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Uji Asaao

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MessageUji Asaao    Mar 10 Mar - 13:43


Asaao

Uji





Présentation IRL

Prénom / Pseudo : Enzo
Sexe : Mâle
Âge : 17 ans
Comment avez-vous découvert le Forum ? : Gloire aux TopSites
Un mot sur le Forum : Un contexte ultra-original qui rend le fow immédiatement attirant
Origine de votre Avatar : League of Legends - Talon





Nom / Surnom / IRP

Nom : Asaao
Prénom : Uji
Surnom : Le Fanion disparu
Age : 25 ans
Race : Humain
Rang : Je ne sais

But : Retrouver les commanditaires du Projet Destinée et les éliminer. Eliminer la corruption du Gouvernement.
Faction : Pirate (Chasseur de Marines)
Armements : Une simple lame non rétractable, à fixer sur l'avant-bras, sans particularité
Équipage : Aucun
Capacités/FDD/Dials : Le FDD des ombres - Kage Kage no Mi, si possible.



Physique

Un minium de 5 Lignes sera demandé pour le caractère, avec au minimum : Votre Taille, votre corpulence, et description du visage. Une image peut aussi accompagner votre description physique. Elle sert surtout à montrer aux autres à quoi ressemble votre protagoniste.


Psychologique

Elle nous permet de mieux comprendre qui est votre personnage, de connaître ses aspirations et son caractère. Éviter d'y mettre des choses que vous n'utiliserez pas par la suite. Cette description permet de nous montrer vos qualités en matière de descriptions. Un minimum de 10 lignes sera demandé ici.
Pour vous aidez, décrivez vos qualités, défauts, votre caractère, vos aspirations, buts etc etc.


Biographie

Le Projet Destinée. Lancé en l'an 1586 par les instances les plus secrètes du Gouvernement. Un dossier aujourd'hui classé comme n'ayant jamais existé. Mais moi, je ne l'oublierais jamais, ce projet de malheur.

Chapitre 1 : Enlèvement.

Mon histoire commence comme toutes les autres, dans le sang et la souffrance, en 1576. Malgré le fait que ma venue au monde eut été des plus simples, ma mère, comme toutes les mères, souffrit le martyr pendant une heure. Pesant trois kilos et cinq-cents grammes pour une bonne cinquantaine de centimètres, j'étais certainement l'enfant le plus normal du monde à cet âge là. Rien ne me destinait à quoi que ce soit de spécial, dans cette famille issue de la classe moyenne. Mon père était un artisan chevronné, dont la barbe grisonnante attestait de la sagesse. Ma mère, quant à elle, avait choisi de dédier sa vie aux malheureux et officiait comme infirmière dans une modeste clinique d'East Blue. Un environnement tout ce qu'il y avait de plus sain pour élever un enfant dans le bonheur. Ce fameux bonheur, ce fut mon quotidien durant les dix premières années de ma vie. Voguant à des activités de petit garçon lambda, profitant de la vie entre repas, siestes et jeux, aucun nuage ne venait obscurcir mon ciel. Le climat plus qu'agréable de Shell Town ainsi que la protection de la Marine permettait à chacun de ne jamais se sentir menacé. Pendant ces quelques premières années, je développais cependant une particularité par rapport aux autres enfants. Ma croissance était fortement ralentie ce qui faisait qu'à dix ans je dépassais difficilement une cent-vingtaine de centimètres. Mais cette différence ne me gênait pas plus que ça. J'avais développé une capacité sans qui, aujourd'hui, je serais certainement soit mort, soit dans l'ignorance totale de l'existence du projet Destinée. Par ma petite taille et mon manque évident de personnalité, je réussissais fréquemment à me faire complètement oublier, même en restant en face des gens ou à leur côtés. Je ne compte même plus le nombre de fois ou l'on m'a cherché alors que je n'avais pas changé de place. Je devenais une ombre, en quelque sorte, presque invisible. En obtenant ce talent, j'avais signé, sans le savoir, un contrat avec le diable. En effet, en 1586, sans que la population, ni même la Marine ne soit au courant, avait été mis en place le plus grand projet de recrutement et de formation d'assassins qui n'ai jamais existé : Le projet Destinée. Et je n'allais pas tarder à découvrir plus en détail ce maudit projet.

Je me rappellerais toujours de cette nuit là. Le 2 octobre 1586, le jour où j'ai été rayé du registre des civils de Shell Town. J'avais été particulièrement agité ce soir là alors mes parents m'avaient envoyé me coucher très tôt dans la soirée. Ce qui avait eu pour conséquence de me laisser parfaitement éveillé et repu de sommeil à deux heures du matin. J'étais assis dans mon lit, totalement calmé par le repos que je venais de m'offrir. Là, dans mon lit, je ne faisais que penser. A des choses auxquelles on pense à 10 ans à peine, comme le menu du petit déjeuner qui allait arriver ou encore le temps qu'il allait faire durant la journée. C'est à ce moment là, alors que j'étais totalement perdu dans mes futiles pensées, que ma fenêtre s'ouvrit violemment. Je sursautais depuis le fond de mon lit, plus qu'étonné de ce fait. Pendant une longue minute, rien de plus ne se passa. Et puis je vis une corde, armé d'un crochet, se fixer sur le rebord. Il n'y avait qu'un homme, tout de noir vêtu, encagoulé et armé. J'eus le premier réflexe de survie possible : crier. Mais mon hurlement ne sortit jamais de mes lèvres. Il avait plaqué sa main énorme contre ma bouche, m'enlevant tout espoir d'appel au secours. Sans dire un mot ni s'attarder, il m'attacha les mains et les pieds et me couvrit la tête d'un foulard noir, avant de me jeter sur son dos comme un vulgaire sac de pommes de terre. 2 octobre 1586. Le jour où Asha et Yondam Asaao perdirent leur fils dans la nuit, sans rien avoir put y faire.

Lorsqu'on me permit enfin de revoir la lumière du jour et d'évoluer sans mes liens, je fut surpris de voir si peu de clarté. Je frottais mes poignets, agressés par les cordes rugueuses. Je ne savais pas vraiment où je me trouvais, j'étais seul dans une salle sombre, dont les murs étaient si proches que je pouvais les toucher ensemble en tendant mes bras. La porte en face de moi n'apportait que très peu de lumière dans le cagibi, à peine de quoi visualiser les éléments. Je suis resté trois jours là dedans, ne recevant qu'un bol de soupe deux fois par jour ainsi que deux cruches d'eau matin et soir, qu'on me passait pas une minuscule trappe sous la porte. Les éléments de nourriture n'arrivait pas toujours intacts de mon côté de la porte, malheureusement. J'ai cru que j'allais rester là dedans toute ma vie. Chaque fois que je demandais une explication, personne ne me répondait. Mes habits étaient salis par les traces de nourriture, trempés par les larmes et la morve, tâchés par mon urine que je n'avais pas su garder à l'intérieur. Lorsqu'on vint me chercher, j'étais une loque. J'étais engourdi d'avoir dormi sur un sol de pierre, fatigué de ne voir que le noir toute la journée. Un grand homme aux mains puissantes m'attrapa par le col et me souleva comme si je n'étais qu'un vulgaire sac à main. Ce voyage dura quelques minutes, où nous traversâmes de nombreux corridors, où des dizaines de portes comme la mienne étaient ouvertes sur des cellules aussi sales que celle que je venais de quitter. Je n'étais pas seul. Le contact avec le sable fut assez désagréable. On m'avait juste jeté au sol. Mais il était chaud et doux. J'avais envie de me rouler toute la journée dans cette matière que j'avais oubliée. Mais une voix grave et tonitruante éclata dans le ciel, me faisant instinctivement me lever pour vois d'où elle venait. Il y avait là-haut, dans une loge de marbre, un vieil homme presque grabataire.

- Bien. Bonjour jeunes hommes. Je suis l'agent Ibéry, recruteur secret du CP8. Aucun de vous ne sait ce qu'est le CP8 et c'est normal. Mais personne ne saura jamais qui vous êtes désormais. Oubliez vos noms. Oubliez vos passés. Oubliez surtout vos petites vies tranquilles. Vous êtes désormais des outils du gouvernement. Bienvenue au Projet Destinée, messieurs.


Chapitre 2 : Le Projet Destinée

- Le Projet Destinée a été lancé cette année. En tant que sujets principaux de cet essai, vous êtes en droit d'en connaître un minimum sur le fondement de ce projet. Vous êtes tous là en raison de capacités personnelles atypiques que nous recherchons. Certains sont des enfants particulièrement forts ou violents, d'autres sont les enfants les plus discrets des Blues. Vous allez devenir des assassins, tous, dans le but d'éliminer la menace des Célestes. C'est pourquoi vous serez ici formés et sélectionnés. Si vous n'êtes pas assez fort pour survivre, alors vous serez éliminés. Je ne parle pas qu'au sens figuré de ce terme. Alors marchez maintenant, vos habitations se trouvent juste en face. Allez prendre une douche, vous en avez bien besoin.

Eliminés ? J'étais resté bloqué sur ce terme. Ils voulaient nous tuer si nous échouions à un test que nous n'avions pas choisi de passer ? Quelle genre d'injustice était-ce là ? Je levais alors les yeux pour observer mes nouveaux adversaires dans ce concours, qui étaient aussi stupéfaits que moi. Certains étaient plus vieux que moi, plus costauds également. D'autres semblaient avoir à peine 7 ans. Je m’avançais, comme tout le monde, me méfiant de ce qui nous attendait. Une fois que j'eus passé la porte indiquée par celui qui avait trôné au dessus de ce qui s'était révélé être une arène, on me désigna, ainsi qu'à deux garçons très grands, un cabanon quelques mètres plus loin. Cela commençait déjà bien, mes compagnons d'habitation étaient deux brutes surement capables de m'assassiner dans mon sommeil. Ce projet me terrifiait. Je ne savais pas du tout quel genre de tests nous attendaient. Des combats sûrement, principalement. C'est ce qui me terrifiait. Ce fut les larmes aux yeux, une nouvelle fois, que je m'endormis sur un vrai lit cette fois. Mon réveil fut compliqué. Un seau d'eau froide s'écrasa sur mon nez et on me lança un uniforme noir sur le visage. Intimidé, je m'empressais de m'habiller, remarquant qu'un couteau se trouvait sur la jambe de l'équipement C'était bien ce que je pensais. La journée que je passais ce jour là n'allait faire que se répéter durant cinq ans. Un agent qui ne se présenta jamais nous donnait des ordres et nous passions la journée entre les combats, l'apprentissage de la maîtrise des armes comme le couteau, le sabre ou encore l'arc et les cours théoriques de maths, de langues et d'histoire. Le soir, nous rentrions aux baraquements, où mes compagnons, Hagard et William s'amusaient à tester leurs nouvelles techniques apprises le jour même, m'utilisant comme cobaye. A cette époque j'éprouvais une profonde aversion pour le combat et je mis beaucoup de temps à assimiler le fait que je ne rentrerais pas chez moi, jamais. Et encore plus de temps à me décider à lutter pour ma survie.

Il faut dire que le fait que je ne soit pas éliminé était hautement improbable, étant donné mon misérable mètre vingt-cinq et ma faible musculature. D'autant plus que je n'étais pas doué avec les arts du combat qu'on nous enseignait. Pendant deux longues années, la seule chose pour laquelle je fus doué était les études. Je maîtrisais toute la partie théorique mieux que quiconque, ce qui me valut le surnom de "rat de bibliothèque", auquel je ne tenais pas particulièrement. Alors, une fois l'information assimilée, je me décidais à faire le maximum pour assurer ma survie. Durant les entraînements je me mis à travailler dur, mettant en avant, durant les simulations de bataille en équipe, ma personnalité effacée, afin d'aider du mieux possible mon équipe. Durant les combats théoriques contre les mannequins de bois mobiles, je dus mettre tout mon coeur à l'ouvrage car ces être non-humains n'oubliaient jamais ma présence. Alors je dus apprendre à me battre réellement, avec un glaive et un bouclier. Et, contre toute attente, au bout des cinq années, lorsque les résultats théoriques et pratiques cumulés tombèrent, je faisais partie des 15 premiers, destinés à rester. Enfin, c'est ce que nous croyions. Nous pensions que ces notes faisaient office de sélection et que les moins bons seraient "éliminés" par les autorités de droit. Mais il n'en fut pas ainsi, ce qui nous attendait était bien pire que tout ce que nous avions pu imaginer.

Chapitre 3 : L'Epreuve du Colisée.

14 mai 1591, l'année de la sélection. Nous avions été prévenus depuis un moment que l'agent Ibéry allait prendre ses dispositions concernant les éléments à garder aujourd'hui même. Chacun de nous s'était habillé ce matin avec l'uniforme officiel, avant de se rendre à l'arène principale, haut lieu des décisions gouvernementales. Mais personne ne s'attendait à l'annonce qui allait nous être faite. A peine l'agent s'était il montré que les portes de l'arène se refermèrent toutes une par une, ne laissant ouvertes que celles menant à nos primitives cellules. Cela ne présageait rien de bon. De sa voix grave que nous n'avions plus eu l'occasion d'entendre depuis quelques temps, il s'annonça aux quelques quarante garçons qui l'écoutaient et moi.

- Mes chers enfants ! Vous voilà maintenant arrivés au terme de la première partie de votre entraînement. Mais seule la moitié d'entre vous pourra continuer cette folle aventure avec nous. Le temps de la sélection est arrivé. J'aurais voulu pouvoir désigner lesquels parmi vous méritaient de continuer, mais j'ai trouvé que cela était trop arbitraire pour être juste. Alors vous participerez à l'épreuve du Colisée. Vous aurez dix minutes à compter de mon signal pour vous rendre dans votre ancienne cellule où nous avons entreposé armes et vêtements. Libre à vous de choisir, dans ce délai, l'équipement qui vous convient le mieux. Dans dix minutes exactement, les portes se refermeront sur vous. Vous êtes 42, je n'arrêterais l'épreuve que lorsque que vous ne serez plus que 21 à survivre. Vous assurerez vous-même votre place au sein de la Destinée. Que l'épreuve commence !

J'eus aussitôt le même réflexe soudain que tous les autres adolescents présents. J'étais parmi les plus légers et les plus vifs alors je fus l'un des premiers à pénétrer dans le corridor des cachots. Une foule de souvenirs remontèrent à mes yeux mais ce n'était plus le problème. Il fallait que je choisisse une arme dans le but de tuer mes camarades. Cela me rendait malade d'avoir à faire ça si subitement, mais il s'agissait de leur survie ou de la mienne. Il me suffirait d'imaginer affronter des Célestes et non des enfants. Arrivé à mon ancienne cellule, je fus abasourdi devant le nombre d'équipement différent qui était présent. Je devais réfléchir. J'avais besoin d'une arme légère, facile à transporter et fortement létale. Il n'y en avait qu'une de ce genre, que j'avais utilisée deux à trois fois durant ces années. Une longue lame de fer, à fixer sur le poignet. Permettant de frapper avec une grande précision. Sans plus attendre, je me contentait de fixer cette arme sur son avant-bras et chargeait sur mon dos un longue cape bleue, me cachant le visage. Le soleil tapait fort sur le sol du Colisée, mieux vaudrait ne pas subir une insolation inutile. Je terminait par fixer un long couteau sur ma botte et un autre au creux de mon avant-bras gauche. En ressortant du couloir, équipé très légèrement en comparaison à la majorité de mes camarades qui s'étaient équipés de deux haches doubles ou encore d'épées à deux mains, portant boucliers et cottes de mailles, je relevait ma capuche sur ma tête pour me protéger du soleil. Je ne savais pas si j'étais prêt pour ce qui allait suivre, mais je ne pouvais pas me permettre de mourir aujourd'hui.

Le gong résonna haut dans le ciel, une panneau s'alluma au dessus de la loge de Ibéry, dévoilant un nombre : zéro. Un de mes camarades avide de sang tira la première flèche qui vint se planter dans la gorge d'un des plus jeunes, qui n'avait pas pris soin de surveiller autour de lui. Le chiffre changea : un. Ce fut alors la ruée. Tout ceux que j'avais vu s'entraîner depuis cinq ans mettait maintenant à profit leurs talents. Moi, il n'y avait que deux personnes que j'avais réellement envie d'éliminer. Et puis après tout, il suffisait de survivre et de tuer une personne pour rester dans la course, rien de bien compliqué après tout. Comme à mon habitude, je profitais de ma petite taille et de mon absence de présence pour passer à travers la foule. J'étais à la recherche de mes compagnons de cabanon, ces deux brutes ultra violentes. S'il fallait tuer des gens, autant allier l'utile à l'agréable. Je n'eus aucun mal à les retrouver. Ils s'étaient positionnés dos à dos, chacun armé d'une masse d'arme et tentant de raser quiconque s'approchait d'eux. Ils ne touchaient pas grand monde malheureusement, leur tactique étant trop basique, comme leur cerveau. Le chiffre sur le panneau était 8 désormais et ne montait pas vite. Les plus jeunes avaient été tués surement. Alors je pris une décision. Usant de ma vivacité, je me précipitais vers eux , sans qu'ils ne me voient arriver, trop occupés à massacrer le sol. Je pris une impulsion et me jetait sur eux, par derrière, enserrant leurs deux cous avec mes bras, un couteau placé à l'horizontale de leurs gorges. Sans un mot, leur laissant juste le temps de voir mon visage, je tirais sur mes lames sans une once de regret, laissant leurs lourds corps s'écraser au sol, la gorge tranchée. J'avais été repéré et tout le monde me considérait maintenant comme dangereux. La situation ne tournait pas vraiment à mon avantage. Ils étaient trois à vouloir m'éliminer et je sentais que la mort allait s'abattre sur moi plus tôt que prévu. Mais l'un des trois eut une illumination et trancha les têtes de ses deux camarades sans pitié aucune, avant de s'avancer vers moi. Apeuré, je posais un rapide regard sur l'écran : dix-huit. Il allait falloir que je tienne encore un peu avant de m'en sortir, encore trois morts. Lorsque le gong résonna de nouveau, j'avais le bras gauche en sang et une entaille de 10 cm sur l'épaule droite. Mais j'étais vivant et je le resterais encore pendant un certain temps. La sélection était terminée.

- Jeunes gens, félicitations, vous avez réussi à survivre et certains d'entre vous nous ont fait une forte impression. Vous allez désormais poursuivre votre cursus sous la direction d'un maître d'armes personnel qui vous enseignera l'art de maîtriser votre arme d'assassin préférée. A l'issue de ces 5 prochaines années, si vous êtes toujours aussi étonnants, vous serez membre du CP8, assassins pour le Gouvernement.

Dans un silence consenti, qui marquait le manque d'engouement des jeunes hommes, et de moi-même, pour  notre future promotion, que s'acheva cette journée horrible.

Chapitre 4 : Quand les Destinées s'écroulent.

Cinq longues années étaient passées, dans la sueur et le bruit des armes. Tou s'était déroulé normalement jusqu'à il y avait de cela six mois. Nos maîtres d'arme respectifs nous avaient tous abandonnées le même jour, sans qu'aucune indication ne nous soit donnée. Nous avions fini par décider de nous entraîner ensemble, des fois que cela soit encore un test pour vérifier notre loyauté. Après tout, ils avaient pris l'habitude de piéger notre parcours, il n' y avait aucune raison pour que cela soit une exception. Pendant ces derniers mois, nous n'eurent également plus aucun accès aux actualités, ce qui nous inquiéta sérieusement. Nous avions l'impression que le gouvernement tentait de nous cacher quelque chose. Mais cette nuit là, cinq jours après que j'ai célébré mes 20 ans, en 1596, nous eûmes une terrible surprise, durant la nuit. Adepte des insomnies, je restais très souvent éveillé les nuits, toujours perturbé par la nuit de mon enlèvement, m'ayant rendu paranoïaque dans l'obscurité. Mais cette fois ma paranoïa était justifiée. J'étais assis sur mon lit, occupé à repenser, comme à mon habitude, à toute cette vie et cette jeunesse volée que l'on m'avait imposée, quand mes sens furent interpellé par un bruit anormal. Le même bruit que celui qu'un chat produit en posant ses pattes délicates sur le sol. Sans réfléchir plus longtemps, je m'emparais de mon arme pour la fixer à mon avant-bras, par dessus mon pyjama. Je vis alors surgir un homme tout de noir vêtu, cagoulé et armé. Je reconnus alors ses mains et le déterminait comme étant mon premier kidnappeur. La rage m'envahit alors et je lui sautais dessus alors qu'il était visiblement étonné de me voir debout à une pareille heure. Je lui plantais ma lame dans la gorge, une goutte de sang chaud sautant sur mon visage. Sans plus attendre, je m'empressais d'enfiler ma veste à capuche avant de m'enfuir. Je ne savais pas si je venais de sauver ma vie en trahissant le programme ou si c'était le programme qui m'avait trahi. Lorsque je vis trois de mes camarades sortir de leurs cabanons à leur tour, armes à la main, je sus que je n'avais trahi personne. Nous nous mîmes alors tous les trois à courir vers le Colisée, seul destination qui pouvait nous permettre de sortir de cette île. Lorsque nos pieds touchèrent le sable, nous fûmes estomaqués.

Le décor était planté, comme pour nous attendre. Les portes se refermèrent juste derrière nous, ne présageant rien de bon pour la suite. L'incompréhension était le maître mot à ce moment. Etait-ce encore un test ? Nous n'en savions rien, mais un homme seul pouvait nous le dire et cet homme était debout devant nous, les bras croisés sur la poitrine. De la voix puissante qui le caractérisait, l'agent Ibéry entama un nouveau discours, l'air presque triste cette fois.

- Messieurs, voici une triste soirée que celle-ci. Je pensais que je n'aurais pas à faire cela et que mes hommes vous auraient tous taillés en pièces dans votre sommeil. Apparemment, ils n'ont pas été capables d'éliminer les élites. C'est bien dommage. Le Colisée va devoir finir le travail. Vous m'en voyez désolé, mais je ne peux pas me permettre de vous laisser quitter cette arène d'une autre façon que les pieds devant.

Il claqua alors dans ses doigts, faisant s'ouvrir les portes d'acier du fond de l'arène, que nous n'avions jamais vues ouvertes. Il en sortit alors une dizaine de fauves aux airs peu commodes. Ils étaient affamés, cela se voyait et ils eurent tôt fait de nous repérer. Il était temps pour nous de combattre, au lieu de réfléchir aux paroles de celui qui venait de nous condamner. Le sang commença à couler et il ne fut pas qu'animal, loin de là. Deux de nos camarades survivants moururent sous les coups des félins. Nous n'étions plus que deux à rester debout, couverts de sang, lorsque Ibéry revint vers nous. Il était furieux et se plaça devant les portes qui nous offraient la possibilité de sortir. Il avait dégainé une longue épée à deux mains et semblait complètement fou.

- Je suis désolé les enfants, le projet Destinée n'est plus ! Le projet qui a été développé dans les mêmes temps que le notre, celui des cyborg monsters, a finalement abouti et vous a rendus désuets. Vous ne nous êtes plus utiles et malgré votre talent naturel pour la survie, vous devez être effacés, pour le bien de la confidentialité du gouvernement. Vous ne ressortirez pas, je vous le promets. Vous serez morts quand le soleil se lèver...

Il n'eut jamais le temps de finir sa phrase. Aveuglé par sa fureur, j'avais eu encore plus de facilité que d'habitude pour me faufiler dans son dos sans qu'il ne prête attention à moi. Au moment où il avait proféré ses menaces, je n'avais pas hésité à planter ma lame dans son dos, la faisant ressortir côté face. C'est en le laissant baigner dans son sang que nous décidâmes de nous enfuir. Mais mon camarade était blessé, une large griffure au niveau du visage le faisait terriblement souffrir. Je ne pus pas m'enfuir avec lui et j'ignore s'il est encore vivant aujourd'hui. Mais je veux y croire. Je le retrouverais. Car c'est ce que j'ai décidé. Désormais, je dédierais ma vie à traquer les autorités qui ont mis en place le projet Destinée, ruinant la jeunesse de quarante adolescents innocents, pour ensuite les tuer comme s'il s'agissait de simples dossiers qu'on jette dans le feu. Avec moi, formé par leur soin, ils ne seraient plus jamais tranquilles nulle part sur cette terre. Ils avaient formé un des meilleurs assassins de la décennie, ils allaient pesé le poids de leur erreur. Que ce soit Marine ou Gouvernementaux, Corrompus ou non, je les tuerais tous, après leur avoir extorqué les informations suffisantes. J'étais un pirate désormais, par la force du destin. Ma vie allait changer, je ne tuerais plus des animaux et des mannequins en bois maintenant. Ma lame et moi allions porter la terreur dans le cœur des Marines. C'est ce que nous fîmes depuis ce jour jusqu'aujourd'hui.






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Shinmen Musashi
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MessageRe: Uji Asaao    Mer 15 Avr - 21:52
Coucou ! Je viens aux nouvelles concernant ta fiche, où en es-tu ?
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