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Gongbao
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MessageBienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Jeu 26 Mar - 21:57



Hurlements dans la Nuit ...
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Tel un prince, je surgis de l'eau. J'étais trempe, des gouttes d'eau perlaient le long de mon corps gracieux et voluptueux. J'escaladai la légère pente de roc qui constituait toute la côte de cette île que j'étais venu découvrir. Une fois arrivé à son sommet, je transformai ma nageoire en paire de jambes. Le temps de faire sécher mes vêtements, je m'admirai dans le reflet de l'eau. Mes muscles si saillants et musculeux étaient magnifiques. De même que ce torse si luisant et si finement ciselé me rendait terriblement fier. La supériorité des sirènes et des tritons était là : leur incroyable beauté. L'après-midi battait son plein, le soleil et le temps étaient clément, c'était le moment idéal pour se reposer. Les blues offraient aux hommes-poissons en tout genre de plaisants voyages dans l'océan. Les créatures dangereuses étaient plutôt rares, et il était facile de les esquiver. Malheureusement, les choses étaient beaucoup plus complexes sur Grand Line. Cet océan regorgeait de monstres aussi terribles les uns que les autres. Il était donc impossible de voyager simplement en nageant. Plongé dans mes pensées, je me rapprochai d'un jeune chêne situé non loin de là. Je pris place sous son ombre apaisante, m'allongeai doucement, et me mis à rêver.

Le rêve était de longue durée. Lorsque j'ouvris les yeux, le soleil était en train de se coucher. Mes vêtements étaient secs, je les enfilai avant de m'engager dans un sentier forestier. Ce chemin tortueux me menait à travers une forêt aussi inhospitalière qu'inquiétante. L'ambiance se faisait pesante, et bientôt mon champ de vision fut saturé de grands arbres tordus, crochus et sombres. Le ciel n'était plus visible, seuls les branchages ténébreux faisaient office de plafond. Une heure plus tard, je sortis de ce bois sordide pour tomber au beau milieu d'un village. En ruine. Ou du moins complètement inhabité. Les volets claquaient au vent, les murs étaient fissurés, chaque porte était barricadée, des papiers, des objets de tout genre jonchaient le sol. Les vitres de certaines habitations étaient complètement détruites, une bâtisse avait été éventrée, l'église à moitié brûlée. Qu'avait-il bien pu se passer par ici ? Je me risquais à balancer un : " hého ? ". Pas de réponse à part le hululement d'une chouette lointaine. Je poursuivis ma visite. Un grand bâtiment aux colonnes de marbre, sur lesquelles figuraient cinq statues représentants d'anciens membres du Conseil Cinq Etoiles. On pouvait lire sur le bandeau de l'édifice : " Mairie Consulaire de Vagrow ". Une mairie consulaire ? Particulier comme concept. J'avais beau avoir reçu principalement une éducation martiale, mais mon maître ne m'avait pas dispensé d'enseignements théoriques. Les mairies consulaires étaient des institutions maintenant caduques. Elles avaient été établies au début de l'avènement du Gouvernement Mondial dans le but d'appuyer l'influence de ce dernier dans chaque île. L'opération avait échoué dans son ensemble, et seules quelques mairies consulaires avaient subsistées par-ci et par-là dans le monde entier. Les îles placées sous leur juridiction avaient alors le statut de " consulats " et étaient administrées par des fonctionnaires du gouvernement ainsi que des officiers de la Marine.

Cette île était donc un consulat. Jusqu'à ce que tout foute le camp à priori. Car la ville était dans un état de délabrement très avancé. Peut-être que la mairie contenait des éléments qui allaient m'aider. La porte n'était pas barricadée. Une fois à l'intérieur du bâtiment public, je constatai avec effroi les meubles renversés, les rideaux déchirés, les traces de sang devenues brunes avec le temps qui formaient des éclaboussures et des flaques un peu partout. Les portraits avaient été arrachés, des piles de paperasses recouvraient le sol, les machines à écrire avaient été sauvagement fracassées contre le sol, il y avait même des coquilles d'escargophones. Ils avaient été tués, et leur corps s'était décomposé. Autrement dit, le mal qui avait gagné le consulat de Vagrow ne datait pas d'hier. Je traversai les couloirs déserts, les pièces chaotiques qui témoignaient de scènes de violences inouïes. C'est alors que j'entendis un bruit. C'était plus loin. Je continuai tout en étant sur mes gardes, les poings serrés, prêt à appeler la force du barracuda en moi. J'entrai dans une pièce plus grande que les autres, dans laquelle les rangées interminables d'étagères étaient renversées. Je scrutai le lieu. C'était bel et bien ici que j'avais repéré le bruit.

- Sortez de là, je vous ai entendu.
- Ah, très bien ! Ne me faites pas de mal !

Un petit vieillard sortit de derrière une armoire de fer, tremblant. Il arborait des vêtements aux motifs colorés ainsi qu'une longue barbe. J'avais décidément le chic d'attirer à moi les vieux croutons. C'était officiel. En me voyant, je remarquai que sa main tremblait sur son bâton. Je le sondai de mon regard, prêt à bondir pour la moindre entourloupe.




- Pardonnez-moi. Je m'appelle Gandoulf et ça fait au moins 20 ans que je n'ai pas vu de visage amical … Je suis un peu désorienté par votre présence ici. Comment vous avez fait pour arriver ici ? Il n'y aucune plage sur Vagrow, juste des falaises et des récifs … Quant à notre port il a été détruit.
- Je n'ai aucun compte à vous rendre, l'ancêtre. Je suis arrivé ici par mes propres moyens, sachez-le. Je suis Gongbao, et c'est tout ce que vous saurez à mon propos. Qu'est-il arrivé à ce consulat ? Où sont les habitants ? Que signifient ces traces de combat ?
- Je répondrai à vos questions bien volontiers, Gongbao. Mais en un lieu plus sûr … Nous ne sommes pas en sécurité, ici. La nuit ne va pas tarder à tomber et je ne donne pas cher de notre peau. Rendons-nous chez moi, vous aurez un lit et de la nourriture.
- Pas de coups fourrés. Le dernier qui a osé faire ça a perdu la vie.
- Ne vous inquiétez pas, je n'ai rien à gagner en vous tuant. Et puis quelque chose me dit que vous n'avez rien à craindre d'un vieux comme moi.


Gandoulf m'incita à le suivre et c'est ce que je fis. J'avais décelé une certaine détresse et réelle inquiétude dans son regard. En quoi la nuit pouvait-elle se montrer si dangereuse ? Peu importait, les réponses viendraient en temps voulu, comme il me l'avait dit. Nous quittâmes la mairie consulaire, puis le village pour nous diriger vers le nord, en direction de plusieurs collines. Après un kilomètre de marche, le vieux m'incita à accélérer le rythme en rappelant que la nuit arrivait à grands pas. Nous arrivâmes devant un splendide château de style médiéval. La demeure était intacte et embellissait considérablement le paysage de Vagrow. Gandoulf pointa du doigt le lieu enchanteur.




- C'est là où j'habite. Là-dedans, nous n'aurons plus rien à craindre. Pressons le pas !

Il se faisait de plus en plus insistant alors que le soleil glissait lentement derrière l'horizon, lançant ses derniers rayons violacés à la petite ville. Il ouvrit les grilles du portail, et m'emmena dans un petit cabanon de pierre. Etrangement, la porte principale de la bâtisse avait été emmurée. A l'intérieur du cabanon, il poussa un petit meuble situé au-dessus d'une trappe. Il l'ouvrit avec hâte, m'invita à entrer. J'obéis, il me rejoignit après avoir refermé derrière lui. Nous nous retrouvions dans les égouts du château. Un lieu sale et humide, qui empestait le camembert des pieds. Après un parcours nauséabond d'une centaine de mètres, nous montâmes le long d'une échelle. Nouvelle trappe, celle-ci débouchait dans une sorte de remise, où plusieurs corbeilles de linges se trouvaient. Nous étions à l'intérieur du château. Gandoulf se saisit d'un cierge et me guida à travers les couloirs somptueusement décorés jusqu'à la cuisine. Il me proposa de manger du pain, du jambon, quelques légumes et du potage que nous partageâmes de bon cœur. L'appétit parlait, et je remarquai que toutes les fenêtres avaient été condamnées à l'instar de la porte principale. Le moment était venu de parler.

- Vous vivez seul ?
- Oui, je suis autonome. J'ai un grand potager, j'ai quelques cochons et un poulailler. Quant aux céréales, j'ai accès au stock du village, je ne manque donc de rien. Même au bout de 20 ans je n'ai même pas épuisé la moitié. Je suppose que vous vous posez une tonne de questions, n'est-ce pas ? Je vais tout vous raconter au sujet funeste de Vagrow.


C'est alors qu'un hurlement inhumain déchira le silence. Je sursautai, mon cœur s'accéléra.

- C'était quoi ??
- Je vais y venir dans mon récit. Ecoutez-bien. Je suis Gandoulf Babbo. Il y a 20 ans de cela, Vagrow était un consulat paisible, administré par une Jurade, autrement dit un conseil de trois membres du gouvernement. Le Chevalier des Lilas, un aristocrate éminent de Grand Line qui avait servi au CP5, le sergent Sidonis, un marine très réputé de North Blue, et moi-même, fonctionnaire de troisième rang du gouvernement. Cette île était considérée comme un lieu tout à fait paisible. Les habitants étaient satisfaits, la sécurité, le bon-vivre étaient garanti en échange d'une sécurité contre les pirates et les bandits. Comme vous l'avez constaté, la géologie-même de Vagrow est telle qu'il est impossible d'y accéder à moins d'escalader, ce qui serait folie étant donné la force des courants.

Je souriais. Aucun courant n'était assez puissant pour un triton comme moi. Au dehors, d'autres hurlements s'élevaient.

- Le seul moyen de poser pied sur Vagrow est le port. A l'époque, il y a 20 ans, il est était fort bien protégé par la Marine. Maintenant, il est détruit, et plus personne ne peut arrimer un navire sur la côte de l'île. Je salue votre exploit encore une fois, Gongbao. Bref. Un jour, il y a eu un malade. Le pauvre homme était mort d'une fièvre mystérieuse que nos médecins ne parvenaient pas à identifier. La femme du malheureux a fini par se suicider, car elle prétendait être tourmentée par l'esprit mort de son mari. Peu de temps après, plusieurs habitants sont venus se plaindre à la Jurade de hurlements poussés depuis le cimetière. Deux éléments sans aucun rapport à priori, mais en réalité, si. Nous l'avions compris que trop tard. La contagion de cette fièvre que nous avions nommé la " Grippe Noire ", avait progressé et de nombreux villageois en moururent. Et en même temps que l'infection progressait, de nombreuses agressions étaient survenues. Les victimes avaient été mordues sauvagement par on ne savait quel animal, puis se volatilisaient quelques heures après ladite morsure, dans un état second d'hystérie. La nuit, tout le monde entendait des cris s'élevant des forêts et du cimetière. Des cris comme ceux que vous venez d'entendre.
- Qu'est-ce donc ?
- Le gouvernement a rapidement réagi et envoyé une équipe de scientifique pour identifier le problème et isoler le virus de la Grippe Noire. Mais rien n'y fit. Nous comptions nos morts et de plus en plus de cas de morsures suivis de disparitions se manifestaient. Nous ignorions à quoi nous avions affaire. Jusqu'à la première attaque. Une nuit, une horde de démon déferla sur Vagrow. Plusieurs de ces créatures avaient été identifiées par les citoyens. Il s'agissait des victimes de la grippe ou de morsures et qui avaient disparues. Des morts-vivants. Des zombis, comme on les nommait. Ces monstres cherchent à mordre quiconque se dresse devant eux pour les contaminer en les mordant. Le processus ne prenait qu'une poignée d'heures. Et de vivant on devenait alors un zombi. La première nuit, nous perdîmes la moitié du village. Le lendemain matin, beaucoup d'entre nous avaient contracté la grippe à cause de ces monstres. Le second soir fut le dernier. L'assaut fut massif, ces monstres avaient gagné. Les scientifiques avaient juste eu le temps de prévenir le QG le plus proche qui avait eu pour ordre de bombarder le port et d'isoler l'île du reste de North Blue. En deux jours, toute la population s'était changée en zombie. Sauf moi. J'avais réussi à me retrancher dans ce château imprenable. Et je survis depuis cette époque.
- Depuis vingt ans vous vivez ici avec des zombis ?
- Oui, c'est difficile à croire. Je ne sors que le jour pour chercher des provisions ou toute chose nécessaire, car ces créatures préfèrent se cacher dans la forêt, s'enterrer quelque part ou se dissimuler dans les ruines du village. Je n'ai jamais cherché à les débusquer, j'ai trop peur pour moi. Le gouvernement nous a lâchement abandonné et laissé à notre propre sort.
- Et la grippe ?
- Je ne l'ai pas contracté puisque je suis en contact avec personne. Ni humain, ni zombi. Je crois même qu'il existe un vaccin. Les scientifiques avaient réussi à créer une sorte de remède expérimental. J'ignore où il se trouve. Tout comme j'ignore l'origine de ce virus. S'il s'agit bien d'un virus. Voilà pourquoi vous entendez tout ce tintamarre au-dehors. Je vous conseille d'aller vous coucher. Demain vous m'aiderez à quitter ce caillou puisque vous êtes parvenu jusqu'ici tout seul.
- Pas question.
- Hein ?
- Je ne suis pas une bonne sœur. J'ai entendu votre histoire, et je n'ai qu'une envie maintenant, c'est de partir illico et tout seul. Vous serez un boulet pour moi.  Je vais passer la nuit ici, et quand ces monstruosités auront regagné leur tanière, je mettrai les voiles. C'est tout.
- Mais vous êtes un ingrat !! J'aurais pu vous laisser crever dehors !





Je me levai de mon siège avec une rapidité surprenante, puis je saisis la gorge de mon hôte et le plaquait contre le mur. Il était fragile comme un tas de brindilles. Je pouvais le briser, le tuer, abréger son existence tourmentée. Mais non. Je n'étais pas un meurtrier. Les larmes se mirent à couler le long de ses joues.

- Vous ne comprenez pas ? J'aime jouer le sadique shonenesque ! Vous savez, ce genre de personnage cliché qui prend son pied en faisant souffrir les autres, et qui quitte le chapitre avec un rire sadique ! Et puis généralement il rejoint le héros grâce au pouvoir de l'amitié. Dans la suite de l'histoire il en devient attachant, et fini même par se sacrifier contre le boss final ! Sauf que moi je ne me sacrifierai jamais pour personne, même pas moi-même. Votre histoire est touchante, mais ça s'arrête là. Je veux aller dormir et partir. Sans vous, c'est clair ? Estimez-vous heureux que je vous laisse la vie sauve, humain ! Vous me dégoûtez vous et votre espèce !

Je le relâchai. Il tomba lourdement sur le sol, s'enfouit son visage dans son espèce de robe et sanglota. Quant à moi, je quittai la pièce principale pour rejoindre le salon. Je pris place sur le canapé spacieux et fermai les yeux. Il était temps de rêver à nouveau jusqu'au matin. Dehors, les hurlements continuaient.





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Airakaz Marshall
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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Ven 27 Mar - 14:16
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Dernière édition par Airakaz Marshall le Sam 19 Mar - 0:19, édité 1 fois
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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Sam 28 Mar - 15:38



Face à la Mante Noire !
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Un fracas retentit. Le canapé se mit à trembler, des tuiles, des morceaux de charpentes et de la poussière tombèrent du plafond dans un bruit assourdissant. Quelque chose venait de tomber avec tout ce bazar, et alors que le nuage se dissipait, une silhouette élancée se dessinait sous mes yeux. Je restai en garde mais calmement, peut-être s'agissait-il d'un zombi. Et puis finalement, un visage amical apparaissait devant moi. Je n'en croyais pas mes yeux. Le revoir ici, si soudainement, c'était forcément un coup du destin. Marshall Airakaz. Probablement le seul humain avec lequel j'avais noué une relation plutôt forte. Cela remontait à plusieurs mois, deux ans à peu près, si je me souvenais bien. Il s'agissait d'une des premières îles de North Blue que j'avais visité : Al Zalarîm. Une île qui s'était révélée être à la limite du supportable pour moi à cause de son climat sec à souhait. Il s'agissait d'une des rares zones de North Blue à avoir un climat de ce type et à abriter une île de type désertique. Je m'étais mis en tête de traverser le désert, ce qui était en vérité une très mauvaise idée. J'avais failli mourir de déshydratation, et j'avais du combattre un espèce de ver gigantesque et immonde qui menaçait de me dévorer moi et un illustre inconnu. Epuisé par l'affrontement ledit inconnu m'avait ramené chez lui pour prendre soin de moi, et c'est là qu'il découvrit que j'étais un triton.

Etrangement, je ne ressentis aucune animosité envers lui, puisque nous nous étions sauvés la vie mutuellement. Il s'agissait de Marshall, et pour me remercier, il me fit visiter son île et me garda à ses côtés pour quelques jours. Puis j'étais parti poursuivre mon voyage afin de le laisser à ses occupations. C'était un brave type, droit dans ses bottes et pas du genre à faire des purges staliniennes sur des forums rp. Son visage s'illumina lorsqu'il me vit, et il me salua chaleureusement non sans me rappeler les grands classiques littéraires que nous avions tous les deux lu lorsque nous étions enfants : " Goyah et Juza, frères des Tétons ". Je me relevai de mon canapé et lui fit une légère accolade sur l'épaule. Pas question de faire dans le sentimentalisme, même si je savais que mon cœur se réjouissait de voir le " Scorpion du Désert ".




- Ahah, mon ami, mon frangin, mon copain, mon poto, tu me tiens chaud. Difficile d'oublier Airakaz Marshall, le seul être humain digne d'intérêt sur cette planète. Les autres sont trop shonenesquement ridicules, et le prétendu " pouvoir de l'amitié " de ces imbéciles finira par flancher sous le poids de sa propre hypocrisie et absurdité. L'homme qui pratique le Kung Fu de la Mante Religieuse et qui manie la rapière comme pas deux. Tu es intéressant et intelligent, te revoir me fait grand plaisir. Pour te répondre, je vagabonde encore plus ou moins sur North Blue. J'ignore quoi faire réellement de mes dix doigts. J'ai nagé jusqu'ici, grimpé sur les récifs et escaladé la côte roc. Quelle n'a pas été ma surprise lorsque j'ai surpris un étrange énergumène trainer du côté du village abandonné …
- Nom de nom ! Mon plafond !! Et qui c'est, celui-là ??
- Comme tu le vois. Un vieux pleurnichard qui survit depuis 20 ans au milieu de cette île infestée de zombis en tout genre. Il se nomme Gandoulf et nous sommes dans sa demeure. Un être pathétique digne des Fast and Furious, créature insipide, humains qui à lui seul cumule toutes les tares possibles et imaginables depuis le début de la création. Il ne m'a rien fait de particulier mais je le méprise pour le simple fait d'exister. J'ai du mal à croire qu'il soit le seul spermatozoïde sur des millions qui soit parvenu à pénétrer l'ovule de sa mère. Ce qui signifierait que tous les autres prétendant à cet ovule soient encore pire que lui, et démontrerait alors au grand jour la souche si génétiquement faible de sa triste famille, et de son crétin de paternel. Dieu merci il est certainement mort.
- Fermez-là !! Il y a plus grave ! A votre avis pourquoi j'ai condamné tous les accès ???! Il n'est pas rare que les zombis pénètrent le domaine sans pour autant réussir à rentrer à l'intérieur-même du château ! Mais avec cet énorme trou dans le toit … C'est une invitation ! Ils peuvent courir, grimper et sauter !
- Ca veut dire quoi, concrètement ?
- Ca veut dire que cet individu vient de leur montrer une voie d'accès sans le vouloir. C'est sûr et certain, ils vont le suivre et peut-être qu'Elle sera là. Oui, Elle a dû tout entendre.


De nouveaux hurlements se firent entendre, tous proches. C'était sûr, ils avaient passé les grilles et peut-être même le rempart. S'ils trouvaient ce trou au plafond, c'en était fini de nous. Un martèlement se fit entendre plusieurs mètres plus loin. Il se rapprochait.

- Malédiction ils sont déjà sur les toits ! Suivez-moi ! On va au bunker !

Gandoulf s'engouffra dans le couloir, et sans attendre, je le suivis de près. En regardant en arrière, je vérifiai que Marshall fasse de même, ce qui était bel et bien le cas. Nous courûmes tous les trois comme des dératés dans les méandres du château. Derrière nous, des hurlements, des cris, et d'autres bruits tous aussi inhumains les uns que les autres. Partout autour de nous, des martèlements, des cris. On était comme encerclés. Ou plutôt, ils étaient au-dessus de nous. Peut-être nous avaient-ils sentis. Nous étions leurs proies, leurs choses. Mon cœur battait la chamade. C'était la deuxième fois de ma vie que je me sentais en danger. J'étais tremblant, la menace était trop grande. La moindre morsure était synonyme de contamination. Puis, quelque chose de pire résonna autour de nous. Quelque chose de strident, qui faisait grincer les dents, qui inondait le corps d'adrénaline. La peur. C'était donc la peur. Gandoulf nous fit signe d'arrêter de courir.

- Bon sang, vous faites quoi ??!
- Taisez-vous. La voilà. Comme je le craignais, Elle s'est invitée elle aussi. Ce que j'ai oublié de vous dire, c'est que le virus, ne contamine pas seulement les humains. Suivant les espèces qu'il infecte, il mute. J'ignore combien d'animaux, d'oiseaux ou d'insectes ont été victimes de l'épidémie mais … et qui est sûr c'est qu'au moins un de ces spécimens non-humain a été contaminé. Nous l'avions appelé " la Mante Noire " en référence à son apparence insectoïde. Bien que je n'ai l'ai vue qu'une seule fois et qu'elle se manifeste rarement, je croyais qu'elle était morte depuis toutes ces années. Et dieu sait quelles autres bêtes ont été transformées par le virus.
- C'est un insecte-zombi ?
- De taille humaine. Plus rusé et plus fort qu'un être humain. Si Elle met la main sur nous, nous serons tous morts. Faisons moins de bruit ou …


Pendant que le vieillard parlait, je discernai une ombre se mouvoir sous nos yeux, droit devant, à travers la pénombre du long couloir. La chose s'était approchée, et je la distinguai clairement. C'était donc cela, la Mante Noire ? Elle avançait avec précaution, et révélait son apparence complètement unique. Elle se déplaçait à quatre pattes, bien que sa morphologie lui permît de marcher sur ses deux pattes antérieures. Son corps était noir et luisant, ciselé, comme sculpté de formes de type organiques et mécaniques. De sorte qu'on aurait dit que cette carapace était tout à fait artificiel, mais il n'en était rien. Son dos était hérissé de sortes de gros tubes et de petites épines acérées. La mante était dotée d'une longue queue qui faisait au moins sa taille, dotée d'un dard tout à fait impressionnant. Une queue qui avait l'allure d'une colonne vertébrale osseuse d'ailleurs. Quant à sa tête, elle n'avait plus rien de la mante religieuse s'il s'agissait bien d'une mante religieuse. Son crâne était excessivement long, de forme phallique, brillante. Son visage n'existait pas, il s'agissait d'une énorme mâchoire de laquelle s'écoulait du mucus continuellement. La Mante Noire émettait un petit sifflement macabre et respirait silencieusement.




Gandoulf se figea sur place, en une demi-seconde, la chose s'élança dans notre direction. Je bondis aussitôt, presque instinctivement. Probablement mon sang de barracuda qui faisait surface. Le barracuda est un prédateur vorace, agressif, et qui n'hésite pas à se nourrir des poissons qui le concurrencent. Un chasseur de prédateur. Voilà ce qu'était le barracuda. Même si c'était instinctif, c'était voulu. Je voulais en découdre. Affronter ce monstre. Voir ce qu'il avait dans les tripes. Le choc fut extrêmement rude. Nos deux corps s'entrechoquèrent et je compris alors à quel point la Mante Noire était un concentré de puissance à l'état pur. Elle me plaqua au sol, je me dégageai en lui infligeant un coup de poing en pleine face. Elle recula en montrant ses crocs d'une blancheur éclatante, et piqua un sprint. Elle m'attrapa au passage, et fonça droit sur un des murs latéraux. Elle passa au travers en le réduisant en morceau, tout en se servant de mon corps comme un  " bouclier ". Le choc fut excessivement violent pour moi. A ma grande surprise, elle poursuivit son acte sur une cinquantaine de mètres, tout en fracassant au moins quatre murs. Au final nous nous retrouvâmes dehors, j'étais complètement sonné. Du sang s'échappait de ma bouche et de mon crâne, et il fallait dire que c'était ma formidable condition d'homme-poisson qui m'avait sauvé la mise. Au moins, Marshall était avec Gandoulf direction le bunker. Et dire que je n'avais même pas eu le temps de taper un brin de causette. Nous nous trouvions de l'autre côté du château, à la lisière d'un petit parc charmant. Je pouvais voir depuis où j'étais les quatre murs défoncés qu'avait chargé la Mante Noire. Elle se tenait devant moi, et hurlait. Sa victoire était sans doute totale, pensait-elle. Je me relevai avec difficulté, mon corps tremblait. La douleur me parcourait tout le dos, ce qui faisait que j'étais en grand déséquilibre.




- Arf … Alors mémère, on veut se la donner au clair de lune ? Dès à présent tu deviens officiellement mon antagoniste, mon némésis, mon opposant, ma jumelle maléfique. Mais malheureusement pour toi, tu n'as jamais eu affaire à un triton … Voyons ce que tu penses de ça.


Gyojin Karaté : Grêle céleste !!


Une pluie de coups de genoux et de coudes s'abattit sur le corps sombre de la Mante Noire. Un enchainement extrêmement rapide, mais beaucoup moins puissant que la technique de "l'Ancêtre du Dragon Martyr". En revanche elle offrait l'avantage d'être difficile à parer, et d'infliger des dommages sur l'ensemble du corps. Idéal pour trouver le point faible du corps d'un ennemi. La Mante encaissa chacun des coups en hurlant. Mais je ne fis pas attention à sa longue queue qui se mit à fouetter l'air. Elle me frappa à l'abdomen, et m'éjecta plusieurs dizaines de mètres en arrière. J'atterris dans une espèce de grosse flaque d'eau. Je me relevai et constatai que j'étais au bord d'un petit lac. L'endroit inespéré pour combattre. La mante me rejoignit à vive allure, et comme je le craignais, aucun de mes coups n'avaient eu d'effet. Je plongeai dans ce petit lac pour rejoindre un lieu plus profond. J'enlevai mon pantalon, mes jambes palmées se rejoignirent pour ne former qu'une seule nageoire.




La mante n'hésita pas à plonger à son tour, et à ma grande surprise, elle était également à l'aise sous l'eau, pouvant se déplacer à sa convenance comme un serpent à l'aide de son immense queue. Mais malheureusement pour elle, un triton est quasiment imbattable sous l'eau. Et j'étais beaucoup plus rapide. En un battement de nageoire, je me retrouvai juste devant elle. Elle n'eut pas le temps de réagir.


Gyojin Karaté : Jugement Ultime !


Cette fois-là, tous les coups firent mouche, ma force étant également décuplée sous l'eau. Il s'agissait d'une suite d'enchainements de coups de poings portés uniquement au visage. Technique expéditive qui pouvait mettre fin à un combat. Je sentis mes poings déformer sa face, pénétrer sa carapace, son crâne. Son sang noir se mit à se disséminer dans l'eau comme l'encre d'un poulpe. Finalement, elle coula à pic, inanimée. La série de coups l'avait visiblement fait tomber dans les pommes. Pas étonnant, vu les multiples hémorragies internes dont elle devait souffrir. Je remontai rapidement à la surface, enfilai encore mon pantalon avant de retrouver ma précieuse paire de jambes. Je devais retrouver Marshall. Et pour ça il n'y avait qu'un seul moyen : suivre les cris des zombis. Je m'engouffrai dans le manoir par les cavités qu'avait formé la Mante Noire quelques minutes plus tôt en fonçant dans la structure. La situation était hors de contrôle.




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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Sam 28 Mar - 22:48
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Dernière édition par Airakaz Marshall le Mar 22 Mar - 23:20, édité 1 fois
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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Mar 31 Mar - 11:36



Combat contre la montre !!
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Je me dirigeai vers les hurlements. Ils se faisaient de plus en plus proches, de plus en plus insistants. Comment de telles abominations pouvaient-elles encore exister. Si ça n'avait tenu qu'à moi, j'aurais fait bombarder intégralement l'île, ou envoyé une équipe de " nettoyage ". Cela m'étonnait. Qu'attendait le gouvernement pour agir ? A moins qu'ils avaient délibérément laissé la propagation du virus au sein de l'île. L'histoire prenait de plus en plus d'épaisseur au fur et à mesure que la mission avançait. Enfin j'aperçus la foule de zombis hurlants, agglutinée au pied d'un escalier. J'accélérai le pas tandis que mon poto qui me tenait chaud, j'ai nommé Airakaz Marshall, m'ouvrit un passage d'une façon fort originale. Il avait découpé des dalles de métal grâce au formidable potentiel transperçant de sa rapière, puis les avait lancé sur la foule, créant aussi un sentier accidenté, certes, mais accessible pour un triton comme moi. Je sautai en l'air pour sauter de dalles en dalles et rejoindre mes camarades. Le bunker était juste là. Gandoulf et Marshall s'y engouffrèrent, il ne restait plus que moi, poursuivi par la horde complètement débridée de ces voraces morts-vivants. Finalement, après un bond phénoménal, je parvins à me glisser entre les deux battants de la porte d'acier que Marshall scella derrière moi non sans insulter nos ennemis. Je reconnaissais bien là son caractère de feu, aussi chaud que l'était le désert de sa terre natale. Pendant quelques minutes, les zombis tentèrent de frapper la porte, de la défoncer tout en continuant d'aboyer. Je repris mon souffle malgré tout. La course avait été épuisante. Je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire. Franchir la porte in extremis. C'était digne d'un cliché de film Grogywoodien.

La salle était toute blindée d'acier, et sur toutes les étagères se trouvaient des denrées et de l'équipement de première nécessité. J'observai attentivement l'endroit pendant que Marshall s'alluma une cigarette. Et c'était mal de fumer m'voyez. Car la cigarette c'était bourré de toxines en tout genre, y'avait même du goudron dedans. Et lorsqu'on fumait, on mettait ses poumons en grave danger, ce qui pouvait entrainer un cancer, ou de graves problèmes respiratoires. Mais le pire, c'était le tabagisme passif. Fumer à côté de quelqu'un pouvait donner le cancer aux autres. Et ça c'était mal, m'voyez. Fumer c'est mal m'voyez, parce que la cigarette c'est dangereux. J'espérais sincèrement que le gouvernement allait interdire dans tous les lieux publics la consommation de cigarettes car c'était dangereux. Tout en continuant à les vendre bien sûr, pour faire du bénéfice quand même. Le bénéfice c'est mal, m'voyez, mais c'est un autre débat. Le Scorpion du Désert prit la parole pour expliquer à notre hôte qu'il était nul autre qu'un … " Traqueur Céleste " ?? Nom de nom, je venais de comprendre pourquoi il avait posé pied sur l'île. Il était en mission, et probablement que nos supérieurs savaient pertinemment que je m'étais dirigé vers Vagrow et qu'ils avaient attribué la mission à Marshall en conséquence. Lors d'une de mes dernières escales, on avait délibérément mis deux chasseurs de primes sur ma route pour " tester " ma capacité à combattre. Peut-être que désormais on me testait également. Etais-je prêt à mener une mission en coopération. Nul doute qu'avec Marshall ce serait le cas. Ainsi donc mon ami était également un céleste. Fort intéressant. Néanmoins il s'était présenté en tant que " traqueur ", et en tant que " messager " ou " envoyé " comme moi. Pourtant je connaissais les statuts qui existaient dans la hiérarchie céleste. Jamais je n'avais entendu parler de " traqueurs ". S'agissait-il d'une unité spéciale ?

Ne discussion débuta entre Gandoulf et Marshall. A ma grande stupéfaction, Gandoulf s'avéra être un CTSODSTSOD, autrement dit un  Chevalier Tétonique du Saint Ordre Divin et Sacré des Tétons de Sang, d'Or et de Diamant. Pour tout pratiquant d'art martial, il s'agissait du rang le plus élevé. L'art du Téton était mystérieux, et presque inaccessible pour le genre humain. Maitriser ses arcanes les plus secrètes comme celles du " Teton Fire " signifiait littéralement une puissance quasi-divine. A ma grande stupeur, ce faible de Gandoulf se transforma en un homme mûr, grand, musclé, et dégageant une aura impressionnante. J'étais paralysé. Je n'en revenais tout simplement pas. Gandoulf était beaucoup plus puissant que moi. En combat singulier je ne pouvais même pas lui arriver à la cheville, quelle que soit la technique de mon répertoire du Gyojin Karate que je pusse utiliser.

Puis, nous nous reposâmes afin d'attendre la levée du jour. Je m'étais mis dans un coin, recroquevillé sur moi-même, complètement dégouté de savoir qu'un être si pathétique maitrisait les arcanes du Teton Fire. Lorsque six heures du matin sonna, nous sortîmes tous les trois par l'échelle qui menait à la trappe du plafond. Cette trappe donnait sur un petit couloir qui débouchait sur un escalier menant à une porte d'acier. Derrière cette porte, la surface. Nous nous retrouvâmes au pied de la colline du château, sous un soleil éclatant et un ciel ravissant. Difficile à croire vu la nuit horrible que nous venions de passer. Je me retournai vers Marshall.




- D'après ce que j'ai compris tu dois chercher des indices sur ce vaccin. Le plus à même de t'aider c'est sans nul doute notre vieux Gandoulf.
- C'est pas faux. Il existe des centaines de documents que l'équipe scientifique a emportées avec elle lorsque l'épidémie a été déclarée. Ils se situent à la Mairie. J'ai tenté de les éplucher pendant toutes ces années, mais ça n'a aucun sens. Ca doit être codé, pourtant moi-même étant agent du gouvernement je n'ai jamais pu les déchiffrer. Mais je suppose qu'à trois nous devrons y parvenir.
- Vous oubliez quelque chose d'essentiel, vous deux. J'y ai mûrement réfléchi pendant la nuit et tout porte à croire que nous n'avons plus qu'une douzaine d'heures avant que l'on se fasse dévorer tout cru. Les zombis ont investi le château et nombre de ses pièces ne sont pas exposées à la lumière du jour. Le seul lieu de sécurité est maintenant compromis. Certes, il y a le bunker me direz-vous, mais combien de temps tiendra-t-il ? Vous l'avez dit vous-même, Gandoulf. D'autres animaux ont dû être corrompu par cette Grippe Noire et transformés en bêtes aussi terribles que la fameuse " Mante Noire ". Ce qui signifie que nous aurons affaire à des monstres très coriaces. Et ces même monstres tenterons alors de détruire le bunker cette nuit-même. Nous serons pris au piège, car dehors, ce sera une horde de zombi qui nous attendra de pied ferme à la sortie. Pris en tenaille, nous n'avons pas la moindre chance. Il n'y a plus de lieu sûr pour la nuit.
- Ce que vous dites est vrai, Gongbao. Le bunker ne tiendra pas si des monstres comme la Mante Noire se manifestent. Et sous terre, nous serons piégés comme un rat dans sa cage. En d'autre terme, si nous ne trouvons pas le vaccin avant la tombée de la nuit, nous sommes des hommes morts.
- La situation est bel et bien résumée. Pour rester dans l'ambiance, je crois que j'ai une autre mauvaise nouvelle à vous annoncer. Je pense que la Mante Noire n'est pas morte.
- Mais je croyais que tu l'avais tuée !! Tu t'es enfui face à elle comme un vulgaire lâche !
- Ne me traite pas de lâche !! Le dernier à avoir été qualifié de " lâche " par ses contemporains n'est autre que Hizamo Chiikei, l'Homme Qui ne Sert à Rien, le sac à merde, la tantouze, le parasite, le menteur, la chiure d'abeille, le balai à chiottes, l'ongle incarné, le panari du dimanche, la couille dans le potage, la poire à lavement … Non, j'ai bel et bien affronté la " Mante Noire " en combat singulier. Celle qui est pour cet arc est mon antagoniste, ma némésis, mon opposante, ma jumelle maléfique, ma fille, ma bataille, fallait pas qu'elle s'en aille, a failli avoir raison de moi sur la terre ferme. J'ai réussi à l'entrainer dans le lac de la cour pour avoir l'avantage. Je ne vous l'ai pas peut-être dit, Gandoulf mais je suis un triton. Une sirène de sexe masculin si vous préférez. Avec le tuyau et le boules.
- Je connais.
- J'ai cru lui avoir asséné le coup de grâce mais … Je crains qu'elle ne fût plus maligne que moi sur ce coup -là. La ruse est bel et bien son arme principale. Maintenant que j'y repense, rien n'indique que mon ultime coup fût fatal. Je l'ai vu sombrer lentement vers le fond mais c'est tout. Plusieurs indices m'indiquent qu'elle est probablement encore en vie. Tout d'abord ma victoire en milieu sous-marin était certes inévitable, mais néanmoins trop rapide. Il s'agissait de l'adversaire le plus fort que j'aie eu à affronter jusqu'à présent. Et seule une seule technique en serait venue à bout ? Difficile à croire. Certains animaux font le mort pour éviter de se faire tuer par un prédateur. Je pense que la Mante avait compris que sous l'eau, elle n'avait aucune chance de gagner. Elle a donc fait semblant d'avoir été tuée dès ma première attaque en milieu aquatique.
- Elle aurait très bien pu se noyer en vous laissant croire qu'elle était morte. C'est rare de retenir sa respiration aussi longtemps.
- Vous oubliez qu'il s'agit d'une bête inconnue. Ses capacités respiratoires sont bien au-dessus d'un simple humain. Et puis vu ses déplacements sous l'eau, j'avais l'impression d'avoir affaire à un amphibien. Elle se mouvait à la manière des murènes, cela ne fait aucun doute.


Je me tournai vers Marshall.

- Je dois en avoir le cœur net. Je vous rejoins à la Mairie dans quelques minutes.

Je piquai un sprint vers le château, escaladai le grillage, et cherchai un accès à la cour principale. Enfin je retrouvai le lac. Non loin, se tenait l'immense structure de pierre qui avait été éventrée lors de mon combat contre la chose. Je retirai mes vêtements et plongeai dans l'eau glacée sans broncher. Les Hommes-poissons étaient habitués à des températures abyssales bien plus terribles. Je sondai le fond de ce petit lac. Aucune trace du corps de la Mante. Mes craintes étaient donc justifiées. Mon cœur se mit à accélérer. Maintenant elle savait que j'étais dans mon milieu naturel dans l'eau. Elle allait donc éviter le combat sous-marin et privilégier une attaque surprise terrestre dans la nuit. Je remontai à la surface et restai assis quelques instants à réfléchir. Lorsque ma main se posa sur un trou. Un trou ? Non. Une empreinte. Enorme. Et pas celle de la Mante Noire. Un animal du genre loup, ours ou je ne sais quel fauve. Gandoulf avait dit vrai. D'autres animaux avaient été contaminés et s'étaient transformés en bêtes terrifiantes. Ni une ni deux, je quittai les lieux pour retrouver la mairie et rejoindre Marshall et le vieil agent du gouvernement. Je me rapprochai du Traqueur Céleste pour lui parler en privé.





- Mes doutes se sont confirmés : la Mante Noire n'est pas morte. Mais on a autre problème. Il est probable que d'autres créatures se joignent à elle et à la horde pour cette nuit. Des créatures tout autant puissantes qu'elle, ou même plus. Etant donné que la mante était le monstre qui se montre le plus, tout indique qu'il s'agit d'une sorte d'éclaireur d'élite. Les autres sont donc plus puissants. Il nous faut vite avancer dans les recherches. J'aimerais te préciser autre chose. Je suis un " Envoyé " céleste. Notre rencontre sur ce consulat n'est pas le fruit du hasard. Nous devons accomplir cette mission de concert. Je suis curieux de savoir comment tu as rejoint les anges. Qu'est-ce qu'un " Traqueur " ?

Ces questions me taraudaient. Tout en me préparant à écouter la réponse du Scorpion, je commençai à éplucher les documents qui étaient en effet rédigés en un charabia incompréhensible. Nous devions nous hâter avant que la nuit ne tombe. Le temps nous était compté avant que la Horde, la Mante Noire ainsi que d'autres monstres tous aussi atroces les uns que les autres ne nous tombe dessus. Qu'allait-il se passer ? La question était toujours en suspens.



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Airakaz Marshall
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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Mer 1 Avr - 17:06
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Dernière édition par Airakaz Marshall le Mar 22 Mar - 23:20, édité 1 fois
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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Jeu 2 Avr - 0:05



Revirement de situation !!
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Marshall, comme à son habitude, ne se fit pas attendre pour répondre. Les traqueurs étaient des espèces d'envoyés spéciaux destinés à découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles espèces, à mener à bien des missions particulières telles que retrouver une personne, un objet, un trésor. Bref, tout ce qui pouvait servir les intérêts des Célestes. Il s'agissait non sans douter d'un des rangs les plus exposés en danger, d'où le fait qu'ils étaient toujours en sous-effectif (10 d'ordinaire, il n'en restait plus que deux actuellement). La tâche des traqueurs était cruciale mais hélas difficile, et beaucoup avaient perdu déjà la vie comme l'avait déjà expliqué Marshall. Mais comme il le suggérait, peut-être que cette mission n'était qu'un autre test pour les deux célestes. Endurcir Marshall et jauger mes aptitudes en situation critique. Maintenant que j'y pensais, si le Scorpion du Désert était un de ces traqueurs, il avait certainement vécu des situations similaires. D'où cet étonnant calme olympien face à la situation. Je n'avais même pas remarqué à quel point il avait changé. Certes, c'était déjà un homme endurci lorsque je l'avais rencontré sur son île natale, mais il avait mûri.

Je n'osais croire qu'il était devenu un homme plus aguerri que moi. Cela était-il possible ? Assurément. Ca sautait aux yeux. Moi qui lui était venu en aide et qui lui avait sauvé la vie il y avait deux ans, devait désormais les leçons d'un " Traqueur " expérimenté et qui avait été confronté à de vrais dangers contrairement à moi. Qu'avais-je donc fait tout ce temps ? Rosser des petites frappes, me promener paisiblement. Alors que lui … Il avait certainement enduré des épreuves terribles. Lui un simple humain que j'avais secouru … Supérieur à moi ? Supérieur à un triton ? Non. Impossible, je ne pouvais l'admettre. J'avais plus de force, une meilleure condition physique mais … Un humain pouvait-il transcender sa nature ? Pouvait-il me prouver que le déterminisme n'existait pas en ce bas monde ? Etait-ce de la pure jalousie de ma part ? Oui. Et je n'avais aucune honte à me l'avouer. Je voulais le voir de mes propres yeux. Voir sa force. Voir de mes propres yeux la puissance d'un Traqueur Céleste. Mais ce n'était pas le moment adéquat. Nous devions nous concentrer. Cependant mon sang bouillonnait, mon poing tremblait. Tous les trois, nous nous mîmes à lire les documents codés, mais sans succès. Jusqu'à ce que Gandoulf dénichât le plan d'un complexe souterrain situé sous la Mairie.

Encore une des combines du Gouvernement Mondial. Dès le départ, la Mairie avait été doté d'une espèce de lieu secret, sous la structure principale. Mais le problème qui se posa dès le début fut exposé par le vieux arcaniste tétonesque. Le lieu était infesté de zombis de première génération, autrement dit, beaucoup plus lents et amorphes, mais redoutablement plus contagieux, notamment par simple contact physique, ils pouvaient transmettre la Grippe Noire. Il fallait donc abandonner l'idée d'entrer normalement. Il fallait passer par les conduits, c'était inévitable. Se la jouer infiltration sans attirer l'attention. Et ce en moins d'une journée. Ce qui n'était pas une mince affaire. Il était 10 heures du matin, il restait à peu près huit heures pour atteindre la salle forte du complexe souterrain et dénicher les vaccins, seul moyen de ne pas mourir infecté et de guérir la population. Une fois que six heures du soir auraient sonné, la Horde, la Mante Noire ainsi que d'autres créatures feraient alors surface pour nous faire taire à jamais. Surtout que le complexe n'offrait aucune possibilité d'échappatoire. C'était mourir ou survivre. La situation la plus extrême que j'avais eu à affronter de toute ma vie. Gandoulf nous guida jusqu'à la trappe qui menait au niveau inférieur. La carte sous le coude, il ouvrait la marche. Nous descendîmes donc l'escalier sombre tandis que Marshall refermait derrière nous la trappe. J'avais l'impression que notre destin était désormais scellé. Même un maitre du Teton Fire, un Traqueur et un Envoyé ne pouvaient résister à un tel fléau. Mais quelles étaient les capacités de Marshall ? J'étais fort intrigué. Le bougre cachait son jeu. J'avais eu le beau rôle face à la Mante Noire, mais sans nul doute qu'il aurait pu l'occire, lui le simple humain. Ne vous y méprenez pas. Je ne détestais pas Marshall. Mais la simple idée de concevoir qu'un humain puisse rivaliser avec moi m'était insupportable. Et encore plus quand il s'agissait d'un camarade. Nous passâmes par une petite pièce déserte. Gandoulf s'accroupit pour ouvrir une ouverture située contre le mur. Il l'ouvrit sans difficulté, et nous invita à rentrer. Nous venions de comprendre que nous allions passer de longues heures à l'intérieur de ces conduits extrêmement étroits. Toute la structure souterraine était faite de longs couloirs, de salles gigantesques et de plusieurs districts composés de complexes à l'architecture anarchique. La chose n'allait pas être aisée. Je passai en premier, Marshall me suivit, quant à Gandoulf, il fermait le convoi.

Il y avait à peine de place pour bouger les épaules et donc ramper dans le conduit. Pas la place de déplier les bras, il fallait jouer du torse et des abdominaux pour avancer. Et autant le dire, la première heure fut une véritable épreuve. Nous veillions à nous faufiler en silence pour ne pas agiter les zombis. Au-dessus de nous, nous entendions les pas des monstres résonner, ainsi que des gémissements plaintifs. Ces zombis-là étaient beaucoup moins agressifs, et plus " endormis " que ceux de la Horde. C'est alors que nous rampâmes sous une grille de fer. Les zombis se mirent alors à s'approcher des barreaux et à tenter de nous toucher. Heureusement que la grille se situait à un peu plus d'un mètre de nous en hauteur.




Ils agitaient mollement leurs bras, tentaient de mordre dans le vide sans aucune grande conviction. Je grognai. Ils étaient pathétiques, eux. Au fur et à mesure de l'avancée, j'enrageai. Le cas de Marshall me prenait de plus en plus l'esprit. Etait-il donc parvenu à un meilleur niveau que le mien ? Comment savoir ? Comment jauger ? Le fait était que pour l'instant, il fallait trouver les vaccins. Seuls ces derniers importaient. Le temps passait lentement dans ces conduits. Deux, trois, quatre heures interminables à tenter de se frayer un chemin désespérément. D'autant plus que la chaleur y était difficilement supportable. Il devait bien faire 40 degrés. Température insurmontable pour un triton comme moi habitué à l'humidité, mais certainement pas inconvenant pour quelqu'un comme Marshall, né dans le désert. Gandoulf suivait difficilement la cadence, étant donné qu'il n'était pas sous sa forme de " résurrection ". Le temps s'écoulait inlassablement, les gémissements des zombis devenaient désormais banals, tout comme la douleur dans les multiples muscles. L'heure tournait, dix-sept heures sonnait. Le soleil commençait à se coucher et d'ici peu, la Horde sortirait de la forêt. Il fallait nous hâter, nous n'étions plus très loin. Jusqu'à ce qu'un sifflement se fasse entendre. Je le reconnaissais que trop bien. La Mante Noire.




- Shhhhhhhhhhhhhhh

Son souffle strident résonnait dans tout ce réseau de ventilation. Elle était là. Elle était en chasse. Elle pouvait se mouvoir à sa guise dans cet environnement. Nous étions piégés comme des rats. Mon cœur s'accéléra. Elle constituait une menace bien trop menaçante pour le groupe. Comment avait-elle pu accéder au complexe ? A moins  que … Il ne s'agisse de sa cachette, sa tanière. Je tournai la tête vers mes deux compagnons, Gandoulf prit la parole.

- Continuez vers les vaccins, je vous laisse la carte. Nous ne sommes plus qu'à moins de cinq-cent mètres de la salle forte. Je vais retenir la Mante Noire pour vous laisser une chance. En déployant toute ma force, je pourrais avoir raison d'elle. Je risque fort d'avoir recours à ma dernière transformation, je perdrai la vie après son utilisation. Comme vous le savez, mes forces vitales s'amenuisent au fur et à mesure que j'utilise la " résurrection ".
- Pourquoi ce sacrifice ? Etes-vous certain de ne pas nous envoyer entre les griffes de cette chose et vous d'aller dans la salle des vaccins ? J'ai du mal à croire cette soudaine attitude.
- Les gens ne sont pas comme vous, Gongbao. J'ai réfléchit pendant toute cette journée. Et mourir au combat est la plus belle mort qui puisse m'être donnée. C'est l'occasion de racheter également mes erreurs. Foncez, la mante se rapproche.


Je saisis la carte, et avec Marshall, nous nous séparâmes de notre camarade. Ca ne me faisait ni chaud ni froid. Seul m'importait … La puissance du Scorpion du Désert. Je voulais la tester, la palper. Savoir, connaitre. Me confronter à un Traqueur, groupe dont on m'avait caché l'existence. Je tremblais d'excitation. Une demi-heure plus tard, nous arrivâmes dans une immense salle. Le plafond était haut d'une dizaine de mètres, la pièce faisait au moins cent mètres carré, mais elle était vide. Seule une porte de bois et une porte d'acier se trouvaient de part et d'autre de ce lieu aseptisé. La porte d'acier menait évidemment à la salle forte. Lorsque nous nous trouvâmes à l'air libre, nous prîmes le temps de respirer un air plus frais, de nous dégourdir les jambes et d'étirer nos membres ankylosés. Puis de concert, nous nous apprêtâmes à forcer la porte de fer. Au dernier moment, je me positionnai de dos à elle, et barrai la route à mon camarade. Je jetai un coup d'œil sur la montre que m'avait confié Gandoulf avec la carte. 17h45. Le soleil était certainement de disparaitre, les premiers membres de la Horde devaient commencer à sortir du bois. Les minutes étaient comptées. Le moment était parfaitement venu. Il était temps.




- Airakaz Marshall !! Tu n'entreras pas dans cette salle forte et n'auras pas accès à ces vaccins. Et moi non plus. Pas tant que nous ne nous serons pas affrontés. Pas tant que je ne me serai pas mesuré à toi. Tu es un Traqueur, et si j'ai bien compris tu es devenu un puissant guerrier. Je veux voir ça. Je veux contempler cette puissance si elle existe, et je veux la mettre à l'épreuve. Le faible humain que j'ai secouru autrefois est-il capable de se mesurer à un triton, créature naturellement plus forte que l'Homme, et maitrisant la quintessence des arts martiaux : le Gyojin Karaté ? As-tu transcendé ta condition ? T'es-tu délié de ton rang de simple humain destiné à ramper derrière les Hommes-poissons ? N'y vois aucune injure, juste une constatation personnelle. Je t'admire mais je veux savoir. Qu'est-ce que tes voyages t'ont appris, Scorpion du Désert ? La chenille est-elle devenue un papillon ? Ces questions hantent mon esprit. Ces soupçons me tiraillent l'esprit, Marshall ! Je n'ai affronté que des humains justes bons pour la casse ! Et pourtant je sens que tu as défié les règles élémentaires de ce monde pour t'élever. Inutile de me supplier, de prier, je n'ouvrirai pas la porte tant que je n'aurais pas obtenu ce que je désire. Un combat ici et maintenant !! Tu es un guerrier, et tu comprends la rage qui est en moi ! Donne-moi ce que je veux ! Tu devras y mettre tout ton cœur. Je ne céderai pas. Tu devras user de toute ta force si tu veux avoir les précieux vaccins et accomplir ta chère mission. En garde !!

Je me mis en position et dévisageai le Traqueur du regard. Je lui faisais comprendre que je ne plaisantai pas. J'étais sérieux. Je voulais savoir s'il était un simple ami ou pire : mon némésis, mon antagoniste, mon opposant, mon jumeau maléfique, mon meilleur ennemi, mon fils, ma bataille, fallait pas qu'elle s'en aille. Il y eut quelques secondes en suspense, puis je bondis sur celui qu j'avais désigné comme adversaire. D'accord ou pas d'accord il allait devoir se battre s'il voulait continuer ou ne pas finir broyé par mes coups.


Gyojin Karaté : Morsure du Barracuda !!


Ma technique-signature. Cette technique n'était pas faite simplement pour le combat, mais avait été pensé pour terroriser ma victime. Elle était la plus violente, et quand elle ne tuait pas, elle laissait de terribles séquelles pour les pauvres diables. Tel un enragé, je fis une attaque frontale pour voir sa réaction et ainsi le jauger suivant sa réaction. La Morsure du Barracuda était une technique qui me permettait de découper la chair à la manière d'une mâchoire de barracuda. Au lieu de frapper, je recroquevillai mes doigts pour arracher des morceaux de chairs entiers. Avec mes deux mains j'étais parvenu à arracher une main entière une fois. Cette fois-ci j'usais de seulement trois doigts de la main droite, à savoir le pouce, l'index et le majeur pour viser la poitrine et espérer en retirer en retirer un bon bout de viande. Le but n'était pas de tuer, mais de blesser et de traumatiser. La situation était inédite, tant de choses étaient en jeu. Comment allait réagir Marshall ?




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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Jeu 2 Avr - 13:51







“ Le Consulat De Vagrow ! „




D u e l _ D a n s _ L e s _ T é n è b r e s !



La traversée infernale pouvait commencer au cœur des souterrains aux allures sinistre. La noirceur des lieux était illuminé ici et là par quelques faibles lumières, dernier vestige de cet endroit qui était également habité d’une forte odeur de mort et de décomposition. Un endroit atroce pour les sens d’un individu et l’humidité n’arrangeait en rien les histoires de Gongbao et de Gandoulf. Marshall quant à lui retrouvait un environnement climatique qu’il avait du supporter presque toute sa vie sur son île natale d’Al Zalarîm. La chaleur ne pourrait pas non plus inquiéter grandement le sabreur qui continuait de se faufilait dans les conduits étroits et étriqués. Pensif, Marshall se disait qu’il s’agissait de la mission la plus périlleuse qu’il avait connu jusqu’à maintenant. En comparaison sa mission sur l’île de l’hécatombe marine n’était rien d’autre que du pipi de chat rose. Et c’était bien la première fois qu’il ressentait de la peur de manière aussi prolongé, il ne pouvait s’empêcher de craindre d’être contaminé par une de ses saloperies. Cette grippe noire était un véritable fléau, encore plus virulent et plus étrange que la peste elle-même. Heureusement que cette maladie ne c’était pas propagé ailleurs sur les blues ou même sur Grand Line. Ce monde recelait aussi bien de merveilleuse chose que des mauvaises choses et cette grippe noire faisait partit de la catégorie des très mauvaises choses à n’en pas douter. Cette journée serait longue…


♥♠★♣♦


Juste devant lui se trouvait Gongbao qui rampait assez rapidement malgré la chaude humidité et derrière le jeune scorpion se trouvait Gandoulf qui malgré l’âge faisait tout son possible pour garder la cadence des deux autres jeunes. Sa combativité forçait le respect et Marshall se disait qu’il aurait voulu être aussi frais que lui si un jour il arrivait jusqu’à ce stade d’âge. Continuant la traversée morbide, Gongbao prenait de l’avance. Il ne s’en rendait pas compte mais il était en train de distancer Marshall et Gandoulf, comme animé par une rage qu’il se contentait d’enfouir en lui et qui lui servait de carburant psychologique pour affronter cette épreuve. Peut être qu’il n’était pas satisfait de la réponse du sabreur concernant les traqueurs célestes ? Dans tous les cas à aucun instant Marshall ne pouvait se douter de la colère qui animait son vieil ami d’il y a deux ans. Continuant de ramper, les trois hommes passeraient juste en dessous d’une imposante grille  métallique en barreau. Sans doute alerté par les bruits de rampages des trois hommes, une horde de zombie apparut soudainement depuis le côté opposé de la grille en tentant d’attraper désespérément avec leurs bras ramollis et dégoulinant de crasse l’un des trois « héro » anti-shonenesque. Ce fut en vain car la grille se situé à un mètre de hauteur par rapport aux trois hommes qui ne risquaient rien pour le moment.


♥♠★♣♦


Mais cette soudaine apparition avait eu le don de faire sursauter vigoureusement Marshall, ce qui ne manqua pas de faire ricaner discrètement le vieux Gandoulf. Un ricanement qui prendrait fin rapidement lorsqu’un cri puissant retentit à travers les conduits. Un cri qui en faisait froid dans le dos, ce même cri entendu la nuit dernière dans le château. Le rythme cardiaque de Marshall accéléra aussitôt, il savait que la situation et la configuration du terrain était un énorme désavantage pour eux. Ils étaient fait comme des rats, impossible de faire un quelconque mouvement, Marshall n’arrivait même pas à abaissé son bras pour tenter de s’armer avec sa rapière. La chaleur devenait de plus en plus insupportable même pour le scorpion du désert. Il était vrai que son niveau de stress avait bondit d’un seul coup et que cela ne l’aidait pas à garder à la tête froide. Cela faisait déjà quatre bonnes heures que les trois hommes tenter de se frayer un chemin dans ces tuyaux dégueulasses et interminables. Gandoulf n’en pouvait plus, il suivait péniblement en puisant dans ces dernières forces. C’est alors que l’auteur de ce cri strident apparut dans la pénombre en un sifflement effrayant et ténébreux. Un son tellement désagréable que Marshall en avait eu l’ouïe désorienté, l’adrénaline du jeune guerrier céleste venait de monter en flèche en voyant la « Mante Noire » qui semblait totalement à l’aise dans son élément.


♥♠★♣♦


C’était terminé maintenant, les trois hommes étaient foutus, il n’avait aucun moyen de pouvoir combattre…Jusqu’à ce que ce fou de Gandoulf prenne la parole pour ensuite expliquer qu’il se sacrifierait de bonne grâce pour les deux célestes, demandant également qu’ils continuent la route pour se rendre jusqu’à la chambre forte ou se trouvait les vaccins. Gongabo comme à son habitude ne faisant preuve d’aucun tact exprima sa méfiance à l’égard du vieil homme. Marshall ne savait absolument pas quoi en penser, il était beaucoup trop inquiet par la situation pour réfléchir clairement et analyser les choses. C’est alors que Gandoulf exprima des mots qui viendraient réveiller Marshall et le sortir de sa peur : « J'ai réfléchit pendant toute cette journée. Et mourir au combat est la plus belle mort qui puisse m'être donnée. ». Des mots qui résonneraient dans la tête et dans le cœur du jeune scorpion. Marshall surmonta sa peur, une lueur agressive se dégageait de ses yeux, reprenant le contrôle de ses émotions il avait repris son sang froid. Il était un combattant, et il était hors de question qu’il se conduit en lâche, il se devait d’honorer la décision de Gandoulf et de se comporter comme lui, en guerrier. Gongabo tout en saisissant la carte poursuivit la route vers un autre conduit à l’opposé de celui de Gandoulf qui allait sûrement faire usage de sa technique tétonesque de rajeunissement.


♥♠★♣♦


Marshall était extrêmement gêné de laisser Gandoulf se sacrifier, même si il avait l’âme d’un vrai guerrier, il était tout de même quelqu’un en proie aux émotions et aux sentiments et il était du genre à s’attacher très vite aux gens. Peiné de laisser Gandoulf seul face à al redoutable « Mante Noire » les deux célestes n’avaient pas le choix et continueraient seuls. Une demi-heure plus tard, une immense salle se présenta sous les yeux des deux célestes. Une salle qui était totalement vide et composé d’un très haut plafond et plus loin en bas une porte de bois et une porte d'acier se trouvaient de part et d'autre de ce lieu aseptisé, ni odeur, ni pourriture, ni quoi que se soit qui ai un quelconque lien avec les zombies qui avaient infesté ces lieux. La porte d'acier était celle qui menait sans aucun doute à la salle forte. Enfin, le cauchemar prendrait fin, la solution était juste là devant eux ou plutôt derrière cette porte. Prenant le temps de respirer et de reprendre son souffle, Marshall exprima sa satisfaction et son soulagement en étirant ses bras et es jambes. Claquant sur ses jointures il profita de ce moment de léger flottement silencieux et calme. Un calme avant la tempête nommait « Gongbao ». Alors que Marshall s’apprêta à forcer la porte avec l’aide du barracuda, ce dernier se positionna soudainement devant la porte en lui faisant dos. Marshall stoppa net sa marche et ne comprenait pas, il pensait que l’homme-poisson allait peut être utilisé un atout pour ouvrir la porte plus facilement ?


♥♠★♣♦


Et bien non, Gongbao ne faisait rien, il jeta seulement un œil sur la montre appartenant à Gandoulf, et Marshall fit de même et de là ou il se tenait il pouvait clairement voir que les deux aiguilles formaient un : 17 heures 45. Marshall serra les poings, le temps était passé beaucoup trop vite, les derniers rayons du soleil devaient être certainement en train de disparaître. Dans quelques minutes, les zombies seraient de nouveau d’attaque pour gouverner une nouvelle fois comme chaque nuit sur cette île. Alors que le temps pressé, le barracuda se lança dans un monologue qui avait extrêmement surpris Marshall. En effet, le triton expliqua en premier lieu que Marshall n’aurait pas accès à la chambre forte, ni même aux vaccins. Le scorpion traqueur en restait choqué, il ne savait absolument pas quoi faire dans une telle situation, fronçant des sourcils il se contenta de rester silencieux et de rester attentif aux mots de l’homme poisson qui, pour résumé, exprima son envie de se confronter à Marshall. Son ami était devenu complètement fou, pourquoi dans un tel moment ? Pourquoi est ce que la situation devait se compliquer alors que la solution se trouvait juste derrière là à seulement quelques mètres. Gongbao avait été clair, il serait un obstacle et il ne bougerait pas, pas tant que Marshall n’accepterait pas le défi.  Même si il était un guerrier, il ne pouvait pas combattre celui qui l’avait sauvé jadis, sa loyauté et son honneur l’empêchait de faire un tel choix.





« C’est un poisson d’avril c’est ça ? »



«  Si ce n’est pas le cas alors laisse moi te dire que tu as perdu la tête, tu es devenu complètement fou Gongbao. L’heure passe et si on traîne trop, on compromet la mission en plus de compromettre nos propres vies. Gandoulf ne s’est pas sacrifié pour ton propre amusement et pour ton propre plaisir personnel. Même si je comprends ta rage, un guerrier se doit d’agir avec honneur. Je ne te combattrais pas Gongbao…Écarte toi de mon chemin et arrête tes conneries maintenant. »


S’écria le scorpion traqueur du désert. Cette tentative de résonner son ami avait malheureusement lamentablement échoué puisque immédiatement en voyant Marshall se rapprocher de la porte, Gongbao en un bond se lança le premier à l’assaut. Marshall écarquilla les yeux, totalement surpris il n’avait rien pu faire, pensant que son petit discours moralisateur allez avoir un effet bénéfique. Utilisant le karaté amphibien ou plus connu sous l’appellation « Gyogin Karaté », le barracuda avait brandit trois doigts de sa main droite, le pouce, l'index et le majeur pour viser la poitrine de Marshall qui avait été pris de court. Il avait au dernier moment reculé d’un pas en effectuant un léger bond vers l’arrière pour tenter d’amoindrir les dégâts du mieux qu’il pouvait mais c’était déjà trop tard, le coup fulgurant de Gongbao envoya Marshall valser dans les airs…


« GUARGHHH !!! »



…pour finalement s’encastrer violemment contre l’un des murs de la salle. Si Marshall ne s’était pas décalé d’un bond vers l’arrière juste à temps, nul doute qu’il aurait eu la totalité de la poitrine déchiqueté. Fort heureusement il s’en était sortit avec certes des bouts de chair en lambeaux qui tomberaient depuis son plexus solaire, mais il avait pu amoindrir les dégâts en se retrouvant avec une ouverte plus ou moins profonde au niveau du torse et du sang qui s’en échappait. Rapidement Marshall se dégagerait du mur pour se remettre sur pied, un filet de sang jaillissait du coin de sa bouche, montrant à quel point l’attaque du triton pouvait toucher le corps depuis l’intérieur même. Le Gyogin Karaté était prodigieux de par sa puissance de frappe. Le guerrier céleste avait compris cette fois, Gongabo était vraiment sérieux et il avait une réelle envie de se battre. Sa rage avait bien été transmit, le jeune scorpion avait finalement décidé de lui répondre avec la même hargne et la même voracité. Saisissant sa rapière, par le fourreau il jeta son arme sur le côté. Puisque Gongbao n’avait pas d’arme, l’âme guerrière de Marshall lui dictait d’en faire de même et d’utiliser la puissance des arts martiaux. Un vrai combat de bonhomme, un duel entre deux guerriers.


« Si c’est ce que tu veux, alors au diable la mission, il en va de notre honneur de guerrier !! JE NE ME RETIENDRAIS PAS GONGBAO !! »




‘‘ Kung Fu Style : Mantis Fist ! ’’





« Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! Ora ! »



Technique de la mante religieuse. Un style martial redoutable que Marshall  utilisait seulement lorsqu’il était démuni de sa rapière. Un style martial qu'il a apprit sur son île natale après de longues années d’entraînements. Le sang froid de l'animal inspire l'impossibilité de compromis et la rationalité telle la mante religieuse qui par sa technique a une nature énergique et sauvage. Pour déborder l'adversaire, les saisies au bras sont enchaînées par des techniques de haut en bas sous tous les angles. Le but étant d’imiter les mouvements d'une mante religieuse. La légende de la naissance de ce style si particulier et si singulier raconte qu’un jour en se promenant, un homme fut témoin d'un combat entre une mante religieuse et une sauterelle. Cet homme fut fasciné par l'agressivité, la vitesse et la force de la mante religieuse. Quand la sauterelle attaquait, la mante se jetait sur le côté, et avec la vitesse et la force de l’éclair elle immobilisait la sauterelle avec ses avant-bras puissants. L’homme emmena la mante chez lui pour l’étudier de près. Il employa un roseau pour poignarder la mante et soigneusement étudia ses mouvements, examinant comment elle réagissait aux diverses situations. L’homme imitait alors ces actions et lentement son système évolua et a longuement compilé ces mouvements dans ce qui est connu aujourd'hui comme formule verbale de douze mots clés, les sept longs, huit courts, huit modèles rigides de main, les douze modèles flexibles de main, les huit points vulnérables et huit d'attaque mortelle.


♥♠★♣♦


Ceci a mené au développement du modèle du style de la mante religieuse avec ses mouvements caractéristiques forts et rapides. Un style martial qui sied parfaitement à un scorpion tel que Marshall pouvant aussi imaginer que l’index de ses doigts pouvait représenter l’aiguille d’un scorpion. Il frapperait Gongbao de toute part avec ses deux doigts, plus précisément les deux index de ses mains en les contractant au maximum afin de renforcer ses derniers à la manière du « Shigan » du Rokushiki, pour perforer la peau du Barracuda tout en se déplaçant avec une agilité hors du commun et à très grande vitesse tout autour de son adversaire afin de le désorienter et de ne pas lui laisser l’opportunité de contre-attaquer immédiatement. Un véritable barrage, ou plutôt un véritable torrent rapide de coups s’abattrait sur le triton, donnant l'impression qu'il y avait plusieurs bras, plusieurs index et plusieurs Marshall qui se déplaçaient tout autour de lui. Et ce n’était pas une dizaine, ni même une cinquantaine, non, mais bien une centaine de coups qui s’abattraient sur Gongbao en frappant aléatoirement la totalité du corps de l’homme poisson. Marshall faisait preuve d’une grande violence et comme il l’avait promis il donnerait tout dans ce duel qui avait pris naissance de manière inopiné et inattendue dans les entrailles de la terre. Mais ce n’était pas terminé, l’enchaînement de Marshall allait continuer de plus belle. Stoppant son véritable raz-de-marée de coup porté avec les deux index, le guerrier céleste, toujours en utilisant son art martial de la mante religieuse, apparaîtrait rapidement derrière le dos de Gongbao pour ensuite tenter de lui asséner un violent coup de genoux au niveau de la nuque.





« Ora ! »



Et ce n’était pas terminé, dans une frénésie guerrière digne des plus enragé des Berserk, Marshall exécuta un salto avant acrobatique à toute vitesse pour ensuite se présenter juste devant le barracuda afin de lui asséner de nouveau un violent coup de pied pénétrant en visant le menton de son ami.


« Ora ! »



Si le coup avait eu l’effet attendu, normalement le corps de Gongbao se soulèverait dans les airs avec la puissance du coup de pied. Ce laps de temps serait suffisant à Marshall pour armer le dernier coup de cet enchaînement infernal. Écartant les jambes, le jeune scorpion prendrait beaucoup d’élan en positionnant son bras droit vers l’arrière en drainant toute sa force et toute son énergie disponible. Et au moment ou Gongbao redescendrait suite au choc provoqué précédemment par le coup de pied, Marshall rabattrait son poing d’une violence inouïe en visant directement l’estomac de Gongbao.


« ORAAAAAAAAAA !!!! »



Ce coup de poing surpuissant enverrait valser Gongbao sans aucun doute. Et ce dernier coup scellerait l'enchaînement martial de Marshall qui avait mis le paquet du fait qu’il savait que la condition physique d’un homme poisson était beaucoup plus importante que celle d’un être humain normalement constitué, d’où la violence et la puissance  du déchaînement de Marshall, qui tel un scorpion avait agis avec brutalité. Gongbao voulait un duel ? Et bien il était servit. Le guerrier céleste était prêt à continuer le combat et il savait pertinemment que Gongbao ne s’effondrerait pas même après tous ces coups qu’il avait pu encaisser. Il serait peut être blessé, en mauvais état, mais pas assez pour être mis K.O ou pour être mis hors d’état de nuire. L’excitation et l’adrénaline avait envahit Marshall, il n’en avait plus rien à faire de la mission, plus rien à faire de ce pauvre Gandoulf qui devait surement trimer contre la « Mante Noire », il n’en avait également plus rien à foutre de l’heure, ni même de la sortie des zombies ou de la saisie des vaccins. Son seul et unique but à présent était de continuer son combat contre Gongbao. Un guerrier reste un guerrier, sentimentale ou pas, rien ne pouvait enlever le plaisir du combat. Marshall était devenu méconnaissable, ignorant la dangereuse situation concernant l’affaire de cette île, il était prêt à continuer le combat et à se foutre sur la gueule avec son ami le triton. Déjà quinze minute s’était écoulé, il était 18 heures pile et les zombies à l’extérieur sur la surface était déjà de sortie. Qu’allait-il se passer ? Gongbao allait-il pouvoir se relever pour poursuivre le duel ? Le chaos régnait en maître dans tous les sens du terme sur cette île. Que ce soit les zombies ou la soif guerrière et combative des deux célestes. A Suivre…














Codage fait par Byby, pour Shinji et Ed. Ne pas recopier. Merci !

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Gongbao
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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Jeu 2 Avr - 22:07



Le Scorpion et le Barracuda !
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Airakaz Marshall avait bien tenté de m'amadouer. Mais ça n'avait pas marché. J'étais déterminé à réveiller en lui l'âme du guerrier seinensesque. Un esprit de combat bien plus évolué que l'âme du guerrier shonenesque, qui elle, finissait toujours par un pacte du pouvoir de l'amitié entre les deux adversaires en cas de combat. Marshall ne pouvait se dérober à mon exigence. Tout comme moi il avait été éduqué pour combattre. Grâce à ses réflèxes il put éviter la Morsure du Barracuda. Ou du moins l'esquiver que partiellement. La puissance du coup avait réussi à le projeter avec violence sur le mur d'en face, et de plus, j'étais parvenu à lui arracher un petit bout de chair. Du sang s'écoulait de sa poitrine, ainsi que de sa lèvre. J'étais victorieux sur ce coup-là, mais le pire était à venir. Il avait renoncé à utiliser sa rapière. Venait donc le temps des arts martiaux : le Gyojin Karaté contre le Kung Fu Style Mantis Fist. Un art martial mystérieux qui prenait sa source d'inspiration dans les mouvements meurtriers de l'insecte éponyme.

Marshall se releva doucement de la technique subie, et constatait les dommages qu'il avait subis avec amertume, toujours sous le choc du revirement de situation. Mais j'étais certain qu'il comprenait. Je ne m'étais pas imposé comme un ennemi, mais comme un guerrier à la recherche de la vérité. De sa vérité. De notre vérité. Pour moi être Traqueur ne signifiait rien. Je devais évaluer et apprécier ses compétences. Marshall releva la tête et accepta officiellement mon défi. Je jubilai. Le combat qui s'annonçait allait probablement être d'une violence inouïe. L'homme du désert se mit en position et révéla au grand jour sa posture de combat légendaire, celle de la Boxe de la Mante Religieuse. J'avais affaire à un praticien hors normes et enfin digne de moi. Un être humain lambda aurait succombé à la Morsure du Barracuda, sans nul doute. Mais à lui, je pouvais lui réserver le meilleur de mon répertoire. Mes cheveux s'hérissèrent lorsque sa posture prit forme. Les mains recroquevillées à la manière de la technique que je venais d'utiliser, il allait frapper. La suite s'annonçait redoutable pour moi. Mais je ne le sus que tardivement. Il s'élança et disparut littéralement de mes yeux.

Cette vitesse, cette souplesse … Sa force si limitée, si faillible en tant qu'humain, il avait su la compenser avec une mobilité digne d'un prédateur. Je compris que l'enchainement qu'il s'apprêtait à exécuter allait être impossible à éviter. Il me surpassait question rapidité. Ses mouvements étaient tels que je le vis littéralement se démultiplier devant moi, à l'instar d'images de miroir. Les coups plurent et vinrent de partout. Je sentais petit à petit ma peau se faire littéralement cisailler, taillader et charcuter. La douleur ne vint pas immédiatement, et je subis la technique de plein fouet. Je n'avais qu'à espérer que mon corps tînt. Mais Marshall n'en resta pas, il enchaina, toujours avec une vivacité à peine croyable. Il se retrouva derrière mon dos, et m'asséna un coup de genou surpuissant dans la nuque. Comme l'éclair, il surgit sous mes yeux, m'infligea un nouveau coup de pied dans la mâchoire. Ce deuxième coup fut particulièrement douloureux, à tel point que je lâchai un court gémissement. Et enfin, un ultime coup, mais terrible à point inimaginable.

J'avais cherché la bagarre, et j'étais satisfait. L'ultime coup de poing de Marshall me donna enfin une véritable idée de la puissance d'un Traqueur. Au moment de l'impact, je fus secoué d'un spasme de plaisir, tout en subissant le contre-coup destructeur d'une onde de choc qui s'était propagé dans chacun de mes muscles, de mes os, de mes veines, de mes organes, de mes cellules et tout ce qui composait ma vigoureuse enveloppe charnelle. Un être humain venait d'ébranler pour la première fois ce corps naturellement parfait que m'avait donné la nature. La douleur était abominable, la puissance du choc démentielle. Je fus à mon tour projeté contre le mur d'en face, et m'écroulai au sol. Je restai bien trois secondes par terre à évaluer l'instant. Cette force qui avait dormi en lui … Quand s'était-elle réveillée ? Un simple être humain aurait certainement péri lors du deuxième coup, à savoir le coup de genou dans la nuque. La souffrance était littéralement en train de broyer mon estomac. Je crachai une gerbe de sang et me relevai. Sa puissance était telle qu'elle pouvait blesser un triton. Mais son corps pouvait-il résister au Gyojin Karaté ? Malgré tout, il restait un simple être humain. J'allais en avoir le cœur net. Mais quelque chose me disait que la victoire était inaccessible. Sa vitesse de mouvement était trop rapide pour moi. Impossible d'éviter ses coups. La seule solution était d'encaisser au mieux possible. De me concentrer. De bander les muscles et serrer les dents. Rester de marbre. Mais c'était à moi d'attaquer. Je me relevai et fis intérieurement un bilan complet de mon état de santé.

En tout premier lieu, mon corps était recouvert d'écorchures, d'entailles et de petites cavités sanguinolantes. Elles étaient néanmoins superficielles grâce à l'épaisseur de ma peau d'homme-poisson. Néanmoins, effectuer ne serait-ce qu'un mouvement devenait handicapant puisque les plaies se mettaient à cracher davantage de sang, m'ôtant ainsi mes forces petit à petit. Le coup de la nuque avait été déroutant, et m'avait beaucoup secoué au point que mon manque d'équilibre se faisait ressentir. Le coup dans la mâchoire me faisait encore souffrir, mais le pire, c'était ce crochet du droit dans l'estomac. Mon corps entier en vibrait encore, je sentais la bile mélangée au sang remonter jusqu'à ma gorge. D'un point de vue global, il était indéniable que j'avais dégusté sévère. Mais pas au point d'être en danger de mort grâce à ma condition physique de triton. Je fis craquer mes jointures et prit position pour attaquer à mon tour. Je devais tout donner. Car il était certain que le prochain assaut de Marshall serait le dernier pour moi vu mon état. Je devais mettre fin au combat immédiatement pour ne pas à subir de nouvelles techniques de la part du Scorpion du Désert.




- Ha ha ha ha ! C'est donc cela le Kung Fu Style Mantis Fist. Argh … Je ne suis pas déçu. Un humain lambda aurait certainement déjà succombé à ces terribles attaques.  Laisse-moi te montrer la puissance de mon art à mon tour. La Morsure du Barracuda n'était qu'un avant-goût puisqu'il s'agissait de ma technique personnelle. Voici donc le meilleur que je te réserve, avec mes compliments personnels pour ton enchaînement. A toi de goûter à la force des Hommes-poissons ! C'est l'heure des bobos ! Yah !!


Gyojin Karaté : Flèche Incinératrice !!


Je bondis vers Marshall pur lui infliger une technique que type " chirurgicale " selon mes propres termes. Ce genre d'attaque nécessitait précision et efficacité. Il ne s'agissait pas de frapper plusieurs zones hasardeuses du corps avec les poings en espérant faire mouche, mais bien de détruire des points sensibles pour mettre fin au combat. D'ailleurs les coups de cette technique se portaient uniquement avec l'index et le majeur. Je donnai donc avec rapidité deux coups simultanés. Avec ma main gauche, j'enfonçai mes deux doigts en pleine pomme d'Adam de mon adversaire, quant à l'autre main, elle fondit au niveau du foie, et de la même façon, l'index et le majeur percutaient intensément le foie. Deux zones du corps susceptibles de mettre fin à un affrontement lorsqu'elles étaient ravagées par ce genre d'attaque. Puis je n'en restai pas là. A présent que j'étais à bonne distance de Marshall, je pouvais donner libre cours à mes meilleures techniques.


Gyojin Karaté : Grêle Céleste !!


Il s'agissait de mon enchainement le plus rapide. Les coups étaient portés à leur vitesse maximale, donc très difficile à esquiver. Il s'agissait uniquement de coups de genoux et de coudes, mais dont les cibles étaient aléatoires. Il n'y avait aucune zone du corps visée en particulier, ça pleuvait sur l'ennemi, sur l'ensemble du corps avec une rapidité vertigineuse. Une fois la technique accomplie, pas question d'en rester là et de laisser souffler l'ennemi. J'armai mon poing droit, pivotai ma hanche, et me préparai à lancer la plus grosse bastos que je pusse. Mon poing se mit à trembler légèrement et …


Gyojin Karaté : l'Ancêtre des Dragons Martyrs !!!


La légende disait qu'au moment où le bras dégainait le coup, une aura de dragon apparaissait le temps d'une demi-seconde au-dessus de l'auteur de la technique. Le coup était lui aussi fulgurant. Quant à son impact … Apoalyptique. Ma technique la plus puissante en terme de frappe. Conjuguée à la force d'un triton, elle se révélait être d'une efficacité déconcertante pour mes ennemis. Une fois que l'Ancêtre des Dragons Martyrs fut exécuté, il ne me restait plus qu'à retrouver ma position de garde. Si Marshall avait résisté aux trois techniques, tout était perdu pour moi. Impossible d'esquiver ses coups, alors il fallait les endurer, les encaisser. Et cela signifiait obligatoirement la défaite étant donné mon piteux état. Il fallait prier. Prier le bon seigneur. Mais au fond de moi-même, j'avais saisi à quel point Marshall avait progressé. Il me surpassait, mais il devait me le démontrer. Je voulais en avoir le cœur net. L'assaut que je venais de lancer me permettait de savoir ce qu'il avait précisément dans le ventre.

Pendant ce temps, la structure toute entière tremblait. Le complexe se faisait submerger, les salles s'emplissaient peu à peu du plus gros de la Horde qui avait déjà commencé à infester les lieux. Et dieu sait quelles monstruosités les accompagnaient. Tout tremblait, mais nous ne nous en rendions pas compte, trop occupés à livrer ce combat singulier. La Horde et toutes les autres horreurs de l'île approchaient. Leur objectif : nous dévorer ou nous infecter. Dans les deux cas, nous étions dans de sales draps.







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Airakaz Marshall
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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Ven 3 Avr - 16:10
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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Ven 3 Avr - 23:20



L'épilogue en approche …
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Mon corps me faisait terriblement souffrir. La douleur irradiait le moindre de mes mouvements, je sentais mes os se fendiller, j'avais l'impression que mon squelette entier tressaillait. Mais au moins, mon enchainement avait fait mouche. Le duel était passionnant. La situation changeait, et j'espérais fortement avoir remporté ce combat singulier après ces trois techniques, même si la première, " La Flèche Incinératrice ", n'avait pas totalement fonctionné. A l'issu de " l'Ancêtre des Dragons Martyrs ", Marshall fut projeté avec une telle violence contre la porte d'acier, qu'il la traversa et se fracassa contre un des murs de la salle forte, comme moi je le fus quelques instants plus tôt. Il resta inerte à même le sol, visiblement dans un espèce d'état de choc intense. Et comme je le comprenais. Normalement tout son squelette aurait dû être cassé, ses muscles déchirés, ses organes réduits en bouillie. Je m'avançai lentement, en boitant et en vomissant un peu de sang sur le sol. Quelle douleur. J'avais donc raison. Marshall avait surpassé sa condition d'Homme. Il tenait tête à ce qui avait été naturellement fait pour dominer la mer, à savoir les Hommes-poissons.

Il fallait en finir immédiatement et s'assurer qu'il ne se relève pas. Je voulais qu'il perde malgré tout. Je voulais cette victoire. C'est alors que tout se mit à trembler, et un fracas innommable retentit et ébranla tous les souterrains. Puis ce fut le choc. Une masse informe colossale traversa le plafond et se planta pile dans cette zone reculée du complexe. Cela ressemblait à une patte aux dimensions disproportionnées. Le choc de cette pénétration fut si violent, que l'onde de choc m'envoya valser sur une dizaine de mètres et me fit perdre connaissance. A mon réveil, le complexe secret était méconnaissable. Il était complètement éventré, et surtout à l'air libre. A croire que la chose était parvenue à remonter l'ensemble de l'immeuble-bunker à la surface en voulant retirer sa " patte ". La nuit était tombée, et surtout, un chose géante se baladait. C'était un concert de hurlements en tout genre qui s'élevaient, et je distinguai malgré tout que le corps de cette horreur indescriptible était composée de cadavres. Ou plutôt de morts-vivants, de zombis et d'autres monstres en tout genre. Je n'en avais cure. Que ce colosse détruise l'île, la belle jambe ! J'avais juste à m'enfuir par la voie des mers et oublier ce bourbier. Mais pas avant d'avoir achevé ce duel. Ce combat.

Une scène de désolation se dessinait sous mes yeux. La ville entière avait été dévastée par ce monstre venu tout droit de l'imagination du Créateur. Ce fléau était semblable à un dieu destructeur, annihilant ce qui se trouvait sur son passage sans aucune distinction. Autant farfelu cela pouvait-il paraitre, mais plus rien ne m'importait plus à ce moment-là que le duel de guerrier que je livrais avec Marshall. Rien à faire des vaccins. Rien à faire de cette créature. Même mon corps qui ne cessait de me signaler son état déplorable à travers la douleur, je l'ignorais. Animé par ma propre excitation du combat, par ma soif de combattre, je scrutai les ruines du complexe du regard. Je n'avais aucune envie de le retrouver mort. Je cherchai au sol, mais Marshall surgit du ciel.

Premier choc, un coup de pied fulgurant dans l'estomac. De nouveau. Surpris par l'attaque-éclair, je n'eus pas le temps d'encaisser convenablement le choc. Nouvelle grosse gerbe de sang mêlée à de la bile crachée dans les airs. Je m'envolai, hébêté, incapable de réagir et conscient que c'en était fini de mon estomac. C'était le deuxième coup porté avec une violence inouïe. Sans doute, était-il déjà percé et qu'une hémorragie interne était en train de se former. Ce coup signait la fin du combat, j'étais fini, j'avais perdu. Ma défaite était totale. Mais l'humiliation se devait de continuer. L'adepte de la Boxe de la Mante, poursuivit son enchaînement meurtrier, sans pitié, sans état d'âme, mais avec sang-froid. Son orgueil de guerrier avait été très largement flatté, il était impossible pour lui de s'arrêter là. Il me saisit le pied avant que je ne m'envole plus loin. Nouveau coup d'une puissance inimaginable pour un simple être humain, et dans la colonne vertébrale. Je sentis mes vertèbres se fendiller, sous la puissance. La douleur s'intensifia dans tout mon corps, et cette fois-là je ne pus me contenir.

- RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!

La douleur était atroce. Jamais je n'avais éprouvé cela. La peau cisaillée, la mâchoire et la nuque en miette, l'estomac littéralement éclaté, et maintenant la colonne vertébrale morcelée. Indescriptible. Ce que je vivais était indescriptible. Le seul adversaire digne de moi depuis longtemps. J'étais heureux que ce fût lui mon antagoniste, mon némésis, mon frère jumeau maléfique, mon opposant, mon clone méchant, mon fils, ma bataille, fallait pas qu'elle s'en aille. Malgré toute cette souffrance qu'il m'infligeait, elle symbolisait tout le respect qu'il avait pour ce duel. Pas de retenue, et à corps perdu il s'adonnait à cette danse macabre dont j'avais fait le premier pas. La suite ne fut pas plus réjouissante. Il mit dans une position de poirier à une seule main, tournoya sur lui-même comme une toupie beyblade, et se projeta furieusement en ma direction, c’est-à-dire au-dessus de lui. Cette vitesse de rotation lui octroyait ainsi une force de frappe décuplée à son paroxysme. Il s'agissait d'une technique difficile à employer, qui néanmoins incarnait toute la grâce et la quintessence du Kung Fu Style Mantis Fist. Son pied s'écrasa sur mon visage, mes os se plièrent sous la terrible pression infligée, l'onde de choc fut destructrice. Comme un fétu de paille, je m'envolai à une vingtaine de mètres dans les airs, les dents fracassées, le nez tordu, les joues fendillées. C'était fini, j'avais bel et bien perdu.

Je retombai un peu plus loin, parmi les débris. Cette chute mit un point final au combat. Je n'avais pas perdu connaissance, du moins pas encore. Mais je n'avais plus de force. Impossible de bouger, de me lever, je n'étais plus le maître de mon corps. Résister à la " Morsure du Barracuda " et à " l'Ancêtre des Dragons Martyrs " était un exploit. Mais en plus de cela me vaincre sur mon terrain de jeu de prédilection à savoir le corps à corps, relevait du miracle. Le Scorpion du Désert venait d'accomplir un miracle. Il était bien un véritable Traqueur, au sommet de sa puissance. Ma respiration ralentissait, pas question de continuer. Marshall avait gagné et de loin. Le sang ne cessait de couler de mes plaies qui zébraient ma peau, de mes narines, de mes oreilles et de ma bouche à cause mon estomac qui était hors d'usage. Il me fallait des soins d'urgence à n'en pas douter. C'est alors que Gandoulf réapparut, sous sa forme de Teton Fire. Le vieux nous implora alors de stopper le combat pour l'aider à vaincre le " Fléau " comme je l'avais nommé intérieurement. Le vieux combattant avait même renoncé à son amour-propre de guerrier pour se mettre à genoux et supplier. Je pris alors la parole après m'être redressé tout en vomissant de nouveau du sang. La douleur se propagea dans tout mon organisme.


- Gandoulf, je n'ai décidément aucun respect pour vous. J'ai du mal à croire que vous maitrisez le Teton Fire. Comment un artiste martial de votre acabit peut-il se résoudre à demander à deux duellistes d'interrompre leur combat pour l'aider contre son adversaire ? Avez-vous donc oublié l'amour-propre ? La fierté ? Vous auriez dû vous jeter dans la mêlée contre ce Fléau monstrueux et en finir de vos propres mains en bon guerrier que vous êtes ! Votre carrière bureaucratique vous a ramolli l'esprit, je ne crois pas que vous étiez comme cela du temps de votre jeunesse … Keuf … Malheureusement pour moi mes heures sont comptées. Et vous tombez à pic. Vous avez besoin d'aide ? Marshall pourra vous l'apporter … Argh … P'tain ça fait mal ! AAAAAAAAH !! Notre combat est … Terminé. Il a gagné, et j'ai perdu, kof kof kof … Mon estomac est détruit, mes os, mes muscles, plus rien ne fonctionne chez moi en l'état actuel des choses. Marshall, Scorpion du Désert, je reconnais ta valeur et tu as eu raison de moi. Tu as surpassé ton humanité. De même qu'il faudra que je surpasse ma " tritonité " si je veux me mesurer à toi de nouveau. Quelle rouste. Cet échange fut bref, mais je pense que désormais nous nous connaissons mieux que jamais. Etre Traqueur c'est donc cela … hé hé … J'ignore si je pourrai t'être utile mais je veux t'accompagner et obtenir la force des traqueurs. Aide-moi à m'endurcir … Argl ! Ceci étant dit, nous pouvons nous concentrer de nouveau sur la mission. Même si je ne crois pas être de la moindre utilité … Vous devrez vous débrouiller vous deux … Après tout, c'est ta mission en tant que Traqueur, Marshall … Personne ne peut l'accomplir à part toi … Les vaccins doivent être dans le coin … Il va falloir ensuite pénétrer parmi les zombis qui composent le corps du " Fléau ", et injecter le sérum au cœur de cette structure monstrueuse … Là est le point faible de notre ennemi. Il est devant nous, ne formant qu'une seule et unique entité, vulnérable et à notre portée … Keuf keuf … Autant en profiter, Scorpion du Désert !

A chaque quinte de toux, je crachai du sang. Je tentai bien après mon monologue de me relever, mais sans succès. J'avais bien trop mal. Quelle ironie du sort … Je n'avais vaincu ni la Mante Noire, ni le style de la Mante Religieuse ces deux derniers jours. A croire que cet insecte me portait véritablement la poisse. Pendant que nous parlions, le " Fléau " continuait de se mouvoir lentement, cherchant à nous débusquer. Lorsqu'il s'agita soudainement. Se doutait-il de notre présence. Ce qu'il se passa alors dépassait l'entendement. Le corps de ce monstre, sembla se reconfigurer. Les milliers de zombis se mirent à bouger, à changer de place, à glisser vers le bas ou vers le haut de cette entité géante. Le " Fléau " changeait clairement de forme. Il devint alors une espèce de monstre à tentacules, quelque chose de cauchemardesque. La chose s'approcha de nous et pas moins de trois de ces tentacules épouvantables se mirent à nous toiser en émettant un cri strident, presque aussi terrifiant que celui de la Mante Noire. Un frisson me parcourut l'échine. J'étais démuni, complètement vulnérable. Et dire qu'en temps normal, c'était moi le prédateur … Là je ne pouvais strictement rien faire en cas d'attaque. Je souris bêtement de la situation. Moi perdant, et face à une monstruosité sorti d'un cauchemar. Seul Marshall et Gandoulf pouvaient nous sortir de là.





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Airakaz Marshall
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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Sam 4 Avr - 17:01
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Dernière édition par Airakaz Marshall le Jeu 31 Mar - 14:06, édité 2 fois
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Gongbao
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MessageRe: Bienvenue au Consulat de Vagrow ! (avec Airakaz)    Sam 4 Avr - 20:29



Le temps du repos !
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J'étais assis sur mon lit, à me ressasser les évènements des derniers jours. Oui, Gandoulf était remonté dans mon estime après avoir utilisé une nouvelle arcane du Teton Fire et en se sacrifiant pour sauver son île. Oui le sérum avait bel et bien fonctionné sur le " Fléau ", et oui, Marshall avait accompli sa mission. La ville avait été totalement ravagée après 20 ans de domination de zombi, et après l'apparition de ce colosse des ténèbres. Son corps s'était décomposé, et toute la population s'était retrouvée totalement guérie et après 20 ans de soumission à un virus de nature inconnue, ils avaient pu retrouver leur liberté. Dès leur " réveil ", chacun avait pris conscience de la situation, et secoururent les seuls survivants de ce bazar : Marshall et moi. Ce dernier avait perdu conscience lors de l'épilogue, alors que moi j'étais toujours éveillé, mais toujours dans l'incapacité de bouger.

Quelques jours plus tard, les techniciens de l'île déblayèrent l'accès au port, et plusieurs équipes du gouvernement vinrent au secours du consulat pour prêter main-forte. Une nouvelle cité de fortune s'établissait à côté du champ de ruines, constituées de tentes, de petits cabanons et autres structures éphémères. De nombreux médecins, équipes de décontamination, scientifiques et zombilogues vinrent pour inspecter chaque recoin de l'île, à la recherche de la moindre trace d'une souche restante de la Grippe Noire. Sans succès, elle avait bel et bien été éradiquée. Quant à moi, on me disposa dans un lit d'une tente de soins. Marshall fut déplacé ailleurs, plus au calme, car il était tombé dans un espèce de coma. Le médecin m'avait expliqué que son corps avait simplement besoin de repos pour se remettre à neuf à cause des multiples blessures et de la grosse fatigue. Puis il se pencha un peu plus sur mon cas, et constata avec étonnement l'état de ma peau, de mes os en général, mais surtout de mon estomac. L'hémorragie avait coagulée.

- Hm, c'est un phénomène assez unique, Monsieur Gongbao. Je suppose qu'il s'agit d'une sorte de réaction de l'organisme propre aux tritons. En tout cas, la coagulation a permis la formation d'une épaisse croûte autour de votre estomac pour arrêter ainsi le saignement. Ca vous a sauvé la vie mais à long terme, la croûte s'effritera, et vous recommencerez à saigner. Je vais devoir vous opérer. Quant au reste … Je vais devoir vous enduire le corps d'alcool à 90° degrès toutes les heures pour désinfecter toutes ces coupures. Il vous faudra au moins deux semaines de repos complet pour que votre squelette retrouve sa densité originelle. Un régime uniquement composé de gervais au fruit vous sera donc imposé.
- Vous êtes sûr que vous êtes médecin ?


Deux semaines abominables passèrent. Et pour couronner le tout, le Scorpion du Désert ne s'était toujours pas décidé à se réveiller. Ce qui faisait que toutes les heures, comme promis, le docteur fou m'appliqua un alcool extrêmement fort sur toutes mes plaies. J'avais littéralement l'impression qu'on me baignait dans un bain d'acide sulfurique. En plus de cela, il fallait supporter l'infecte nourriture qu'on me donnait : des petits gervais aux fruits, riches en vitamines B et C qui aident à fixer le calcium sur les os. Gervais aux fruits : le petit pot des os costauds. L'opération de mon estomac avait été un succès, mais j'avais clairement l'intention qu'on en voulait à ma santé. Les petits suisses me défonçaient la boyasse, résultat : diarrhées aigues et chiasse alsacienne étaient devenu mon quotidien. D'autant plus que le voisinage commençait à se plaindre et pour cause : un pot de chambre rempli à ras bord d'une bouillasse noire, boueuse, pleine de grumeaux qui sentait à la fois le caca et le poisson pourri garantissait des nuits interminables en terme d'effluves et de senteurs. Après cette période noire, je retrouvai l'usage relatif de mes jambes, ce qui me permettait de me promener à l'aide de béquilles bien entendu. Je passai du côté de la ville que retrouvait un visage plus chaleureux. Tout le monde mettait la main à la patte, c'était une véritable renaissance. Il était surprenant de voir un tel élan de fraternité au sein des humains. Moi qui n'avait vu que leur perversité et leur violence, j'en étais très étonné. De nombreux fonctionnaires du gouvernement étaient venus pour remettre en place les institutions du consulat histoire de bien réaffirmer la main-mise du gouvernement sur l'île. Plutôt dégoûtant quand on savait que ces misérables avaient tout bonnement mis Vagrow sous embargo dès le début de la crise de la Grippe Noire. Qu'en aurait pensé Gandoulf s'il avait été là ?

Les jours passèrent, et je me mis progressivement à faire de la rééducation pour me réapproprier mon corps alors mal en point. Il m'était difficile de faire des mouvements de pivots du bassin à cause de l'opération. Sachant qu'il s'agit d'un mouvement essentiel dans tout art martial qui se respectait. Peu à peu, je retrouvai mon autonomie, rapidement, la canne remplaça les béquilles. Le médecin était très surpris de mon prompt rétablissement. Rien d'étonnant en ce qui me concernait : les Hommes-poissons avaient une capacité de régénération cellulaire plus rapide que celle des humains. Bientôt une chose me taraudait l'esprit : retrouver la mer et son silence, pouvoir bouger à l'intérieur, retrouver mes repères. Mais pas avant que Marshall ne soit complètement rétabli. Ce combat m'avait changé. Marshall était devenu plus puissant qu'un humain, plus puissant qu'un triton. Je devais surpasser ce que j'étais, tout comme lui l'avait fait. J'avais reposé uniquement sur mes acquis depuis le départ. Tout allait changer. Alors que j'étais en train de bastonner un arbre dont le tronc était désormais marqué par de multiples cratères à cause de mes coups de poings, un gamin s'approcha de moi.




- Bonjour m'sieur ! Je suis Izumo Matada pour vous servir ! J'ai 13 ans et je suis en stage de formation au sein du Cipher Pol 7, je suppose que vous connaissez cette unité de gouvernement.
- Ce sont ces gus qui sont en train de rétablir l'autorité du gouvernement sur cette île ? Ma bite sur ton front, gamin. Pourquoi un tel regain d'intérêt pour ce caillou alors que ça fait 20 ans que vous avez détruit le port ? Les êtres humains sont des créatures répugnantes. Maintenant tire-toi de là. J'ai autre chose à faire que de parler à un stagiaire.


L'enfant exécuta un mouvement de jambe dans le vide, et à cet instant, l'arbre fut découpé en deux. Et je parle bien d'une coupe nette et propre, comme si il venait de découper une motte de beurre au couteau. J'étais littéralement ébahi devant ce gosse, que de la bave coulait le long de mon menton. Je décidai donc de faire une pause pour mon entraînement et écoutai les revendications du petit.

- Ne soyez pas sur la défensive, Gongbao. Nous venons vous donner un avertissement : n'allez pas crier sous tous les toits votre folle aventure avec Airakaz Marshall et Gandoulf, membre de la Jurade de Vagrow. Même si nous avons bien compris que c'est chose déjà faite, je demanderai à l'avenir de vous tenir à la version " officielle " des évènements.
- Comment cela ?
- Par votre faute, les choses ont mal tourné. Des touristes ont déjà entendu parler de toute cette histoire et viennent visiter la fosse en ce moment-même. Une histoire qui fait précisément défaut aux institutions gouvernementales. Et le discrédit est bel et bien quelque chose dont nous n'avons pas besoin en temps de guerre, et vous le comprenez bien. Le temps que l'île soit rebâtie, la rumeur des " Trois Sauveurs de Vagrow " enflera et bientôt, on attribuera le mérite de cette reconquête de l'île à uniquement vous et Airakaz. Mais quand l'île sera entre nos mains, le service de propagande et de censure fera son office de nouveau. Le nom de Marshall Airakaz, Gandoulf et Gongbao sera désormais interdit d'être prononcé, mentionné ou écrit. Plus personne n'aura le droit de dire à voix haute vos noms sous peine d'amende ou de prison. Tels sont les ordres. Alors c'est à votre tour de cesser de faire enfler la rumeur de cet affrontement contre le " Fléau ". Le CP7 a donc devoir de vous avertir : inutile de vous entêter à clamer la véritable histoire de cette île haut et fort. A part si vous souhaitez être considéré comme un " élément perturbateur " ou carrément un " révolutionnaire ".  Officiellement, c'est le CP7 qui est parvenu à guérir tout le monde après le résultat des travaux d'une dizaine de scientifiques courageux du Gouvernement Mondial. Tâchez de vous en rappeler.
- Au plaisir.


Je me retournai pour continuer l'entrainement, pendant que le gosse se retira après avoir délivré son message. Rien à faire de ces histoires. Je n'avais nullement besoin de la reconnaissance des humains. Je voulais juste voir brûler leur suprématie, mais comme je disais depuis que j'avais été pris au sein des Célestes : " la mort vient du ciel ". Le jugement de Valefor viendrait tôt ou tard ébranler la terre. Les journées passèrent encore, sans le moindre signe d'amélioration de l'état de mon camarade. Fâcheux. Je n'avais qu'une seule envie : quitter l'île au plus vite car la présence du gouvernement se faisait de plus en plus ressentir. Un soir, je me mis à admirer le ciel étoilé lorsque quelque chose attira mon attention. Un type habillé d'un étrange costume et d'un casque rappelant étrangement celui d'un insecte arriva jusqu'à moi. Il sortait de la forêt, et d'un pas décidé, se présenta.




- Hohohoho  !! Tu dois être Gongbao n'est-ce pas ? Appelle-moi Kamen Rider !!
- Allons donc … Encore un drôle de zigoto.
- Sur ton dossier, il est inscrit que tu as un sale caractère mais tant pis. Bref, je suis venu te donner mes félicitations, tu es devenu officiellement un Traqueur !!
- Quoi ??
- Pour que tu comprennes, je vais tout reprendre depuis le début. Il est évident que tu as compris que la rencontre entre toi et Marshall n'est pas le fruit d'une coïncidence pas vrai ? Eh bien sache que les pontes de notre organisation avaient déjà pour idée de former une nouvelle équipe de Traqueur à North Blue. L'objectif étant d'abord de vous endurcir pour ensuite vous envoyer sur Grand Line. Mais aucun de vous n'est prêt pour l'instant. Comme Marshall a dû déjà te le dire, il ne reste plus que deux traqueurs. Trois si on te prend en compte. En tant que Traqueur tu devras découvrir, explorer, dénicher, combattre, débusquer et chasser. Telles sont tes prérogatives. Les candidats à cet " examen " qu'a été la mission de Vagrow étaient nombreux même s'ils ne le savaient guère. Nous les avons donc observés un certain temps avant de choisir celui qui avait les compétences nécessaires pour assister Airakaz Marshall. Et tu as été désigné d'office. Il n'y avait plus à attendre que tu te rendes sur le consulat et d'y envoyer Marshall. L'examen avait donc commencé et tu l'as réussi. Même si d'après moi tu représentes une composante instable. Vu que tu as failli faire foirer la mission avec ce stupide combat …


Mon poing dégaina à une vitesse folle. J'avais visé son visage pour le faire taire. Cracher ainsi sur un duel entre deux fiers guerriers … C'était inacceptable. Sauf que mon poing frappa le vide. Mon bras était tendu à plus de vingt centimètres de Kamen Rider. Pourtant j'avais bien désigné la cible … Non, se pouvait-il que cet énergumène se fût décalé à une vitesse inimaginable ? C'est bien ce que je craignais.

- Pas d'emballement, Gongbao. Estime-toi heureux que la hiérarchie t'aie accordé ce privilège. Ne recommence plus jamais cela, ou tu finiras six pieds sous terre. Je suis au moins dix fois plus fort que celui que tu surnommes le Scorpion du Désert. D'ailleurs en tant que Traqueur, il te faut un nom de code. C'est plus facile pour les communications d'affectation afin de ne pas se faire repérer. Marshall n'est autre que le " Scorpion " comme tu as pu t'en douter. Le second Traqueur répond au nom de code : " Frelon ". Tu dois trouver quelque chose en rapport avec les insectes, je t'écoute.
- Barracuda.
- Ce n'est pas un insecte, ça. Fais donc un effort.
- Je n'ai pas envie d'avoir le nom de code d'un insecte. Mon monde c'est la mer et pas la terre. Va donc te faire voir avec tes idées stupides. Je suis Traqueur, point barre.
- Bon eh ben puisque tu ne fais preuve d'aucune bonne volonté, je t'inscris dans mon registre sous le nom de " la Mouche ". Voilà. Un bouffeur de merde, tout simplement. Tu es insupportable mais j'espère que t'en vaut la peine. Et instant. Je dois te donner quelque chose avant de partir. C'est une enveloppe destinée au " Scorpion ". Le prochain ordre de mission se fera en compagnie du " Frelon ". Voyons don si vous êtes capable de faire équipe.


Je saisis le morceau de papier et m'en allai. Je n'avais aucune envie de parler avec quiconque. Je désirais quitter ce consulat, j'en avais marre. Mes occupations étaient peu variables en attendant le réveil. Entrainement et rééducation, voilà quel fut le programme. Jusque j'entendis alors la rumeur : Marshall s'était réveillé. Impatient de le revoir, je courrai à sa tente mais trop tard. Cet idiot était déjà parti à ma recherche. Je passai donc l'île au peigne fin, jusqu'à ce que je le retrouve enfin, le corps complètement recouvert de bandages. Je m'approchai de lui tout en lui faisant signe.




- Héhé … Alors on s'est réveillé d'après ce que je vois. Mon antagoniste. Mon opposé. Mon némésis. Mon clone. Mon jumeau maléfique. Mon ennemi juré. Mon fils. Ma bataille. Fallait pas qu'elle s'en aille. Ce duel a été très stimulant pour moi et je suppose que pour toi aussi. Ne m'en veux pas d'avoir interrompu le cours de la mission mais je tenais à savoir si comme je le soupçonnais, tu t'étais élevé. Tu as été plutôt long à te réveiller, je n'attends plus que toi pour quitter cet endroit horrible. Le CP7 m'a bassiné avec cette histoire, comme quoi ils vont rétablir une nouvelle version des évènements de l'île … Bref, c'est leurs oignons, moi je veux qu'on lève les voiles, et je suis prêt à te suivre cette fois. Un type déguisé nommé Kamen Rider est venu m'annoncer que j'avais réussi le test et que j'étais officiellement devenu un Traqueur. Et ils m'ont donné mon nom de code : " la Mouche ". Bouah ah ah je trouve ça super drôle moi. Ca sera toujours mieux que " Frelon " ou " Scorpion " qui sont des noms shonenesquement ridicules !! Bouah ah ah ah !! Et tiens, voilà ton prochain ordre de mission qu'il m'a donné aussi. Avec le " Frelon  " en plus. Un mec de ta trempe je présume ? J'ai hâte de faire sa connaissance …




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