes vases comparables à ceux trouvés lors de fouilles archéologiques. Enfin, l’effet reposait essentiellement sur ces dessins gravés sur la couche extérieure à l’instar de hiéroglyphes ou symboles anciens, le tout couvert d’un vernis naturel. Ok, ok … En réalité, ils ne présentaient rien d’exceptionnels. Cependant, moi je possédais quelque chose d’exceptionnel …

« C’est quoi encore ce raffut ? Encore toi ? Qu’est-ce que tu viens foutre ici ? »

D’abord agacé, le vendeur de la veille se précipita pour nous virer, quand soudain, les traits de son faciès changèrent complément, visiblement interloqué par la taille de ces grands récipients … Il s’en approcha alors, sans perdre sa méfiance, avant d’en palper minutieusement les contours. Parfait !

« Hé, ce n’est pas tout. Chuuut, regarde un peu par ici … »

De la discussion au murmure confident, j’ouvris lentement le couvercle d’un de mes gagne-pain, les pupilles à l’affut de tout espionnage indiscret …

« T’en a jamais vue des comme ça hein ? D’authentiques momies mon pote ! On dit que ce sont les corps d’anges tombés dans une guerre passé, puis disparus à jamais. Y’a un paquet de tune à se faire là-dessus … Ah ! Pas touche, c’est fragile ça, attention. »

« Oh … Et pourquoi tu me le vends à moi ? »

« Pourquoi ? Tu vois, moi et les autorités, c’est pas trop ça … Faut bien que je gagne ma vie hé ? Je suis plus dans le domaine de l’herbe et tout, au black quoi… Si tu vois ce que je veux dire. Alors, ces deux-là contre le mini chaudron et un supplément pour mes compagnons. Marché conclu ? »

Franchement, le duo perturbateur d’hier exigea un temps fou pour les remettre d’aplomb. En témoignaient les bandages à foison sur eux au bout d’une nuit acharnée à tout désinfecter et recoudre, en plus de pomper dans mes ressources médicales. Ce fut au cours de ces effusions de sang que me vint une idée de génie, en complétant totalement les bandages afin de transformer ces deux énergumènes en momies plus vraies que nature … Et faire fructifier leur présence sans prendre trop de risque. Mais cela ne suffit pas, bien évidemment. Je dus pour la peine saupoudrer l’autruche de Curry et l’autre de poivre mélangé à d’autres épices, histoire de masquer l’odeur de chair fraîche et laisser une impression d’ancienneté conservée. De ma plus grande gratitude, les personnes de mon groupe aidèrent aussi à la réalisation d’aération sur les couvercles, afin de ne pas les tuer inutilement. La manipulation paraissait assez convainquant, à en considérer le marchand qui hésitait à conclure durant d’autres observations plus exigeantes … Finalement convaincu.

« OK ! On ramène tout à l’intérieur de la boutique les gars, puis on reprend la route … T’en fais pas, je n’oublierai pas de t’envoyer d’autres client, hé hé … »

Plus hâtif que jamais, je m’empressais de terminer nos affaires au plus vite. Le poids du service exigé dépassait déjà l’entendement du contrat, même si derrière sommeillait une petite compensation cédée charitablement à la troupe de commerçant. Le sort des pirates convalescent ne m’appartenait plus désormais … Avec un peu de chance, sans trop se faire remarquer, ils dénicheraient un moyen de quitter cette île. Nous fîmes à cet effet de sérieuses organisations durant la nuit dernière pour jauger la portée des recherches liées à leurs poursuivants, sans s’éloigner trop ni rester proche. Malheureusement, en possession de ces individus, notre convoi risquait de ne pas sortir de l’île … Le reste leur incombait désormais, ma silhouette s’éloignant tranquillement de la boutique, d’autres affaires sur les bras.


Dernière édition par Shangara Bonja le Jeu 22 Jan - 15:51, édité 1 fois
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MessageRe: The Killers High (Hannibal/Bones)    Jeu 15 Jan - 19:05
Une dernière douleur, puis le trou noir. Hannibal avait perdu pied dans un flot continu de senteurs et sensations diverses, vaincu par ses plaies. Sa dernière inspiration olfactive serait donc celle du sang et de la pauvreté ambiante ? Cela semblait surréaliste, une insulte à son passé et au futur promis. Pourtant il n’allait pas mourir, trop occupé à dormir d’un sommeil réparateur pendant que des hommes étranges le charriaient vers le fond d’une chariotte usuellement utilisée pour le transport de marchandise. On jeta près de lui sa lame, sans que personne ne remarque ce qu’il avait entre les mains. Vu sa valeur, ce fut une bonne chose dans un cercle si fermé de marchands avides de profits. Le délester de son bien n’aurait pu être qu’une mauvaise opportunité en connaissance du type d’énergumène. Toujours sonné de la rencontre entre son corps et la chaîne ainsi que le produit du Céleste, il ne put réagir à ce qui se tramait hors de ses chimériques méditations. Bien des heures passèrent lorsqu’il fut dans cet état, ce qui était une première depuis bien longtemps.

Insomniaque chronique, dormir relevait du miracle et enchaîner autant de temps à songer immobile fut profitable puisqu’on pansa ses plaies mieux qu’un vulgaire médecin à la sauvette l’aurait fait. Sa balafre au torse, son mollet, ses fractures, tout avait été fait pour qu’il puisse retrouver la forme physique dans les plus brefs délais. Étrangement le thérapeute ne s’était pas contenté de seulement le guérir mais aussi d’en faire, ainsi que son comparse, une momie d’époque aromatisée. Bien que ça ne lui aurait pas plu, il fallait bien admettre que pour un homme primé qui avait besoin de repos l’endroit était plutôt discret, bien que peu confortable.

Une fois déposé dans la boutique d’un petit commerçant par un procédé restant un mystère pour lui, quelques minutes passèrent. Enfermé dans son cocon la bête avait léché ses plaies –avec de l’aide, soit– bien que quelques séquelles fussent gravées sur son épiderme deux douzaines d’heures plus tôt. Peu enclin à la claustrophobie il n’en restait pas point le contenu vivant d’une prison de terre et d’argile bien loin de suffire à le retenir. Dans sa démence apparente l’inconnu au tatouage facial lui avait laissé Shūsui, juxtaposée à son dos musculeux, déjà pris par quelques mouvements. Lentement, les yeux d’Hannibal s’étaient ouverts sur un monde aussi coloré qu’il était musical pour le Silencieux. Comprenant vite que sa vue était obstruée et que ce n’était, contrairement à ses attentes, pas le purgatoire, ses souvenirs musculeux se mirent en pratique et l’engeance fantomatique se mit à se débattre sans grande conviction. Pas encore totalement éveillé, il senti à l’odeur ambiante de drôles d’odeurs d’épices, le questionnement sur sa place dans une marmite n’étant pourtant pas à l’ordre du jour.

Soupirant en essayant de se remémorer ce qu’il se passa avant sa perte de connaissance, sa mémoire ne lui jouant généralement jamais défaut, l’homme étira un de ses bras brusquement, ses liens fragiles se brisant tandis que son poing bandé dépassait de l’urne. Ce fut le moment parfait puisqu’il essayait justement de refourguer les deux spécimens à un amateur d’histoire antique. Effrayé comme une jeune pucelle ayant vu le loup de trop près, il se mit à courir hors de la bâtisse sous le regard médusé du propriétaire. « Les morts reviennent à la vie ! La fin du mooooonde, la fin du moooon[...]de » continua-t-il de crier tout en prenant ses jambes à son cou. Dans l’intervalle, Hannibal en avait fait de même pour ses trois membres restants.

Devant cette urne munie de jambes et de bras bandés, le vendeur d’objets occultes se mit à genoux en suppliant dans une langue ancienne. Ignorant de l’agitation là-dehors au fond de sa coquille tel le bernard-l’ermite sauvage, notre héros se contenta de frapper son torse recouvert pour briser le reste d’argile présent, montrant à l’air libre son ‘costume’ qui fit l’effet d’une bombe au négociant qui se mit à se prosterner de plus en plus vite, posant aux pieds d’Hannibal toutes les choses de valeur à portée de main.

Sentant s’entasser devant ses pieds quelque chose qui semblait du métal, il arracha le haut de ses bandes cachant ses yeux, d’abord ébloui par l’astre solaire. Une fois qu’il se rendit compte de la pittoresque représentation à ses pieds, il émit un soufflement de nez sonore en observant ce qui semblait une seconde antiquité. Finissant de s’enlever cette seconde enveloppe pour désormais afficher ses vêtements en lambeaux, son proclamateur attitré parut plutôt heureux d’avoir à faire avec un homme plutôt qu’un monstre millénaire mangeur de chair fraiche, buvant le sang et brisant les os. Pourtant quand il arriva enfin à saisir pourquoi son visage inexpressif lui était familier, il déchanta. « V.. Vous êtes le type que recherche Raiponce, hein ? J’ai vu l’avis de recherche de la ma.. Marine, laissez-moi vivre, je vous en supplie, j.. Je me tairais, d’accord ? » Le petit rondouillard craignait visiblement le danger à un point risible, son bégaiement n’empêchant pas le Yaken de déchiffrer ses quelques mots. En à peine une nuit, il avait déjà mis une prime sur sa tête ? On avait déjà apposé un chiffre sur sa tête, mais toujours au noir et jamais par la Marine. Intrigué, excité, les bribes lui revenant comme l’écume qu’une vague aurait propulsée, il ne prit pas la peine de répondre et d’un coup de pied, il fit sauter la jarre de celui qu’il estimait être son Nakama. Effectivement une deuxième momie en sorti et sans prêter attention à si elle bougeait ou non, d’un mouvement d’une rapidité stupéfiante, il ramassa son arme et coupa l’enveloppe de tissu autour de Jon, au millimètre sans faire couler une goutte de son sang.

* On dirait qu’j’suis plus vivant que jamais. *

Exagérant puisque ses plaies le tiraillaient toujours un peu, il déambula dans la boutique en examinant son contenu, s’arrêtant devant un petit étal pour saisir un flacon de rhum qu’il mit à mal. Ne trouvant rien à manger, il se contenta de s’asseoir en seiza dans la pièce, ignorant l’homme maintenant encore plus tourmenté après avoir découvert le corps tatoué de Jon. « L’autre pri...Primé.. Ils sont tous les deux chez m..moi... SAUVEZ VOS VIES ! » S’écria-t-il tandis qu’il n’eut pour seule réponse à son monologue qu’un haussement de sourcils. Il aurait pu l’arrêter quand l’allumé se mit à courir les bras en l’air tout en zigzaguant jusqu’à l’accès à la rue mais il n’en fit rien, jugeant ce pauvre quidam indigne d’effectuer cet effort malgré le risque qu’il appelle du renfort. Le sort s'en chargea pour lui puisqu'il frappa le cadre de la porte et tomba par-dessus le comptoir. Curieux de voir ce qu’était cette histoire de prime il s’avança sur le palier de l’établissement et face à lui, placardé à un mur, deux morceaux de papiers moins vétustes que les autres attirèrent son attention. Les décollant du mur il alluma l’une de ses cigarettes, adossé devant l’endroit où siégeait son partenaire, Eau d’Automne à la ceinture et en main deux avis de recherches. Les leurs. Cela lui arracha un sourire, suivi de près par un vif regard à travers la pièce. Il était certes sourd mais pas idiot, et Hannibal avait quelque chose à montrer à son acolyte qui à n’en pas douter serait enthousiaste à la vue de ce communiqué.

* La Lame Silencieuse, hun... *

Trouvant l’appellation plutôt flatteuse, il attendit tranquillement que l’autre momie se réveille, alerte au moindre signe d’un marine ou d’un homme de main. Les gens dans la rue semblaient au courant de sa popularité, ces derniers le regardant plus misérablement que plus tôt alors qu’il dégoulinait de sang. Il s’autorisa enfin à divaguer sur l’identité du manieur de chaîne qui s’était permis une petite remarque cassante avant son sommeil provoqué. Il avait l’air d’un forban, et pas du genre de ceux à la botte de ce dénommé ‘Rayponce’ ni d’une raclure de la marine. Une tierce partie concernée lui sembla le terme approprié. Était-ce lui qui l’avait soigné, alors que son dernier souvenir en commun avec le Céleste était un coup de chaîne ? Si c’était le cas, il lui devrait une gauche et des remerciements, le sabreur étant une nullité dans un de ces domaines d’expertise.

Sans animosité pour autant, ce fut sa curiosité qui se trouva piquée au vif, bien que d’autres choses plus importantes reprennent le flambeau du fil de sa pensée rapidement. Où était Feng, comment allaient-ils quitter l’île sans être attrapé et surtout où aller et quoi faire. Sans espérer l’illumination au réveil du combattant martial, il le jugeait digne d’avoir son mot à dire. Après tout baigner dans le sang d’un ennemi commun faisait d’eux des frères d’armes.

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« Run but you can't hide: white flags
You can pull em out fast and tell me your last goodbye
»



Dernière édition par Hannibal D. Phantøm le Sam 17 Jan - 0:53, édité 1 fois
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MessageRe: The Killers High (Hannibal/Bones)    Sam 17 Jan - 0:48
Il était complétement ailleurs. Perdu dans un océan de songes, Jones était dans un sommeil végétatif. Il venait de combattre la marine et c’était complétement vidé de ses forces après s’être sacrifié pour que son équipier, Hannibal, assène le coup final face au grand gaillard de la marine. Heureusement pour lui qu’il avait jadis mangé le fruit du Phoenix et était aujourd’hui capable de se régénéré à volonté. Dommage pour lui, il avait été complétement vidé de son énergie vital, de ses forces, après le combat contre la marine. Il avait trop utilisé son fruit et vu qu’il ne maitrisait pas encore parfaitement ce dernier, il devait recharger ses batteries. C’est ainsi qu’il se réveilla dans un endroit qu’il ne connaissait pas du tout. Il ne voyait rien du tout et étouffait presque. Il bougea instinctivement et les bandages qu’il avait sur lui se déchirèrent totalement et il se retrouva … Complétement nu. Ses tatouages tribaux étaient complétement visible ainsi que la partie la plus personnelle de son anatomie. Certains seraient complétement désabusés et gênés en prenant conscience qu’ils sont complétement dénudés. Jones lui, ça lui faisait ni chaud ni froid. Il était bien avec ou sans vêtement et ce n’est pas quelques minutes de nudisme qui allait le faire pleurer. Surtout qu’il avait un bel engin. Enfin bref, il se leva ensuite et se mit en face de son coéquipier qui semblait lui aussi s’être enroulé dans les bandages. « Wow, on fait quoi là ?! On était dans une fête costumé ou quoi ?! » Des paroles qu’il prononça sans la moindre gêne, complétement nu. Il fit alors demi-tour et se mit à faire le tour du magasin jusqu’au moment où il vit sa tête accroché au mur. Une affiche de primé avec lui sur la photo et son nom … Ainsi qu’une drôle d’appellation.

Un petit sourire en coin, une petite pause avant de se gratter les fesses et reprendre dans le plus grand des calmes. « Ils auraient pu trouver une photo de moi de face non ? AHAHAHAHAH ! Je suis plutôt un artiste tu ne trouves pas Hannibal ?! » Il avait préalablement remarqué l’affiche dans les mains de son coéquipier et en déduis que lui aussi avait reçu une prime. Ils étaient donc tout deux recherché par la marine et allaient avoir du mal à quitter l’île sans attirer l’attention. Pourtant l’homme nu n’en avait quasiment rien à battre de la marine. Ce qu’il voulait actuellement c’était manger. Il déambula alors dans le magasin et tout en cherchant quelque chose à manger, découvrit un homme en train de se cacher et de pleurer dans un coin. Il se mit debout devant lui et commença à rire très fort avant de reprendre la parole. Il est complétement apeuré « Bah alors qu’est-ce qui t’arrive ? On ne va pas te tuer l’ami, t’inquiètes pas ! Dis-moi, t’aurais pas quelque chose à manger parce que j’ai grave la dalle ! » C’était au moins dit ! Il avait vraiment le ventre qui gargouillait. Le marchand alla directement dans le fond de son magasin et revenu après avec deux assiettes de pattes qu’il déposa sur le comptoir. Bones alla directement sauter dessus. Dans la minute, il ne restait plus rien dans l’assiette. Il fallait dire que l’utilisation de son fruit lui avait couté de l’énergie et manger lui rendait peu à peu son énergie. Il en demanda une autre et le commerçant lui ramena directement. Quelques assiettes de pattes plus tard, sa faim et sa soif était complétement étanchée. Il demanda directement des vêtements, chose que le marchand n’avait pas. Bones se mit alors devant la porte et au premier civil qui passa, lui attrapa la gorge et le fit complétement entrer dans le magasin avant de le faire s’endormir.

Une fois habillé, il se positionna en face de coéquipier et reprit la parole. Il avait sans doute peur de se faire tuer et c’était compréhensible. Il ne fallait juste pas que les deux hommes trainent encore plus longtemps dans ce magasin. « Bon, on fait quoi ? Je sais pas si t’as vu le sourd, mais on est primé. Si on sort comme ça, on est foutu. » C’était une vérité et pourtant. Ils allaient bien devoir sortir de ce magasin un jour et ils devaient retrouver Feng, leur capitaine. Le tatoué se demandait où il était ce capitaine. Hannibal et lui avait su de débrouiller jusque-là pour semer la marine et combattre des hommes plus dangereux les uns que les autres. Ils étaient devenus presque frère et se faisaient mutuellement confiance. Après tout, le Phoenix avait remis sa vie entre les mains de son équipier pour que les deux se débarrassent du marine musclé à la force de colosse. Enfin bref, ils allaient devoirs réfléchir à une solution tous les deux.

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"Ok ta mer."
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Shangara Bonja

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MessageRe: The Killers High (Hannibal/Bones)    Dim 18 Jan - 18:37
L’inspiration animale injectée dans le sang … La démence au sommet de son art, sur cette idée de génie prenant peu à peu des attraits saugrenus … Là, au milieu d’une pénombre totalement isolée prenait place un rituel presque shamanique, tant la disposition des ustensiles à travers un espace restreint en évoquait l’ambiance. Ahou, ahou ! Il ne manquait plus que les cris endiablés de sauvages en transe et le crépitement de flammes fugaces, qui en dépit de leur absence résonnaient inlassablement dans ma tête. Ainsi porté par les secousses légères de la charrette en marche, mes doigts tâtaient lentement une mixture à moitié granuleuse et à moitié liquide afin de l’étaler sur ma peau en guise de peinture. Celle-ci émergeait de petits tonneaux hermétiques jusqu’à prendre les tracés de symboles tribaux aux cotés desquels le tatouage sur mon visage paraissait anodin. Je ne pouvais que frétiller devant le reflet du miroir en hauteur qui annonçait la saveur des prochaines transactions à venir. Mais l’espace d’un instant, une concentration évasive vint fixer mon regard sur la glace …

Hmm … Nos routes c’étaient séparées brusquement, sans aucune conséquence apparente … Chose assez étrange, quand la nature se jouait toujours de ma tranquillité pour y opposer des complications inattendues … Peut être que cette intime conviction liée à la compréhension du monde et de son fonctionnement ne se basait finalement que sur une fable, une fausse intuition erronée. Ou bien alors, ne voyais-je pas suffisant loin sur mes plans ? Malheureusement, le moment ne se prêtait pas vraiment aux réflexions existentielles, puisque notre convoi disposait de moins d’une journée sur cette ile avant de boucler ses affaires et de partir. Il ne me restait donc plus beaucoup de temps pour recharger cet attirail de plantes et de poudres extrêmement utiles, même si parfois peu recommandables … Voilà pourquoi je portais enfin la touche finale à ce déguisement loufoque, d’un masque aux excroissances inhumaines, voir effrayantes … En route, Kuhuhuh !

Masque:
 

« … Aahemm, aheeem … Bien le BoooonjooouuUUuurr ... »

Silence total. L’ouverture de la porte perdue entre deux autres commerces chargea subitement la salle d’une lumière éblouissante, avec pour seule explication cette voix exagérément grave et tardive sur la prononciation … Avant d’être complétée par une ombre nébuleuse, aux contours allégrement déformées par les différentes fumées ondulant en l’air. Chtach, chtac, chtach ! Je pénétrais à l’intérieur de la salle de façon magistrale, à l’aide du claquement d’un modeste bâton de marche sur le sol, à fond dans le rôle. Mon corps revêtait de nouveau la cape grise de la veille, dont l’uniformité donnait vie à la sculpture ornant mon visage, histoire de susciter chez le public la crainte d’une créature tout droit sortie de l’imaginaire …

Cela paraissait bien trop tentant de balancer un « Bouh » sur ce suspens intriguant … Mais ma visite ici s’avérait des plus sérieuses. Non … Je me contentais d’empiéter davantage sur le plancher de bois après le salut général, afin d’affirmer mes ambitions mystiques …

Description Sweed Smoker a écrit:
Lieu en question :
Il a aussi ouvert un établissement spécialisé dans la vente de produits hallucinogènes dont il est lui même très féru. Du champignons jusqu'aux herbes à fumer, ils sont garantis sains pour la santé.

« Aaayaaoohweyna ! Aussi bonjour, dans notre langue. Nous avons traversé mers et océans en quêtes de nouvelles saveurs, non uniquement gustatives, mais aussi … Aphrodisiaques ! »

La plupart des regards se dirigèrent sur moi, partagés entre l’exaspération face à un autre fou déglingué et la retenue d’une agressivité évidente chez les habitués des lieux. Un gage suffisant à me faire comprendre le non droit à l’erreur quant à la conclusion de ce dérangement … Surtout que d’après la réputation de l’île, la pègre risquait aussi de figurer parmi ces clients. Mais je ne perturbais nullement l’assurance imprégnant cette prestidigitation gestuelle qui soulignait avec élégance mes déclarations mélodieuses, sûr d’un talent capable de captiver cette taverne. Et puis … Qui disait mafia et commerce illégal disait aussi marchandise de qualité valant cette prise de risque.

« Toi là, le clown ! Pourquoi tu ne fais pas comme tout le monde, à commander et t’asseoir en silence ? On n’est pas dans un cirque ici … »

Malgré une certaine gêne visible dans ses yeux, le barman eu le courage de traduire la pensée pesant sur ce calme trop artificielle, sans pour autant paraître convaincu par le rejet de potentiels clients … Ce qui fut là une faille, un petit terrain à creuser impunément. Ainsi, je tournai la tête dans un premier temps, sur un déplacement si mécanique que l’on l’aurait cru détaché du reste, suite à quoi ma silhouette avança très rapidement tel un fantôme issu des films d’horreurs. Masque contre simple facies hésitant … Le dessus me revenait subitement.

« Pourquoi hein ? Je ne suis pas ici simplement pour consommer … On va plutôt parler d’un échange. J’ai là une magie ayant bien plus d’effet que tes boissons et ton tabac … De quoi renforcer le commerce. » Me tournant alors vers le reste de la foule, d’un ton bien plus ample. « Des volontaires ? Rapide, sans douleur, sans effets secondaires … Et au pire, vous pouvez me tuer non ? Alors, qui ? »

Hum … Personne ? Aaah … Allez, allez ! Là ! Ni une ni deux, j’invitais le bonhomme curieux ayant levé la main, juste après un coup sec du bâton visant à débarrasser une table proche, quitte à briser les verres à moitiés pleins. Il n’en fallut pas plus longtemps pour que je guidasse sa tête en l’allongeant sur la table d’opération sans omettre les instructions primordiales, comme le fait de ne pas bouger et de se détendre. Parfait … Les gens semblaient tous accaparés par ces préparations saccadées et brutales, avec une pointe de mysticisme. Ce fut là un détail qui n’échappa guère à ma conscience, en conséquence de quoi j’essayais de renforcer la tension par l’implication d’un spectateur pressé par les signes de mon bras, à préparer des encens –plus ou moins inutiles – juste à côté.

« Bien … Maintenant détends-toi et oublie tout ce que tu sais … »

Bam ! Une piqure par ici. Bam ! Une autre par là. Bam ! Encore et encore … Les aiguilles à la finesse inégalée se plantaient avec une telle rapidité sur les méridiens qu’aucune contestation ne survenait du patient. Telle une furie, je me déchainais ainsi à transformer son corps en un épouvantail proche d’un hérisson, avec pour seuls repos de fausses prières aux significations obscures, inexistantes … Ces derniers ne possédaient aucunes force particulière, si ce ne fusse de placebo quant à l’esprit déjà entamé du cobaye en dessous.

« Ohhh, c’est dingue … Mon corps, je ne peux plus le bouger … Mais c’est … C’est … Je plane, je vole, aaaaahhh, c’est géant … »

Enfin, la libération musculaire relâchait à travers son organisme une euphorie soudaine, particulièrement renforcé par l’effet d’auto suggestion de mes paroles. L’acupuncture semblait fonctionner à merveille … Et … What ?

« CESSEZ VOS JEUX ET CE CIRQUE ! Nous recherchons les médecins du village ou toute personne capable de soigner quelqu’un ! Si vous tentez de nous en cacher un … Des sanctions tomberont immédiatement. »

Nul ne put réagir durant le débarquement foudroyant d’une armada que je rattachais à la marine, à en considérer l’autorité et la colère naturelle s’en dégageant. Ces derniers n’hésitèrent pas à s’imposer comme chez eux, l’absence de contestation à leur avantage. Pire même lorsque je me sentis bien seul, pointé par l’ensemble des indexes dirigés vers ma direction, ces gens n’ayant aucun scrupule à dénoncer pour sauver leur peau …

*Aha, ahaha, ahahaha … C’est une erreur, je ne suis qu'un jeune homme incapable de réaliser le moindre pansement … Oh, wait.*

« Je suppose que je n’ai pas le choix ... »


Jamais je n’aurais imaginé me faire embarquer comme un dealer par la Bac. Nos efforts précédent visèrent à esquiver les contrôles de ces soldats de premières mains, quitte à cacher les deux lurons à l’intérieur de vétustes vases … Mais de là à envisager une telle ironie du sort. La scène se déroula si rapidement que la troupe de tortionnaires s’engagea en une escorte dénuée d’échappatoire, avant de se jeter sur les rues de la ville, en direction de leur base. D’après les ordres donnés, certains partaient pour s’occuper d’autres cibles comme moi, toujours avec cette aura malsaine.

« Allez, avance ! Ne t’en fais pas, tu auras une récompense pour ça … Qui que tu sois. »

Hum … Étrangement, cette récompense sonnait complétement faux, à l’instar d’une ironie peu enthousiasmant. Sauf s’ils incluaient au sein de ce mot les sanctions et les interdictions concernant notre séjour sur cette île … Je me demandais si l’on nous réservait un interrogatoire en bonne et due forme, ou juste l’obligation d’apporter des soins aux nombreux blessés d’hier. Voir les deux en fait. Mais dans l’immédiat, le plus important demeurait en une solution face à cette prise d’otage incongrue, sachant que les cordes à mon arc s’avéraient limitées.  En réalité, aucune idée ne me venait en tête, au point d’allonger notre marche de dix bonnes minutes, jusqu’à ce qu’un indice suspect se dessinât au loin, trop peu discret pour échapper à l’attention des gardes aussi. Il s’agissait d’un homme aux allures d’illuminé, dont le dos collait les murs des habitations, toquant ici et là avec une peur affichée sur le visage. Son état semblait si plongé dans la terreur qu’à la vue des armes, des cris de joies incrédules mélangés à un soulagement surnaturel commencèrent à s’élever subitement …

« Aidez-moi, je vous en supplie aidez-moi ! C’est la fin du monde … LES MOMIES, les momies reviennent d’entre les morts ! Nous sommes finis, FINIS ! Sauvez-moi, je vous en supplie ! »

Des momies … Mais qu’est-ce qu’il racontait celui-là ? Des momies revenant à la vie, quelle idiotie … DES MOMIES ! Oui, des MOMIES ! Voilà une nouvelle frappante, sur laquelle mon cerveau se remit en ébullition, à élaborer enfin une porte de sortie par rapport à ces hommes de mains … Eux qui restèrent perplexe au sujet de ce spectacle, essayant surtout d’écarter le fou furieux. Je ne leur permis ainsi pas de répit, en me penchant vers le sol, les mains appuyées sur mon crâne comme sous l’effet de maux indescriptibles.

« BWAAAAAA ! Les voix dans ma tête … Ils sont là … Cet homme DIT VRAI ! Mais ce ne sont pas des momies … NON, ARRÊTEZ, LA DOULEUR …. L’avenir devant mes yeux ! Ils sont la cause de vos âmes tourmentées … Des bandits ! OUI, DITES MOI PAR OU, OH ESPRITS DIVINS ! Là ! Je peux les voir … Ici ! »

Pris de tortillement digne d’une possession grâce à un trip mené jusqu’au bout, l’ensemble de mon anatomie pointa une position relativement précise, envers une grande rue qui m’était particulièrement familière. La boutique de ce fameux vendeur … Ah ! Ils se tournèrent tous vers moi, totalement déboussolés …

« Purée c’est quoi ça encore, c’est la journée des sorciers ou quoi … Oh merde, il ne raconte pas des cracks, regardez là ! On fonce sur la boutique ! »

En un instant, je me trouvai entraîné par une course dont la vitesse nous mena rapidement aux abords du pauvre commerce maudit, avec ces soldats ayant encerclé les environs. Quel spectacle ! Pour autant, aucun d’eux ne relâcha un minimum de surveillance envers moi, toujours incapable de prendre la poudre d’escampette en un clin d’œil … Même si l’attention du groupe se nourrissait de la présence du duo explosif de la dernière fois, la menace sérieuse pointée au bout de leurs armes. Nous devions encore céder à l’entraide, histoire d’en finir avec cette histoire rocambolesque …

« GWAAAAAAAAAAH ! ENCORE LES VOIX ! NE BOUGEZ PLUS ! Je vois … Je vois votre avenir … Soyez attentifs … OOOH ESPRIT DITES MOI ENCORE ! Oui … Ils doivent attendre … Et … Et … »

Toujours de manière aussi déstabilisante, j’explosais de nouveau cette folie shamanique afin de leur laisser une ouverture, une diversion spontanée … Vite … Parce que je ne trouvais plus grand-chose à inventer là, tout de suite, kuhuhuh …


Dernière édition par Shangara Bonja le Jeu 22 Jan - 15:59, édité 2 fois
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MessageRe: The Killers High (Hannibal/Bones)    Lun 19 Jan - 18:36
Dos au mur de pierre jonchées les unes sur les autres de manière vétuste et peu stylisée, le Yaken finit sa cigarette en l’éjectant d’une pichenette au nez d’un passant sans y prêter attention. Ce dernier eut l’air de vouloir se rebiffer, jusqu’à qu’il voit le sabre à sa ceinture et ce visage placardé dans tout le quartier. Il se contenta donc de tracer son chemin, laissant l’homme à ses contemplations métaphysiques bientôt brisées par l’apparition de son collègue, ou plutôt de son vacarme facile à repérer même pour un sourd. Jon s’extirpait visiblement de sa torpeur, nu comme un vers et fier d’être lui aussi pourvu d’une prime. Sans réagir à sa nudité, il le fixa et lui sourit narquoisement, les papiers dans ses mains démontrant qu’il était déjà au courant de la chose bien avant lui. Son coéquipier n’arrêta pas sa parade sur cette démonstration puisqu’il se mit à racketter de la nourriture au vendeur et bien que ce dernier en ‘offrit’ deux assiettes, Hannibal ne toucha pas à la sienne tant la simplicité écœurante du plat le laissait pantois. Il profitait d’un palais délicat apte à sentir les arômes vraisemblablement peu présents dans cette parodie de repas, l’odeur peu ragoûtante lui épargnant celle-ci. Son collègue n’eut pas les mêmes scrupules et éventra littéralement la réserve du pauvre commerçant d’abord spolié puis menacé par le basané en tenue d’Adam.

Comme cerise sur le gâteau il s’empara des vêtements d’un pauvre citoyen, passé à tabac puis dépouillé. Une fois ainsi vêtu, Bones sortit de l’enseigne bien plus présentable et lui déblatéra qu’ils étaient primés, le danger les guettant. Il s’interrogea l’espace d’un instant sur l’intelligence de ce dernier, son degré de naïveté le perturbant quelque peu. Hannibal était une personne calculatrice encline à la réflexion et avant même son réveil il avait déjà analysé la plupart des facteurs en jeu, se sentant sous-estimé par une telle prose. Pourtant il parut ce qu’il était toujours, le stoïcisme incarné dans un corps de bretteur solide bien qu’encore balafré, ne lui donnant comme réponse qu’un soupir désabusé. Il fut étonné quand, à la poursuite de quelque chose qu’il ne saisissait pas, l’artiste martial prit les jambes à son cou dans la grande allée. Une femme ou peut-être une ancienne connaissance, il n’en savait rien et bien que ce soit son Nakama et qu’Hannibal fut son supérieur hiérarchique, il ne broncha pas. Il était second et pas garde d’enfant après tout, si Jones voulait se divertir et quitter l’île par ses propres moyens, c’était son droit. Quant à lui, il resta là comme une statue de chair et d’os, attendant le moment propice pour engager son premier mouvement sur l’échiquier sur lequel il jouait désormais contre la Mafia locale et la Marine, deux partis qu’il avait maintes fois côtoyé au cours de son parcours. Le Second connaissait leurs méthodes, leurs façons de penser et il était étonnamment confiant. Après tout, il avait connu bien pire au côté de son frère pendant les deux années précédentes.

Comme toujours il ne fut pas déçu de ce que l’hypothétique Être Suprême avait placé sur sa route. Alors qu’il observait la civilisation dans son exemple le plus pathétique, son paysage se constituant seulement d’êtres faibles apeurés du fait de sa magistrale entrée en scène dans le monde des primés, il surgit de la périphérie un groupe particulier, puisque armé. Ils portaient presque fièrement les couleurs de l’autorité navale, visiblement charmés par Hannibal. Il sentit l’odeur de la poudre et du métal, mais aussi et surtout une de celles qu’on n’oublie pas. Un amas savant d’épices et d’instruments d’apothicaire, un tout déjà inhalé plus tôt. La fragrance de celui qu’il savait coupable d’un mouvement de chaîne bien placé et suspect dans sa guérison miraculeuse. Un potentiel adversaire, tout autant qu’un bienfaiteur mystérieux, le tout saupoudré de l’étrangeté englobant le personnage. La poudre aux yeux n’eut jamais l’effet escompté et malgré sa mascarade, il soupçonnait ce qui se cachait derrière le masque. La métaphore fut prophétique puisque c’est un hominidé au visage orné d’un bois sculpté le recouvrant entièrement qui dégageait manifestement ce musc.

Alors que les hommes rentraient dans le champ de vision nécessaire à quelconque manœuvre, Hannibal fit se tétaniser la musculature supérieur composant le haut de son dos, poussant contre son appui pour se retrouver redressé au bord de la ruelle. Les mains dans les poches, il tourna bonnement et simplement le dos à l’assaillant, ces derniers accélérant à mesure pour réduire l’écart.

Il paraissait inconscient, à marcher ainsi dépourvu de la moindre appréhension. Pourtant, son esprit était tout ce qu’il y a de plus dans l’affrontement à venir, les vibrations des bruits de course sur le pavé rythmant sa pensée à un rythme spartiate. Il se préparait, son pouls tombant à un niveau bien trop bas. Chaque odeur, chaque brise d’air faisait dorénavant partie d’un plan plus grand qu’elle. Il n’entendait aucun bruit venant le perturber, les yeux clos.

Quand ils furent à niveau, pris dans l’élan, leur prisonnier ou peu importe ce qu’il était en leur centre, il tourna le talon en ayant déjà entamé ce qui ressemblait à un sprint, sa vélocité dépassant celles des quidams dispatchés en une pseudo-formation circulaire. Prenant assez d’impulsion pour bondir prêt du centre, ne laissant pas la possibilité aux hommes l’entourant maintenant de dégainer par l’infime écart entre eux, il prit le temps qu’il avait à prendre, offert gracieusement par la diversion du masqué pour frapper de sa garde le dernier, brisant son masque et dévoilant son visage, le coup étant selon lui la simple réciproque de celui reçu plus tôt. Cependant ce n’était certainement pas la seule chose qu’il eut effectué à son égard et Hannibal avait la mémoire longue. La lame maintenant dégainée, il frappa le loquet de la paire de menotte en la brisant, transcrivant ensuite un demi-cercle qui put être paré pour certains, esquivés pour d’autres. Les marines restants se trouvèrent transfiguré en une œuvre d’art collective tandis que son visage en face de celui du tatoué, il lui adressait un sourire étrange, mêlé d’intérêt, pressé de voir les miracles que pouvait faire le désormais libre, bien qu’il se douta qu’il était le genre d’hommes à pouvoir se délester par ses propres moyens.

* On dirait qu’ils n’ont de cesse que de me poursuivre, ces foutus emmerdements. *

Après une courte hilarité qui se voulut intérieure, il se fraya un chemin d’un coup de botte dans l’estomac d’un des taillés, prenant appui sur son épaule pour se sortir de là d’un mouvement périlleux, suivant du regard la pagaille qu’il avait causé. Les fusils se braqueraient bientôt sur lui, il fallait réagir.

Son compère avait l’air assez vif pour se sortir de sa prison de chair aux arborescences bleues et blanches, Phantøm sautant à pied joint contre le visage de l’un des hommes pour empêcher toute tentative de tir. Il ne pourrait retenir longtemps la pluie d’acier, mais la petite escouade semblait plus terrifiée par l’idée d’échouer plutôt qu’à celle de se faire décapiter comme de la viande d’abattoir.

« C’est pas réglo c’que t’as fait à Harakuru enfant d’salop, tu vas goûter le bitume aujourd’hui. » s’écria l’un des plus gros, visiblement moins touché par les prédictions du faux marabout que ses comparses, regardant le primé comme une espèce de monstre de conte. Sans avoir lu sur les lèvres du plus grand, Phantøm le considéra comme un grand clapet près à être fermé plus qu’un véritable interlocuteur, tiraillé par l’appel de la bataille et celui de la raison. Jon était parti, ce qui le laissait seul face au courroux des pseudos « Justes » bien que dans son être, pas une parcelle ne doutait de son aptitude à lutter. D’autant plus que sur ce même sol, un être flamboyant se voulait comme celui qui couvrirait ses arrières, son questionnement sur sa localisation étant secondaire quant à la confiance portée envers lui.

Ses plaies le tiraillant un peu, il continua de se battre avec les quelques hommes pourvu d’un avantage incontestable, restant en réserve et se contentant de contrer. Prenant appui sur le mur pour reculer, il fit signe d’un doigt au plus grand d’entre eux de s’approcher, son sabre rengainé à une vitesse remarquable pour laisser place à un simple couteau-papillon. Comme il s’y attendait, ce dernier gonflé d’orgueil accepta la vanité d’un duel alors qu’il aurait eu une chance avec sa troupe et extirpa de son dos un long Nodaichi. Amusé de voir un épéiste enclin à l’utiliser sur l’île, son épée de rechange dégainée, sa posture était différente, plus volage et agile que la force brute habituelle déployée dans un simple Kata. Sachant ses arrières entre de bonnes mains avec le bohémien qu’il avait reconnu, il para la lame fendant sur lui d’un geste calculé, la faisant ripper hors de portée de lui pour frapper près de son bassin et de se désengager. La pointe métallique ne s’était enfoncée que de quelques centimètres, mais déjà le liquide vital recommençait à couler.

* On va s’débarrasser de ça avant que le bruit s’ébruite trop puis se trouver un coin tranquille. *

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MessageRe: The Killers High (Hannibal/Bones)    Mar 20 Jan - 11:54
La lumière filtrée partiellement par ces trous étroits … La chaleur de ce souffle à moitié confiné … Et puis, cette tension relative à l’attente d’une révélation ésotérique … Un mélange de facteurs qui s’avéraient des plus étouffant, au milieu de ce suspens pesant, incapable de conjecturer davantage sur la suite. Seul un ressenti persistait, de ce fabuleux silence et cette concentration hors du commun précédant l’éclat d’une précision argentée. L’aspiration semblait légitime à en juger les rayons du soleil pénétrant allègrement ma peau, jusqu’à la couvrir entièrement. Le masque vola subitement en éclat, de multiples morceaux fissurés s’éparpillant aux alentours, dont la chute accorda à ces poumons une bouffé d’air frais, malgré une implication identitaire maintenant inévitable. Ma silhouette demeura complètement immobile au milieu de ce parterre en émoi, à l’instar d’une statue de marbre … Juste avant de glisser légèrement vers le bas, tel un pantin désarticulé à moitié mort. « Le sorcier est mort ! » « Il l’a tué ! » « Et … Les prédictiooons !!? ». Nous n’eûmes pas besoin d’autre forme de communication qu’un simple contact visuel avec le chirurgien esthétique improvisé pour comprendre l’idée de coopération à venir, pendant l’affolement de quelques gardes … Ah … Notre jeu démarrait enfin, ou alors, notre duel reprenait de plus belle au milieu d’une intrigue enivrante.

« … et … TU VAS SUBIR LA DAMNATION DE SA DIVINE COMÉDIE, SHAWABOUNGAAAHAA !!! »

Aussi lourde qu’une enclume pour ce marin ciblé à cause de sa crédulité apparente, la paume de ma main s’abattit sur son front en un éclair, d’une pression destinée à consolider le châtiment des limbes jaillissant d’entre ces lèvres maudites. Le ton de ma voix doublement grave et rauque acheva l’idée d’une magie noire incompréhensible, dont l’influence rendit son anatomie flageolant, prêt à céder … Ahaha … Ce fut si efficient qu’une simple poussette suffit à le faire basculer en arrière, le blanc des yeux en guise d’un évanouissement progressif. Ahou, Ahou ! J’éclatais de rire en mon fort intérieur devant ce résultat bluffant, à imaginer l’aspect de ma gueule parsemée de peinture rouge, verte et azurée, avec un sourire tout de blanc comme contraste flagrant. Trop de possibilités émergeaient encore de cet esprit malicieux, trop pour les appliquer quand le danger nous pressait de tout part, en un duo imposé.

« Bon ok, j’y suis allé un peu fort. On y va sinon ? »

L’affrontement allait sérieusement démarrer là, entre ses deux acolytes encore abasourdis de cette prestation incroyable. Au moindre mouvement … Un … Deux … !! Je ne pris même pas le temps de respirer, lors d’un léger décalage du pied droit vers le plus proche, à affirmer une garde offensive. D’un coup, profitant de son arme se relevant du bas vers le haut, je plaquai ma main droite afin de stopper l’initiative de l’adversaire démuni, le placement décalé sur le côté. Ligne centrale contre ligne centrale … Parfait. Le contact ne dura pas plus d’une seconde, puisque selon le modèle du trapping, mes bras exécutèrent un switch fulgurant jusqu’à placer la main gauche à la place de la droite et ainsi la libérer en un coup de poing explosif, sans dévier de l’axe. Le point de destruction : Son menton. Bam ! Il ne me resta plus qu’à le contourner d’un quart de pivot déjà entamé, histoire de le prendre en otage et le balancer sur son partenaire en face, encore hésitant.

Good … Je n’avais rien perdu de mes performances en termes d’arts martiaux, en dépit de ces années de calme et de paix. Mais à en croire le duel peu sérieux engagé non loin, ça ne risquait pas de suffire … Il se moquait de lui, le couteau papillon et la posture digne d’un baron de la mafia, quand d’autres possédaient le moyen de l’attaquer en traitre. Si lui se la jouait relaxe … Pourquoi pas moi, kuhuhuh ? Ainsi, ces muscles transpirant d’un calme dévoué à détourner la force brute mutèrent soudain en de piles électriques intenables, prêt à engager des voltiges spectaculaires. Chose qui ne tarda pas, avec le départ fulgurant de ma chaine en un arc de cercle désarmant les faux justiciers en mires. First strick ! Et ce n’était pas terminé. J’épousais à merveille la stupeur de la foule à l’aide de salto et de demi salto, parfois en poirier sur un bras, parfois en plein O’ou tek (coup de pied circulaire), toujours à alimenter des mouvements de hanches à l’origine des coups de poids ici et là, telles des tentacules. Ces dernières demeuraient fixées sur ma ceinture au niveau du dos, grâce à la maille centrale plus grande que le reste.

« Yeeeah, vas’y, fous lui sa raclé, on est avec toi ! » Entre deux acrobaties, le serpent d’acier fusant un peu partout sauf sur l’épéiste. « Allez mec, te dégonfle pas ! C’est qu’un gros porc ! »

Premier flanc, deuxième flanc, le bas, le haut, les faces qui s’inversaient inlassablement … Mes pupilles ne se suffirent plus à uniquement accumuler l’ensemble de cette analyse avec seulement la logique, cédant finalement à la perception globale. Cet être taquin, malgré ses encouragements spontanés, disparu l’espace d’un instant dans le but de ne plus limiter l’accord des cinq sens à appréhender le cycle des mouvements … Il n’était plus question de bouger pour esquiver, pour ne pas être blesser ou pour toute autre cause humaine, personnelle. Je me contentais d’adapter ce corps à la disposition de ceux à proximités, de ce qu’ils pouvaient faire ou accomplir. L’emballement s’avéra grandissante, jusqu’à finir d’un contact avec mon partenaire même dont le désengagement touchait à sa fin.

« MOOOVE ! »

Je mesurais irrémédiablement la blessure à la hanche de son ennemi et sa réaction de souffrance … Là ! Deux perceptions, deux temps de réactions sans limites en une seule personne. Mon move dial transmit un état de mouvement particulier à ma cible, depuis les réserves acquises durant le divertissement précédent ; Une figure de Jun Fan. Ainsi, le pirate répondit à l’élan imposé, en balançant son couteau papillon sur le côté opposé de la blessure - en hauteur -, mais avec le bras du même flanc. Ce dernier n’eut qu’à feinter, grâce à un pivot de la paume vers les cieux avec la petite lame en pique, sur l’alignement de son autre flanc. Et un œil crevé, un !

« Oue … Je me suis un peu emporté, hum … Mais récupère ton couteau, on doit se barrer. On ne peut pas se battre éternellement, hé ! Et d’autres vont se ramener, fuhuu. »

Là, discrètement aux abords de son champ de vision, je secouais légèrement une fiole de fumigène allant couvrir notre fuite. Seule une confirmation me retenait de la lâcher par terre …

« J’espère que t’as une idée de planque ! »
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MessageRe: The Killers High (Hannibal/Bones)    Mar 20 Jan - 20:20
Si Hannibal avait été un gourmet, Bonja était sans l’ombre d’un doute l’un d’une espèce plus vorace. Décidé à se réserver pour un éventuel combat bien plus sérieux, il avait usé de son surin mais son nouveau partenaire était d’un tempérament propice à entrer dans le vif du sujet. Après avoir pu observer quelques-unes de ses acrobaties couplées avec sa longue chaîne qui fit visiblement des émules parmi son public d’obligés. Rakham s’amusait de cette scène à la périphérie de sa vision, le fait de rendre sa liberté à un homme et contempler sa fureur lui rappelant des souvenirs. Le docteur présumé n’eut toutefois pas une seule fois l’air furibond, sa bonne humeur contrastant avec les cris de douleurs qu’il provoquait. Étant déjà pourvu d’un problème qui semblait forgé dans un métal peu enclin à trancher son ennui, l’escrimeur fut surpris du mouvement de son acolyte, celui-là même qui avait usé de quelque chose qu’il hurlait s’appeler ‘Moove’.

Peu effrayé par un simple toucher de prime abord, il ne put enlever à ce qui était un coquillage lui faire effectuer un geste qu’il assimila rapidement, sublimant la poussée et l’élan par une simple feinte pour que sa lame d’une dizaine de centimètres vienne triturer l’œil du marine. La rapidité et l’inattendu avait rendu possible ce coup et déjà sur sa lancée, laissant l’acier se mêler à la chair, il prit appui pour un demi-salto qui le fit atterrir sur ses épaules, le dos tourné au visage de son perchoir d’os et de viande temporaire. La main toujours sur le manche pourvu de petits trous stylisés, il sauta simplement derrière lui en exhortant dans son élan la tranche d’une partie de son visage ensanglanté. Tendant le bras comme pour indiquer une direction, son autre main venait de lancer le couteau contre le cou d’un des officiers armant ce qui semblait être un fusil de longue-portée. Il tenta de stopper la giclée de sang de ses deux mains, la pointe du projectile se plantant dans un avis de recherche, désormais couvert de sang, le visage imprimé rappelant symétriquement l’un des membres de l’assemblée.

Quelques instants plus tard lui fut faite la suggestion qu’il serait plus sage de battre en retraite, au moins pour l’instant. Ces sous-fifres n’allaient sûrement pas stopper leur afflux et parmi eux aucun pour l’instant ne lui avait évoqué le plaisir à se battre ressenti le jour précédent. Plutôt que de se fatiguer inutilement il bondit pourtant dans le sens opposé, attrapant sa lame courte en faisant voler ses ailes pour finalement commencer une pointe de vitesse remarquable, son visage pourvu d’un rictus suffisant à transmettre la justesse et l’émoi de l’aventure. C’était aussi un hommage pour la petite démonstration de plus tôt, le spadassin n’ayant pas sorti de sa tête chaque image et chaque sensation de ce moment précis, les tournant en des milliers de sens et en imaginant des résultats plutôt exceptionnels.

Totalement apte à réfléchir ainsi en arrière-plan tandis que son corps dépassait maintenant celui de Bonja de quelques centimètres,  ce fut le moment choisi pour que la « magie » du savant ait encore raison de leurs assaillants. Quand le récipient se craquela dû à l’impact sur le sol, il s’échappa un nuage d’une envergure étonnante pour être conservé dans si petit flacon, ce qui permit au duo de s’aventurer librement dans les rues, pour éventuellement les semer.

Il désirait visiblement se poser quelques instants dans quelconque endroit assez sûr de l’île, mais il semblait surestimer le Yaken qui ne connaissait rien dudit endroit. Ressassant quelques souvenirs de son passage avant l’événement du casino, il remit alors en places quelques pièces du grand puzzle que composait Las Camp. De ce qu’il avait compris à la salle de jeu et au comportement des marines et autres quidams rencontrés, les autorités semblaient mouiller avec quelconque mafieux, le marchand l’ayant nommé Raiponce. Si cet homme l’effrayait plus qu’un primé déguisé en momie, il devrait sûrement posséder une autre position dans l’échelle sociale des lieux. Se ranger dans le camp de son ennemi semblait un bon moyen d’échapper aux formidables moyens que l’homme était capable de s’arroger, tout en fomentant quelques actes plus ou moins légaux profitable à ses couleurs.

L’homme tatoué au visage peinturluré ne semblait pas avoir de mal à voyager en alternant avec lui les toits les plus bas et les ruelles jusqu’à être bientôt trop loin des poursuivants. Il fit une pause en ralentissant dans une petite ruelle au nord de la grande métropole où un démuni semblait cuver quelque hydromel bon marché se commerçant aux alentours. Phantøm se contenta de le saisir par le col et de le l’aligner au mur auquel il était adossé, arborant dans une main suspendue à côté de son visage. Quelques mots griffonnés avec une étonnante calligraphie, que l’homme déchiffra assez rapidement indépendamment du fait que le regard charbon braqué sur lui se faisait las d’attendre. Tremblotant comme une feuille morte, sa barbe jonchée d’un amas de cannettes laissa découvrir sa bouche. « Le Weed Smoker, c’est lui que vous recherchez m’sieur, c’est le seul qui a autant de poids que Van..Heim. » Son visage trahissait la peur panique d’avoir osé énoncer ces noms et le Second jugea que son fardeau était assez lourd pour qu’il ne le barde d’un possible ajout. Renseigné, il lâcha sa source sans lui prêter une seconde de plus d’attention, portant le gros de cette dernière sur le blond. Il l’aurait bien questionné mais peu enclin à ouvrir la bouche ou à tenter de lui faire comprendre le langage des signes, il ressorti le calepin sur lequel il rédigea à une vitesse étonnante plusieurs mots.

| Je vais voir du côté de ce Weed Smoker. Tu peux me suivre, tes talents de bonimenteurs vont se montrer utiles, même si je dois sûrement déjà te devoir quelque chose pour les soins. |

Une fois lui avoir montré la page quelques secondes en la tendant vers lui calmement, il la froissa en fermant le poing et la laissa tomber sur l’emplacement vide du clochard. Il avait omis de dire qu’un de ses amis -ou le seul d’ailleurs- se trouvait dans les parages, jamais bien loin quand le sujet se prêtait à l’herbe particulière présente dans le surnom de cet homme. Restait à le localiser, l’homme aux peintures de guerres avait visiblement des contacts dans l’endroit, des gens plus aptes à les guider vers ce Luther. Rester à l’abri entre quatre murs n’étant pas une solution envisageable, Hannibal espéra de son collaborateur qu’il serait plutôt intrigué par cette mystérieuse affaire, son petit manège de précédemment et son aptitude à captiver l’auditeur pouvant servir devant un homme d’affaire un peu trop naïf. Raiponce voulait sa tête, mais l’intérêt fut réciproque à la seconde où il apprit son nom.

Peu effrayé –à tort- d’un criminel sédentaire sûrement trop frileux pour salir ses propres mains, il réintégra la route principale, se demandant où l’espèce de chaman allait bien pouvoir le mener. Si cela concernait un vase ou de la bandelette, il saurait se montrer moins coopérant.

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MessageRe: The Killers High (Hannibal/Bones)    Jeu 22 Jan - 15:54
« Raiponce … Van Heim … Weed Smoker … Oh, wait, whaaaat ? »

Les pièces du puzzle s’assemblaient soudain, à en croire le message sur le bout de papier … Tout en réalisant le bourbier dans lequel nous nous retrouvions. En effet, après l’altercation avec les soldats de la marine, ma route s’avérait indissociable de celle du drôle de personnage à mes côtés, dont le manque de réaction expressive découlait visiblement d’un certain handicap. Pire encore, on pouvait leur décerner la palme d’or, puisque les deux groupes les plus influents de l’ile risquaient de nous tomber dessus … Sans compter le dernier que contait contacter le pirate ! Il voulait déclencher une guerre civile ou quoi ? Adieu le commerce, adieu le vagabondage en solitaire … Ce qui n’était pas pour me déplaire, uhuhuh !

« Sacré bordel votre truc … Weed Smoker, hmm … Oui, lui je sais ! Ah … Par contre … Ooow, mince. »

Là, sur une période de réflexion particulièrement marquée, paru un air de gaffe via une grimace sincère, à reconsidérer l’état du patient abandonné dans la fausse taverne, surement encore couvert d’aiguilles délicates. Pas de temps à perdre, nous devions expressément retourner là-haut, histoire de reprendre la démonstration en espérant avoir la chance de rattraper le coup … Si ces idiots ne commirent pas l’erreur de le déplumer trop brutalement. Cela représentait une chance unique de titiller la curiosité du big boss en question, sans induire d’incident ou d’ambiance propice au conflit et l’emballement. L’enjeu de la présentation totalement renouvelé suffit à justifier un élan de sérieux au cœur de mes gestes, à l’instar de mes doigts tâtant de chaque détail, jusqu’à atteindre l’emplacement vide du masque de shaman, clef de la prestidigitation … Ah oui … Parti en lambeau.

« Ok. On va juste faire un léger détour sur le chemin. » Brisant malgré tout - Et surtout sans pouvoir m’en empêcher – le sérieux de la situation. « Ecrire sur un papier pour ne pas parler … Trop badass ton truc. Je prends note. »

Je pris alors la peine d’organiser judicieusement le tracé de notre course, de sorte à rester le plus discret possible et aussi penser les endroits où la marine ne repasserait pas de suite par rapport à notre feinte. Qui serait assez fou pour revenir au milieu de malfrats l’ayant dénoncé sans vergogne ? Ahaha … Moi. Mais à quelques encablures de la destination, nous primes congé aux abords de ma base mobile, l’allure et la parole concise. Selon le topo transmis à chacun des membres plusieurs jours auparavant, d’aucun ne devait perturber  ni empiéter sur la liste des personnes à ne pas emmerder, au risque de brûler l’ensemble du convoi et de l’affaire. Impossible de leur amener ce malheur, pas après les grands services rendus le long de cette journée éprouvante. Notre visite concernait donc un départ définitif, une démission forcée à défaut de respecter le bail. En ce sens, je me pressai de rassembler le matériel essentiel et transportable sans trop d’encombrement, à part le mini chaudron spécial, associable à un crochet au niveau de la ceinture. Enfin, une fois le reste des gains liés à mes nombreux échanges ou troques délaissé, ma silhouette apparut depuis la bâche grise de la charrette, deux masques et une cape vétuste entre les bras.

« Bon … Pas le choix, tu dois enfiler ça, sans discuter. Sans écrire non plus, kuhuhu ! Eh oue, ça craint de trainer comme ça maintenant … J’arrive. »

Masques:
 

Il ne restait plus qu’à faire nos adieux … Du moins, les miens.

« Je ne vais pas avoir le temps de consulter le chef. Nos routes se séparent ici … Là, c’est bien le pétrin. Gardez tout le reste ou vendez-le. Mes respects. »

« Ta décision est honorable et ton dû effacé. Nous nous reverrons. »

Le chauffeur affichait toujours cet air détaché, professionnel, comme le reste des commerçants aguerris. Ils se doutaient surement de cette séparation, facilement informés des récents mouvements à travers la ville. Nous ne possédions pas le luxe de demeurer éternellement ici …

[…]

Description Sweed Smoker a écrit:
Lieu en question :
Il a aussi ouvert un établissement spécialisé dans la vente de produits hallucinogènes dont il est lui même très féru. Du champignons jusqu'aux herbes à fumer, ils sont garantis sains pour la santé.

« STOP, NE LE TOUCHEZ PAS ! Pauvres fous ! »

De nouveau, l’une de mes grandes spécialités ; Le débarquement inattendu. Cette fois, la porte de bois claqua  irrémédiablement contre le support le plus proche, tournant par la même occasion l’ensemble des attentions sur mon accoutrement loufoque, différent. *Un fou de plus !* *Encore un magicien ???* *On va se le faire cette fois* *C’est Gandalf ! *. Ils semblaient tous refouler ces mots au sein d’un silence abrupte, coupé au milieu d’un début de barbarie autour de la table du pauvre cobaye. D’ailleurs, seul ce dernier ruminait des fantasmes et autres délires incompréhensible, l’air de planer à l’aide d’une relaxation prolongée en un demi sommeil. Ni une ni deux, ma silhouette fusa rapidement sur l’allée marquée par les consommateurs confus, faisant signe de dégager aux deux … Aux deux malades prêts à éventrer le bonhomme. Devant une méthode et une magie illusoire inconnue, un boucher désirait y aller franco en rasant les aiguilles, lorsqu’un pseudo médecin songeait à inciser au scalper pour bien les retirer jusqu’à la source. En voilà une pègre … Tarée !

« OUI, JE SUIS BIEN DE RETOUR ! Ils ont vite compris notre valeur sacré … Ne commettez pas la même erreur. Ceci vous apportera fortune et clients. Continuons ! »

Je ne leur accordais pas l’occasion de débattre ni de contester sur ma prestance ni mes capacités, en faisant preuve d’une assurance sans faille, comme au-delà des règles de la ville. Le but ici était d’impressionner la galerie afin de transmettre les effets de la démonstration jusqu’à leur grand chef, Weed Smoker. Une marque de fabrique qui figurait aux quatre coins de l’établissement, en des signes subtils et compréhensibles seulement par les initiés aux substances illégales. Ainsi, je terminais l’opération en retirant avec autant de rapidité que de précision les dards fins et transparents, le sang trop peu réactif pour se montrer. Rien d’innocent évidemment, puisque de suite, j’appliquais une infime quantité de gel tampon complémentaire, histoire de protéger les minimes déchirures sur la peau.

« Bien … Et maintenant … HOUHAM JAHA HE OOOH, réveils-toi, jouis de ce doux plaisir ! »

Bam ! D’un enchaînement précis des deux bras en un massage initiateur d’une énergie nouvelle dans le corps, je poussais le jeune homme à bondir de son socle, les yeux écarquillés et l’anatomie libérée de ses maux, de ses tensions, en une vitalité curative. Inévitable avec l’acupression.

« Waaaah … Combien de temps que j’ai dormis moi ? Wéhéhéhé, c’est quoi ça … » Se levant, sautillant et boxant dans le vide, une fois vers le barman, une fois vers d’autres clients, comme sous l’effet d’un dopage. « Allez allez, on fait quoi maintenant monsieur le sorcier, tu ne peux pas me faire voler comme tout à l’heure ? Pour de vrai, Uhéhéhé ! »

Je remballai alors mes affaires, dénué de précipitation, l’expression traduisant presque une directive extrêmement sérieuse envers le responsable des lieux, ou plutôt intermédiaire masquant le gros des produits intéressants. Les regards médusés des autres spectateurs appuyaient confortablement ma requête …

« Ceci est l’acupuncture, ne nécessitant aucun produit, à part la connaissance. Un message et un futur profit qui j’espère, parviendra à votre chef … Monsieur Smoker. »
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