Le Test [solo]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Gongbao
Barracuda Pourpre
avatar

Messages :
32
Grade / Métier :
Traqueur Céleste

Feuille de personnage
Doriki: 620
Berry's: 43 000
Réputation/Prime: 0
MessageLe Test [solo]    Mar 24 Mar - 20:19



Face au Duo d'Ingénieurs
____________________________________________





Deux hommes entrèrent dans l'auberge. L'un, le plus grand perché, portait une énorme masse en ivoire dans son dos. Cette dernière pesait à vue de nez une trentaine de kilos, et force était de constater que recevoir un coup en pleine tête d'une telle arme pourrait s'avérer fatal. Ce grand gaillard à la peau d'ébène était vêtu de plusieurs peaux de bêtes, ainsi que d'une ceinture munie d'un poignard scintillant. Son collègue, lui, un homme rabougri arborant une sangle sur laquelle était accroché une dizaine de pistolets à mèche. Ils se rapprochèrent du comptoir, tout en sondant l'ambiance chaleureuse de l'établissement. Une odeur de porc rôti planait dans l'air, les clients savouraient leur met avec délectation. Le grand gars à la massue parla au tenancier, qui ne cessait de dévisager leurs armes, son cœur battait à cent à l'heure, une bagarre était de mauvaise augure pour les affaires.

- Bonjour, aubergiste. Je me nomme Saxon. Et voici mon associé Riveli. Ne vous fiez pas à sa petite taille, il est tout autant habile que moi avec ses pistolets que moi avec ma massue. Je suppose que vous avez déjà entendu parler de nous n'est-ce pas ? Dans le coin nous avons notre petite réputation.
- Ca ne me dit pas grand-chose …
- Et si je vous dis qu'on nous surnomme le Duo d'Ingénieurs, ça vous parle mieux ?

L'aubergiste se raidit. Ceux qui gravitaient autour du comptoir se figèrent à leur tour, laissant un frisson d'angoisse leur parcourir l'échine. Le Duo d'Ingénieurs. A vrai dire, personne ne savait réellement s'ils se situaient dans le camp des bandits ou des sauveurs. Saxon et Riveli devaient leur surnom à leur ingéniosité implacable, leur capacité à élaborer des stratagèmes tous aussi tordus les uns que les autres. A plupart du temps, ils exerçaient leur activité de chasseurs de primes, mais il leur arrivait de prendre part à des pillages organisés. Le but du jeu était de ramasser le plus gros pactole. Alors ils transgressaient de temps à autres leurs prérogatives de chasseurs de primes. Mais leur efficacité était indéniable. Du moins à North Blue. Et plus précisément au sein de l'Archipel Orange. L'arrivée de ces deux guerriers dans l'auberge avait alourdi considérablement l'atmosphère. Rivleli prit la parole à son tour

- Ah ah ! Je vois que finalement vous vous rendez compte de à qui vous avez affaire ! Pas d'inquiétude, nous ne sommes pas venus ici pour faire la fête, héhé … Nous recherchons quelqu'un en particulier. Un gars qui a posé le pied sur ce caillou il n'y a pas longtemps et qui est venu manger un morceau chez vous avant-hier d'après nos informations.
- Bien sûr. Quelle est la personne en question ?
- Il se fait appeler Gongbao. C'est un solitaire, vêtu de pourpre et cheveux rouges. Un homme plutôt musclé et jeune.
- En effet, j'ai hébergé un gars qui correspond à votre description. Silencieux, discret mais pas aimable du tout si vous voulez mon avis. Sa tête est mise à prix ?
- Non, héhé. Mais c'est tout comme, mon petit gars. Si on vous dit pourquoi on le cherche, promettez de ne rien dire. Ou on sera forcé de revenir pour vous tuer, vous voyez ? La concurrence c'est mauvais. Ce " Gongbao " est un triton. Une sirène de sexe mâle. Ca vous la coupe, hein ? Les tritons et les sirènes peuvent transformer leur nageoire en jambes à partir de trente ans. Ce qui explique le fait qu'il soit passé incognito dans votre auberge. Les tritons et les sirènes sont des esclaves très prisés sur Grand Line et dans le Nouveau Monde. Dans les blues c'est proscrit, mais il suffit de connaitre les bons réseaux clandestins. Ces créatures peuvent se fondre dans la masse sans problème.
- Qui vous a renseigné sur ce sujet ? Vous êtes sûr que c'est un triton ?
- Nos sources sont confidentielles. Mais on part lui faire la peau. Et pour l'instant il n'a pas quitté l'île. Lâche-nous des infos. Où qu'il est ?

--------------------------------------------

J'étais allongé, à regarder le ciel. C'était donc là-haut ma patrie si je devais en croire les autres célestes. D'ailleurs où étaient-ils ? Cela faisait deux fichues semaines que je n'ai pas rencontré le moindre supérieur, suivi ne serait-ce que l'ombre d'un ordre à suivre. J'avais du mal à croire qu'il s'agissait d'une organisation stable. En attendant, je poursuivais mes voyages, avide de découvertes. L'île sur laquelle je m'étais arrêté était nommée Greepy, un lieu paisible vivant de pêche, protégé par une base de la Marine non loin de là. En d'autres termes, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter quant à la venue de pirates ou tout genre de resquilleurs. A propos de pirates, je n'en avais croisé que relativement peu, et la plupart se démarquaient des clichés habituels véhiculés par ces torchons de journaux. Des humains. Que des humains, tout pour les humains, juste pour les humains. Pas une seule fois je n'avais rencontré d'homme-poisson, de sirène ou de triton. Je me sentais autre dans ces mondes colonisés, même si je passais pour un humain lambda dans le secteur.

Je voyageais d'île en île, à la nage, par la voie des mers, celle dans laquelle je me sentais le plus à l'aise. Je chassais la poiscaille sous l'océan, je faisais escale sur une île, puis je repartais. Pour l'instant mes conclusions sur le monde des hommes étaient équivoques : des sauvages. Ils se battent, ils volent, ils s'entretuent. La guerre. Sans cesse la guerre. Et ces trois ordres qui se faisaient la guerre inlassablement : gouvernement, piraterie, révolution, sans qu'aucun d'entre eux ne parvienne à disparaître pour de bon. Le gouvernement était impuissant, les pirates en roue libre, les révolutionnaires de plus en plus influents. Les célestes étaient donc la seule voie possible ? Enclencher la marche vers un empire unifié ? Où toutes les races seraient coude à coude ? Utopie. Mais quitte à être fidèle, autant l'être à ceux qui conviennent le plus. Je fermai lentement les yeux pour les rouvrir quelques minutes plus tard. Les nuages avaient embrumé le ciel, quelques gouttes tombèrent. Les gens s'affolèrent autour de moi, en quelques secondes, tout le monde avait évacué le parc pour se mettre à l'abri. Je restai là à profiter de ces quelques gouttes d'eau qui avaient le don de m'apaiser. Mes muscles se détendaient, je me sentais libre. C'est alors qu'on m'interpela. Un vieillard situé non loin de là agita son bras en me hurlant de venir m'abriter dans sa boutique. La pluie était devenue torrentielle. Par curiosité, je rejoignis le vieillard qui me laissa pénétrer dans l'humble échoppe.

A première vue, l'homme bienveillant était un artisan. Mais pas n'importe lequel, il était horloger. L'intérieur était meublé de grandes étagères contenant des pendules, des horloges, des coucous, et toutes sortes d'objets à cadran. Le tout faisait un joyeux bazar. Malgré l'aspect rudimentaire de ce lieu, s'en dégageait une certaine aura prestigieuse. Quant à mon hôte, il était chétif, tremblant, bossu, et se déplaçait difficilement avec une canne. Je ne pouvais m'empêcher de trouver cela risible. Deviendrai-je ainsi une fois que j'aurai son âge. Il me fit un sourire édenté avant de déclarer :

- Je m'appelle Drédouard Poto. Comme vous pouvez le voir, je suis le plus vieil horloger de toute l'île encore en activité, héhé. Je n'allais pas vous laisser sous cette pluie battante, hein. Vous n'êtes pas du coin, pas vrai ? On visite tranquillement le parc ?
- Oui. Votre boutique est en plein dans le parc. Pourquoi ?
- Pourquoi pas ?
- Pas faux.
- Quel est votre nom ?
- Gongbao.
- Voilà qui est intéressant. Permettez ?

Le vieil homme retira de sa blouse un petit escargophone noir. Il murmura quelques mots et d'un coup, une détonation se fit entendre. Un nuage blanc et épais envahit littéralement la pièce, plus rien n'était visible à moins de cinquante centimètres. La première  chose que je cherchai à faire était de me défaire de la situation. Mais aussitôt que les fumigènes avaient éclatés, je sentis quelque chose tomber sur moi. Un filet. Il se referma sur moi, je tombai à la renverse, et à vitesse grand V, je fus trainé hors de l'échoppe non sans défoncer la porte au passage. J'étais pris au piège. Ou pas. L'averse s'était arrêtée, et je me retrouvai face à deux guignols. L'un très grand avec une massue, était en train de tirer le filet dans lequel j'étais jusqu'à lui. Son acolyte était un petit bonhomme rougeaud me tenant en joue avec deux pistolets. Les deux éclataient de rire.

- Bouah ah ah ! C'était trop facile ! Encore un piège digne du Duo d'Ingénieurs, Saxon et Riveli !!
- Le Duo d'Ingénieurs ? Les espèces de tarés qui sont prêts à tout pour la moindre pièce d'or ?
- Eux-mêmes, poiscaille ! Je suppose que tu fais moins le fier devant des as tels que nous. Fini la belle vie pour toi. Tu vas retourner avec un grand coup de pied au cul sur Grand Line en tant qu'esclave. Et vu que tu es un triton, tu vas nous rapporter un max de berrys ! Mais avant de s'y mettre, nous allons t'expliquer en quoi notre plan pour te capturer consistait.
- Rien à foutre.
- Héhéhé ! Tu ne diras plus ça lorsque tu auras entendu ce qu'on a à dire ! Nous avons fait judicieusement fait passé le mot aux gens du coin en disant que tu étais un dangereux criminels. Puis nous avons distribué des escargophones que nous avions volé dans un navire marchand il y a quelques mois. Nous avons également piégé toutes les maisons que nous avons visitées ! Quand l'horloger t'a repéré sous la pluie, il nous a directement appelés. Après t'avoir fait rentré chez lui, il n'avait plus qu'à nous prévenir d'actionner les fumigènes ainsi que le lance-filet. Et c'est dans la boite ! Alors, qu'est-ce que t'en dis ?
- J'en dis que vous êtes stupides. Mais vraiment. La seule chose que je reconnais, c'est que vous avez percé à jour mon identité de triton. Je ne sais pas qui vous en a informé, mais c'est un cador. Vous, vous n'êtes que des bouseux, des ratés, des moins-que-rien. Je ne vous donne pas cinq minutes de plus à vivre.
- A ouais ? Et tu comptes faire comment gros malin ?
- Un filet ? Pathétique. J'espère qu'il est fait en une matière solide. Dans le cas contraire, je n'ose imaginer la mauvaise surprise quand je vous dirai que les hommes-poissons sont dotés d'une force surhumaine.

Comme je le pensais, il s'agissait d'un vulgaire filet de pêche. Et encore. Confectionné avec les pieds. Visiblement, ils n'étaient que des amateurs qui avaient bâti leur réputation sur de l'opportunisme. Il fut facile pour un triton comme moi de déchirer ce truc qui me servait de cage et dans lequel mes adversaires avaient fondé tous leurs espoirs. Puis j'effectuai une roulade pour me retrouver juste devant le dénommé Riveli, le gars aux pistolets. Il n'eut pas le temps de réagir, que je saisis son crâne, et le fracassai contre le sol de toutes mes forces. La chose n'était pas belle à voir, son visage ne ressemblait plus qu'à un immonde tas de viande hachée. Un de moins. L'autre se mit à trembler de toutes parts, et saisit immédiatement son énorme masse d'ivoire.

- Mais t'es qu'un salaud !




- Oui, je suis un salaud. Je suis un vilain. J'aime faire mon héros shohenesque, mon kéké, mon beau, mon fanfaron ! Cette scène est pathétique, tout comme toi ! Mais elle est essentielle à ma superbe introduction dans ce monde ! Je dois savoir si j'en suis digne, si j'ai le droit d'exister, humain ! Tu hésites à attaquer ? Grave erreur, je t'attaquerai donc en premier.


Gyojin Karaté : l'Ancêtre des Dragons Martyrs !


Je concentrai pendant deux secondes ma force de frappe dans mon poing droit avant de le dégainer avec une grande vitesse. L'impact produisit une détonation, comme si on venait de claquer une porte. Et le pauvre Saxon fut repoussé sur plusieurs dizaines de mètres, en roulant-boulant sur lui-même, laissant derrière lui un épais nuage de poussière et de boue à cause de la pluie. Je l'avais sentie, sa cage thoracique plier sur elle-même, ce craquement si caractéristique des os humains. J'avais probablement réduit en miettes ses poumons. Mort sur le coup ? Peut-être pas. Il devait être en train de s'étouffer dans son propre sang. Plus que quelques secondes à vivre peut-être ? Oui, j'entendis son dernier soupir. La foule s'était rameutée pour assister à l'exécution publique de ces deux manants. Désormais morts sous mes mains. Morts avec mon secret. Qui les en avait informé par ailleurs ? Une main se déposa sur mon épaule. Je me retournai, c'était un homme enveloppé d'un manteau à capuche noire. Impossible de distinguer son visage. Il m'indiqua du doigt l'autre côté du parc. Je vis le cadavre de l'horloger dans l'herbe, baignant dans son sang.

- Si tu veux prétendre être digne de notre armée, pense à ne laisser aucune trace derrière toi. J'ai dû tuer celui-là de mes propres mains.
- J'avais dans l'idée de m'occuper de lui aussi. Vous êtes un céleste je suppose. Depuis combien de temps vous me surveillez ?
- Depuis que tu as posé le pied sur cette île. Les réseaux de notre Dieu ne sont pas à négliger. Et en tant que nouvelle recrue, je devais te tester. C'est moi qui ai informé ces deux crétins à ton sujet. Voir quelle était ton exacte puissance. Me voilà rassuré, tu es une recrue de choix, Gongbao. Bienvenue parmi nous.
- Et vous êtes ?
- Pas besoin que tu le saches. Je suis un Chérubin de Valefor l'Illustre. Loue donc son nom et prie pour notre victoire, Gongbao. Très bientôt, il faudra que tous les célestes répondent à l'Appel.

Le chérubin mystérieux s'en alla aussi discrètement qu'il était arrivé. Je me retrouvai seul. Seul avec moi-même, avec deux cadavres sur le dos. Il était temps pour moi de repartir, avant que la Marine ne se ramène. J'avais peu de temps pour regagner la plage, retrouver ma nageoire de triton et quitter l'endroit peu accueillant.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


 Le Test [solo]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
One Piece Falling Skies :: L'aventure commence :: Les Blues :: North Blue :: Autres Îles-