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Message♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Mer 21 Jan - 20:34
Le vent était contraire à la direction du sourd, encore étonnamment seul malgré son affiliation plus qu’assumée envers son équipage, ce dernier restant pour le moment un mystère aux yeux de tous. Tout ce que les gens savaient de lui était ce qu’ils avaient entendus à son sujet, sa manie de ne pas lâcher un traître mot n’aidant pas à justifier ou faire taire les rumeurs. Pourvu d’une petite somme clinquant au-dessus de sa tête, les plus grands chasseurs ne se jetteraient pas à sa poursuite mais pour ce qui était des petites frappes voulant se faire de l’argent facile, il était une cible idéale. Peu précautionneux il n’en paraissait pas moins l’homme le plus libre du monde, marchant les mains dans les poches entre ses congénères étonnamment peu regardants. Le blizzard glacial frappant les parties de son corps non recouvertes de tissu, le temps n’était visiblement pas à la promenade. En ces lieux suite à une requête spéciale dans le but de questionner un certain homme qui séjournait dans les parages, Hannibal avait accepté avec plaisir un interrogatoire qui allait s’avérer amusant.

L’homme en question était un certain Donny, connu pour sa marchandise illégale, allant des spiritueux aux feuillages exotiques. Le duo était passé plus tôt pour le décharger d’une certaine quantité de ces derniers et il s’était avéré que le produit ne valait clairement pas le prix payé. Il était donc chargé de découvrir si cet énergumène les avait délibérément entubés et adapté la punition en conséquence –en récupérant leur dû, bien évidemment–. Peu enclin à s’être fait berner par un quelconque cultivateur de moquette, il avait pris la décision de le punir la première latte fumée. Ou irait le monde si les hors-la-loi entre eux ne respectaient pas leurs obligations, bien que la question ne soit que pure rhétorique. Les crapules avaient tendance à crapuler, sa présence n’étant seulement que le simple retour de flamme. Assez pressé, il dut rejoindre un hôtel-restaurant à cause de la tempête, ce dernier semblant un bon filon pour la recherche d’informations. L’endroit se voulait faussement huppé, quelques hommes se donnant de la stature à l’aide de costards miteux, munis d’une bonne quantité de dindons gloussant à leurs galéjades. Étaient-ils des maquereaux ou des simplets voulant se servir de leur argent pour faire croire qu’ils avaient le moindre poids dans la balance, il n’en sut rien.

Son entrée, accompagnée par le souffle du vent s’engouffrant dans la salle réchauffée à l’aide de poêles à charbon fut notifiée par les occupants de la pièce, jaugeant de haut en bas le spadassin qui ne cachait pas son fourreau dépassant de sa veste relativement longue. Se dirigeant vers l’accueil de l’endroit où une vieille femme se tenait, semblant être plus vieille que les fondations du bâtiment, cette dernière eut du mal à comprendre mais elle finit ensuite par déchiffrer qu’il pointait du doigt le menu et une fois qu’il eut enfin fait comprendre qu’il avait faim, elle l’installa à une table près de la fenêtre, assez loin pour voir sans être vu. Laissant quelques berrys trainer sur la table pour régler d’avance sans être dérangé par la suite, il examina adossé à sa chaise les autochtones de la localité jusqu’à que son repas soit prêt. C’était peu ragoûtant mais chaud et potentiellement sans danger, le brun finissant rapidement pour ensuite mettre à ses lèvres le tube de tabac qu’il embrasa.

Consumant la clope, il put apercevoir des dialogues sans intérêts s’échanger entre eux, les quelques groupes d’hommes se connaissant visiblement. Ils étaient une vingtaine en tout et pour tout, tous semblant armés. Était-ce le quartier général de quelques mafieux ? Il en avait eu sa dose récemment et choisit d’opter pour la facilité, prenant la décision de retourner à l’endroit de la transaction pour trouver une piste.

Malheureusement il avait tout faux quant à la nature des gens présents, ces derniers semblant de plus en plus intéressés par lui jusqu’à que l’un d’eux se lève et prenne la liberté de s’asseoir en face de lui et son assiette vide, faisant glisser les pièces restantes vers lui pour les faire sauter en l’air. « C’est toi la Lame, hein ? Tu vaux ton poids en pièces comme celle-là. » Souriant en montrant des canines vraisemblablement en or ou un matériel s’en rapprochant, il semblait avoir atterri dans un lieu peu enclins aux pirates et autres criminels.

Chacun des hommes le dévisageait tandis que celui le plus propre voyait ses lèvres s’entrouvrir pour sourire plutôt bêtement. N’ayant pas réagi, il se contenta de glisser le majeur et l’index de sa main gauche dans la poche de son veston, sortant de ce dernier un crayon dont il se servit pour rédiger quelques mots d’une typographie minuscule avant de le poser en équilibre près du papier de fortune, une serviette sale. Cherchant à la déchiffrer, son nouveau compagnon s’approcha après pour que d’un coup de plat du poing, sa tête mal rasée s’empale sur le bout de bois à la mine charbonneuse. Ne cherchant pas à être transformé en passoire, il fit sauter la table devant lui et s’abrita, main sur sa garde. Le plomb vola un moment d’un coup d’épaule Phantøm envoya le meuble de bois et la masse de chair agglutinée sur ce dernier contre les assaillants, le suivant baissé vers l’escalier menant au niveau supérieur. L’hôtel était pourvu d’une dizaine d’étages et il serait plus facile pour lui de mener l’assaut dans des couloirs restreints. S’il sortait, les autorités allaient s’en donner à cœur joie et il préféra donc se mettre en quarantaine. Ils avaient l’air de le sous-estimer du fait de sa petite prime, ce qui était un avantage dans tel cas.

Sautant les escaliers trois par trois, sa lancée fut interrompue par la petite dame du rez-de-chaussée, penchée au-dessus de vieux fruits étalés sur le sol. Voulant l’enjamber, cette dernière se releva soudainement avec une vigueur effroyable, son front ridé venant frapper son entre-jambe et il traversa le plafond peu épais par la force du coup. Ne pouvant entendre, il put voir par le trou creusé la petite mine vicieuse de la personne âgée. « Shishishi, tu as sous-estimé le Fourberino Kenpo en croyant que je n’étais qu’une petite vieille, mais je suis la plus dangereuuuse sur cette... Kof kof.. Île ! » Peu crédible elle n’en restait pas moins une sacrée allumée qui l’avait allongé les mains sur les bijoux de famille une fois sa garde baissée. Après avoir toussé comme si elle vomissait un chaton, la vieillarde traversa simplement d’un bond phénoménal le plafond par le trou provoqué, se mettant à entamer des pas de danse étranges. « Babayagaaaaa, je suis la maîtresse du Kenpo fourbe, tu n’as aucune chance l’handicapé. Mamie va te guérirrrrrrrr ! »

Illuminée par une soudaine idée, elle sortit de ses poches deux poignées de ce qui sentait comme du poivre et une autre substance jamais rencontrée auparavant, les projetant en l’air avant de se mettre à onduler. Hannibal venait de se relever et s’il avait été fragile il aurait sûrement vomi son repas en voyant la petite parodie de femme se mettre à secouer les gants de toilettes qui lui servaient de seins pour créer une mini-tornade.


* Bordel c’est l’asile, j’vais vraiment devoir rétamer cette mégère ? *

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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Mer 21 Jan - 22:18



Sourd et Cyborg





Partir de South Blue juste parce qu'un gars m'avait dit que 10 000 Berry's c'était pas grand chose pour visiter les îles de West Blue. Surtout qu'il y avait une île spéciale avec des jolies pépètes qui s'en foutrait totalement de mon physique pas habituel, et arriver ici sans savoir quoi foutre... C'était ce que j'appelais être très con. ET AUJOURD'HUI J'ÉTAIS TRÈS CON ! Oui, j'avais accepté cette proposition sans vraiment savoir pourquoi, mais j'avais de l'argent à dépenser, de toute façon mes poches n'étaient pas assez grandes pour tout contenir. Mais attendez, ce n'était pas l'idée la plus conne du moment, enfin là c'était pas la mienne mais... J'étais arrêté sur une île quelconque de West Blue... Et il pleuvait, une sacrée tempête. C'est pourquoi j'ai saisi l'occasion pour me mettre devant les quais du port de cette petite bourgade afin d'entonner un chant démoniaque, jouant un rythme d'enfer sur ma HEAVY METAL AXE GUITAR.

« COMME UN OURAGAN QUI PASSAIT SUR MOI !
SI T'M'FAIS CHIER J'VAIS T'ENFONCER !
MON POING DANS LES DENTS T'LAISSERAS EN EMOI !
AU POINT QU'T'POURRAS PU PARLER ! 
HMEUPHHHHHHGLOUBEURG. »


Et un poulpe s'envole par la force du vent en plein dans ma gueule... Connard de poulpe, je te hais ! Je le maudis lui et tout sa famille sur  dix générations ! De surcroît je puais le poisson à cause de cette bestiole, donc direction un petit hôtel tranquille pour pouvoir nettoyer ça et faire partir cette putain d'odeur. Marchant dans les rues du village je trouve une petite auberge sympathique comprenant plusieurs étages... Je pouvais aller directement au second pour pouvoir passer un petit moment tranquille, mais j'avais envie de rentrer dans la salle principale histoire de voir la tronche des clients. Poussa la petite porte, je me  retrouve dans une pièce réchauffée, et ça fait du bien, même si mes fringues sont assez humides.

Il y avait là une vingtaine de loustics en costume, qui murmuraient entre eux en me lançant des regards franchement pas discret. Il y en a même un qui se demandait qu'elle monstre de la nature j'étais. Mais... le Deathrock n'a t-il pas un cœur ? Le Deathrock n'a t-il pas une âme ? Le Deathrock n'a t-il pas deux mains comme vous autres... Ah... Oui c'est vrai, mes mains je les ai perdue depuis longtemps maintenant. Et mes nouvelles, elles avaient la classe quand même. Je pense qu'ils étaient jaloux tous ses mecs. Les ignorant je m'approchais d'une vieille aussi sèche d'un pruneau pour lui demander une chambre. Payant d'avance je demandais aussi une baignoire pour accueillir un olibrius de plusieurs mètres... Et elle me trouva juste une douche... je m'en contenterais.

Me lavant tranquillement afin de décrasser la carrosserie, j'entendais un peu de chahut dans l'établissement, il devait y avoir une soirée à thème et j'étais pas convié. Bande d'égoïstes. Laissant mes vêtements à sécher, j'enroulais une serviette autour de ma taille, ce qui donnait-une mini-jupe... Et surtout ça me donnait l'air con, mais bon, vue les cicatrices et les bouts de ferrailles un peu partout, je doute que quelqu'un s'attarde là dessus. Sortant de la pièce pour arriver dans un couloir, bien recourbé pour éviter de casser le plafond, même si ça me saoulait grave, personne ne pensant aux gens comme moi dans ce monde injuste. Bref, j'apercevais un petit gars aux prises avec la mamie de l'entrée. Elle l'envoyait valser au prochain étage avec un beau coup dans les roubignoles. C'était une technique intéressante qui me donnait de quoi méditer. Il fallait que j'en teste une moi aussi un de ces quatre.  

De ce que je pu entendre, le gamin était un pirate, et la vieille était ici pour sa prime. Intéressant donc. Voyant la mémé sauter dans l'espace qu'elle avait créé dans le plafond, je saisi ma HEAVY METAL AXE GUITAR pour exploser moi aussi le plafond au dessus de moi. Profitant de l'interstice j'y passais ma tête, et je me relevais pour marcher jusqu'à ces deux nouveaux personnages. Tout en prenant soin de détruire le plafond à chacun de mes pas. Un corps en titane contre du bois, ça pardonne pas. J'explosais de rire intérieurement en voyant la tête de ces gens qui voyaient une tête de squelette en train d'avancer vers eux en détruisant le plafond sur lequel ils étaient. Sans un sourire, je les fixais avec ma plus belle tête de malade mental. Mais... BORDEL ! C'était quoi ça ? Elle... agitait ses nibards pour faire du vent ! Sérieusement ? Y'avait des techniques cons dans ce monde mais là ça dépassait l'entendement, je ne pouvais pas laisser ça arriver. Une vision d'horreur...

« CACHE CA LA VIEILLE ! »

Elle semblait surpris de mon hurlement et se détourna de celui qu'elle appelait l'handicapé... Ma logique m'interpellait sur son cas. S'il était handicapé mais qu'il n'y avait aucun signe apparent, cela voulait dire qu'il était sourd. Profitant de la stupéfaction de la vieille, je sortait un crayon et une feuille de je ne sais où, et je faisais des petits points dessus pour écrire en braille à l'encontre du sourd. Faisant un petit avion de papier, je lui envoyais. Seul petit problème, le braille, c'était les aveugles pas les sourds. Bon pas grave... Mis à part ma petite position de faiblesse là, ils pouvaient marcher dans ce plafond, moi je pouvais juste avancer comme un con, sans trop pouvoir me mouvoir...

« Shishishi ! Je sais pas qui tu es, mais la vieille pratiquante du Fourberino Kenpo que je suis va t'éclater. YAHA !

_ Hum... non, je crois pas. »

Elle commença alors à effectuer quelques mouvements étranges et se mit à tirer mes cheveux...

« SALOPE ! LES CHEVEUX D'UN METALLEUX C'EST SACRÉ ! »

Elle rigola alors, pendant avoir trouvé mon point faible, du coup je lui administrais un magistrale coup de boule avec ma tête en titane. Elle fut obligée de reculer à cause de la puissance du coup, ce qui eut pour effet de l'énerver. Elle s'élança à nouveau vers moi se me frappa de toutes ses forces d'un beau coup de pied en plein sur le haut de mon crâne... Mauvaise idée. Elle hurla alors à l'agonie en se remettant à sa position initiale, entre moi et le bretteur. Visiblement l'ancêtre s'était cassé le pied, mais elle allait devoir réfléchir à autre chose, puisque mon bras était placé pile en dessous d'elle, à l'étage précédent, mon bazooka dégainé. BOOM ! Une vieille en moins, un nouveau trou dans le plafond et plus de place pour me mouvoir. Et un bruit d'une fissure plus large qui se faisant entendre...


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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Jeu 22 Jan - 19:56
Prêt à dégainer Shūsui de son écrin pour punir la mégère de sa fourberie, un genou à terre quelques secondes pour prendre un appui qui la condamnerait, quelque chose de tout aussi loufoque qu’une grand-mère persuadée d’être un maître combattant fit son entrée dans la zone. Il eut assez d’attrait pour distraire son assaillant, lui laissant le champ libre pour une coupe horizontale qu’Hannibal n’exécuta pas. Esquivant la petite brise qu’elle avait soulevée avec ses mamelles antiques, il examina la tête visiblement solide d’un géant qui laissait derrière elle une traînée rectiligne. Contre le mur d’un couloir plutôt étroit, le sabreur put l’apercevoir beugler, des morceaux de bois coincés dans sa crinière de la même teinte que la sienne. Il passa rapidement ses doigts dessus pour y découvrir du braille sans aucun sens, tout au plus l’idée que la machine se faisait de ce dernier. Car c’est ce qu’il était, pas un doute restant à la vue de sa stature, son visage étrange et ses mains squelettiques. Déjà il s’interrogeait sur son aptitude à fendre ce crâne visiblement si dur, mais la situation relevait plus de réflexions quant à agir de la manière la plus brillante pour s’en sortir avec les honneurs. Dieu sait qui logeait dans les chambres les entourant, cet hôtel étant sans-doute surpeuplé de gens dans son genre, sans compter sur la vingtaine à l’étage du dessous.

Sans sur-réagir, il laissa donc la teigne fossilisée s’acharner sur la tignasse de sa nouvelle cible, le robot n’ayant visiblement pas dans l’intention de se laisser faire. Quand elle se jeta sur lui, il n’eut qu’à la claquer du haut de son front pour la faire planer tel un frisbee dans un grincement sonore qui échappa au Chien Errant, bien que sa vue confirma la dureté de son supposé alliage. La roquette qui suivit explosa tout bonnement dans ses dents jaunes. Le crash dans une des chambres leva un nuage de poussière dans lequel son sens sur-développé lui permit de discerner les divagations corporelles qu’elle enchaînait. Sûrement endommagée après son trajet et impact éclair, la petite femme surgit de la poussière, le pied avec lequel elle avait frappée fracturé. Elle tournait sur la pointe de son pied restant, noircie par l’obus, chuchotant des mots étranges en direction des malfaiteurs. Quand la demoiselle défraîchie eut enfin fini, elle sembla affublée d’une joie indescriptible tandis que ses muscles se mirent à gonfler jusqu’à dépasser Hannibal de carrure et le possesseur au crâne d’acier d’épaisseur. Une vrai culturiste en somme, qui semblait désormais dotée d’une force herculéenne puisqu’elle arracha simplement un pan du mur boisée et le fit tourner entre ce qui restait de son sourire, ses dents transformant la planche en pieu géant. Bien qu’il ait parfois l’allure d’un vampire, sa main gauche semblait vouloir interrompre ses facéties et d’un saut contre le mur proche de lui, l’élan le propulsa à la rencontre du piqué qu’il trancha simplement en deux, arrivant au corps à corps du monstre qu’elle était devenue sans qu’il ait semblé user son sabre désormais rengainé. Collant sa semelle contre ce qui restait des dents, le choc la propulsa plus loin, l’épéiste désormais en face de l’homme qui était visiblement le seul ne pouvant être affublé du titre de chasseur de primes au sein du bâtiment.

Ami, ennemi ? La seule chose qui comptait pour l’instant était qu’il n’ait pas encore entamé d’hostilités envers sa personne, le nombre d’assaillant étant déjà assez conséquent, si peu que quelques-uns des locataires se trouvèrent être de gros poissons. La propension prise à l’aide de sa jambe semblait avoir guidée la loufoque bodybuildeuse dans la mauvaise chambre puisqu’un grand-père lui ressemblant comme deux gouttes d’eau fit irruption avant de se mettre aussi à gonfler. « Tu as touchéééééééé. Vous avez, d’ailleurs. Oui, vous avez touchéééééééé la plus belle de toute, notre maîtresse, notre hôte [...] NOVA-CHWAAAAN !!!! » Ayant décroché au bout des premières syllabes, il prit même la liberté d’ignorer les deux ancêtres colossaux tenant à peine dans le passage pour allumer tranquillement sa clope et analyser les gravures de son briquet argenté. Bien sûr, son champ de vision lui permettait de venir voir les trois antagonistes et il fendît en moins de temps qu’il ne faut pour le dire l’air, tranchant ce qui servait de plafond qui tombait en sa directement et celle du géant. Shūsui fendit les débris comme des brindilles et détourna les autres, à savoir une petite baignoire et son occupant qui n’était autre qu’un enfant dans la quinzaine.

Se perchant avec une rapidité étonnante sur les épaules des géants, il formait un sacré trio de débiles à mettre dans un livre sur les dangers de la vie pendant cette ère. Se mettant à le faire tourner telle une vrille, le couple le projeta à une vitesse folle, son pas de côté le sauvant, le sol n’ayant pas cette chance puisqu’il le traversa jusqu’à atterrir dans la vingtaine d’hommes.

* Manquerait plus que la marine et quelques vieux ennemis, on aura bientôt l’schéma parfait hun. *

Entamant encore une fois son déplacement en crochets, il planta sa lame rengainée dans le sol et d’un mouvement de jambes brute, agrippa le cyborg bloqué en bas. Contractant chacun de ses muscles sous le poids, les mains scotchées à son arme, une demi-rotation le fit traverser le parquet pour en sortir tel un missile, sa dureté annihilant le premier étage de l’hôtel comme s’il était un éléphant dans un magasin de porcelaine. Soupirant après l’effort, son fourreau rattaché à sa ceinture, l’action avait au moins pu mettre le colosse en jeu et retarder l’arrivée du duo de crevettes dopées.

Apercevant via l’un des trous les premiers chasseurs du rez-de-chaussée, Hannibal leva les yeux et traversa par l’entrée ouverte grâce au canon pour arriver dans la salle de bain éventrée d’où provenait l’enfant-projectile. Fracassant la porte d’un coup d’épaule, deux versions bien plus jeunes du couple de tantôt se tenaient là. S’ils avaient l’ouïe fine, tout le bas de l’immeuble avait pu entendre le singulier bruit de l’acier tranchant les membres. Suivi d’un cliquetis métallique, plusieurs morceaux dont un buste tombèrent sur les récents occupants du premier, suivis de peu par des bruits de pas d’une cadence militaire. Tous ne seraient pas si faciles à abattre et bien que son Iai soit parfait pour ce genre de combat rapproché, il ne pouvait contenir à lui tout seul dix potentiels étages remplis de dégénérés.

Le seul allié qu’il avait se trouvait en cet étrange amas de métal et de peau aux motivations inconnues. Tout ce que savait Hannibal de sa caste était qu’ils étaient des machines créées par le Gouvernement, du moins pour une certaine partie. Le Déshonoré avait maintes fois collaboré avec la Marine et donc son armement, le fait de savoir que cet homme se pouvait l’un d’entre eux inquiétant et émoustillant le spadassin.

Allait-il devoir essayer de trancher ce qu’il savait hors de sa portée ? L’idée semblait un bon moyen d’entraînement, une épée solide mais pourtant à double tranchant.

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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Jeu 22 Jan - 22:57



Sourd et Cyborg





La vieille semblait avoir bien morflée en tout cas. Mais pas assez puisqu'elle réapparaissait au milieu de la pièce comme si rien n'était arrivé. Elle se mit à pousser des incantations et elle devint énorme, une mémé sous stéroïdes. Si elle pensait la moindre seconde que cela allait m'intimider, elle se fourrait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ! J'en avais rien à cirer de son nouveau physique, si j'avais envie de défourailler quelqu'un, je défouraillais ! J'avais la force nécessaire, et puis dans les combats parfois on se rappelle des choses... Je pensais à une technique que je pouvais faire, même si ça ne m'était pas venu à l'idée plus tôt. Mes souvenirs des Cyborgs Monsters revenaient de temps en temps, c'était bon à savoir.

Pour en revenir à la vieille, elle se mit à péter un mur, comme ça... que de violence, il lui avait rien fait ce mur ! Mais j'étais pas le mieux placé pour cette conversation philosophique vue que je venais de péter le plafond et que la moitié de mon corps était à un étage, et le reste à un autre. Elle engagea alors le combat avec le sourd en face de moi, qui dégaina son sabre afin de se défendre au mieux. Il avait l'air de savoir s'en servir ce con. Il l'envoya balader d'un grand coup de semelle avant qu'autre chose ne se passe. Que de péripéties dans cette journée. Un autre connard de vieux se présenta.. enfin... il fit exactement comme sa collègue pruneau desséchée. Il se transformant en véritable culturiste, tout en me menaçant moi et l'épéiste.

Et j'étais là en simple spectateur, c'était assez saoulant de juste regarder, je voulais m'éclater aussi, montrer de quoi j'étais capable, me rappeler de quoi j'étais capable. D'ailleurs, j'applaudissais un peu pendant le spectacle. Deux colosses montés pas un gamin de quinze ans, c'était quelque chose. Et dit comme ça, ça sonne un peu dégueulasse, mais il faut comprendre que les deux vieux étaient debout, et le jeune au dessus d'eux, un pied sur une épaule de chaque. Comme dans les cabarets...

« ET ON FAIT TOURNER LES SERVIETTES ! Hum... désolé, pas pu m'empêcher. »

Les gens qui pouvaient entendre devaient sûrement me prendre pour une sorte de marginale qui... Bon, un mec fait de métal, avec une tronche et des mains de squelette, à moitié à poil, c'était déjà assez étrange comme ça. Alors quand il se met à chantonner n'importe quoi, ça doit choquer. Le temps pour moi de m'habiller peut être quand... merde, qu'est-ce qu'il me faut l'autre con, il m'attrape avec ses jambes et PAFFFFFF !
Me voilà à l'étage, à poil, propulser par l'escrimeur de mes deux. Si il veut, moi aussi j'ai une lame en titane, on va se fight bordel !

« CONNARD ! Je suis à poil maintenant. »

Utilisant un langage des signes universel, je lui exprimais mon mécontentement avec deux doigts d'honneur, mes fesses pointées en direction du couple ramollis. Par chance, vue le bordel qu'on avait fait en bas je pu voir mes fringues juste en dessous. Je m'habillais alors en sifflotant un peu sous le regard médusé de tout le monde. Mon compagnon de fortune commença alors à agir, tuant de sang froid deux personnes... Une attitude qui ne me plaisait pas le moins du monde, mais ça ne devait pas être un enfant de cœur. Ceux qui essayaient de nous courir après non plus d'ailleurs... Mais pour ça j'avais une solution. Le sourd semblait être prêt à se battre dans un lieu si étriqué avec son sabre, moi pas. Du coup, profitant qu'il est le dos tourné, je l'attrapait de mes longs bras pour le serrer contre moi dans une étreinte digne... De je ne sais pas quoi, mais je pense pas que ça lui faisait du bien. Courant vers un mur donnant à l'extérieur, je le défonçais pour passer au travers et me retrouvais dehors, sous le vent et la tempête, avec cet homme. Tandis que les chasseurs de primes couraient encore dans le bâtiment.

Faisant quelques signes qui ne voulaient pas dire grand chose à ses yeux j'expliquais que je ne me battrais pas à l'intérieur d'un bâtiment de merde comme ça. Donc, je tapais sur ma poitrine, pour me désigner moi, je pointais l'hotel, et je faisais non avec mon doigt.

« C'mieux dehors. HASH HASH HASH HASH »

Je rigolais à plein poumon et je dégainais à nouveau mes deux canons pour viser le bâtiment que l'on venait de quitter, provoquant deux nouveaux énormes trous. M'approchant du coin de l'hôtel, je commençais à frapper des grands coups dans cette partie du mur pour le faire s'effondrer. Une patate, deux patates, trois patates... Et une poutre qui s’effondre, un mur qui commence à craquer. Il fallait maintenant s'occuper de l'autre côté. Je fis signe à mon compère de couper l'autre côté.
Le vent semblait s'être calmé, et la pluie cessait peu à peu... et j'admirais le travail quand le bâtiment entreprenant son écroulement. Mais pas le temps de penser à ça, un groupement d'hommes habillées en bleu et blanc se trouvait juste derrière moi. Celui qui semblait l'officier prit alors la parole :

« On peut savoir ce qu'il se passe ? »


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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Ven 23 Jan - 18:45
Quand il lança l’être robotique, ce dernier lui adressa deux majeurs dressés qu’il snoba avec sa mine habituelle, maussade et étriquée. Il avait rempli son rôle de projectile, là était toute l’importance qu’il lui accorda en le regardant faire un Strike sur les cibles visées. Sa nudité n’éveilla aucun intérêt ou moquerie de sa part, plus occupé à prévoir son prochain coup sur l’échiquier qu’était le baraquement. Loin de la claustrophobie, il envisageait déjà le fait de monter au sommet de la bâtisse, bien que sa planification fut vite la proie de quelques accrocs. Tous dans ce couloir prévoyaient une fin différente et espérant être le plus proche la vérité, il tourna les talons à sa position initiale, la Bête tranchant le bras qui braquait vers lui un canon sentant la poudre bon marché. Les acolytes de la paire de vieillard étaient visiblement arrivés jusqu’à eux et pas effarouché pour un sou, Shūsui dessina sur leurs corps la voix d’Hannibal, à défaut de pouvoir l’exprimer comme le commun des mortels. À croire ses récentes péripéties, les endroits où il était passé récemment se teintaient tous de ce même rouge carmin, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Flirtant sur la ligne séparant décence et insanité, il n’était d’acrobate plus doué pour ne jamais la dépasser trop longtemps.

Se croyant hors de portée de quelconque tentative, deux bras qu’il sut reconnaître comme ceux du cyborg vinrent le saisir, sans l’intention de le broyer cependant. Sa lame contre la paume d’une de ses mains, il fut à son tour passager de la volonté d’un autre. Alors qu’il essayait de contenir le problème dans l’endroit à l’aide d’un subterfuge mis en application quelques minutes plus tôt, son dessein fut évincé par la folle course de l’automate qui fracassa simplement le mur de la façade en rentrant dans les quelques hommes apeurés par sa taille colossale sur le passage. Le saut se passa plutôt bien pour Hannibal, se servant de son compère comme d’un tremplin pour atterrir droit sur ses bottes devant l’enseigne, quelque peu agacé qu’il les expose aussi bêtement.

* Il pense vraiment que c’était la chose à faire ?... *

Effaré par tant de crédulité ou autre défaut qu’il n’eut pas le temps de jauger, DeathRock utilisait une parodie de langage des signes qui le fit ressembler l’espace de quelques mouvements à un primate qu’il sut déchiffrer aisément. Après avoir inspecté le périmètre, n’y trouvant que quelques bonnes femmes et une troupe d’ivrognes qui semblait se diriger dans la direction opposée, il eut le loisir d’observer celui qui se révélait plein de surprise puisqu’il atomisa la devanture à l’aide de deux canons visiblement intégrés à même son corps, l’explosion réveillant sûrement les derniers paresseux enfermés dans l’ensemble boisé. Il ne s’arrêta pas là puisqu’il se mit à frapper un des points faibles de la structure, chancelante. De quelques pas sans vraiment prêter attention à la demande d’assistance, il se positionna face au coin d’à côté, la main sur sa garde.

Dans un mouvement que l’œil nu ne pouvait appréhender que comme un simple bond en avant, il rengaina quelques secondes plus tard, le pilier et le mur d’enceinte tranchés en trois parties distinctes, démontrant une tranche propre et précise. Comme l’imaginait le robotique forban, il ne fallut pas beaucoup de temps pour que le tout s’écroule misérablement dans l’allée, bercé par les cris n’étant que vibrations à ses tympans. Marchant entre les décombres comme un explorateur, sa vue se bloqua vite sur les si communs uniformes portés par la troupe avançant sur le bitume encore mouillé par le crachin. Le temps semblait vouloir montrer un tant soit peu de clémence, ce qui différait totalement des intentions du Yaken.

Tournant le faciès vers son compère, sans l’ombre d’un mouvement sur ses lèvres, le dépit qu’il laissa paraître lui sembla suffisamment pour expliquer l’idiotie dont Kirikou avait fait preuve en les sortants de cette cellule d’isolement qu’il avait tenté d’ériger. Cependant le temps n’était pas au reproche puisqu’au vue de sa prime et du flagrant délit commis à l’aide du squelettique, Hannibal devait se concentrer sur l’actuel, bien que la possibilité de se déchaîner grava un rictus sur le marbre de son visage.

La question de l’officier posée, ce dernier semblant d’ailleurs peu gradé mais bien armé au vue de ses nunchakus, le Second s’avança dans leur direction, le visage couvert de gouttelettes dégoulinantes via les mèches humides de sa tignasse. L’obscurité ambiante empêcha d’ailleurs la recognition du primé dans un premier temps, bien que l’hémoglobine teintant ses manches les guidèrent à penser qu’il ne s’agissait pas d’un simple civil pris dans le feu de l’action. Le sabre à sa ceinture confirma cette pensée commune, être près d’un géant de plusieurs mètres qui venait de faire sauter plusieurs étages n’arrangeant rien.

On intima aux troupes de se placer, l’un d’entre eux ayant même prévu une paire de menottes en granit marin au cas où il y ait en ces hommes différents le dénominateur commun de la plupart des fauteurs de troubles, le pouvoir du Démon. Malheureusement ce fut espérer pour rien de vouloir justifier les dégâts par ce paramètre manifestement faux. S’il y avait affiliation avec quelconque entité diabolique, elle ne se trouvait chez Rakham que dans le seul fait du brûlant de son congénère préféré. Il s’estimait hors de ces manichéismes, mais s’ils voulaient voir le Diable en action, l’homme en costume noir n’allait pas les décevoir.  

Reculez ou mourrez.

Sachant qu’aucun d’eux ne savaient lire ce langage, au moins sa conscience serait en paix s’ils tentaient quelque chose, si tant est qu’elle exista un jour. Celui qui avait pris la parole plus tôt sembla vouloir réitérer, ses troupes désormais prêtes. « Vous venez de détruire l’endroit où les types comme vous sont le plus détesté. Vous pensez avoir une chance contre la Marine ET les effaceurs qui vous chassent ? Rendez-vous, évitez-vous des problèmes futiles. » Toujours inerte sous le filet d’eau émanant des cieux, le corps balafré du pirate se mit à glisser dans le paysage, la tête penchée vers le sol tandis qu’il fendait l’air, sa course s’interrompant à quelques mètres d’eux pour laisser sa main dégainer la donneuse de mort et effectuer une technique simple qui eut néanmoins son utilité, la première ligne du bataillon touchée par le Kajiritsuku. Le tranchant déjà nettoyé et rangé dans son écrin avant que le sang jaillisse de la balafre infligée par la coupe horizontale bien plus grande que sa simple lame, il effectua un mouvement de côté pour esquiver les tirs ennemis et même ceux amis. Il ne tenait pas plus que ça à finir dans la ligne de mire d’un cyborg s’étant montré capable de faire sauter une auberge d’un mouvement de bras.

* J’sais même pas le nom de cette foutue île, va falloir se montrer malin et coopératif au moins pour se mettre hors de portée. Combien y a d’unités stationnées dans ce coin perdu.. *

Gardant le fil de sa pensée intact tandis qu’il les contournait par une ruelle voisine, il se demandait bien la marche à suivre, toujours doté d’une confiance en lui-même plutôt habituelle. Visiblement une partie de la petite troupe avait eu la même idée et dans l’espace de temps suffisant prompt à frapper, une balle effleura la chair de son bras en laissant un sillon dans sa chemise.

Les situations de combat dans les endroits clos le connaissaient bien, il n’eut donc pas de mal à mettre quelques-uns de ces débutants en déroute, prenant son appui sur un mur latéral pour enchaîner les coupes et les parades. La lame toujours dégainée, il avait une possibilité parfaite pour frapper le côté, qu’il aurait exploité à la seconde s’il n’avait pu observer dans la poussière levée par le combat un autre bataillon, visiblement alerté par Den Den Mushi ou autre. Grimpant avec l’adresse d’un singe jusqu’au haut d’un toit, il put croiser le regard de l’autre homme visiblement recherché qui lui sembla plus qu’enclin à continuer les hostilités.

Utilisant un autre de ces mouvements qu’on travaille le temps nécessaire avant de pouvoir être usé, il se laissa tomber comme un poids mort vers le sol et l’adversité, prenant dans sa chute la vitesse nécessaire à une rotation qui s’engagea au son du métal clinquant de sa garde. L’épéiste venait d’atterrir au centre du second groupe, sa rotation véloce parant les projectiles et tailladant la chair, donnant au Satsubatsu Toruneedo l’essence même de son nom.

Pourtant, il allait vite devoir échafauder une stratégie viable, dieu seul sachant combien encore viendraient pour eux, combien de temps avant que sorte des débris la bande d’allumés logeant dans le repaire détruit.

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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Sam 24 Jan - 15:21



Sourd et Cyborg





Et voilà maintenant la Marine qui s'en mêle. J'avais assez de chance, mais après  tout c'était de la faute de ce maudit bandit ! Il était peut être temps de montrer à la Marine que j'étais présent, et donc être sérieux dans cet affrontement. Je détestais être sérieux dans un affrontement, d'autant que je ne me rappelais plus très bien mes meilleures techniques de combat, mon instinct me guidant dans la façon dont je devais me défaire d'un adversaire.
L'épéiste lui semblait exaspéré par mon attitude, d'avoir sauter hors de l'hotel... Il pensait réellement que je pouvais me battre dans une bâtisse avec les plafonds aussi bas ? Et avec son sabre dans un couloir il aurait été autant gêné que moi. Ah, les bretteurs, toujours l'intelligence d'une laitue dans une situation de combat. Ca ne pensait qu'à trancher, trancher, trancher.

Toutefois, j'étais assez satisfait de la destruction du bâtiment, même si je doute que les occupants soient tous sonnés, je m'attendais à les voir débarquer. Mais une chose l'une, il fallait d'abord négocier avec les membres de la marine, ou bien les défoncer eux aussi. Après tout moi j'étais assez content de devoir me battre et de montrer la violence que je pouvais causer. Mon visage squelettique montrait un large sourire au moment où je saisissais ma hache afin de faire face à ces adversaires.  Les observant, je n'oubliais pas de surveiller les mouvements que l'inconnu pouvait faire, s'il décidait de m'attaquer ou bien s'il prendrait par à ce combat avec moi.

Celui qui semblait l'officier pris alors la parole, nous menaçant. Encore des menaces... Et il entendait quoi par des types comme moi ?

« Raciste.

_ Quoi ?

_ Je suis différent de vos tronches alors vous m'aimez pas. J'ai pas demandé à être comme ça.

_ Vous venez de détruire un bâtiment... je vois pas le rapport. »

Un des marines s'approchait alors de ma personne, les menottes à la main. Je regardais le sol d'un air triste, comme si mon existence était un handicap et qu'on me discriminait par rapport à ça. Mais l'autre abruti d'épéiste fonça dans le  tas, tentant de découper tout ce qui bougeait... Les tirs commencèrent alors à pleuvoir. Éjectant le marine qui m'approchait à plusieurs mettre d'un geste puissant du bras, je pestais contre le sourd.

« Je plaisantais, j'en ai rien à foutre de vous. Je m’appelle Deathrock, retenez le bien. »

Tandis qu'une partie de la troupe poursuivait l'autre brigand, j'étais là face à ce nouveaux adversaires me demandant ce que j'allais bien pouvoir faire pour m'en occuper. Pendant ce temps, l'épéiste se battait et s'enfonçait contre un nouveau groupe... Moi aussi je voulais me faire un bain de foule, mais d'abord s'occuper de ceux là. Ils me tiraient dessus ces enfoirés, même si ça ne m’atteignait pas, je ressentais la puissance des coups de leurs balles.

« Chef... les balles... fonctionnent pas.

_ Normal, c'est un Cyborg Monster. »

Ma hache en main je ricanais en entendant le nom de ma précédente unité. Puis mon regard changea, devenant un peu plus noir pendant que je fixais ces hommes. Tournoyant ma HEAVY METAL AXE GUITAR au dessus de moi, je fendais l'air pour abattre mon fendoir à quelques millimètre d'un des militaires, sans causer de blessures profondes. Il saignait et ses fringues étaient bien déchiré, mais il resterait en vie. Un témoin terrorisé, voilà ce que cet homme serait pour moi. L'envoyant à l'écart après l'avoir assommé d'un coup de coude, je faisais tournoyer ma hache à nouveau dans les airs. Certains marines continuaient à me tirer dessus pendant que d'autres s'approchaient afin de me porter des attaques au sabre, mais dans un rire de dément je tournais sur moi même ma hache déployée de telle sorte à les faire voler dans tous les sens. Ce fut sans compter sur l'homme aux tonfa qui esquiva mes attaques et atterrit sur mes épaules, m'infligeant un grand coup de ses armes en pleine tronche. Bordel que ça faisait mal.

Me servant de mon arme comme appuie je me relevais en secouant la tête pour remettre mes idées en place, la violence du choc m'ayant obscurcit l'esprit quelques secondes. Ce fut le moment choisit pour les chasseurs de primes de se relever des débris. Certains était employé à secourir d'autres, mais une bonne dizaine d'entre eux semblaient prêt pour le combat, donc le vieux de tout à l'heure, plus furax que jamais.

« Vous avez tué NOVA-CHAN !

_ Pas une grande perte à mon avis.

_HUMPFfhhhhhh arg... »

Qu'est-ce qu'il nous faisait l'ancêtre ? Il semblait tellement énervé, tellement en colère qu'il s'arrêta soudainement de faire le moindre mouvement et s'effondra au sol. Je n'étais pas médecin, mais à force de stéroïdes et d'énervement soudain, il devait avoir fait une petite crise d'anévrisme ou une connerie du genre. Il était au sol en train de trembler, les nerfs sûrement, dans un dernier réflexe.
Les autres commencèrent à foncer sur mon acolyte et moi-même. Cette situation devenait assez chiante pour moi... Les chasseurs de primes et quelques marines, dont celui qui m'avait mis à terre avec des tonfas.  


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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Sam 24 Jan - 19:42
L’un des hommes qu’avait visé Hannibal tomba sur les genoux, propulsé un peu plus loin par la semelle de sa botte tandis que perdant sa propriété rotative, il se trouvait le centre de l’allégorie d’un jeu de dominos, tous au sol. Loin de représenter la fine fleur de la marine, ces quelques gardes étaient l’équivalence d’une poule avec un couteau contre un adversaire visiblement hors de leur portée. Eau d’automne rengainée, quelques coups de poings achevèrent les derniers de la dizaine d’homme, le Second essayant de se figurer plus en détail la cartographie de l’endroit. Au bout de la grande avenue jonchée de débris les accueillant, un large bâtiment en pierre s’érigeait près de la falaise. Il crut même apercevoir l’emblème de l’autorité qu’il venait de mettre en désordre mais il ne perdit aucunement son sang-froid, tournant le dos à de potentiels renforts pour foncer vers les décombres. Visiblement son confrère avait fait des siennes et quelques corps jonchaient le sol autour de lui, ce qui ressemblait à une hache plus qu’à une guitare à la main.

Le petit vieillard hurla sur le cyborg mais le sort se saisit de lui assez vite pour qu’il n’ouvre plus son clapet, son corps redevenu lambda s’effondrant sur l’écoulement de planches abruptes en laissant échapper un dernier charabia. Peu affecté par la tragique mort du barbu qui serait à présent au côté de sa mie, il ralentit le pas en face de la petite troupe lui faisant face, épaule à épaule à quelques mètres du géant de titane. Il avait perdu son impassibilité désormais, affichant clairement un entrain malsain à dégainer encore et encore son arme pour fendre les troupes. Non pas qu’il ait perdu son tempérament, mais le pirate n’était pas dupe quant à la marche à suivre dans ce genre de situation, laissant libre court à son potentiel destructeur le temps d’élaguer les rangs.

L’assaillant était multiple, composé d’un homme de taille moyenne muni de tonfa, quelques-unes des troupes marines restantes derrière eux et de la dizaine de chasseurs tous munis d’équipements différents chargeant maintenant.  Se penchant soudain en avant la face vers le sol pour esquiver ce qui ressemblait à un shuriken, l’impulsion qu’il prit le propulsa pour effectuer une demi-rotation et frapper le crâne du lanceur de la pointe de Shūsui suspendue au-dessus de sa tête, cette dernière s’enfonçant aisément dans l’os et la chair. Il comptait sur sa nouvelle rencontre pour s’occuper de la bleusaille, déjà bien pris avec la petite meute de traqueurs. Un seul semblait être un cas particulier, son grand fléau -presque aussi imposant que l’arme de DeathRock- tournant autour de lui comme un fléau. Sa structure faciale lui rappelait le petit couple de tantôt, sa rage assoiffée et soudaine validant son doute. Bien que lâché comme le serait un chien sans collier, Phantøm n’en restait pas moins maître de lui-même, à contrario de la brute qui n’avait de cesse que de l’atteindre et l’écrabouiller lui ou son ‘associé’. S’approchant assez près pour être visé, il fit une feinte de corps pour éviter l’impact de la boule à piques, profitant de la poussière levée pour courir sur son bras imposant et le frapper au visage d’un chassé qui brisa sûrement l’os de sa mâchoire tandis que sa main moulinait sur le côté pour dévier une balle, son propriétaire se retrouvant handicapé par son propre projectile.

Il avait vu sa lame toucher un paquet d’hommes et malgré les quelques blessures et contusions sur son buste, la troupe semblait toujours dotée d’un bon nombre de membre, à tel point qu’il dut reculer et se servir de l’un des marines comme bouclier humain, jetant un rapide œil au squelette métallique qui avait un compte à régler avec l’homme aux armes exotiques. Soupirant un bref instant à la vue du nombre de trappeurs qui avait doublé malgré le fait qu’il en ait éliminé une bonne dizaine, il sortait du tas de bois un flot constant de raclures affolées. En voyant le fils aîné de ce qui semblait une famille atypique encastré dans un mur, une marque de semelle sur la joue, tous se mirent à réagir différemment, certains gagnant de l’ardeur où d’autres ne voyaient qu’un plus gros problème à résoudre.

C’est quand tous les ennemis des alentours se mirent à sourire et crier au ralliement qu’Hannibal comprit que le signal d’alarme avait sonné, provenant de la tour près du précipice. Le sol vrombissait de la charge d’une petite garnison bien décidée à calmer tout problème survenu sous leur garde. Voir tous ces cadavres au sol les pousserait sûrement à perdre toute miséricorde, ce qu’Hannibal estimait en temps normal comme une faiblesse.

Bien que confiant en ses capacités, le surnombre allait les dépasser, robot tireur d’obus explosifs ou pas. Le plan allait devoir s’adapter à la nouvelle situation, si l’être de chair et de métal se révélait moins rentre-dedans qu’auparavant.

Rengainant son arme tout en entreprenant un mouvement apte à l’abriter des premiers tirs en se servant de DeathRock comme d’un bouclier, bien plus résistant que l’homme de tantôt. Se diriger vers le centre de la ville au lieu du quartier général lui sembla un bon début de piste et sautant assez haut pour poser sa main sur l’épaule métallique du petit titan, Hannibal s’élança donc sur le pavé glissant, après avoir adressé pendant son bond un air amusé à son comparse. La soirée s’annonçait bien plus drôle qu’un simple dépouillage en règle et l’adonis avait la conviction qu’il s’en sortirait, comme toujours d’ailleurs.

Se cacher ou au moins les semer dans ce dédale de rues lui étant inconnu allait être ardu, se promener avec un géant au visage démoniaque n’aidant pas à la discrétion. Au moins ils étaient hors de portée des tirs ennemis, du moins tant qu’il ne croiserait pas d’autres parties des engeances les voulant morts ou vifs.

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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Sam 24 Jan - 23:35



Sourd et Cyborg





DeathRock, ou l'art de se faire détester par toute une île. Je pensais devenir écrivain à l'heure où je vous parle. J'avais un don, et pas n'importe lequel, chaque île où je passais, les situations s'enchaînaient pour qu'un mauvais souvenir reste dans l'esprit de chacun. Que ce soit à cause de mon physique ou de mes actions exagérés quand quelque chose ne me plaisait pas, je restais dans les annales. Et ça me plaisait grandement. Cette île où j'avais été lâché sournoisement ne faisait pas exception. Pire encore, la marine s'en était mêlé. Et pas qu'un peu... C'était très mauvais pour les affaires ça, j'allais être obligé de devenir un hors la loi, que j'étais déjà. Mais si l'unité des Cyborgs Monsters venaient directement me chercher, je ne ferai pas long feu.

Mais d'un côté, je ne savais pas trop à quoi m'avancer vue que cette partie de ma mémoire était encore floue. Perdu dans mes pensées je remarquais mon camarade du soir fendre le crâne d'un malheureux ayant lancé un shuriken qui vient se planter dans ma peau, pour en retomber aussi rapidement. Depuis quand était-il revenu près de moi, je ne le savais pas trop, mais s'il venait ici c'est qu'il avait eu du mal contre ses précédents ennemis, ou qu'il les avait tous annihilés. Mais deux nouveaux challengers venaient encore et encore.

J'étais peut être responsable, mais tôt ou tard l'autre olibrius les aurait ameuté aussi, et je préfère avoir mes cadeaux tout de suite. Resserrant HEAVY METAL AXE GUITAR dans mes mains, je remarquais un adversaire qui sortait un peu plus du lot, un fléau à la main. Parant une de ses attaques avec mon arme, je me devais de riposter mais l'enfoiré aux tonfas me sauta une nouvelle fois dessus, tenta un coup au niveau de mon visage, que j'esquivais cette fois. Le sourd venait de fracasser la mâchoire du fléau pendant ce temps. Tout lui semblait facile. Et moi je continuais mon duel contre le marine, qui agile, évitait les coups de hache qui frôlait pourtant assez souvent son cou. Jusqu'au moment ou j'en eu marre... Je me mis à danser devant lui, tournant sur moi même en hurlant un « HIHI », il resta figé sans trop savoir comment réagir. Profitant de ce moment d'inattention de sa part je lui offrais une castration rapide grâce à un coup de pied puissant dans les bourses, le faisant décoller à plusieurs mètres du sol pour le faire atterrir sur une cohorte de soldat qui venait pour arrêter notre chahut.

Une foule... Une large foule... Le sourire me revenait, un nombre incalculable de fan en folie allait enfin venir à moi. J'attendais patiemment tandis que le branleur s'abritait derrière moi pour éviter les balles. Puis il sauta à mon épaule un visage souriant comme si cette situation lui plaisait. Il y avait vraiment des tarés dans ce monde. Il se mit dans un endroit plus à l’abri et semblait m'attendre. Il allait être déçu...
Reprenant ma hache dans les mains dans sa position guitare je commençais alors à jouer un morceau sorti des limbes de l'enfer, chantant d'une voie plus mélodieuse qu'à l'accoutumer pour décrire la scène dans laquelle je me trouvais.

« Emmerdé sous ma douche ! J'ai trouvé une vieille louche. Se battant contre un lion, caché dans le plafond.
Je me devais d'agir, je n'pu me retenir, de détruire l'plafond et d'défoncer des cons ! OH YEAAAH !
Crevez ! Crevez ! J'vais tous vous défoncer ! Venez ! Venez ! J'vais vous ratatiner ! Attention à vos rates, je suis le capitaine des Skulls Pirates ! »


Mon public était là, devant moi, s'étant arrêté pour me laisser continuer ma chanson se demandait visiblement quel type de psychopathe j'étais. J'étais le pire, celui qui ne sait pas ce qu'il va faire avant d'agir. Mais qui sait très bien comment cela va finir. La victoire ou la mort ! Une vie sans gloire n'est qu'un ramassis de connerie, j'étais ici pour adoucir les mœurs dans la musique, même si mes paroles étaient violentes. Mais les marines n'étaient pas un bon spectateur... Non pas du tout, en entendant ma déclaration révélant que j'étais un pirate, ce qui n'était pas exactement le cas, vue que je venais d'inventer la chanson et un nom, ils ne purent résister à l'idée de me foncer dessus. Et moi aussi, je fonçais dans la foule pour faire la planche... Mais ça ne se passa pas exactement comme prévu vue que j'écrasais trois ou quatre gus sur mon passage, le tout dans l'éclate la plus totale.

« Désolé les amis, l'idée de pogoter avec vous était bonne. Mais je tire ma révérence. »

M'inclinant, je me frayait un passage à coup de hache afin de rejoindre l'autre protagoniste, prenant soin de tirer ma dernière roquette sur un bâtiment de la ruelle que nous empruntâmes, afin de ralentir la foule qui nous suivait. Dans tous les cas je m'étais éclaté, il ne restait désormais plus qu'à trouver un échappatoire et discuter un peu avec mon acolyte du soir pour mieux savoir qui il était. En espérant qu'il sache converser, vue son état ça ne devait pas être la chose la plus aisée. L'écriture pouvait néanmoins nous aider. 


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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Dim 25 Jan - 22:47
La réaction du cyborg ne l’étonna pas le moins du monde, l’épéiste se doutant bien que l’allumé ci-présent n’en ferait qu’à sa tête, hypothétiquement remplie de délires dépassant sa compréhension. Glissant sur le pavé encore mouillé, un demi-tour lui permit d’admirer la scène, son ouïe lui épargnant un morceau de musique du barde bien que ce ne soit pas là sa seule envie. En effet, il se mit peu après à charger le reste des troupes comme s’il était la proue d’un bateau, le choc avec son abdomen et son plongeon entraînant un espace creux dans l’armada terrifiée par le speech, la prestation et la dégaine de celui qui se voulait capitaine pirate. Hannibal visionnant l’actuelle péripétie avec peu d’intérêt, profitant de l’agitation pour allumer une cigarette bien méritée tandis que l’homme robotique se chargeait d’amuser la galerie.

Distingué de son point de vue, l’alliage de métal aux vêtements sombres s’imbriquait dans la nuit tombante, le blanc des uniformes dépérissant en un rouge sanguin. Sa hache semblait s’allier parfaitement à ce qu’il savait de son style de combat, brut de décoffrage et enclin à la pitrerie comme à la tromperie pour arriver à ses fins, plutôt extravagantes d’ailleurs. Le manieur de tonfa en avait fait les frais avant qu’un tibia de titane ne vienne briser sa virilité. Peu enclin à frapper si bassement un adversaire en situation de duel, il devait reconnaître l’efficacité du coup castrateur.

* Qu’est-ce qu’il trafique c’connard hein ? *

Le croyant aux prises avec l’adversité qu’il venait de provoquer, il se mit à courir vers lui, le reste des soldats à ses trousses et les quelques-uns devant lui goûtant au fil de sa hache. Une fois de la distance mise entre eux, il réitéra son exploit précédent en faisant s’effondrer une construction de bois et de pierre dans leur sillage, la poussière flottante servant de fumigène de fortune. Si ils étaient perdus de vue, sans nul doute que les cris des vieillards voyant passer le primé et le robot colossal les guideraient vers la coalition temporaire de forbans.

En mauvaise proie qu’il était, il prit la peine d’esquiver le centre-ville, d’où les effluves de vin et de métal prospéraient, préférant la périphérie et les quartiers pauvres de l’endroit. Loin de chercher solidarité ou aide, il savait que ce genre d’endroits abritait souvent le type de personnes peu enclines à rendre service aux forces de l’ordre. Quoi de mieux que d’autres criminels pour se fondre dans la masse. De plus, DeathRock semblait être du genre à attirer l’attention pour en jouer, le séparer des civils restant une idée plutôt logique. Se le coltiner lui permettrait de pouvoir défaire les quidams qui se présenteraient pour l’arrêter, en plus d’égayer cette journée d’abord maussade par une présence loufoque. Allait-il essayer le morse, maintenant que le braille avait échoué ?

Bientôt le duo atteignit la démarcation entre la ville et ses alentours, les quartiers les plus pauvres entourant cette ‘limite’ par paquets, comme poussés là d’un coup de balai. Y avait-il des nobles ou toute autre oligarchie ? Mieux valait pour eux de ne jamais croiser Hannibal et son irascible rancœur. La fragrance de l’air était poisseuse, imprégnée des déchets et autres fluides peu alléchants. Avec la réverbération des couloirs englobant les rues, on pouvait discerner les troupes de Marines frapper le sol de leur cadence marquée et il ne leur faudrait plus beaucoup de temps avant qu’ils ne se rendent, au moins pour certains dans la zone dite impécunieuse.

Ne cherchant pas plus à fuir qu’à combattre, faire quelques passes d’armes lui avait ouvert l’appétit pour plus de bataille, sentiment nécessairement muselé, apprivoisé pour se dissimuler dans un recoin sombre de son âme jusqu’à l’expiation de leurs poursuivants. Ayant ralenti le pas depuis plusieurs mètres déjà, il posa la base de son dos contre le mur d’une chaumière vétuste, crachant son mégot au loin. Déjà les grandes lignes de plusieurs plans d’accomplissement de sa mission ainsi que d’extractions germaient dans son esprit, ses yeux ne révélant pourtant qu’un jaugeage suffisant de l’acolyte, de plus près à la lumière d’un vieux lampadaire. Il avait l’air d’être d’une espèce étrange, ses mains semblant d’os au même titre que son visage, ou ce qu’il en restait.

Qu’il aurait été simple de parler avec lui et d’échanger quelques mots et questions avant de reprendre les festivités. Malheureusement il n’était pas d’humeur à tenir une conversation à qui que ce soit, se contentant de sortir une feuille de papier sur laquelle il transcrivit quelques-uns de ses mots, avant de le tendre à l’homme sans le lâcher du regard. Il mesurait certes plus d’un mètre et demi qu’Hannibal mais ce dernier ne semblait pas effrayé par cette différence, ses préceptes lui ayant appris que la valeur et la dangerosité ne pouvaient se transcrire uniquement dans des critères physiques.

| C’est quoi ton problème, tu réfléchis jamais ? Si tu veux clamser essaie de le faire autre part que dans mes pattes, j’ai des projets. |

Concis et clair, il ne s’était embourgeoisé de quelconque politesse, laissant comprendre à l’autre homme par ce qui semblait un rictus le sarcasme teintant sa suite de mots. Il était après tout convaincu d’avoir pu s’en tirer à lui seul, bien que son aide se démontra plus qu’utile. S’il voulait des remerciements, les prostituées crasseuses du bas de l’allée les feraient à sa place pour quelques berry’s.

Humant l’air en ignorant soudain la discussion, il reconnut sans problème l’odeur de poudre et de sueur mêlées, si commune aux hommes les pourchassant. Plantant sa garde dans l’encolure d’une fenêtre, il grimpa au-dessus d’eux via un toit en intimant le conseil à son partenaire d’en faire de même, quelques tuiles attirant le regard de l’équipe tout juste arrivée quand elles s’écrasèrent sur le sol. Toujours perché à plusieurs mètres au-dessus de la glaise foulée par ses nouveaux amis, il espérait que le Cyborg saurait se contenir et ne pas rameuter la panique ici aussi. Pourtant, une petite partie de lui semblait ouverte à ce que le spectacle continue pour que pleuve sur cette contrée sa renommée sanglante et prétendument méritée.

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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Lun 26 Jan - 18:27



Sourd et Cyborg





Au moins je fuyais le cœur léger et fier d'avoir accompli une tâche importante. Oui, sauter dans la foule était une tâche importante. Il me suffisait maintenant simplement de suivre l'olibrius que j'accompagnais afin de découvrir s'il avait quelque chose d'intéressant à part d'être un bon combattant. A défaut de parler, il avait au moins un peu de jugeote vue qu'il évitait le centre ville pour ne pas ameuter une foule encore plus conséquente. Je ne me sentais pas responsable de cette initiative de sa part, la seule chose qui m'importais était de réussir mes objectifs, pour le reste j'avais confiance. Quoi qu'il en soit, je le suivais dans une partie moins appréciée de la ville, celle où les rebuts de la société vivaient. Ça devenait presque cliché là !

Le mal entendant s'arrêta alors sur le rebord d'un mur, en profitant pour s'allumer une cigarette, paisiblement, pendant que je le regardais sans réaction. J'm'en foutais un peu en fin de compte de  ce qu'il faisait où pensait de moi... Si il pensait. Etant donné sa surdité, il pouvait ne pas penser. C'était une question à se poser quand même, en quelle putain de langue un sourd pensait ! Il me tendit alors une note en m'accusant de ne pas réfléchir et de vouloir mourir. C'était mesquin de la part de celui qui était entré dans un hôtel plein de chasseurs de primes en pensant pouvoir tous les battre. J'étais triste de cette réaction...

Me saisissant alors de son crayon j'écrivais donc par la suite. Un trait long, un trait court, deux traits longs, trois traits courts. Puis je tapais sur le mur à côté de lui pour m'exprimer en morse.... Sans succès visiblement, du coup, je pris la peine de m'exprimer en langage des signes. Mes débuts de cyborg monster m'avaient obligé à trouver une autre façon de communiquer, le temps que mon ouïe revienne après mes graves blessures. Je lui expliquais donc que je me foutais de sa façon de penser, je faisais tout cela dans l'unique but qu'est l'amusement.
De toute façon, je ne pouvais pas vraiment bouger mes lèvres étant donné que j'en avais pas Yohohohoho !

Mais le brun décida de faire faux bon en grimpant sur un toit. J'aurais très bien pu grimper avec lui là dessus, d'un seul mouvement de bras je me retrouvais au dessus de ce lieu, mais je refusais de le faire... Il me parlait d'intelligence le bougre, mais il voulait que je monte sur un toit, ce qui aurait eu pour effet d'être repéré en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « Tarte aux pommes ! ». J'avais faim. Et nous étions toujours en train de jouer les fugitifs, lui plus que moi d'ailleurs. Pleutre.
C'était peut être une bonne carte à jouer étant donné le nombre important d'hommes à nos trousses, je restais toutefois pas convaincu que de monter sur un toit me cache. La lune commençait à se montrer et mon ombre serait rapidement aperçu.

M'emparant d'une grande caisse qui traînait dans la ruelle ou je me retrouvais seul, sans ce pirate, je la balançait le plus loin possible afin d'attirer nos poursuivants dans une autre direction. Mon plan fut un succès. Écrivant sur un petit papier, je m'amenais le plus prêt de mon camarade pour le lui tendre.

*Sinon, suffit de les amener dans une autre direction.*

Mais c'était un peu trop tard, le sourd avait fait tomber une tuile en grimpant sur la bâtisse, et trois soldats de la marine arrivèrent dans la ruelle où je me planquais. Je restais là à ne pas bouger, espérant qu'ils ne m'aient pas encore vu. Et j'avais de la chance, ils hésitaient encore à savoir si c'était moins ou un simple ombre. Puis l'un d'entre eux hurla un « C'est lui ! », avant de pointer leurs fusils dans ma direction. Frappant dans les caisses restant près de moi, les trois comparses n'eurent le temps de  tirer qu'ils se ramassaient du bois dans la gueule. Je n'allais pas risquer d'amener trop de monde, encore une fois. J'avais d'autres choses à faire de ma nuit que de jouer aux gendarmes et aux voleurs. Faisant deux grands pas dans leur direction j'enfonçais mon genoux dans le visage d'un de ces bougres qui resterait sûrement défiguré le reste de sa vie, et je poussais les deux autres en pleine ruelle.

Je ne savais pas ce que j'allais faire d'eux pour le moment mais une petite idée germait alors dans mon esprit. Assommant ces militaires avant qu'ils aient le temps d'appeler à l'aide, je les kidnapper pour une raison simple : Qu'ils m'aident à trouver un endroit et une petite embarcation pour que je puisse m'enfuir d'ici en toute tranquillité. Pour ce qui était du sourd, il avait décidé de la jouer ninja, tel était son droit. S'il voulait me suivre, il n'avait qu'à le faire. Moi je me dirigeais vers l'océan, tranquillement, attendant le bon moment pour réveiller mes deux otages. Pour le moment, je les bâillonnait pour éviter un accident sur le parcours. Si je me faisais chopper avec deux marines en otages après en avoir défoncer plusieurs, ainsi qu'un bâtiment et des chasseurs... J'allais vraiment passer pour le plus gros psychopathe que cette île n'est jamais reçu.


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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Lun 26 Jan - 23:24
À la lecture le robot sembla touché dans ce qui lui servait d’honneur, continuant sa lancée en corrélation avec le braille de tantôt pour maintenant se mettre au morse, avec aussi peu de résultats. Cherchant peu à comprendre ce pathos, il se révéla capable de quelque chose le surprenant bien plus que quelques ahuris en uniforme. Ses mains osseuses se mouvaient maintenant en signe qu’il comprenait tout à fait, bien que son exécution et la clarté de son propos puissent être améliorés. DeathRock sembla vouloir lui faire peur d’une erreur de jugement en justifiant son comportement par la recherche de la distraction, l’épéiste se comportant comme si un bébé venait de bafouiller, leurs corpulences le plaçant pourtant loin de telle allégorie. Il avait littéralement montré son désintéressement, par raillerie autant que pour le réel intérêt qu’Hannibal semblait lui porter.

Placé entre les cieux et la terre-mère sur son promontoire tel un aigle à l’affut de quelque pitance, l’ombre du sabreur projetée par la demi-lune semblait se transfigurer en une bête anormale prête à dévorer goulument les âmes trop farouches prenant l’embranchement à leur rencontre. Chasser deux fauteurs de trouble dans la métropole au milieu de civils semblait une idée tout aussi farfelue que de les laisser filer, le groupe de poursuivant allant pourtant jusqu’à se disperser pour couvrir plus de périmètre.

Être sourd avait ses bons côtés, le plus pur des silences lui permettant une concentration effrayante s’extirpant presque de ses pores pour former une aura impérissable figée dans le temps, propre à son apanage singulier. Loin d’incarner l’être immaculé, l’homme avait connu maintes fois l’haleine fétide du mal sans jamais tressaillir, ses actes prouvant par leur bestialité maîtrisée son acabit d’hominidé, peu présent à ce stade de l’avancement dans la si connue quête du One Piece. Les mers bleues allaient s’agiter de remous à leurs noms, Hannibal le présageait sans aucune hésitation. La situation était apte à provoquer les premières vaguelettes de ce raz-de-marée présumé mais il en fut autrement. Quand les quidams vinrent chercher leurs coups de ceinture bien mérités, le robot se contenta de les désordonner en leurrant un bruit lointain, lui tendant un morceau de papier soulignant son geste.

C’était de bonne guerre, même s’il avait sûrement mal interprété ses intentions. La différence entre fuir et se placer en terrain favorable semblait assez évidente au Yaken, prêt à faire connaître le danger émanant de Shūsui et le bras la maniant à cette île-taudis. Un million et demi était une somme considérable pour les gueux des alentours, mais son périple l’avait déjà mené nombre de fois à rencontrer des hommes valant facilement cent fois cette simple ‘mise’. Les prémices du second d’un des futurs Rookies de cette époque n’auraient toutefois rien à envier à la genèse de ces grands pirates.

Ils trouvèrent bientôt le robot dans l’une des ruelles, ce dernier se servant de cagettes pour arme, ce qui avait l’air de plutôt bien fonctionner. Souffletant la fumée de sa clope récemment allumée, l’autre pirate sembla assez capable pour se débrouiller avec trois pauvres bleus à peine bon à faire la lessive. Phantøm jugea donc le moment opportun pour se séparer de sa nouvelle rencontre, que le futur placerait peut-être à nouveau sur sa route à l’avenir.

Reprenant là où il avait laissé sa tâche, il ne chercha plus d’autres occasions brillantes et se contenta de prendre la direction de la maison du marchand. À mesure qu’il parcourait les toitures de son pas de velours, certains levaient les yeux pour observer ses sauts dans le crépuscule, l’homme ne prêtant attention sur l’instant qu’à sa destination.

Bien moins précautionneux puisqu’il était capable se fondre dans la masse si tant est que cette dernière ne fut pas trop effrayé par le personnage, il descendit de son moyen de locomotion favori pour rejoindre ses congénères. « Eh pourriture ! Arrête-toi un peu pour voooir ! » Accoudés à un long bar en extérieur, certains des militaires blessés précédemment s’étaient réunis à quelques pâtés de maison de sa cible.

Pour répondre à son appel il se contenta d’un craquement de nuque, s’occupant des perturbateurs à la seule aide du fourreau contenant le précieux trésor de Wa. Après quelques coups qui firent l’effet escompté, la rue vomit le trop plein d’êtres humains dans plusieurs directions. Dans ce patelin, il semblait être le seul à savoir manier une lame correctement, ce qui le décevait évidemment. Arrivé à la porte de l’habitation, il la fit quitter ses gonds d’un coup de ranger bien placé, pénétrant dans la cavité sombre et enfumée pourvu un calme déconcertant.

Quelques filles de joies semblaient en plein trip sur divers canapé tandis qu’au fond se tenait l’individu bouffi répondant au nom de Donny, affalé dans son siège et visiblement surpris de revoir l’une des parties du duo. Croyait-il vraiment pouvoir entourlouper plus gros poisson que lui ?

Il s’était en quelque sorte menti en se faisant croire qu’il y avait plusieurs options quant au sort de l’homme ci-présent. Après tout, la réputation était un atout de poids et un équipage naissant ne laisserait pas impuni ce genre de mesquineries. Où passerait la crédibilité si même ce genre de poltron se permettait tant de libertés envers eux.

S’approchant de lui sans un mot ni signe, il se contenta d’enrouler la cravate du bougre autour de sa main et de le trainer derrière lui, ses mollets frottant le sol dans un crissement sonore. Hannibal savait désormais quoi faire et de quelle manière. Passant par là où il était arrivé sans trouble aucun, traînant le sac de chair qu’il représentait dans le sang des vaincus, Rakham augmenta la cadence passé quelques mètres de la scène. Son colis souffrait visiblement de glisser sur le bitume ainsi, mais ses jérémiades n’eurent aucun effet pour la simple et bonne raison qu’il ne put les entendre. Arrivé sur le lieu qu’il avait dévasté avec son comparse robot, il traça une ligne droite vers le quartier général de la marine. La majorité des troupes étaient dorénavant en ville, une partie le cherchant et une autre déléguée à ce qu’il avait pu entrevoir sur certaines lèvres comme un kidnapping.

Arrivé au portail pauvrement gardé par une unité de six hommes, dont trois furent éventrés avant d’avoir pu dégainer, l’obscurité fut favorable au Chien Errant qui continuait de traîner son fardeau dans la boue, les flaques et les débris. Arrivé dans la cour visiblement vide, Hannibal se laissa la liberté de grimper les escaliers menant au sommet du bâtiment en éliminant sur la route quelques empêcheurs de tourner en rond.

Les vêtements imbibés d’eau et de sang mêlés il atteignit enfin le point le plus proche de l’astre lunaire dans les parages et s’approcha du rebord. Jetant son ‘protégé’ contre la pierre en créneau, il lui adressa le plus cruel de ses rictus, supérieur à des milliers de mots pour exprimer son assentiment. Son seul couteau à la main, l’homme terrifié ne bougea pas quand il enfonça la lame dans son nombril avec vigueur pour remonter d’un coup sec jusqu’à la trachée. La plaie ouverte, il le pendit par le pied et d’un bond grimpa sur le rebord pour le propulser dans le vide comme une simple poupée de chiffon. Ses entrailles béantes laissèrent échapper quelques organes dans la chute pour que finalement, la corde applique un arrêt et l’expose en l’air.

Le message était clair et pour qu’il ne soit pas incompris, le spadassin prit soin de ramasser une épée et planta à l’aide de sa pointe son avis de recherche agrémenté du seul mot « Burning ». Satisfait il quitta l’endroit, non pas sans avoir à se battre un peu. Malgré une balle dans la partie molle de la cuisse, il s’en sortit indemne et arriva après une course-poursuite effrénée aux flots entourant l’île. Au loin un petit bateau, visiblement de la Marine, mouillait dans le paysage à perte de vue et il sut qu’il était au bon endroit, plongeant dans l’eau pour ensuite entreprendre de nager jusqu’à ce dernier à une dizaine de mètres.

Les poursuivants le crurent coincé mais pourtant, son ticket de sortie se dessinait sous leurs yeux.

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MessageRe: ♠ Le Sourd, le Cyborg et ... /w DeathRock.    Mar 27 Jan - 17:53



Sourd et Cyborg





Visiblement, l'ami d'une nuit venait de me faire faux bond ! Soit ! Je n'avais pas de temps à perdre avec un mec aussi silencieux. Et sa surdité ne lui permettait pas d'apprécier ma musique en plus. Du coup, je continuais de me promener avec les deux marines capturés, cherchant où je devais aller... Vers la mer, et idéalement vers un port. Le tout en évitant les patrouilles qui circulaient partout dans la ville. Courant pour arriver rapidement à destination je sentais qu'une de mes victimes étaient en train de se débattre. Ah, bien, il allait pouvoir me dire comment me casser d'ici sans être emmerdé.

« Réveillé ? Bien. Indique moi les quai et aide moi à trouver un petit navire pour me casser d'ici et toi et ton pote survivrez. »

Il acquiesça sans chercher à comprendre plus, la vie semblait importante. Et on ne pouvait rien refuser à mes beaux yeux bleus. Ou peut être cela venait de mon visage et de mon air menaçant. Je devrais me promener avec une faux en fait parfois, ça serait tellement drôle. Mais je n'avais pas les pouvoirs de la faucheuse, malheureusement. Et je pense qu'à ma vue, les deux otages que je possédais se seraient pisser dessus direct sans chercher à m'arrêter. Ils en étaient d'ailleurs pas très loin, le deuxième se réveillant aussi.

M'indiquant des directions du doigts sans chercher à me baiser, les deux militaires m'amenèrent finalement sur les quais de la ville sans trop d'encombres, je n'avais rencontré aucun ennemi. Je les entendais juste gueuler des ordres à certains moments, parlant de kidnapping puis... que la base venait d'être attaquée et qu'il y avait du sang partout. Ce n'était pas de ma création, donc pas difficile d'imaginer de qui elle était. A quoi bon être cruel comme cela ? Pirate rimait avec Psychopathe, je le sais bien, mais je ne voyais pas l'intérêt de répandre le sang partout où je passais. En fait, j'avais beau ne pas être un saint, j'avais des principes assez nobles ! Influer volontairement la peur et la terreur chez les populaces, je considérais ça comme noble. Être un monstre, mais pas trop. Une bonne philosophie de vie.

Le quai s'offrait donc à moi tandis que la majorité des Marines semblaient vouloir retourner dans leur base pour trouver l'auteur du carnage. J'étais tranquille pour un petit moment malgré mes deux otages. Cherchant un bateau assez résistant pour me transporter jusqu'à je ne sais où pour pouvoir me casser de cette île et de cette mer, je comptais bien prendre ces deux voyageurs avec moi. Je venais rapidement de trouver ce dont j'avais besoin, et la mine satisfaite, je jetais les deux hommes sur mon embarcation de fortune. Ramant à l'écart du port, je sifflotais, fier de ma fuite. Enlevant les baillons de mes victimes, je souhaitais avoir un peu de conversation.

« Pas trop dur la vie de marins ?

_ Crevure de pirate !

_ Euh.. Non.

_ J'vais vous libérer, patienter, j'ai autre chose à foutre que de me trimbaler des minables. Et donc, moi je m'appelle DeathRock. Vous devriez être reconnaissant, si vous étiez tombés sur le mec qui était avec moi, il vous aurait tué.

_ … Votre nom me dit rien. Et lui, c'était qui ?

_ Et bien, retiens bien mon nom hahaha ! Lui ? Je sais pas qui c'était. Un mec comme ça que j'ai rencontré à l’hôtel. Bon... sur ce les amis, on est suffisamment loin pour qu'ils abandonnent l'envie de partir en mer me chercher. Par contre, dépêcher vous de rentrer... A la nage, dans le noir, avec l'un de vous blessé... Il va falloir faire gaffe aux requins et aux vagues.

_ On est pas blessé ?

_ Oui je sais. »

Prenant ma hache j'offrais une jolie taillade à l'un de ces messieurs avant de les jeter à la mer. En espérant qu'ils vivraient assez longtemps pour pouvoir rapporter ce que je venais de faire.
Pour l'heure, je comptais bien retourner sur South Blue.


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