War of clan ( Hannibal / Bonja )Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Shangô

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MessageWar of clan ( Hannibal / Bonja )    Lun 26 Jan - 18:27
氏族战争
War of clan




« Le ciel a perdu sa couleur, les arbres perdent leurs feuilles, la nature semble en deuil. »

La particularité de la récurrence, du tic-tac tintamarre des gouttes, son refrain sempiternel  était à la fois rageant et apaisant, c'était en effet, le présage d'un temps maussade, tonnerres grondants aux humeurs moroses, la pluie détonnait l'harmonie ambiante, comme pour laver le chagrin de cet homme, tous les instruments s’étaient réunis afin de le réhabiliter dans le chemin rigide de l’honneur.

Feng,  contemplait sagement les effets de la saison qui se plaçait avant l'hiver, cheminant les ruelles aux activités plus sinistres les unes que les autres, photographiant visuellement les détails de cet endroit peu recommandable que l’on appelait Las Camps. Habillé de son traditionnel chapeau conique en tant que couvre-chef et de son long manteau de fourrure féline, il était telle une feuille morte parmi les pétales de roses vu des cieux. Marchant à pas de loup, on pouvait à peine entendre le fin bruitage de craquelures que procuraient ses pieds à l'instant où, ils écrasaient quelques brindilles et outils métalliques éparpillées sur le sol tapissé à la fois de flore et de déchets en tout genre.

Ayant délaissé son alter-ego le temps d’une affaire plus ou moins urgente à régler, lui laissant le soin de trouver des hommes digne de ce nom afin de parcourir les mers en tant que membre des  Burning’s pirats, son équipage en  pleine session de recrutement. En effet, il lui fallait des individus fiables, dur à cuir, avec qui plus est, une particularité qui leur était propre et avec laquelle ils allaient pouvoir se démarquer, afin d’écrire son histoire, le conte de l’empereur ardent ; roi des océans.

L’ambitieux capitaine parvint au bout de quelques heures de marche et d’observation, en face d'un salon de thé aux allures de temple bouddhiste lui étant quelque peu familier. Situé au centre d’un quartier que celui-ci avait l’habitude de côtoyer lorsqu’il n’était qu’un jeune chasseur de primes. En pénétrant à l’intérieur, Burning constata avec satisfaction que la décoration n’avait pas changée,  le style artistique environnant lui rappelant de façon nostalgique celle des siens de par ses tableaux ancestraux, ses arbres miniature que l’on appelle 'Banzaï', ses majestueuses fontaines  d’eaux  d’une clarté divines et ses statuettes de dragons en or massif d’une valeur inestimable.

S’enfonçant dans la pièce aux odeurs envoûtante, l’atmosphère était parfumée d’encensoirs traditionnels. Les personnes qui siégeaient autour de lui, tout comme le personnel était à première vue, des individus de nature placide, une ambiance particulière propre au peuple auquel appartenais le dernier fils de la lignée des Gõmunryong régnait. Ce n’était qu’au bout de quelques instants après s’être installé,  qu’une serveuse d’une rare beauté vint près de lui afin de prendre sa commande. Doté d’une politesse raffinée, cette femme juvénile avait décidément tout pour plaire, néanmoins, on pouvait ressentir  l’anxiété dans son regard, ses yeux dévisageant les pupilles ambrées du damné.

« ... Il y a un problème ?  » Demanda curieusement le pirate. Le regard plongé dans les siens, il questionna la jeune demoiselle habillé d’une splendide robe rougeâtre en retirant délicatement son chapeau de bambou. La superbe brune bridée resta figer l’espace d’un court moment face au faciès menaçant de son interlocuteur avant de lui répliquer calmement, que celle-ci, n’avait aucune complication concernant son client et, qu’elle allait de ce pas lui apporter ce dont le maudit avait besoin pour se désaltérer et se nourrir.

Ce fut en attendant sa dégustation qu’il reçut la visite d’une lointaine connaissance, un vieil ami de la famille victime de génocide. Lui qui était le propriétaire des lieux, étonnement, cette maison de thé n’appartenait à aucun des deux grands chefs mafieux se disputant les ressources de cette île, autrefois si paisible.  Xiang fut le nom que ses parents lui avait donnés, véritable maître en art martiaux, chasseur de primes réputé, il faisait partie des sept assassins légendaires en plus d’être l’ancien mentor de Feng avant que celui-ci ne quitte son île natale pour rejoindre Las Camp.

Aucun mot ne s’échangeait entre les deux guerriers, l’un en face de l’autre, le détenteur des lieux, souriant légèrement, avant de prendre un air étrangement sérieux et distant, et de mettre sa main dans une de ses poches pour enfin la poser sur la table avec  une véhémence inhabituel. « Ton ami ne va pas vivre longtemps avec la prime qu’il y a sur sa tête ! ». S’écriait de son accent vocal si asiatique le professeur de  Taekwondo,  en communiquant la paperasse de recherche appartenant à son second, Hannibal.

L’expression sur le visage de Burning ne changeait pas pour autant, restant de marbre, il savait pertinemment que son fidèle bras-droit allait se créer des ennuis en venant ici, même si celui-ci était de nature plutôt réserver.

« Hmpf. Je ne m’en fais pas pour lui, la seule personne apte à avoir sa tête sur cette île.. se trouve en face de toi. » Répondit le chef des pirates ardents.


Une confiance aveugle avait été placée en Phantøm de la part de son supérieur hiérarchique et ami de longue date. Même si les capacités de Rakham lui permettaient de contrer les assauts des hommes de Marcus Van Heim, il ne ferait pas le poids seul face à ce dernier et ses combattants les plus aguerris. Se disant qu’il ne pouvait pas s’éterniser dans ce délicieux salon dorénavant, il commença à ouvrir le sujet de discussion principale concernant sa venue. Son parrain lui dénonçant les faits et gestes des deux familles causant divers troubles, et que par conséquent il avait besoin de l’aide de son ancien apprenti chasseur de têtes.

Pour se faire, ils allaient devoir établir un plan d’action. La serveuse nettement moins inquiète, venait de servir un plateau de multiples pâtisseries sucrées et salées, ainsi que deux tasses de thé bien chaudes, un parfait accélérateur d’idées selon Feng, qui ne tarda pas à trouver la faille après chaque bouchée de ces succulents gâteaux miniatures.

En effet, proposant à son interlocuteur de profiter de cette guerre de famille pour dissoudre les deux clans et faire, d’une pierre deux coups en mettant hors d’état de nuire les deux patriarches. Même si les liens entre le Weed Smoker  et l’héritier des neufs dragons étaient plus proches que ceux de son homologue plus âgé. La survie du reste de la population clandestine dépendait de l’avenir de cette bataille. Burning n’était pas du genre à sauver des innocents et cela, Xiang l’avait deviné lorsqu’il n’était qu’un adolescent turbulent au cœur tacheté de sang.  

Soit, la dégustation terminée, les deux hommes se levèrent chacun de leurs chaises respectives avant de sortir de l’enseigne. Ayant à peine mis les pieds dehors, les deux amateurs d’art martiaux se firent interpellés vivement par un groupe d’homme lourdement armé. Les choses sérieuses allaient commencées. Le futur empereur s’avança d’une démarche rapide et limite robotique en direction de ses assaillants qui ouvrirent le feu sans attendre sur le mangeur de fruit du démon.

Plusieurs coups de feu se firent entendre dans cette partie de la ville marchande. Des cris de stupéfaction s’en suivirent, il fallait s’y attendre, les balles passant à travers le corps tout feu tout flamme de Burning qui, donna une véritable dérouillée à ses brigands malchanceux, en prenant soin d’en laisser un en état conscient, dans le but de lui soutirer des informations, et d’avertir son supérieur Raiponce que, son ennemi juré Mike Luther désirait en finir le plus rapidement possible. Des paroles mensongères certes, mais théoriquement fondées depuis des années. Feng voulait hausser les tensions qu’il y avait entre ces deux hommes afin de profiter de l’occasion pour les réduire au néant.

Détournant légèrement sa tête en direction de Xiang, qui s’était doucement rapprocher, étonnée de la formation corporel que pouvait avoir son ex-disciple, ou plus précisément, ébahis par les pouvoirs que pouvait offrir le Mera Mera no Mi.

 
« 冯,你应该小心. » Susurrait Xiang en langue étrangère.


Un léger sourire se dessinait sur les lèvres de Burning, les paroles  en langue de ses ancêtres de son initiateur l’avait-il touché ? La réponse ne se fit pas attendre, car l’homme-flamme se devait d’aller prêter assistance à son ombre de forme humaine qu’était le 'Yaken'. Sachant approximativement où ce dernier se trouvait grâce aux informations divulguées par ses anciennes victimes. Le rôle de son enseignant était maintenant de manipuler les marchands afin de créer des conflits internes, facilitant le projet de son disciple.

« Ce n’est pas pour moi qu’il faut être inquiet, mais plutôt pour ce qu’il va advenir des deux branleurs qui se battent pour le pouvoir sur cette île. Vous feriez mieux de vous mettre à l’abri le temps que j’éclaircisse cette histoire. » S’écriait-il fièrement.


Sûr de ses capacités, son ego surdimensionné l’aveuglait, l’empêchant de jauger le probable niveau des adversaires auquel il allait faire face. Feng  devait maintenant attirer toute l’attention sur lui afin de permettre à son coéquipier de le retrouver car ne sachant pas dans quel endroit exact il pouvait chercher refuge, le membre de son équipage courrait à de graves ennuis. Débutant sa marche en direction du territoire de son fournisseur en herbes hallucinogènes,  Burning d’une démarche sereine et rapide, s’enfonçait dans les rues étroites emplit d’émeutes, les civils se battaient entre eux, tandis que les hommes de mains des mafieux faisaient face à chaque coins de ruelles. L’alarme avait sonné, cela semblait bel et bien sérieux, Princesse Raiponce tel était son surnom aussi ridicule soit-il, désirait plus que tout en finir avec l’héritier des Luther.

Changement de plan pour l’archéologue, qui, en en réfléchissant longuement, avait sa petite idée du lieu dans lequel Hannibal pouvait se situer. Supposant que le sabreur ne pouvait se terrer que dans l’un des tavernes du Weed Smoker après avoir vaincu les hommes de main du quarantenaire à la chevelure blanchâtre.  

Un véritable début de guerre civil, des cris suivi d’émeutes, des larmes, les visages apeurés des passants face aux agressifs malfaiteurs les tabassant tels des animaux de foires, il ne manquait plus que les flammes infernales de l’historien quant à l’élaboration du sujet de presse ambiant, un tableau digne des plus grandes confrontations. N’ayant pas le temps de tergiverser, et par conséquent, de venir en aide aux pauvres civils se faisant exécutés sous ses yeux orangés, il détourna le regard de ces scènes atroces et sanguinaire, continuant son chemin sans le moindre sentiment affectif envers ces vulgaires hominidés. « Si faible.. » Murmurait-il en serrant les poings l'air déçu. La violence lui rappelant étrangement celle qu’il avait vécue il y a une dizaine d’années.

Arriver en face d’une enseigne connue pour ses produits hallucinogènes,  Feng remarqua qu’elle était suspicieusement gardée pour une simple boutique de plantes psychotropes. Une fouille au corps déplaisante au moment d’y pénétré, importunant le bâtonniste qui se voyait dans l’obligation de répliquer en assignant une rafale de coups de pieds aux soldats du fumeur de marijuana.

À peine était-il entré à l’intérieur, qu’une horde d’hommes venus de nul part vinrent se mêler au combat, seul contre tous, le damné ne fit preuve d’aucun scrupule, les éliminant tous l’un après l’autre, embrasant leurs corps gisant sur le sol poussiéreux.

« Bravo ! Bravo ! Quel spectacle ! J’ai trouvé mon nouveau gladiateur !  Faîtes le monter ! ». Disait la voix résonnante suivit d’applaudissement. Un silence se fit après cette annonce, tout le monde cherchait d’où elle provenait, Burning haut sur ses jambes, ne baissait pas sa garde, mais reconnaissait cette grotesque voix.  Difficile de retrouver son acolyte dans un endroit pareil, la fumée ambiante ne lui facilitait pas la tâche, mais bien heureusement il tomba nez à nez face à un indice, deux hommes aux masques chamaniques semblaient faire une démonstration avant que l’originaire de Chuàn ne fasse tomber cette dernière à l’eau.

Son regard se posant sur ces deux curieux individus, lequel d’entre eux pouvait être le chien errant ?  À moins qu’il ne s’agissait pas de lui, il scruta la salle avant que la sécurité ne l’emmène voir le chef des lieux à l’étage supérieur. «  Ces deux-là sont avec moi. » dévoila Feng en les pointant du doigt, pensant vivement que son bras-droit se trouvait dans l’enseigne et qu’il ne pouvait être que dissimuler par un visage artificiel sur sa figure au vu de la prime qui avait été placée sur sa tête. Sans oublier qu’il reconnaissait le bas de sa tenue, le Yaken étant comme son frère de sang, il ne pouvait échapper aux yeux perçant de son supérieur.

« Embarquez les dans le bureau du boss eux aussi », ordonna l’un des surveillant aux atouts corporels presque aussi impressionnant que ceux de l’embrasé. Les menant dans le directoire de Smoker. Trônant confortablement sur sa chaise ornée de pierres précieuses, Mike Luther affichait un sourire des plus malicieux à la vue des trois hommes, que pouvait-il bien se tramer derrière sa tête ? Quoiqu’il en soit, le Gõmunryong avait un plan qu’il n’était pas prêt de changer en plus d’être imparable, il allait devoir changer sa nature, lui qui n’obéissait à aucune forme d’autorités.

« Burning.. mon ami, cela faisait longtemps, toujours aussi.. sauvage n'est-ce pas ?  Hahaha je plaisante. Écoute, j’ai totalement apprécié la leçon que tu as su donné à mes hommes toute à l'heure, et.. je me doute que les énergumènes debout à tes côtés ne soient les deux  fauteurs de troubles, n'ai-je pas raison ? J’ai donc décidé, que tes clowns masqués et toi-même seriez mes combattants dans l’arène de mon concurrent suceur de queues. » Annonçait effrontément le Smoker.


Son interlocuteur ne bronchait point devant les paroles du vendeur d’herbe plus ou moins médicinales. Tout se déroulait comme prévus pour l’adepte au combat rapproché, il tourna la tête en à droite puis à gauche, là où chacun des deux hommes l’accompagnant s’était placés, avant d’accepter la requête du directeur de la fausse taverne en y incluant une condition : « Nous acceptons, à une condition, si l’on sort gagnant, tu devras nous récompenser d’une somme conséquente en plus d'une grosse cargaison de ta marchandise, sans quoi, tu subiras le même sort que tes chimpanzés s’étant mis en travers de ma route. ». Lança le tatoué en prenant un air impassible.

Bien qu’il savait pertinemment qu’il ne faisait pas le poids seul, face au smoker, bluffant, ne laissant aucune sensation d’hésitation transparaître sur son expression faciale, ses pupilles fixant celles du Luther avant que ce dernier ne rajoute en laissant échapper de sa bouche, de la fumée de forme sphérique suivi de ricanement dérangeant, comme une hyène excitée à la vue d'un gibier ensanglanté: « Hahahaha, parfais, superbe, dommage que ton attitude hautaine et ta fierté ne t’empêche de suivre des ordres, tu aurais pu être mon bras droit Burning. On aurait pu accomplir tellement de choses ensemble, ahalala, quel gâchis. Soit, le combat contre les trois meilleurs hommes de ce fils de putain de Marcus se déroulera d’ici trois heures, vous pouvez disposer, vos commandes seront au frais de la maison en attendant. Ne me décevez pas ou... vous mourrez. »

Suite à ces paroles hypocrites et sombres, le basané et ses équipiers furent mené à la salle principale, une table privée leur ayant été réservé au fond, à l’abri des regards indiscrets.  En s’installant sur leurs fauteuils douillé respectifs, le capitaine remarqua que le Smoker avait l’habitude d’envoyer bon nombres d’hommes combattre ceux de Van Heim, d’où le fait que tout soit anticipé, pour un dernier confort avant de rejoindre la faucheuse encapuchonnée si échec il y avait. Quelle étrange courtoisie. Enfin, ils allaient pouvoir discuter entre eux autour de boissons alcoolisées en tout genre, Feng ne tarda pas à commander trois bouteilles d’hydromels et un sachet d’herbes hallucinogènes dans le but de se détendre avant l’heure fatidique. Patientant, étant à l'écoute du samurai face à lui, et du mystérieux guerrier qui s'était quant à lui, installer à sa droite.

© GS

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Phantomlørd D. Roki
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MessageRe: War of clan ( Hannibal / Bonja )    Mar 27 Jan - 17:16
Étrangement notre héros usuellement peu enclin à se dissimuler d’artifices inutiles se présenta dans le bar du propriétaire crapuleux muni à la manière de son nouveau collègue d’un masque agrafé à son visage. Plutôt dans le thème, le crâne qui ornait le bois entouré de plumes donnait presque l’information sur la personne cachée derrière. Il avait été lors de ces dernières heures la représentation parfaite de la trépassée faucheuse, conviant ses enfants vers un lieu plus clément. Ceux restés en vie n’avaient pu que se débattre et suer face au phénomène à la lame pourpre et ébène, désormais perfidement transformé en chamanique représentation du désespoir. Il avait acquis une petite renommée lors de ses frasques, le stratagème de Bonja se justifiant par celle-ci, bien que le Yaken n’ait jamais été effrayé par quelconque punition pour ses actes depuis que sa botte avait foulée le sol de cette île navrante. La liberté était un moteur puissant le poussant souvent à passer dans l’illégalité, mais abandonner cette conviction revenait à s’arracher un organe vital, ce qu’il n’était pas prêt à faire, du moins pas aujourd’hui.

Après un petit périple, la discussion entre son compère et ses anciens partenaires à ce qu’il crut comprendre le mena à revêtir cet apparat décrit précédemment, leur route déjà dessinée les menant à un troquet spécialisé dans la vente de produits particuliers et ‘naturels’. La population qu’il croisa sur la route sembla moins effrayé du duo de masqué que plus tôt par son véritable faciès, ce qui lui tira un rictus de derrière la couche de bois poncée.

Leur arrivée dans l’espace clos fit l’effet d’une petite bombe, les gonds grinçant signalant avec le courant d’air pénétrant la pièce l’arrivée des singuliers individus. Sans l’étonner, le savant eut l’effet escompté, bluffant à l’aide de sa mysticité pour s’attirer l’œil du propriétaire, ou au moins une éventuelle rencontre. Debout dans un coin de la pièce, figé près d’un miroir au reflet brisé qui renvoyait cette image de sauvage camouflé par le tronc taillé et les plumes, fissurée et poussiéreuse au possible. Il ne se sentait pas l’envie ni le besoin d’intervenir dans la prestidigitation du présumé marchand, restant en retrait en cas de fête improvisée. Le stratagème avait toutes ses chances de fonctionner, mais un élément s’introduit dans le tableau, au plus grand plaisir du Chien Errant.

Tout d’abord, ce fut une odeur venant de l’extérieur. L’une de ces fragrances que l’on reconnait à la première inhalation. Le cuir, le métal, le bois et la braise mêlés à d’autres senteurs exotique dont il connaissait sans l’ombre d’un doute l’émanateur. Bien qu’ils n’entendent pas les récents bruits d’affrontement à l’extérieur, les vibrations particulières des corps chutant au sol dans le fracas de la petite bataille lui arrivèrent. Toujours immobile, un sourire carnassier déchira ses lèvres à l’entrée du Capitaine des Burning Pirats dans la pièce, le corps du Yaken ne bronchant pas quand les pauvres idiots de l’endroit lui sautèrent à la gorge. Feng était un homme capable que quelques sous-fifres ne pourraient éreinter, son Second gardant sa lame au fourreau.

Comme à son habitude, il laissa les quelques vaincus encore incendiés face au sol. Hannibal l’avait rencontré à une époque où il n’était pas encore pourvu de telle capacité, mais son art martial aurait largement suffit à briser ces quelques soldats. La réaction d’un des hommes, qui par sa parole et sa stature semblait à un autre degré hiérarchique qui se mit à applaudir.

* Hm, ça doit être lui. *

À la prose du Weed Smoker, Feng ne semblait pas étonné et il se mit à jauger l’assemblée avec la précision qu’il lui connaissait. Les bras croisés, il intercepta le regard de son frère d’arme et de serment, une seconde suffisant à ce que le lien se ravive et que tout devienne clair entre eux. Son homme de confiance qu’était Rakham entama donc sa petite marche en compagnie du nouvellement rencontré Bonja vers ce qui semblait une petite pièce à part, jonchée de richesse et d’un bureau en chêne taillé par un artisan pourvu du sens du détail. Passant devant la sécurité à l’embrasure de la porte sans prêter aucune forme d’intérêt à ce macaque musclé figurant au bas de l’échelle il s’introduisit dans l’endroit en s’adossant contre un des murs, sans le moindre mouvement de trop.

Luther sembla s’adresser au futur souverain enflammé comme à un ami, se permettant de le décrire comme un clown. Ne lui adressant aucune répartie, assez confiant dans l’hypothétique plan de Feng –accoutumé à qu’il en ait toujours un, bien qu’il aide à sa conception habituellement– pour mettre de côté les paroles d’un homme qui semblait aussi puissant que vaniteux et peu précautionneux. Souhaitait-il vraiment qu’ils combattent contre les troupes de son alter-ego dans une cage alors que là dehors se déroulait les prémisses d’une guerre civile mêlant les deux camps ? La seule information utile était sans doute qu’il connaissait son identité, Phantøm plantant les doigts de sa main gauche dans les orifices érigés pour la vue dans son masque, brisant ce dernier comme une brindille, les morceaux rejoignant le plancher tandis que son vrai visage retrouvait la vue de tous.

Après lui avoir jeté un contact visuel qu’il déchiffra aisément, son ami de longue date adressa quelques mots en réponse à son offre, lire sur ses lèvres enflammant intérieurement la torche que représentait le sabreur. Un combat pouvant se solder sur des gains intéressants qu’il estima la première fraction d’une fresque bien plus grande que ne le laissait entendre le comédien aux tatouages tribaux.

Quand Mike évoqua le fait de voir le Damné comme un de ses hommes, Hannibal aurait sûrement rit aux éclats s’il n’était pas si antipathique. Soit, il avait accepté l’offre sinueuse de son chef et c’était une satisfaction bien imprévue qui s’empara de lui. Enfin le sort avait voulu que son arrivée se fasse, dans une situation plus qu’intéressante. De plus, contrairement à l’habituel un troisième homme n’ayant rien à envier aux deux autres dans ses domaines de compétence venu s’adjoindre à l’équation.

On les invita avec escorte à rejoindre une table éloignée des autres, ce qui parut bienvenu pour le spadassin, se laissant tomber dans une chute calculée contre le dossier rembourré de son fauteuil. En cercle autour de la table aux bords ronds, le trio fut bientôt servi à la demande du plus foncé de quelque boisson et autre substance. Après avoir adressé un regard brumeux à la serveuse qui semblait étonnée de voir ce genre de fréquentation ici, il tourna son visage vers le natif de Chuàn.


J’ai bien failli croire que t’allais arriver après la bataille, mais c’pas ton style hein, vieux frère. Le chaman m’a soigné après un combat, j’pense qu’on peut lui accorder un tant soit peu de confiance, il a l’air doué dans c’qu’il fait.


Toujours à gauche du forban, il remplit son verre pour l’ingurgiter sitôt fait en trinquant d’abord avec ses futurs compagnons d’arme. Profitant de la sensation agréable de l’alcool dans sa trachée, il finit de marquer sa pause sous les yeux du troisième quidam qui ne devait pas avoir autant de notions dans le langage des signes que les deux compères.


« Tu nous mets au parfum d’ton plan, Feng ? »


Ayant pour la seconde fois depuis son passage sur Las Camp laissé entendre la tonalité rauque de sa voix, ses auditeurs n’étaient cependant pas destinés à connaître le même sort que le premier. Il lui semblait juste après l’avoir impliqué dans leurs projets de ne pas le laisser totalement dans le noir, bien que ses mots soient en direction du Capitaine qui était habitué à avoir droit à la prose de son bras-droit de temps à autres. Dans ce petit comité Hannibal avait jugé bon de faire vibrer ses cordes vocales, sans pour autant s’embarrasser de propos trop longs.

Il fallait planifier les événements à venir pendant les heures restantes, sous couvert de festoyer avant l’affrontement pour être totalement prêts à agir en tant que tiercé. Se mettant à rouler avec l’herbe servie un joli cône parfaitement réalisé, il le joignit à ses lèvres et enflamma son extrémité, laissant son briquet d’argent sur le bois de la table. Burning ne risquait pas d’en avoir besoin mais il pourrait bien aider encore. Toujours dans le silence ambiant, il s’appuya un peu plus dans son dossier en remplissant son conteneur. Il était habitué à un confort spartiate mais profiter quelques minutes ne le gêna pas, après tout ils fêtaient des retrouvailles, la reconnaissance du second, la venue d’un nouvel électron et surtout les réjouissances à venir.
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Shangara Bonja

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MessageRe: War of clan ( Hannibal / Bonja )    Mer 28 Jan - 17:15

Une tension extrêmement palpable au milieu de ces lampes à huiles dignes de torches archaïques … Une table aux fibres suant à la place de nos fronts, malgré l’absence de sève sous son écorce … Le haut conseil des grands sanguinaires de la ville venait de se réunir là, autour d’une discussion inaudible. Les regards semblaient s’échanger férocement entre nos trois gueules qui de par leur allures démoniaques ne manquaient guère de terreur face à celui du gardien des enfers, au point de réduire le reste au silence absolu, aux abords d’une pression insupportable pour tout visiteur indésirable. Des gladiateurs affamés, oui, des loups prêts à arracher un à un les membres du moindre obstacle de chair et d’os, le sang coulant aux bords des crocs acérés, dont la hargne et les glaives s’impatientaient à appliquer un plan machiavélique. Machiavélique ? Que dis-je ! Un plan aux mécaniques si complexes que même Luther le magnifique tomberait en pleurant devant tant de barbarisme et de badassitude … Hoy, hoy … Qu’est-ce que je racontais-là … QUEL PLAN, QUELLE COMPLEXITÉE !!??? Des esclaves, des esclaves, on était juste devenu des ESCLAVES !! Ahahah, Bambooman ou comment détruire une opportunité ingénieuse et dénuée de complications. Et mon acupuncture ? Personne ? Personne, hein hein hein ?

Ce furent là les uniques tentatives futiles accordées vainement à mon être avant de passer sur le plan secondaire, à m’exaspérer face au bourbier dans lequel nous foutait l’invité mystère, visiblement au parfum de la situation. Là, un baron de la mafia et l’ensemble de sa clique contre trois inconnus presque risibles à ses yeux. Non pas que l’idée de la confrontation me retranchait au sein d’une attitude froussarde … Mais l’on ne pesait vraiment pas dans la balance aux yeux du trafiquant d’herbe, peu importe l’emballement de ces deux-là ! Ridiculisés, juste ridiculisés ! D’ailleurs, je ne comprenais pas l’aisance des spectateurs dans l’engouement presque trop sérieux de tout à l’heure, tant je m’efforçai de détourner la scène en dérision via des hochements de têtes négatives, s’opposant à un buste aux gesticulations contraires, comme en accord avec les paroles du compère improvisé. Malheureusement, cela s’éclipsa rapidement sous le sort que nous réservaient maintenant ces renégats, espacé d’une petite restauration aux frais de l’enseigne. Trois heures … Trois heures … Vite, vite, pas le temps.

Là, dès lors que le serveur prit note de la commande du grand manitou, j’eus l’empressement de le rappeler au service, d’un murmure discret de bouche à oreille, pendant l’affaire importante des deux autres. On se concentrait tous, par-delà des présentations pas encore débutés … Encore en possession de l’aura ésotérique m’entourant à l’aide du masque préservé contrairement au sacrilège du sabreur finalement doué de mots et de sons. Ma silhouette essaya tant bien que mal d’ajouter de l’épaisseur à l’ambiance amarrée autour de la discussion avare d’information, en dépit d’interventions furtives me discréditant secondes après secondes. En effet, lentement, défilaient tour à tour assiettes et plats allant de la ridicule salade à l’énorme gigot, que j’absorbais au départ sur le fil de l’action, jusqu’à atteindre des proportions démesurées. Tel les douze travaux d’hercule, la place se retrouva envahit de succulentes nourritures gobées à pleines dents, déclinant au passage les formalités usuelles de comportement ou de manières, à profiter de l’offre alléchante. Ainsi, faisant comme si de rien n’était, je vidais littéralement les frigos du pauvre commerçant, doté seulement d’un corps physiquement incapable de stocker ces dimensions pharaoniques. Où pouvaient bien se nicher cette armada d’énergie ? Justement, kuhuhuh … L’hyperactivité de cet organisme affolé se chargeait directement d’injecter l’essentiel au cœur de ces muscles détaillés, à en perdre le souffle entre deux bouchées. Trois, deux, un … Un record !

Cependant, paru soudain un blocage net de ma mâchoire, faisant patienter le riz entassé au fond de ma bouche, ayant tiqué un détail lié à l’initiative du sourd à dévoiler sa voix. Impossible de parler, à en juger la demi-tentative qui se termina en un pouffement issue des grains entravant quelconque articulation. Ma main se glissa alors à l’intérieur de la veste dissimulée par ma cape, histoire d’y choper un bloc note et la plume l’accompagnant irrémédiablement, puis déballa le kit au-dessus d’une assiette à moitié pleine. Endiablé, enquis de ces longues minutes évidentes à ne pas sortir un mot, je ne pus me retenir de rédiger un mini texte, l’extrémité de la pointe modelant chaque ligne transparente. Scratch, scratch, scratch ... Enfin, le face à face. Inspiré d’un clin d’œil non caché à la tirade précédente du pirate familier, je portais la note inscrite sur le papier à leur attention, outre la position maladroite du masque qui cachait encore la moitié de mon facies, couvert lui-même de peintures.


Message sur le papier a écrit:
Bonja.
Shangara Bonja.
Je suis dans le même délire que vous maintenant, uhuhu. Mais un plan ? Quel plan ? Y’a plus besoin de plan ! Regardez autour de vous … Weed Smoker, Van Heim, moi et vous deux.

Je suis prêt. Je suis chaud pour me battre. Mais vous ne sentez pas un truc mauvais là ? Je crois que l’on ne va pas se battre non. On va se faire livrer, on va se faire livrer comme des paquets cadeaux ! Y’a rien à gagner, ils n’ont rien à gagner avec nous … Sauf la pérennité de leurs affaires, ce sont des commerçants, comme moi y’a pas longtemps hé. Du fric, la paix, la concurrence et la tranquillité du côté de la marine. Faut que vous trouviez un truc, on ne va pas faire long feu après une éventuelle victoire, je vous le dis !!!

Ps : Effectivement, c’est badass d’écrire, yeah.


J’espérais qu’ils s’en rendaient compte. Pour des commerçants dignes de ce nom, le charme et l’impression ne servaient à rien. Ce n’étaient pas les airs de Batman du boss présumé là en face et le silence de son assistant qui risquaient de nous accorder la gloire et la fortune. Loin de là !
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Shangô

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MessageRe: War of clan ( Hannibal / Bonja )    Lun 2 Fév - 19:52
氏族战争
War of clan




« Des flasques de cristal aux couleurs de l’aurore, irisant un parfum à la pulpe de fruit,
glissant leurs bouches d’or au feutre de la nuit dont le soyeux velours épouse un météore. »

Un soir de demi-brume à Las Camp, trois écumeurs peu commodes se situaient à l’intérieur du bâtiment d’affaire principal de l’un des deux grands dirigeants de cette île si houleuse.

Trois voyous des mers qui ressemblaient traits pour traits à des tueurs en séries extrêmement recherchés s’étant réfugiés dans le quartier général des forces de l’ordre. Feng savaient pertinemment qu’il était tombé dans la gueule du loup et que tout allait devoir se jouer sur sa capacité à exploiter sa malice. Cette attitude si chaleureuse de la part du renard le plus perfide de West Blue, quelles étaient ses réelles motivation ? Donner un avant-goût de ce que pouvait offrir la vie en étant sous son commandement ?

Soit, nos trois principaux intéressés se trouvaient dorénavant esseulés, un peu trop même pour Feng qui, de nature méfiante, ne pris pas la peine de répondre à son frère d’armes directement avec des paroles ou en usant du langage des signes. Se contentant de lui adresser un simple sourire narquois pouvant signifier divers messages que le malentendant se devait de déchiffrer. Déviant légèrement sa tête en direction du troisième pirate, simple étranger au  visage encore à moitié dissimuler par son déguisement facial chamanique, il adressa à ses deux futurs associés un mot qui, en l’occurrence s’avérait être particulièrement véridique dans son ensemble si on excluait son côté présentatif. Ce dénommé Bonja disait vrai malgré cet air sinoque qu’il arborait à première vue, marquant de bons points auprès du ‘Boss’ après le sauvetage de son frère spirituel.

Burning haussa la tête et posa son regard juste au-dessus de celle d’Hannibal qui devait sans doute être perplexe quant à la réaction de son compère. Joignant aux extrémités de ses lèvres asséchées, un joint qu’il venait de préparer minutieusement durant la lecture de la note du Shangara, allumant le bout de son cône aux végétaux cannabinoïdes en utilisant la terminaison de son pouce plus ou moins esquinter pour donner naissance à une flammèche timide.

« Ne te retourne pas Rakham, nous sommes épiés de toute part. » Susurrait-il.


Une caméra de surveillance pointer spécialement sur les membres de l’équipage ardent, suivi de regards maladroits plus intenses les uns que les autres des individus peuplant la pièce. La foule était totalement captivée par les spécimens, des animaux rares enfermés pour le spectacle de personnes au portefeuille relativement garnis. Ce silence lourd, ses chuchotements incessants, cela était de trop pour Burning qui, prenant l’initiative de se lever de la table ronde et rejoignit le bar en adoptant une démarche quasiment mécanique, intriguant davantage le public.

Il glissa quelques pièces d’ors et d’argents dans la poche d’un homme de type négroïde à l’habillement luxueux peu commun. Costard bleuâtre,  une paire de lunette solaire, il s’agissait d’une vieille connaissance visuelle, Feng l’avait remarqué en analysant la salle juste avant de repérer Rakham et Bonja. « C’est pour toi, chante-nous un morceau l’ambiance est pesante ici. ». Requêtait l’héritier du clan Gõmunryong en lui chuchotant à l’oreille. Le sourire de ce chanteur victime de cécité en disait long, se levant de son tabouret pour regagner la scène où se trouvait piano et micro, il adressa un message  à la foule détournant l’attention qui était sur les trois forbans.
 
« Eeeh eeehee c’est par là que ça se passe désormais eheeeheee eh c’est parti tout le monde oh yeah baby les prochaines minutes vont être hot tonight eheeehhhe ! » Annonçait le pianiste aveugle.


Lewis était un embellisseur de soirée, de par sa voix puissante, sa mélodie rythmique et ses danseuses alléchantes. La taverne dédiée à la fumerie se voyait métamorphoser en une véritable discothèque. Ce fut l’air serein que Burning retourna auprès de ses guerriers. Jouant de l’espièglerie contre la ruse sans limite du Smoker, le bruit ambiant leur offrait désormais la possibilité de communiquer avec la voix et les signes qui plus est, la caméra de surveillance n’étant plus braquée sur eux mais sur les personnes ivres et droguées s’étant levées afin de profiter de la voix du musicien classieux. L’endroit reculé où ils s’étaient installés leur permettait ne pas subir le charivari et de communiquer sans trop de difficultés.

« Revenons à nos moutons. Bonja a raison, il n’y a pas de plan face aux deux mafieux qui pourrait fonctionner avec les capacités dont nous bénéficions à l’heure actuel si nous voulons les détruire physiquement.  Le mieux serait de se ranger du côté de Smoker et de profiter de la guerre civile pour étendre le gain qu’il nous a promis en faisant preuve de traîtrise. On essaiera de faire d’une pierre deux coups en s’occupant du cas Van Heim si le temps joue en notre faveur. » Proposait le chef d’équipage.


La planification du plan allaient se faire sur plusieurs heures, mais le groupuscule se voyait déjà doté d’une base, Feng expliquait globalement à ses homologues  que l’ennemi de son ennemi était son ami mais pas trop non plus. Pour se faire, ils allaient devoir obéir à la pathétique poigne du Smoker, ranger leur fierté pour parvenir au but, un gain des plus alléchants. Dans un premier temps, le trio allait devoir affronter les combattants sûrement aguerris de Raiponce, en cas de victoire ils allaient en plus de toucher leur récompense, piller les casinos de Van Heim, puis deuxièmement dérober la marchandise de Mike en calcinant au passage, son précieux champ d’herbe qu’il affectionne tant en s’étant bien évidement servis pour plusieurs mois.

« Les Burning pirats ne sont sous le commandement de personne. Nous allons montrer à ces deux comploteurs qu’on ne peut pas jouer avec le feu sans se brûler. hmpf » Ajoutait Feng l’air déterminé.


Travailler pour le compte de ce truand avait comme pour ainsi dire, un goût amer au fond de sa gorge, son être si fier se voyait tâché à chaque instant où l’image des deux manipulateurs apparaissait dans ses pensées. Une véritable souffrance intérieur pour un individu possédé par un égo considérablement élevé, lui qui se voyait seigneur des océans dans un avenir lointain ne pouvait pas se réduire à suivre les consignes de ce marionnettiste tel un vulgaire pantin de bois desséché.

Les heures s’écoulèrent, le temps était venu pour nos trois principaux intéressés de combattre à l’intérieur d’une cage dans le bâtiment de leur ennemi commun du moment. Comme une livraison dans la gueule du loup, offerte par son rival éternel  Weed Smoker, ce combat organisé était beaucoup trop suspect,  les boucaniers traversèrent la ville beaucoup plus paisible maintenant la nuit tombée. Les hommes de mains de Luther étaient venus les cherchés comme de la viande fraîche prête à se faire cuisiner, un sentiment d’impuissance provisoire avant la démonstration,  Feng affichait un air flegmatique, comme à son habitude, le colosse tatoué préservait son calme, observant son entourage méticuleusement. La vue de son mentor adosser contre un mur non loin du point de rendez-vous engendra un léger ricanement  de sa part, aussi rare ses rires étaient-ils, jubilant à l’idée de l’élaboration de son plan, de la tronche des deux barons lorsqu’il s’en ira sur son navire après les avoirs berné bien que cela ne s’annonçait pas choses aisées.

Arriver à bon port, le casino en question, lieux des plus malsains, des femmes dénudées, de l’or jaillissant des innombrables machines à sous, des animaux de toutes espèces, d’autres encore même inconnues au yeux de l'originaire de Chuàn. Un véritable cirque pour non pas pour enfant, mais bel et bien pour adulte.  Les gladiateurs enchainés furent escorter jusqu’au sous-sol, enfermé dans une prison avant le début des jeux, on pouvait entendre le début des paris et les surnoms donnés aux combattants.  L’esprit combatif de Feng brûlait au plus haut point, sa détermination était telle qu’il était possible de voir des flammes jaillir dans divers extrémités de son enveloppe corporelle, dévisageant les passants comme un tigre s’apprêtant à bondir sur le gibier.

Les sbires de Marcus après ordre de ce dernier, libérèrent les trois antagonistes, ils se situaient là, juste devant la porte, ils pouvaient entrevoir la silhouette de leurs adversaires déjà dans l’arène. Une cage enveloppée de ferraille elle-même électrifiée, un endroit rappelant de façon comique un piège de braconnier. Les ovations du public à la suite de l’annonce des noms des opposants des Burning pirats voulait tout dire, des habitués de l’arène face à eux, ces trois-là avaient fait couler le sang à flot et ce à plusieurs reprises. Ce fut alors que le grincement de la gigantesque porte d’entrée se fit entendre, offrant à la vue de tous, l’image si imperturbable de Feng, Hannibal et Bonja, aveuglé par les projecteurs, enchaînés comme de pauvres prisonniers mendiants, un handicap sérieux qui avait pour but de satisfaire, d'animer la soirée des bourgeois environnant, eux qui avaient tous pariés sur les combattants de Princesse Raiponce. « Finissons-en avec ces conneries les gars. » s’écriait le basané à l’attention de ses frères d’armes, préservant une attitude à la fois décontractée et belliqueuse.

© GS

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MessageRe: War of clan ( Hannibal / Bonja )    Mar 3 Fév - 17:11

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I never felt the feeling of euphoria
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Toujours flanqué dans son fauteuil bien risible comparé à celui vu dans le bureau de Smoker, le Chien Errant semblait à sa place dans cette aquarelle fantaisiste, et pour cause. Attablé entre le masqué et son supérieur hiérarchique, chacun sembla se préoccuper de quelque détail. Celui dont il apprit un peu plus tard que le nom était Bonja se mit à engouffrer quantité de pitance comme s’il n’avait pas été nourri depuis le sein de sa mère, le fait d’avoir un masque baroque à demi-relevé et de la peinture maculée sur son faciès semblant être sorti de sa tête. À ses tirades, gestuelles comme discourues, il n’eut de Burning qu’un sourire facétieux qu’il connaissait, ses propres lèvres se fendant d’un rictus demi-satisfait. Hannibal survola rapidement la note du troisième compère d’une traite en à peine deux secondes, sa vision lui permettant de déchiffrer les caractères à une vitesse saisissante.  Son rictus de tantôt s’agrandit un peu au trait d’esprit du présumé marchand lui ayant fait l’honneur d’adapter sa prose au moyen habituel du Second, ce qu’il jugea adapté à la situation. Mieux valait éviter qu’il ouvre sa bouche remplie de victuailles, les risques d’éjections étant grands et peu attirants.

Observant dans un mutisme presque cynique le second fumeur l’appeler par son deuxième prénom que peu connaissaient, sa suggestion fut respectée et il continua d’insinuer dans le regard or ambré du lecteur de ponéglyphes ses propres iris noir de jais. Un néophyte du profilage aurait cru à l’irrespect mais c’était simplement leur moyen de communication préféré, loin devant le mime et l’oral. Dos à la caméra escargot attaché dans l’un des coins de la pièce qu’il avait repéré plus tôt, il lui sembla logique que son collègue réagisse ainsi même si ses propres mots ne passeraient pas à la postérité télévisuelle. Comme seule réponse il se contenta d’acquiescer brièvement d’un mouvement de menton, consumant en moins de temps qu’il fallut pour le dire le cône de gomme arabique. Être ainsi donné en spectacle sous les mirettes d’un public curieux et sûrement mal intentionné était un avant-goût de ce qu’ils allaient connaître dans quelques heures, le Yaken semblant ignorer –à tort– la peuplade hétéroclite.

Quand le colosse au derme morne se leva, Rakham sembla de son côté inerte, les yeux rivés sur le Kashira de Shūsui, son pourpre se reflétant dans ses prunelles sombres avec intensité. Bientôt l’animation fut déclenchée par un subterfuge plutôt ingénieux faisant entrer quelqu’un qui comme Hannibal se targuait d’un défaut provoqué par Mère Nature sur le devant de la scène, laissant l’ombre se répandre sur le petit groupe de nouveaux composé du basané après son retour sur leur propre théâtre, ou tout du moins ses coulisses avant la grande représentation. Malheureusement pour notre sabreur, la mélodie endiablée aux sonorités exotiques et rafraîchissantes ne parvint jamais à ses tympans sous sa forme première, le laissant dans son sempiternel silence obituaire et sépulcral.

Tout ce qu’il ressentit fut les vibrations émanant de son piano, faisant vibrer une partie de lui qu’il écrasa comme on le fait d’un coup de talon pour un insecte tenace. Il n’avait pas de temps à perdre, son frère d’arme entamant enfin une réponse concrète à sa question de précédemment ainsi qu’à la note du nouvel acolyte haut en couleur.

Ce qu’il raconta ne le déçut pas, et semblait plutôt logique. Ils étaient les rouages d’un engrenage qui les dépassait, mais comme ils l’avaient toujours fait, les pirates sauraient trouver une échappatoire profitable. Trahir le dirigeant de l’établissement où il stagnait dorénavant ne le taraudait pas de quelconque idée de remord, bien au contraire. Le vendeur d’herbe se targuait d’avoir la stature pour faire d’eux des pions, se lançant dans une partie dont il ignorait toutes les spécificités malgré son apparente confiance. Les Burning bien que peu réputés ne pliaient jamais l’échine bien longtemps, et il allait l’apprendre à ses dépens.

À la dernière phrase de Feng, il acquiesça d’un hochement de tête machinal, appréciant le fait implicite qu’en parlant d’eux en évoquant leur étendard, Bonja était en quelque sorte une part de ce tout qui leur avait demandé tant d’efforts à construire. Entraîné dans la mélasse par le Sourd, le destin voulu qu’il ait la situation parfaite pour faire ses preuves devant le Capitaine.

Le temps passa au compte-goutte pour le spadassin, jusqu’au moment fatidique de leur envoi dans le casino qu’il avait mis à sac avec Bones. Quand le transfert s’entama, l’un des hommes de main voulut se saisir du fourreau du précieux et unique trésor appartenant au forban, qui frappa du plat de la main la gorge nue du fieffé gredin, ce dernier tombant à genoux le souffle coupé. On leur passa peu après des chaînes d’acier, ce qui fit rire intérieurement le brun qui savait bien que le simple métal serait totalement inefficace contre un maudit du genre de son frangin.

On les guida à travers les ruelles glacées des réminiscences de combats divers, les survivants et autres quidams regardant le convoi avec méfiance et mépris. Certains reconnurent le nouveau primé et s’ils n’avaient pas si peur d’une réaction, solitaire ou commune de la part des enchaînés, ils auraient sûrement tenté de le vilipender, bien qu’Hannibal ne fût plus à l’écoute de rien, son regard vide et dénué d’émotions voyageant entre les craquelures teintées de carmin du pavé de Las Camp. Avait-il réellement provoqué une guerre ? Si c’était le cas, le fait de voir les deux principaux antagonistes de cette dernière se réunir pour faire combattre leurs hommes en petit comité lui sembla étrange, mais dieu seul savait ce qui pouvait passer dans les esprits malades des deux puissantes figures.

Finalement le trio de mirmillons arriva au lieu que Rakham reconnu rapidement comme la maison de jeu qu’il avait ébranlé plus tôt à son arrivée sur l’île, y pénétrant sous bonne escorte. L’intérieur se voulait bien plus animé que la dernière fois, les gourgandines à la chair apparente faisant du gringue aux riches clients et autres engeances rassemblés dans le but de se divertir. Il n’accorda à ces catins qu’un bref regard dédaigneux, mémorisant les différentes sorties et autres points importants pour la suite du récit, si ce dernier ne s’abrégeait pas tragiquement dans la ‘cage’.

Par une porte dérobée derrière un vaste comptoir d’ébène au fond de la pièce, on les fit pénétrer au niveau souterrain. Après une suite d’escalier à la forme circulaire s’enfonçant à plusieurs mètres sous la croûte terrestre, ils arrivèrent enfin à destination. Avant le début des festivités, on les fit rentrer dans une pièce vaste pourvue de deux portes, dont la plus grande donnait sûrement sur leur futur terrain de jeu. Ne perdant pas une seconde et sans un mot, il tendit ses deux poignets enserrés à Feng. Il n’eut pas besoin de plus et ce dernier posa la paume de sa large main sur le maillon réunissant les menottes du Chien sans Maître, cette dernière rougissant sous la température. Rien ne se brisa mais il remercia son chef par un clin d’œil empli de confiance en lui-même. Si une chose réunissait les deux hommes, c’était bien leurs egos respectifs. Se tournant vers Bonja aussitôt ceci fait, il pointa du doigt les chaînes le retenant deux ou trois secondes, lui faisant comprendre qu’il serait plus à l’aise pour se battre sans ça, l’effet de surprise et la liberté de mouvement pouvant s’avérer cruciaux pour la suite.

Bien que les commentateurs et le public étaient déjà en extase sonore, le presque-trentenaire n’en sut rien, sauf peut-être par l’encolure de la porte laissant discerner trois statures imposantes dans un ring dont le sol était recouvert de sable fin. Fatigué de rester immobile dans cette pièce sordide, son vœux fut exaucé quand les gonds grincèrent pour laisser apparaître nos trois protagonistes, différents mais liés par un même but.

La lumière irrita quelques secondes sa rétine puis il put observer les gradins ovales surélevés et dispensés tout autour du ring. Le lieu était bondé de monde, du simple bourgeois enhardi à l’idée de voir combattre de vrais hommes au quelques dignitaires de l’endroit. N’avaient-ils pas mieux à faire dehors que de se prélasser devant des animaux en cage ?

Ladite cage mesurait une quinzaine de mètres de rayons pour six ou sept mètres de hauteur, délimitée par un cerclage de fer forgé directement relié à un générateur électrique. Quelques étincelles jaunâtres crépitaient parfois sur les barreaux rectilignes, allumant dans les yeux des spectateurs une brasille malsaine, l’envie irrépressible de voir un corps humain se coller à eux pour admirer le résultat.

Finalement ses yeux se posèrent sur leurs concurrents, visiblement bien mieux côtés qu’eux. À leurs physionomies il sut rapidement qu’en face d’eux se trouvaient des combattants aguerris à ne pas sous-estimer. Restait quand même ce sentiment dévorant de supériorité, le besoin de se mesurer à plus fort que soi et de vaincre.

Sans sourciller ni demander un avis, il avança vers le centre en face de celui à l’épiderme obscur portant trois lames. Ce serait son adversaire et visiblement Burning n’y eut rien à redire, ni Bonja d’ailleurs. La main étrangement loin de la garde du trésor de Wano Kuni, il fit craquer sa nuque d’un mouvement brusque, ignorant complètement la foule. Appliquant le fondement du Taifūgan à la lettre, tout ce qui gravitait autour de lui fut analysé avec une précision spectaculaire, les paramètres s’additionnant et les fenêtres de frappes avec. À l’instar de l’obscurité propre à la nuit, son emprise sensorielle se développa dans le colisée de fortune, sa perception du monde devenant bien plus aiguisée et meurtrière. Son prochain mouvement allait faire couler l’hémoglobine à flot, son corps musculeux se préparant déjà par la contraction de chaque tendon nécessaire à la belligérance.

Le chien montrait ses crocs, sa stature athlétique transfigurant son envie insalubre d’annihiler toute forme de vie ennemie dans ce cercle délimité. C’est ce qu’il était, un tueur de sang-froid dressé par ce monde à commettre les pires forfaits si le Destin l’y obligeait.




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« Run but you can't hide: white flags
You can pull em out fast and tell me your last goodbye
»

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Shangara Bonja

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MessageRe: War of clan ( Hannibal / Bonja )    Jeu 5 Fév - 14:37


Le laisser partir, oui … Le laisser brûler entièrement d’une cruauté assimilable à celle de cette lueur dévorant littéralement la rétine. Toi, versant d’une schizophrénie balbutiant sonnait la fin de ton heure, de ce que le jour fusse à la nuit et la vie à la mort. Depuis des jours déjà, prenais-tu ton pieds à semer ce chaos enfantin si chère à ton cœur, en des situations trop malléables pour inquiéter ton enthousiasme innocent … Malheureusement, rien au fond de ces ténèbres engouffrés six pieds sous terre ne t’appartenaient, d’aucun de ces délices ne correspondaient à tes principes. Impossible de te tirer de ce mauvais pas, même avec cette dernière pitrerie qui te fut cédée par ma grâce, de ta gourmandise envers le Ketchup. Quel intérêt de chaparder et dissimuler cette sauce avant l’affrontement en vue ? Ah, si … Si proches et si opposés … Ces gens tout autours, nouveaux compagnons de fortunes sauvés par ton amour pour le mouvement ne le savaient, ne disposaient du moyen de soupçonner mon péché, tant nos talents d’acteurs s’emboitaient. Et pourtant, au fil de multiples insistances visuelles assénées aux chiens errant escortant cette descente en enfer, tu t’évanouissais délicatement vers un sommeil momentané … Jusqu’à … Jusqu’à … BONJA, BONJA, BONJAAAAA !!!

La foule en délire, les acclamations piétinant l’arène lugubre de vibrations sans précédents …  Une transe profondément partagée lorsque je les nourris de mon masque de bois subitement projeté entre deux barreaux métalliques au-dessus de nous, dont l’étau sulfureux embrasa diaboliquement la dite matière. Ils désiraient gouter à cette peur, ce frisson de se mettre instantanément à la place de l’accessoire et disparaître de l’existence ; Une folie délirante que je défiais là, bras en l’air et paupières closes lors d’une pluie de cendre caressant cette teinte digne d’un tableau d’art …

« BONJA, BONJA, BONJAAA !!! »

Le public conquis, esclave d’une aura totalement excentrique. Pas seulement. La distraction ne se limitait pas vraiment à la beauté du spectacle et la poudre aux yeux, puisque destinée aussi à rendre l’appareil envers le bretteur et ses indications aux sujets de ses menottes. La poésie foudroyante de la cage masquait à travers ses proses une puissance incroyable, surement étendue sur l’ensemble de la semi structure protégeant les gradins du bas trop exposés. Peut-être que cela ne signifiait guère aux yeux du leader présumé, contrairement au second capable d’établir le lien entre ma chaine et une association future. Un détail intéressant ou une éventuelle source de grillade fumant la chaire carbonisée … En effet, mes ambitions totalement relâchées déviaient désormais des actes relatifs aux jours précédents. Le scientifique déjanté étendait peu à peu sa domination sur le médecin loufoque … Quand les spécimens en face reprenaient leur place d’objets d’études savoureux, absous de considérations éthiques.

« Ceci n’est pas un combat … C’est une mise à mort. »

La remarque perdue dans le brouhaha de l’ambiance survoltée s’avéra contre toute attente d’un réalisme fracassant de par sa nuance subtile. D’ailleurs, les dents presque unis au creux de ce sourire particulièrement sale en renforçaient étrangement le crédit … Clair, très clair … La victoire ou la défaite n’importaient peu. Dans les deux cas, la mort nous attendait de pied ferme. Sur cet honneur loué d’un regard ravivé, mes iris globuleux se posèrent sur les malfrats au loin, l’air de les renifler sans disposer initialement de cette capacité. Le tour de passe-passe avait suscité des réactions bien que minimes, allant du haussement de sourcil au tressaillement feint, moqueur … Sauf chez le troisième, immobile et imperturbable à l’instar d’une statue de marbre. Lui, lui, lui ! Ce colosse aux sourcils crispés, d’une chevelure flamboyante peu commune parmi la gente masculine, sauvé par sa musculature un peu trop exprimée à mon gout. Trop comparée à la tenue s’apparentant insolemment aux adeptes incommensurables des arts martiaux asiatiques. Ne manquait plus qu’un grognement sourd et l’affaire serait bouclée … D’où jaillirait la souplesse requise le long de cette masse encombrante ? Intrigué, intéressé, curieux d’en apprendre davantage sur ses capacités, une partie de mon esprit se résolue à l’isoler et surement profiter de son poids sur les prochaines secondes.

*Inspire, inspire cet écho langoureux, annihile ton identité pour devenir le tout … *

Bientôt le top départ. Espace exiguë, configurations limitées et surtout … L’effort et le temps. Nous partagions une excitation instinctive, assurément identique. Cependant, nul ego, nulle émotion humaine ne perturbait ma contemplation silencieuse, en proie à des facteurs mécaniques, froids et implicites. Au-delà de la hiérarchie, de leurs présomptions, la précipitation propre à ce génie de nature différente s’apprêtait à les guider vers une harmonie vitale. Nous devions aussi nous économiser pour la suite.

« Soyez comme l’eau mes amis … Faites attentions aux ricochets … »

Alors que le compte à rebours résonnait parmi la cuve géante taillée dans le sous-sol, la métaphore exigeait une certaine réflexion et intuition assez rapide au vue de l’empressement de mon âme. Ils le comprendraient d’une façon ou d’une autre … Pas si grave, le but résidant dans l’alerte d’une initiative improbable. Ce qui ne tarda pas vraiment d’ailleurs, au regard de la détonation enclenchant l’ouverture de la cage et la marche sombre de tous les participants … Go ! Las de shows et de futiles palabres, mes mollets explosèrent au cœur d’une poussée phénoménale calant par la même occasion cette silhouette fugace à l’avant des deux autres guerriers, juste au milieu. Mon bras dissimulé à l’intérieur de ma cape se chargea de dégainer trois scalpels aiguisés qui dans la continuité du mouvement, fusèrent chacun sur une cible. Rapide, impitoyable, hors des règles de présentations, je forçais nettement la cadence de l’affrontement histoire de porter l’avantage sur notre camp. Certes, les projectiles s’avéraient relativement faciles à esquiver ou à dévier, mais demandaient un tant soit peu d’effort … Outre la provocation assumée.

Dévoilé, à découvert et à un contre trois … Fou, un fou ? Je ne déguerpissais toujours pas, l’oreille attentive au crépitement du fer contre les parois de l’arène … Le chaos débutait là, sur ces sifflements de scalpels rebondissant au hasard entre nous six. L’électricité engageait bien plus dangereusement que moi ces merveilles … Gooo !
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Shangô

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MessageRe: War of clan ( Hannibal / Bonja )    Sam 7 Fév - 13:55
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«Parmi les forbans, ces robustes guerriers,
Aventuriers hardis, pilleurs aux pieds légers,
Se rangeant contre la loi de par leurs troupes enragées.»

Les éclats incessants de la foule régnaient comme l’astre lunaire  à son paroxysme tapis dans la voûte céleste.  Nul ne voulait se taire après la prononciation des champions faisant face aux supposés  modestes membres de l’équipage ardent dont faisait partie intégrante le déchiffreur de ponéglyphe. Les côtes placées en leur faveur se trouvaient être sans surprise, nul. Aucun parmi tant d’individus ne se doutait du potentiel dévastateur dont pouvait faire preuve le trio de quidam.

Les esprits divins l’inspirait et l’envoyait au combat, lui qui s’était dorénavant ranger dans le camp des démons.  Jubilant à la simple idée de défaire l’adversité qui se dressait devant sa carcasse telle un mur de pierre infranchissable. Le damné voyait donc,  en cette confrontation, la sanctification de sa prochaine gloire, comme le prélude cabalistique de son mythe. Soliloquant devant l’autel patibulaire du juge éternel ‘Yanluowang’,  il s’était retourné afin d’adresser un dernier regard noir d’envie à ses compères, leur communiquant de façon sibyllines, sa fermeté sans faille.  Leurs faciès exprimaient ce même sentiment d’engouement, la rage de vaincre les avait maintenant possédées.

Dresser tels des soldats, cette triade semblait habitée par l’esprit combattif du dieu de la guerre en personne. Le trio s’apprêtait à boire le calice jusqu’à la lie, donnant conséquemment au peuple de Las Camp un spectacle sanglant qu’il n’était sûrement pas prêt d’oublier.

Déviant sa tête en direction des énergumènes leur faisant de l’ombre dans ce dôme, un ring parsemée de torrents électriques à ses extrémités, on pouvait être témoin de cette sonorité stridente émanant de la ferraille enrobant ces fauves humanisés. L’antagoniste tribal scruta les moindres détails physiques de leurs adversaires, plongeant ses yeux d’un jaune effroyable dans celui du colossal lutteur qui s’avançait bruyamment, la surface sableuse du terrain dans laquelle ils évoluaient tremblait sous la masse excessive de ce mastodonte, un tapageur avoisinant les trois mètres de hauteur.

« On va vous écrasez bande de larves ! Personne ne fait le poids face à King ! Bwahahahaha !  » Braillait le dénommer King.


Une ovation avait été accompagnée par la provocation du  géant, son immense carrure et sa voix bestiale suffisaient à faire trembloter la majorité de ses ennemies, mais cela n’apparaissait pas être d’une efficacité particulière à l’encontre de Feng et de ses associés qui n’étaient en aucun cas perturbés.  

Le premier à ouvrir les hostilités fut Bonja, dont le pseudonyme s’avérait être le seul à être acclamer par la foule parmi les membres de son équipe, le chamaniste qui, témérairement s’était lancé sur sa cible l’ayant choisi indirectement tout comme ses homologues. Le marchand thérapeutique d’une attitude audacieuse envoya aux gladiateurs adverses des projectiles fin et pointu, une initiative que l’archéologue apprécia, engendrant de ce fait une diversion des plus alléchantes.  

Cible des trois bougres à la fois, le Shangara avait bien joué le coup, offrant à ses compères l’opportunité de porter l’offensive. Burning profita de ce court détournement d’attention ainsi que de l’interception du scalpel de la part du surhomme pour mener sa première attaque à bien. D’un mouvement rapide et précis, bondissant acrobatiquement telle une panthère les jambes tendues vers l’avant prête à broyer la mâchoire de sa cible.

Le choc fut des plus violents, le craquement entre les bottes cuivrées en semelles d’aciers et le massif facial du lutteur professionnel résonnait sur toute la surface du ring. Toujours en mouvement, l’adepte du ‘Sōryu Enrenshō’ ; les arrières-pieds collés au visage de son ennemi, plissa les genoux en prenant appuis sur la figure du catcheur dans le but de rebondir quelques mètres en retrait afin de rejoindre sa position initiale.

King, qui, n’avait semblait-il, pas bouger du moindre millimètre sous la puissance sauvage du coup que celui-ci avait encaissé de façon déconcertante. Une plaie superficielle s’était dessinée au niveau de la joue gauche du pachyderme,  qui eût comme idée de réplique, un sourire des plus carnassiers, suivis de ricanement incessant. « Bwahahahaha c’est tout ce que tu as dans le ventre petit microbe ?! ». Hurlait le culturiste.

Retirant le bas de Kimono, il se mit à arborer fièrement sa ceinture d’or de champion venant orner son subligaculum,  dévoilant aux yeux de tous et visant tout particulièrement son interlocuteur en ayant pour objectif de le déstabiliser. Le fait que King insistait de façon permanente sur l’intimidation de son adversaire démontrait d’une certaine manière la facilité que celui-ci pouvait avoir lors de ses nombreux combats antécédents. Terroriser les concurrents afin de diminuer de façon substantielle les aptitudes physiologiques dont ils pouvaient bénéficier.  

« Hmpf ... » . Un soupir qui en disait long sur la lassitude du forban tatoué. Le King ne prenait pas part  à une opposition quelconque, son adversaire était loin d’être un individu lambda, et il allait l’apprendre à ses dépens. Regard polaire jeté sur le faciès fissuré du molosse affichant la même expression goguenarde, le ricanement perpétuel  et les cris d’enthousiasme émanant des gradins s’estompèrent le temps d’un court instant.    
 
« Pathétique … » Murmurait Feng en enlevant son long manteau noirâtre.


Des susurrations suivis de crépitement étrangement familier. Son enveloppe corporelle pétillante de flammes sur maintes parties de son corps, scintillant à la manière d’une torche enflammée dans le néant absolu. La réaction de la foule ainsi que celle de sa prochaine victime ne se firent pas attendre, des bruits d’étonnement suivi d’applaudissements et d’acclamations encore plus intense que précédemment.

L’homme tout feu tout flamme qu’était Burning venait de s’allumer, révélant au monde qu’il était le mangeur du fruit des enfers, le ‘Mera Mera no Mi’. Apercevoir un membre de la lignée des Gõmunryong combattre était une chose rare, mais accentuer par un fruit du démon de type logia l’était encore plus. La résistance physique quasiment inhumaine du lutteur agressif contraignait le capitaine pirate à sortir le grand jeu, malgré son attitude aguichante, la montagne de muscle se montrait être un adversaire d’une dangerosité véritable.

Son sourire sélachimorphes pâlissant, le fauteur de trouble principal de cet affrontement s’était enfin tut, l’air quelque peu effaroucher, tout comme le public avant lui.  Feng dévia légèrement la tête vis-à-vis de ses partenaires, luttant courageusement, comme des lions, se réjouissant de leurs agissements dignes d’un membre de son équipage. « Rakham ! Bonja ! En retrait ! ». Ordonna le pratiquant de ‘chang quàn’ qui, après ses dires, fit jaillir un large torrent de flammes du sol caillouteux, qu’il modela difficilement à sa convenance sous forme de vague enflammée, que le mangeur de fruit maudit dirigea tant bien que mal en direction des combattants de Van Heim. « Firewall… ».

Un rempart flamboyant se dressait devant King et ses associés, qui se voyaient contraint de reculer sous la chaleur insupportable de la déferlante qui ravageait la surface du ring, ces derniers visiblement aveuglés et sans issues apparente, furent amené dans un cul de sac. En effet, le descendant de la tribu des neufs dragons mena directement ses cibles à l’extrémité du terrain, face à eux, les flammes les ayant entourés, dans leur dos, le grésillement électrique de la ferraille qui servait de délimitation entre les gradins et le champ de bataille.

Le seul et unique moyen pour eux de survivre à ce piège meurtrier, était en l’occurrence, les airs, un saut de plusieurs mètres de hauteur, qui bien évidemment, risquerait de les rendre vulnérable contre un assaut des guerriers engagés par le Weed Smoker de façon notable.    

« C’est la fin... ». Annonça le démoniste sans une once de scrupule dans ses yeux d'une noirceur sans équivaut. Une citation juteuse émanant de la bouche du capitaine aussi flegmatique qu’une statue de roche. L’historien ténébreux, d’un geste prompt et gracieux, condamna les hommes adverses à la calcination infernal et au foudroiement divin, en envoyant ses flammes avides de sang, les consumer.

© GS




Techniques utilisées :
Spoiler:
 

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MessageRe: War of clan ( Hannibal / Bonja )    Lun 9 Fév - 0:53

Les six protagonistes bloqués dans la demi-sphère de métal semblaient de vrais animaux, aucun d’entre eux ne laissant paraître le moindre regret quant à leurs présences ici-bas. Parmi eux se trouvait le rejeton d’un pirate qui fut fort connu, apte à commencer les hostilités incessamment. Hannibal semblait stoïque, immobile entre les amas de muscles s’esclaffant et s’échauffant pour une bataille dans laquelle il ne présageait que la victoire. Bien que sa surdité masqua d’un voile opaque le brouhaha de la foule en liesse, les vibrations de l’air malmené par tant d’inspirations propres à invectiver les bêtes qu’ils étaient lui parvint sous des formes et fragrances que le Yaken avait connu maintes fois. La sueur, le tabac froid, les effluves des demoiselles et autres odeurs propres à ce genre d’endroit s’entremêlant dans un tout qu’il lui était facile d’interpréter.

L’adrénaline monta en une fraction de seconde quand enfin, l’affrontement vint à se lancer après un décompte grossier. Le premier à agir fut Shangara, se servant de son attirail dissimulé par la cape pour projeter de fines lames de métal usuellement utilisées pour la chirurgie sur les trois patients en pleine santé leur faisant face. Ils purent éviter l’assaut mais la force du lancer et l’électricité parcourant les barreaux contre lesquels ils ricochèrent en fit vite des paramètres dangereux. Parant l’un d’eux à l’aide de son fourreau pour le dévier en direction du basané pourvu des trois lames, il le renvoya voler dans le public, se plantant dans un spectateur des premiers rangs. Tandis que Burning entamait sa prestation, Hannibal en fit de même, étayant son attention sur son nouveau Némésis qui se targuait lui aussi de pratiquer la Voie du sabre.

Le premier mouvement du Sourd fut un simple pas en avant, le bruit du métal glissant hors de la gorge de velours comme seul indice de sa manœuvre meurtrière, en plus du lien le retenant, auparavant fragilisé par son acolyte et capitaine. C’était clairement les premières notes d’un requiem qu’il allait jouer pour son comparse spadassin, Rakham arrivant à son corps à corps en un rien de temps. Son premier coup imprégné de la pratique et des préceptes de l’Iai frappa au niveau des côtes flottantes doté d’une vélocité jurant avec son accalmie précédente, étant paré de justesse par deux épées entrecroisées. L’homme avait un temps de réaction louable et après avoir analysé sa façon de dégainer et de le repousser, un petit échange de coup se lança entre eux, le dénommé Salazar –au vu des cris du public scandant ce nom par intermittence– dégaina sa dernière carte maîtresse pour laisser percevoir au sabreur des Burning Pirats un style original et presque imprévisible. À la fin du court échange, l’adversaire portait une balafre au faciès tandis que sans y prêter vraiment attention, il put voir à travers sa chemise blanc cassé un filet de sang s’écouler d’une de ses blessures en cicatrisation, rouverte par la pointe d’une des trois jumelles métalliques.

Il fut interrompu dans son tête à tête par une odeur singulière qui présageait souvent la même chose. Le musc de Feng se mêlait à la senteur brûlante de son fruit du Démon dans une suavité qu’il savait d’expérience dangereuse, preuve en fut quand ses lèvres se fendirent pour ordonner aux deux combattants une retraite provisoire. Hannibal n’était pas le genre à suivre les ordres mais il n’interféra pas, ayant reculé avant même que les mots ne sortent de sa bouche. Feng était un homme dur à cerner de manière générale, mais le lien les unissant et sa connaissance du spécimen l’avait vite poussé à réagir selon son instinct dans de telles situations. Après tout, le feu allait être un bon moyen détourné pour mettre l’équipe adverse en mauvaise posture et bien qu’il ne soit pas méfiant quant au résultat de son duel, en finir plus vite et plus facilement suggérait une voie bien plus fructueuse.

Dans les gradins, tandis que le Chien Errant opérait son bond d’isolement à la gauche de son Capitaine, un homme à la chevelure blonde et soyeuse sembla être pris d’une convulsion étrange. Visiblement en posant les yeux sur le ramassis de gladiateurs, un de leurs visages lui avait rappelé un souvenir peu plaisant dont il se serait bien passé. En effet, Hannibal avait saccagé son casino avec le dénommé Jon, pour ensuite éventrer son lieutenant et un de ses pions dans la Marine. Il était sûrement l’une des causes des prémices de la guerre là-dehors, même si cette idée ne l’avait pas fait broncher.

Visiblement en quête de quelconque vengeance, Raiponce fit disperser ses hommes tout autour de la salle, attendant patiemment de voir l’issue du combat. Si le sabreur à la peau ébène et ses compagnons ne se montraient pas dignes, les lieutenants du blond se chargeraient de les finir. Malheureusement pour lui, le Yaken ne comptait pas exhaler son dernier souffle dans un endroit si pathétique.

La déferlante de flamme s’abattit sur l’adversité dans une chaleur dévorante, les langues s’extirpant de l’amas orangé titillant leurs mollets tandis que le groupuscule tenta d’esquiver l’attaque de zone en sautant. Ils n’eurent à souffrir que de quelques brûlures bénignes mais l’atout principal de cette offensive fut sans conteste le fait de les mener dans les airs, vulnérables.

Hannibal posa la main sur la garde de sa précieuse compagnonne de voyage et s’élança à son tour, caché dans un premier temps par le produit du corps de Feng, à une distance raisonnable pour uniquement sentir la caresse du vent échauffé. Une fois sa proie occupée à esquiver le brasier en se jetant ainsi par-dessus, il plia les genoux et explosa métaphoriquement. D’un bond calculé pour ne pas être gêné par les deux autres gaillards, Shûsui frappa le genou de Salazar tandis qu’arrivé assez haut, Rakham put remercier la semelle de sa chaussure, isolant le courant lorsqu’il frappa la cage pour redescendre en piqué vers lui, son offensive parée pour cette fois. La petite décharge fut parfaite pour maintenir son taux d’adrénaline à un niveau assez élevé, le motivant plus qu’il ne l’était déjà, le Yaken se complaisant dans cette situation tendue.

Enchaînant sans laisser le temps au bronzé de répliquer, il fendit l’air vers lui en exécutant le Kajiritsuku. Bien que paré par les trois autres lames voletant dans l’espace du jeune manieur, le choc fut assez violent pour lui faire perdre le contrôle d’une d’elles, la main droite du Second l’attrapant avant son contact avec le sol. Dorénavant ils seraient tout deux pourvus du même nombre de jouet, même si utiliser un métal de qualité si insignifiante ne l’enchantait guère. Une fois son bien dérobé, il posa ses deux paumes au sol et d’un appui contre la garde d’une des épées cherchant à le trancher, il se propulsa plus loin.

Shûsui rangée dans son étui, la seule lame de l’homme de Van Heim dans les mains, il paraissait étrangement à sa place, bien qu’il ait notifié la présence du patron de la branche mafieuse à sa poursuite et ses dispositions prises. Au côté de Burning, rien ne lui avait jamais semblé impossible, s’échapper de ce trou compris. Lèvres toujours fendues d’un rictus malsain, il n’avait rien écouté des paroles de son adversaire, l’ignorant royalement comme on le ferait avec un être d’une race inférieure. Déjà, son esprit vaste s’imaginait le coup parfait pour le déstabiliser et le mettre à mort.

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