Mais qui a tué Pamelo Rase ? [PV Blaque Aime, Bedeseau Béha]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Paddington Supertramp

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MessageMais qui a tué Pamelo Rase ? [PV Blaque Aime, Bedeseau Béha]    Mar 31 Mar - 23:33



Océan. Etendue infinie de saphirs irisés, dont la splendeur se voit magnifié par l’éclat amoureux d’un soleil doré. Ô grande dérobeuse des rudes âmes des hommes naviguant sur tes flots offerts comme une promesse soufflée d’aventure enchantée ! Océan ! Tu te lève plein de rondeurs et t’abaisses avec désespoir, mais aux heures de trêve sous l’azur tu te dévoiles. Sublimée par les prières des marins ardents, c’est en soufflant ta musique que tu viens tendre leurs voiles. Ah Océan ! A jamais dans mon cœur ! Apportant jusque dans mes songes le bonheur et épanchant ma rancœur ! Tendre maîtresse éternelle ! De tes flots tu berces maternelle tes plus vaillants adorateurs, qui parfois sacrifie sur ton cruel autel. Ô océan ! Ton amour me…

-BLEUUUUURRRGHAAAGUURH !
-Un homme à la mer !
-Mais non ! Par la Poche-Banane de Jean-Eudes Télleyssiaige ! Pas moyen de se soulager tranquillement ici !

Soulager n’était pas réellement le mot exact pour décrire la gerbe de compétition qui s’était emparé de l’adjudant-chef Paddington Supertramp, nouvellement nommé s’il vous plait, depuis le départ du navire de son dernier port d’attache. En effet le terme « soulagement » laisse entendre qu’il y a une marge pour l’amélioration de l’état de santé, ce qui n’était pas réellement le cas de l’ursidé Marine qui se vidait les tripes, à un intervalle remarquablement proche de la cadence des flots, à grands renforts de hoquets clapoteux. Au moins l’officier à poil doux pouvait se réjouir d’avoir donné de quoi mériter son gagne pain au torche-vomi du coin. Certes de voir un Marine avec le mal de mer ça avait de quoi vous gondoler le loup de mer. A susciter le ricanement du vieux briscard. La plaisanterie potache du mathurin. Mais voilà : de un  l’ours randonneur il vous emmerde, et de deux si les ours étaient vraiment fait pour naviguer Mère Nature leur auraient agrémentés le châssis d’une option palmes. Manque de chance, Paddington n’avait gagné que la faculté de parler par un malheureux concours de circonstances, et dans la situation actuelle ça lui était au moins aussi utile qu’une serviette de bain sur un champ de courses. Au moins pouvait-il faire profiter le reste de l’équipage de ses bruyantes réflexions cyniques sur les maroufles qui se gargarisaient la nouille sur la beauté enchanteresse des flots à grand renforts de traits de plumes, et qui n’avaient visiblement jamais posé le pied sur un bateau.

Pour l’ours-randonneur l’océan s’apparentait plus à une vieille radasse mal débourrée aussi grasse et limoneuse que le pot d’aisance de feu grand-maman. Puis la mer c’était fourbe, même quand il était encore en pleine possession de sa flottaison il s’en méfiait. Un randonneur n’est vraiment à l’aise que les coussinets dans la terre meuble, l’air frais des montagnes soufflant sur la truffe en portant l’odeur de l’humus et la senteur du sapin. Qui échangerait ça pour se lancer sur une étendue de flotte salé apparemment sans fin sur un cercueil flottant aussi résistant à l’épreuve des vagues que le dernier jouet à la mode entre les mains d’un enfant de trois ans, avec pour seule compagnie des mâles en rut et des mouettes insolentes qui faisaient des bombardements stratégiques sur votre truffe. Sans compter que  le plancher bougeait plus qu’un soir de cuite, et encore y’avait pas même le plaisir de l’ivresse, même s’il avait dû faire une croix sur la boisson après son passé tumultueux. En parlant de tumulte voilà qu’il se trouvait embarqué sur une fameuse mission qu’on avait choisi de lui coller sur le dos. Nom d’une Mère de Menottes ! Paddington n’était pas très au fait de l’actualité des combats de la Marine contre les forbans des flots mais l’Etat Major devait être court en officiers pour le bombarder commandant de cette opération. Il n’était d’ailleurs pas très sûr encore de comment il devait réagir à sa récente montée en grade, qu’il devait plus à un coup du sort qu’à un coup d’éclat. Sa récente rencontre avec une grosse tête primée avait fini par le voir briser le mur du son pour s’emplafonner un vieux papy qui, après vérifications, s’avérait finalement encore recherché par les autorités. Visiblement il n’y avait pas de prescription pour les vieux sagouins. Mais Paddington se voyait mal se glorifier de sa nomination. Il imaginait déjà le tableau : « t’as fait quoi pour prendre du galon ? Je suis resté en vie ». Non vraiment, y’avait mieux comme exploit guerrier héroïque.

Mais on lui offrait aujourd’hui de quoi faire réellement ses preuves. Un meurtre mystérieux, une île au bord de la guerre civile, une population en péril…il manquait plus qu’une foutue princesse en rubans pour transformer ça en quête héroïque du genre aimant à blondinets à franges et à bonnet vert. Quoiqu’il en soit c’était fini l’époque des chats perdus, des grands-mères égarés et des planques dans les sous-bois à la traque des exhibitionnistes. Cette fois l’enjeu était réel et ses nouveaux galons lui semblaient parfois bien léger face au poids de la charge qui l’attendait. Mais s’il y avait bien un moment où il fallait qu’on en avait une grosse c’était le moment ! Et cette grosse détermination justement il l’avait ! On avait fait appel à la Marine pour une bonne raison : car face au désarroi et à la peur, face au doute et à la colère, s’interposait les héros de la Justice ! Apportant ordre, équilibre et politesse pédestre aux égarés ! Sa mission était simple : enquêter, arrêter les fauteurs de troubles et les coupables,  rétablir l’ordre afin d’éviter un bain de sang et une avalanche de paperasse pour les gras du galon de l’échelon supérieur. Or il savait que plus que l’hémoglobine, le blanc manteau des officiers craignait bien davantage les tâches d’encres des rapports. Bref. On lui promettait gros et par la Luge en Basalt de Pierre-Hervé Hemanuel Malik il avait l’intention de ramasser la mise en embûchant la face de quiconque se dresserait sur son chemin.

Néanmoins l’ombre portée sur ce magnifique tableau dégoulinant de noblesse était la présence de deux exemplaires de cette espèce particulière des joueurs de couteau traqueur de tête affiliée à cette mission. Paddington n’entretenait qu’un froid mépris pour les chasseurs de primes. Il considérait en effet que sa noble tâche ne pouvait s’allier avec les élans malsains de la vénalité. C'est-à-dire que zigouiller du bonhomme pour se faire du bifton tapait pas réellement dans le haut du panier de l’honnêteté et la probité de ses valeurs. Sur cette juste réflexion un nouvel élan fétide vint interrompre ses pensées et salir les flots moqueurs.

-EEUUUURGH !
-Adjudant-Chef ! Soldat Jackson au rapport !
-Je suis comme qui dirais tout à ma tâche en ce moment.
-Nous arrivons en vue de l’île Monsieur ! Nous allons abaisser la voilure pour nous apprêter à jeter l’ancre, cela devrait aider votre estomac.
-Groumpf ! Si vous voulez dire que ce foutu roulis va s’arrêter vous avez ma permission.

De fait Paddington se sentit suffisamment bien pour respirer plus à son aise, bien qu’il offrit une image singulière avec le large et épais filet de bave qui liais sa truffe ruisselante au bastingage. Sa face fruste se fit muette d’expression alors qu’il réorganisait ses idées dans sa caboche, avant de lâcher un rot sonore et odorant l’air de rien.

- Réunissez-moi les deux gaillards qu’on a cru bon de nous adjoindre.
- Vous voulez dire le reste de la Task Force Monsieur ?
-Non je veux parler des deux chasseurs de primes, si j’avais besoin de réunir les Power Rangers je me serais exprimé autrement. Répondit Paddington d’un ton bourru en s’interrogeant sur les capacités de son adjoint.
-Si vous voulez mon avis Monsieur, je trouve déplorable de voir nos glorieuses forces armées ainsi se dessaisir de ses compétences régaliennes en matière de justice et de maintient de l’ordre public, par une délégation dénuée de concertation populaire et démocratique entre les mains d’une clique de mercenaires avinées et avides de lucre, ne réunissant aucun des critères d’intégrité propre aux représentants d’un gouvernement légitime.
-Heureusement que je vous l’ais pas demandé cet avis.

Le personnel non indispensable à la navigation s’était déjà réuni en bon ordre au centre du navire, se préparant à débarquer. Les deux chasseurs de têtes s’approchaient et Paddington eut le déplaisir de croiser un vieux. Question 3e âge il avait déjà un passif récent assez lourd pour douter que ses nerfs puissent supporter un autre vieillard excentrique.

-Je suis l’Adjudant-Chef Paddington ! J’ai été mandaté par l’Etat Major pour enquêter sur un bordel pas très net sur Shinobi Island. La population est à cran : la mort d’un des chefs de clan local a mis le feu aux poudres et la poudrière est prête à sauter. Normalement la mort d’un de ses pignoufs passe assez inaperçu vu que visiblement le sport local consiste justement à trucider le clan voisin, mais apparemment l’affaire est assez grave pour menacer l’équilibre de toute l’île. On nous a donc demandé d’enquêter sur place en tant qu’instance neutre et d’arrêter les coupables. Ayant vomis sur les rapports de mission je vous demanderais de vous présenter afin de savoir avec qui je vais marcher sur cette montagne.

Rien de mieux qu’un petit discours bien sentit pour montrer à qui on avait à faire. Paddington devait montrer qu’il était le genre de dur à boire un bidon d’essence pour pisser sur un feu de camp, et il avait eu son bien aimé sergent-instructeur comme modèle en la matière. Bien évidemment le fait de voir un ours randonneur le bide proéminent avec la bouche encore tâché de vomissures prenant appui sur un piolet, la main dans le dos, apportait une sérieuse limite à l’effet recherché. Mais l’ours pédestre connaissait ses maximes : code des Randonneurs article 54-12 « Visage ferme face à l’avalanche, évite les péteux qui flanchent ».

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♫ Voyage voyage ♪ @Sun
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Bedeseau Béha

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MessageRe: Mais qui a tué Pamelo Rase ? [PV Blaque Aime, Bedeseau Béha]    Mer 1 Avr - 18:40
> Bienvenue au bureau d'enregistrement des chasseurs de primes ! Que puis-je pour vous Monsieur ?

Bédeseau se dandinait sur ses deux pieds, visiblement mal à l'aise dans cet immense endroit qu'était le BECP. Mais alors qu'était ce que cette organisation ? Nouvellement créée, elle permettait aux chasseurs de primes de s'y inscrire et d'y chercher du « travail » et tout cela sous régulation du gouvernement. Bien sur ce n'était absolument pas obligatoire et bon nombre de chercheurs de têtes préférait conserver leur indépendance, évitant au passage de partager la prime avec la Marine et d'être encadré par des officiers de cette dernière lors des missions. Néanmoins, c'était tout de même un bon moyen de commencer en tant que membre de la profession ; cela évitait de partir en solitaire lorsqu'on n'avait pas d'équipage et ainsi, d'éviter les mauvaises surprises tels qu'une appréciation inexacte des risques. Le jeune homme ayant laisser son ouïe féline traîner dans un quelconque bar – où il commandait toujours un verre de lait chaud -, avait décidé que ce serait un bon moyen de partir à l'aventure, de gagner de l'argent et ainsi d'accomplir son rêve : s'acheter un bateau volant avec une piscine à balles colorées sur le pont. Après une bonne heure d'attente il avait enfin réussi à s'approcher du bureau d'une conseillère portant le doux nom de Véhité Aha qui devant le mutisme de son client, commençait à sérieusement s'impatienter.

> Asseyez vous il faut qu'on parle.

Bédeseau, plissa les yeux pour mieux distinguer la jeune femme qui était cachée dans la pénombre, la pièce étant très mal éclairée en cette fin de journée.

> Vous avez passé la journée dans le noir ?

L'autre prit un air agacé, après tout elle n'avait pas que ça à faire, et lui désigna avec autorité la chaise qui se trouvait à côté de lui. Elle lui tendit un formulaire et un stylo dont il s'empara avec prudence.

> Il faut remplir les parties A-1 à Y-72 SAUF, elle avait appuyé sur ce mot comme si sa consigne était vitale, le A-56, le A-122, le B-3 les B,O,E,I,N,G 767, de toutes façons ils ne seront plus valables à partir du 11 septembre, et enfin le U-2 si vous n'êtes pas d'une profession musicale et que vous ne saignez pas le dimanche !

Le futur chasseur de prime s'empressait de griffonner alors même qu'elle dictait les exceptions qu'elle connaissait visiblement par cœur. Quand il eu fini, il lui tendit la feuille avec fierté.

> Il était plutôt dur votre Sudoku dites donc !

À la place des cases à cochées, se trouvait des chiffres allant de un à neuf. Lasse, Véhité Aha, reprit le formulaire qu'elle jeta dans la poubelle. Elle donna au jeune homme un passeport et le tamponna de la mention CDP, après tout, ses supérieurs se débrouilleraient avec lui. Elle lui fit signe de partir non sans lui donner une brochure intitulée « Comment réussir sa carrière de chasseur de primes » et appela le candidat suivant.

Bédeseau, même s'il avait obtenu sa licence, ne quitta pas pour autant le BECP tout de suite. Sur les conseils d'un membre qui semblait plus aguerri, du moins son tricorne lui avait laissé croire qu'il était expérimenté, il alla consulter le panneau de quête qui se trouvait en plein milieu du bâtiment F à la section T et qui était géré par un certain Nath Sous. Son regard fut immédiatement capté par un rapport contenant la photo d'un ours en costume de la Marine, il lut brièvement la note, la comprenant à peine, et s'empressa de s'y inscrire auprès du gérant qui lui indiqua l'heure et le lieu du rendez-vous. Le jeune homme put alors quitter les lieux en sautillant, tout excité de pouvoir faire du biffe, de la moula, du caramel, pour la première fois de façon honnête.

Il embarqua à bord du bateau le lendemain. Un soldat nommé Jackson -probablement de la même famille que celui sur la base de son père adoptif-,lui indiqua une couchette, juste au-dessus de celle d'un vieux monsieur qu'il reconnut comme étant le Père Noël. Il fit néanmoins profil bas, n'osant pas engagé la conversation, estimant qu'il n'avait pas été très sage cette année. Le bateau se mit en branle et Bédeseau s'endormit dans son hamac de fortune, rêvant de sa piscine à balles colorées.

On les appela, lui et le Père Noël, le troisième jour de navigation alors que l'on sentait que l'équipage s'agitait. Il se présenta sur le pont comme on le lui avait demandé. La raison pour laquelle il avait choisi cette mission se tenait devant lui, boudinée dans son petit costume de randonneur et des traces de vomis aux bords des lèvres. Alors qu'il parlait il eut des hauts le cœur et le jeune homme sût que c'était le moment pour lui de briller.

> Bédeseau Béha ! Je suis médecin ! Ne vous inquiétez pas tout ira bien c'est sûrement un Lupus ! Vite Foreman amenez-moi 5mg du liquide transparent là, dans la poche sur ma couchette !

> Moi c'est Jackson monsieur !

> Je vois pas le rapport!

De désespoir il se tourna vers l'ours qu'il serra dans ses bras, oubliant l'étiquette.

> Ne vous inquiétez pas du moment que vous n'avez pas vingt-sept ans tout ira bien !
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Blaque Aime

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MessageRe: Mais qui a tué Pamelo Rase ? [PV Blaque Aime, Bedeseau Béha]    Mer 1 Avr - 20:45
Blaque Aime avait une tendance. Dans le jargon des tendances problématiques ou ressortant d'un contexte qui dans des temps classiques et routiniers ne lui causeraient directement aucun soucis, avaient pourtant dans ici  un qualificatif particulièrement pertinent, et commun à tous les ressentis qu'il avait éprouvé jusque là. Il s'agissait du mot « fâcheux ». Mais pas le fâcheux misérable et apitoyant. Ce fâcheux là auquel on aurait pu scotcher sur le front, s'il en avait un, le-dit mot en COMIC SAN MS Police 45 afin de souligner la singularité de la chose et de l'afficher devant ses camarades et collègues, était un fâcheux à la fois un fâcheux décevant, mais aussi un fâcheux inopportun pour la personne lambda qui trimbale son sac de patates et courgettes dans la rue après une journée pépouse à dorer sa pipe. Cette tendance était de s'attirer les ennuis comme un aimant attire la polarité inverse, car c'est bien connu ; si les ennuis arrivaient à lui, cela signifiait indubitablement qu'il faisait parti du côté positif de la force. La vie de Blaque Aime changea à jamais ce jour là. Ce jour fatidique où il aperçu un homme basané et visiblement mal loti - preuve en est qu'il marchait sur des bouts de bois taillés avec les ongles, et dieu sait qu'il n'en aurait plus jamais des ongles comme il put en jouir dans sa fougueuse jeunesse – transportant un papier blanc et l'agitant à bout de bras tout en hurlant un éraillé « Black M » du haut de ses cordes vocales effilées et effrités. Ensemble de syllabes qui avaient éveillé un certain soupçon chez le vieil homme ; en effet au premier abord, quelque chose clochait dans l'intonation, comme si votre nom était prononcé par un amérindien élevé par des mandarins essayant tant bien que mal de parler le Togolais. Preuve que cet homme lui était inconnu, et dont la charge nerveuse, puissante et décidée lui procura un frisson tellement intense que ses poils s'arrachèrent d'eux même de leurs racines afin de fuir au gré du vent, tandis que la peau restait parsemées de cônes pointus et horriblement dénudés. Blaque Aime médita un instant sur une probabilité aussi énorme que sa cuisse de s'être déjà fait un ennemi complètement cinglé par on ne sait quel méfait diabolique depuis sa nouvelle vie. Ceci s'étant probablement encore une fois passé lors d'un instant où visiblement le black-out avait emporté dans le néant toutes formes aussi légères et virevoltantes dont avaient pu prendre un jour sa raison et conscience. Il n'en avait pas le souvenir et pourtant, cela ne l'aurait guère étonné. Il renonça au moindre effort mnésique puis par effet de circonstance et d'acceptation du fait, se retourna lentement tandis que son faciès passa du questionnement, au débinement en passant par l'expression précise du mec déniant toute responsabilité. Blaque leva les bras, les agrippa un par un avec la main opposée et fit craquer son vieux dos osseux deux-trois fois avant de se mettre dans les starting blocs. Il prit ses jambes à son cou aussi nonchalamment en adoptant toute l'assurance du coureur olympique pour fuir le détraqué qui doubla sa vitesse au compteur. Visiblement en plus d'avoir de bonnes raisons de vouloir requérir un entretient privé avec le vieux  chasseur de prime, ses tatanes en teck avaient acquis avec le temps la forme de ses pieds musclés et ne semblaient pas décidés à entraver sa charge épique.

« - Bordel de merde ! Faut lâcher du lest ! Sami t'iras me les chercher plus tard, sinon pas de popote. » Jeta Blaque Aime au sommet de sa pointe d'accélération après une révélation terrible qui lui apparu aussi clairement que de l'eau de roche : il n'arriverait pas à le semer à la simple puissance de ses jambes. Il sentait déjà ses rotules claquer de mécontentement à cause de ce que leur faisait subir le proprio.

Il se remit face à son poursuivant sans interrompre sa route, à la façon des écoliers qui s'échauffent le fessier en courant à reculons avec une once de grâce en plus, et mit en rotation ses deux bras auxquels pendaient tels deux moulins à vent motorisés ses sacs de légumes. Au moment précis où il jugea que la force centrifuge pouvait dès lors compenser son propre talent au lancer de poids, il lâcha presto les deux sacs qui partirent comme deux astéroïdes potagers tout droit vers le visage de son agresseur. Il fit mouche.

« - J'aurais pas aimé ressentir le côté où le sac de patate est allé. Avec la vitesse ça a la texture du béton ces légumes là. Sami ? » énonça t-il en guise de conclusion glorieuse à cette course poursuite diurne après une mise à terre sans pitié à violent coup de tubercules. « Il y réfléchira à deux fois le prochain coup ».

Sami gambada joyeusement en direction des sacs 5 mètres plus loin où gisait le pauvre homme et prit l'initiative, dont il fut sur le moment fier, de se mettre en position d'uriner sur sa victime, en guise de domination. Le poursuivant - qui ne poursuivait sur le moment plus grand chose - agrippa alors sauvagement Sami par le long du corps avec la ferme conviction de ne pas le lâcher. La chèvre fut prise d'une horrible sensation de préhension au niveau de son bas ventre et détalla tout droit vers son maître, avec en guise de cadeau une canaille flottant tel un drapeau qui aurait prit de nombreux coups et déchirures dans sa vie. Ce drapeau là aurait sûrement représenté une nation terroriste, ou une prônant le partage des biens qui se serait fait pisser vraiment dessus cette fois. Les témoins de la scène semblaient émerveillés de voir un peu d'animation un jour aussi ennuyant et banal que celui-ci.
Blaque Aime, trop occupé à se congratuler de son triomphe, était déjà reparti et ne prit pas garde à  la locomotive furieuse qui lui rentra dans le dos et le projeta dans les débris de poubelle, empoignant un passant qui n'avait rien demandé pour l'entraîner dans sa chute parce qu'il n'y a pas de raison.

« -Monsieur Blak Aybe ! J'ai un papier à vous remettre, par pitié arrêtez de courir, c'est quoi votre soucis Papi ? Entama alors le jeune homme qui pressa une légère blessure à l’œil gauche avec sa main, tout en tendant la feuille, foyer de tout merdier, de l'autre main.

-Oh. Pardon mon garçon, j'avais pas confiance, et j'irai pas me justifier en disant que c'était l'allure de psychotique que vous aviez en m'approchant à pas furieux, ou encore votre visage horrifié et constipé par une course trop longue d'endurance que vous n'aviez pas qui m'a chuchoté dans l'oreille de me tailler d'ici, mais bordel il vient d'où cet accent ? Si vous l'avez déterré quelque part, je donne pas cher de votre peau. Enfin si ça ne tenait qu'à moi, j’espérerai au contraire qu'elle vaille son pesant d'or. Bon c'est quoi ce papier ... »

Blaque Aime sorti sa deuxième main de son pantalon, d'où il repêcha une peau de banana coriace avec diligence, et déplia la feuille qu'il analysa brièvement avant d'entamer la lecture pour son acolyte madame Pavoshko, qui était toutefois concerné également peu importe le sujet. Il remarqua le symbole de l'agence de chasseur de prime auquel il s'était inscrit l'autre jour : un cercle en relief d'une couleur de bronze, preuve que l'agence ne roulait pas encore sur l'or, avec les lettres BECP incrustés à son centre. Il avait effectivement entendu dire par l’hôtesse qu'ils proposaient un service de proposition de contrat par messager afin d'apporter du travail aux nouvelles recrues à l'allure plein d'avenir, ce qui était un élément qui clochait en soi. Blaque Aime se racla la gorge, cracha ce qui était remonté et mis en marche les rouages de la locution :

« -Monsieur Blaque Aime. Veuillez considérer s'il vous plaît le plus grand respect que nous vous attribuons en vous faisant parvenir cette mission exceptionnelle. Nous osons espérer qu'elle vous parviendra dans les plus brefs délais, ce pour quoi nous avons engagé un marathonien et sprinteur hors pair, classé rang A+ dans son village natal en terme de vitesse - Il pointa d'un œil menaçant l'homme qui se tenait face à lui, attendant son pourboire -. Les autres chasseurs de primes n'étant pas revenu de leurs dernières missions, il ne reste que vous, et bien que nous pensons que cette mission puisse être d'un niveau redoutable pour un débutant dans le milieu, nous ne pouvons que nous en remettre à vos services afin de gérer cela dans les meilleurs délais. Venons-en donc aux fait : Allez sur le port (nous savons que vous êtes encore ici, sinon vous n'auriez jamais lu cette lettre, soyez pas con) et embarquez sur le navire de la marine présent, qui vous attendra un jour ou deux si vous êtes en retard (ne leur en demandez pas trop, vous n'êtes qu'un chasseur de prime). Vous serez briefé sur place par l'Adjudant-Chef Paddington Supertramp, avec qui vous coopérerez, ainsi qu'un deuxième chasseur de prime novice recensé dans notre agence. Faites du bon boulot et vous serez payés en conséquence. Bon courage. »

Tout ceci laissait perplexe le vieux Aime. Il avait raison de se méfier du messager, en général on ne lui offre pas de boulot aussi facilement, à moins que ce soit le genre de boulot de merde dont personne ne veut. Manquerait plus que le deuxième chasseur de prime se soit fait recruter par les mêmes méthodes, auquel cas il serait bien dans la merde. La présence d'un Adjudant-Chef malgré tout pour mener l'opération quelle qu'elle soit avait son côté rassurant, du moment que c'était un humain normal avec le sens des responsabilités et de la rigueur.

Une bonne heure plus tard, cassant la croûte et ses dents sur le reste de pommes de terre crues qu'il avait pu récupérer après la joute endiablée, il aperçu enfin le port et le bateau qui s'en détachait par dessus les bâtiments. Il grimpa dedans via un pont branlant et peu fiable et esquiva le contrôle d'identité à son entrée.

« -Blaque Aime au rapport, si vous avez des questions, posez les à mon manager » Il pointa Sami du doigt, content de l'effet produit sur le pauvre aspirant marine qui ne se faisait pas ignorer et traiter d'inutile tout du long de la journée, ça jamais.

Une fois à l'intérieur et bien installé à l'endroit où il avait décidé totalement arbitrairement d'élire domicile, il posa délicatement son royal fessier sur un fauteuil en cuir de mammouth et s'enjailla paisiblement jusqu'à ce qu'on le prévienne qu'il serait plus utile en se mettant au boulot qu'en restant là à glander comme un vieux sénile jouant aux mots croisés. La vieille chèvre blanche se promena parmi les différentes cabines, ruina un beau lit de marine en ajoutant un délicieux étron luisant entre les draps, puis continua sa trotte en soutenant le regard de quiconque le croisait afin de les mettre en confiance sur le fait que ce navire venait de trouver son nouveau capitaine.

Le bateau était enfin proche de sa destination, aussi Blaque Aime fut réquisitionné par un matelot bien pâlichon.

« -Paddington Supertramp est en train de vomir partout sur le pont, et même dehors je supporte pas cette odeur. Mais vous devriez y aller pour le briefing. » dit-il avant de courir vers les toilettes les plus proches. Sûrement une attitude de respect envers l'océan, cette immensité d'eau qui de toute façon ne serait pas venue se plaindre. C'est un peu comme faire des doigts d'honneur à un aveugle pensait Blaque Aime, on souille l'organe par des actions révoltantes, mais le principal intéressé n'y voit que du feu.

Blaque arriva sur le pont, proche de celui qui devait être le second chasseur de prime. Il lui adressa un geste amical.

« -Bien l'bonjour collègue. » lui adressa t-il en plus d'un large sourire à la fois innocent et dément. Le tout formait un mélange douloureux couplant le dégoût et la radiance d'un homme dans la fleur de l'âge qui allait enfin pouvoir faire des trucs nouveaux dans sa vie de merde.

Il tourna le tête et aperçu avec horreur une créature à peine plus grande que lui se diriger vers les deux hommes. Une créature aux airs de bisounours peu commode, semblant être capable de décrocher un uppercut si on osait aller en contre-sens de son opinion à la fois mûrement réfléchie et implacablement partiale.

« -Je suis l’Adjudant-Chef Paddington ! J’ai été mandaté par l’Etat Major pour enquêter sur un bordel pas très net sur Shinobi Island. La population est à cran : la mort d’un des chefs de clan local a mis le feu aux poudres et la poudrière est prête à sauter. Normalement la mort d’un de ses pignoufs passe assez inaperçu vu que visiblement le sport local consiste justement à trucider le clan voisin, mais apparemment l’affaire est assez grave pour menacer l’équilibre de toute l’île. On nous a donc demandé d’enquêter sur place en tant qu’instance neutre et d’arrêter les coupables. Ayant vomis sur les rapports de mission je vous demanderais de vous présenter afin de savoir avec qui je vais marcher sur cette montagne. Fit alors le grand ours brun.

- Bédeseau Béha ! Je suis médecin ! Ne vous inquiétez pas tout ira bien c'est sûrement un Lupus ! Vite Foreman amenez-moi 5mg du liquide transparent là, dans la poche sur ma couchette ! Lui répondit l'autre chasseur de prime, visiblement capable de réparer des choses et des hommes.

-Moi c'est Jackson monsieur !

-J'vois pas l'rapport ! » conclut-il d'un ton qui laisse profondément suggérer que cet homme a été bâti à la sueur du Sarcasme lui même, et que travailler avec lui devait être au choix : sympathique, ou fort déplaisant. À suivre ce qu'il en adviendra.

« - Détective Blaque Aime, mon gros. Il est où ton maître ? Un ours en peluche comme toi a sûrement un maître. » Il prit un instant afin de réfléchir aux mots qu'il venait de prononcer. « … Non ? SAMI !» Il chercha du regard son animal, qui, au lieu de participer à cette réunion au sommet des futurs gouverneurs de l'île avec pour thème la domination du monde, trouvait plus intéressant de manger le pantalon d'un membre de l'équipage, qui tomba par dessus bord en tenant de lui réchapper après se l'être fait préalablement arracher par l'immonde bestiole. Elle rappliqua à l'appel de la sagesse qui se baissa et lui fit dans l'oreille, non sans chuchoter malheureusement pour lui :

« - S'il commence à faire le pitre, tu lui montres c'qu'on fait aux nounours par chez nous. Vu ? J'ai pas payé pour ces conneries moi. »


Dernière édition par Blaque Aime le Ven 10 Avr - 14:33, édité 1 fois
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MessageRe: Mais qui a tué Pamelo Rase ? [PV Blaque Aime, Bedeseau Béha]    Lun 6 Avr - 2:23

Les chasseurs de primes c’est comme une boîte de chocolat : y’a en toujours un qui vous fait bien chier. Une fois encore le dicton venait de se vérifier de manière plus percutante que jamais avec ces deux facilitateurs de transit qui avaient établi un nouveau record de brisage de testiours pour Paddington. Par les Roustons du Père Mucon ! Apparemment c’était trop demander de se voir accorder le soutient de deux vrais professionnels. L’ours randonneur ne s’avouait en réalité qu’à demi surpris de ce que l’Etat Major avait visiblement raclé les fonds de bar miteux pour trouver les merveilleux cas médicaux d’élite qui avait posé pied sur son navire. A commencé par le petit excité qui s’agitait un peu trop près de lui à son goût. Ca se disait médecin mais à dire vrai l’ursidé nouvellement galonné ne lui faisait pas vraiment confiance. Bon certes cela s’appliquait à tous les médecins, qu’ils soupçonnaient fortement d’entretenir une sorte d’entente commerciale avec les entreprises de pompe funèbres. « Les auxiliaires de Mère Faucheuse » comme disaient les vétérans de la Marine. Aussi prompts à vous couper la jambe qu’à vous faire baisser le falzar pour mettre des doigts gantés dans des endroits assez irritant. Pas question d’avoir un charlatan adepte de potions autour de lui ! Paddington entretenait sur un plan personnel une longue intimité avec eux, après tout en tant que curiosité de la Nature plus d’un avait essayé de l’attacher sur une table d’examen. Sous prétexte qu’on est un ours qui parle les gens ont une vilaine tendance à vous pourchasser avec des fourches et des torches, et tous les petits dissecteurs du dimanche se portent d’un intérêt malsain pour votre glorieuse nature. On le prenait pour quoi à la fin ? Une bête sauvage ? Il avait son petit côté nature et brut difficile à aborder en effet, mais on collait pas des sondes au cul à tous les soupes au lait au physique particulier.

A contrario Paddington était un fervent supporter d’une telle pratique pour les grossiers personnages du genre de ce Blaque Aime qui avait l’outrecuidance de le considérer comme un foutu animal à laisse. Nom d’une Raclette ! Tu parles d’un détective, pas capable de reconnaître un officier de la Marine quand il était devant lui. L’uniforme et le joli petit pin’s étaient pourtant de foutus indices ! Mais après tout il ne devait sans doute pas beaucoup attendre du vieux sénile. Se balader avec une chèvre était déjà en soit un remarquable indicateur que le monsieur avait sûrement tendance à entretenir des conversations passionnées avec son service à thé. Malgré sa carrure impressionnante et son air de vieux briscard sur le retour l’ours lui trouvait un air antique et poussiéreux indéniable. Il ne serait pas surpris s'il apprenait que celui-ci se trimballait avec un vieux tromblon dans ses bagages ou une arbalète. En tout cas il ne se promenait guère avec un guide animalier pour tenir en laisse sa foutue biquette.

-Monsieur ! Le soldat Johnson vient de passer par-dessus bord !
-Il connaissait les risques du métier Jackson, on ne sait jamais quelles sortes d’horreurs ces soudards peuvent amener avec eux.
-C’était une chèvre je crois Monsieur.
-M’étonne pas : avec les chats et les piverts à cols rouges je connais pas de mammifères plus vicieux et violent. Paddington baissa les yeux vers le dénommé Bedeseau qui l’enserrait de façon déplaisamment trop familière.
-Groumpf ! Par le Traineau du Père Nawel ! Déjà des insultes ? Vous voulez me faire répéter ? J’espérais pourtant travailler en bonne intelligence, comme on dit, avec vous deux ! Si je dois clouer vos petits culs sur le grand mât pour vous garder coopératif j’hésiterais pas ! Et vous ! Virez votre personne en manque de figure paternelle affective de mon intimité ! Je suis pas un foutu nounours !

Non mais vraiment quoi ! Sous prétexte qu’on avait le rembourrage adéquat les gens se sentaient trop aisément porté à la caresse facile. Toute cette histoire débutait décidément bien mal au goût de l’ours pédestre. Dire qu’il comptait sur la coopération de vrais professionnels. Se coltiner ces deux là s’annonçaient aussi réjouissant qu’un concert de musique lyrique. Par le Pic à Glace de Charon Pierre ! Il commençait à renifler la truite sous roche de cette histoire. Un vieux a l’air pas commode accompagnateur de chèvres et un gusse avec une dégaine de crevette à se faire bouffer par un mérou. Mais que nenni de laisser son beau moral entamer par sa fine équipe. Ils ne faisaient pas fier allure ?  A la bonne heure, ce qu’il leur demandait c’était de décaisser quand le moment s’avérait opportun.

-Terre en vue Monsieur !

Paddington répondit par un nouveau rot de contentement tandis que le navire posait les amarres et que l’on débarquait avec grand fracas la passerelle. L’ours pris les devant avec ses deux acolytes sur les talons. Un comité d’accueil officiel était visiblement de la partie. Pas la couenne d’un élan de fanions, petits ballons ou buffet ceci dit. La réception se présentait du même acabit que le reste des lieux : un peu fumeuse. A peine posé le coussinet à terre l’endroit ne disait vraiment rien qui vaille à l’ours dont l’oreille affuté pouvait entendre les bruits furtifs de personnes se déplaçant d’un toit à l’autre, dissimulés dans les ombres anormalement nombreuses en dépit d’un soleil remarquablement absent. Un environnement assez austère et brumeux qui ne semblait pas gêner le petit vieillard qui se tenait à la tête du cortège d’accueil. Encore un vieux ! C’était quoi à la fin ? Un complot du Nouvel Ordre Gérontocrate A Couches Mondial ? Paddington conserva cependant les apparences et descendit son air naturellement bougon sur le visage, prêt à faire bonne figure. Le petit vieux à chapeau le devança dans son entreprise et inclina sa petite carcasse rabougrie et tremblotante en guise de salut.

-De vous voir très heureux je suis. De grands troubles et grands périls cette île est agitée. De votre part grande aide et secours j’espère.
-Soldat Jackson qu’est-ce-qu’il me bave ?
-Le Vieux Maître est le chef des lieux, et l’autorité reconnue Monsieur. Il vous souhaite la bienvenue et souligne l’urgence de la situation en souhaitant activement votre aide.
-Et il peut pas causer à l’endroit ?
-Je pense que c’est une sorte de tradition Monsieur.
-Se torcher avec la grammaire c’est une tradition ? Il était temps qu’on arrive. D’accord Jackson dites au Vieux Maître de partager toutes les informations qu’il a sur la situation et nous nous mettrons à interroger les témoins dès à présent. Ca vous va messieurs Aime et Béha ?

Paddington souhaitait se mettre rapidement à la tâche. Son objectif premier néanmoins était d’échapper à une autre séance de verbiage codé avec le vieux ridé patron des lieux.

[HRP] Le Vieux Maître est un PNJ de l'île et le patron des lieux. Vous pouvez le jouer si vous voulez. [/HRP]

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Bedeseau Béha

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MessageRe: Mais qui a tué Pamelo Rase ? [PV Blaque Aime, Bedeseau Béha]    Mer 8 Avr - 22:13

L'ours n'avait visiblement aucune envie d'être sauvé de la maladie que Bédeseau lui avait savamment diagnostiqué selon le protocole des médecins autoproclamés et mangeurs de maladie, le MAMM et dont le jeune homme était le seul membre -d'ailleurs il s'était lui même donné le titre de Grand Praticien-. Et pour cause, il n'avait encore jamais rencontré de ses confrères qui partageaient sa vision de la pratique médicale ou encore ses méthodes peu orthodoxes. Pour lui, c'était simple, il s'agissait d'une méthode de guérison en trois étapes. D'abord, il fallait diagnostiquer à l'aide de tous les symptômes et si possible, goûter littéralement à ceux-ci. Secundo, le traitement : cracher sur la partie malade ou lui uriner dessus. Généralement le patient était guéri à cette étape du à la formidable capacité de son praticien, à savoir que les liquides présents dans son corps -salive, urine,...- avaient un pouvoir cicatrisant, désinfectant et immunisant. Si cette étape était un échec et que le malade souffrait encore ou si d'autres symptômes faisaient leur apparition, il fallait opérer. Pour les problèmes moteurs/physiques il s'agissait bien souvent d'une amputation à la canine acéré du soigneur. Peu de personnes avaient pu expérimenter ce troisième point. Bref, Paddington le repoussa, visiblement un peu ronchon et les menaça lui et le Père Noël de les clouer au mât. Un frisson parcourra l'échine de Bédeseau qui lâcha prise et se mit au garde à vous. S'il quelque chose avait bien prise sur lui désormais, c'était l'autorité militaire. Heureusement, avant que la situation ne devienne encore plus inconfortable, on annonça la terre ferme et le jeune homme put détourner son regard de son superviseur pour observer le lopin de terre. Le bateau s'immobilisa, et il descendit à la suite de l'officier en chuchotant à son complice qui se tenait près de lui.

> Tu crois que c'est l'ours de la légende de Boucles d'Or ? Tu crois qu'il va nous manger ?

Il arrêta ses spéculations que son cerveau délirant avait imaginé alors qu'un vieil homme s'avançait vers leur petite troupe. Il avait un super chapeau et il parlait bizarrement. C'est ce que le jeune homme pu retenir.

> Ouha il parle en charades comme le Père Fourre Race de Fort Bouillave!

Il faisait allusion à un endroit assez connu du grand public qui se trouvait au large d'une île de North Blue et où il était allé quand il était petit. Il s'agissait d'un lieu où les plus téméraires aventuriers venaient pour passer des épreuves, récupérer des clés en temps limité et ainsi ouvrir la porte qui menait au trésor gardé par des tigres et tout cela devant une foule de spectateurs qui alimentait le butin en jetant leur argent aux courageux. Bien sur cette pratique était complètement illégale, bien que tolérée : les épreuves pouvant être mortelles si l'on manquait de préparation. Une des plus redoutable était celle du Père Fourre Race qui parlait en énigmes et qui vous arrosait de plombs si vous ne répondiez pas correctement.

> La réponse c'est toujours l'homme.

Il chuchota cette phrase au soldat Jackson qui le regarda d'un air étrange. Bédeseau s'essuya le nez pour voir s'il n'avait rien de coller dessus, sans résultat. Puis Paddington donna ses ordres: ils devaient interroger, lui et le Père Noël, les habitants de l'île au sujet de l'empoisonnement  à la tourte du patriarche d'un des clans. Le jeune homme se mit au garde à vous et choisit d'interroger non loin de là une jeune fille aux cheveux roses qui semblait les observer avec attention. Alors qu'il approchait, elle se prit soudainement d'admiration pour un petit insecte qui traînait par là.

> Hello, moi c'est Bédeseau Béha ! Je suis chasseur de prime et je suis avec la Marine. On enquête sur un truc vachement sérieux tu peux m'aider...Comment tu t'appelle au fait ?

L'autre rougit, les yeux toujours rivés sur le coléoptère qui s'affairait à sa tâche et tirait un morceau de pain qui traînait par terre.

> Je...Moi c'est...

> Allons fais pas ta timide ! J'ai jamais mangé personne. Bon ok c'est pas vrai...Mais pour un tigre c'est normal non ?

L'autre le regarda d'un air étonné et il lui sourit de toutes ses dents, dévoilant également ses canines bien trop développées pour un être humain normal.

> Je n'ai rien à vous dire.

Elle se détourna, laissant derrière elle un fumé qui sembla étrangement rappeler au jeune homme une certaine tourte. Il se souvint alors du goût de celle-ci : bœuf-épinards. Il s'élança à la poursuite de la suspecte.

> Attends !

Le pelage blanc apparut sur sa peau, son faciès ainsi que sa morphologie changèrent, les griffes et les dents se développèrent et il passa d'une position de bipède à une course quadrupède. Il rattrapa sans problème la jeune femme qui hurla alors qu'il plantait ses crocs dans sa cuisse plutôt dodue. Un peu trop fort. Il lui sectionna la jambe d'un coup sec, et elle tomba, inconsciente. Il reprit forme humaine, la bouche ensanglantée, et par conscience professionnelle, entreprit de suivre son protocole de médecin. Il diagnostiqua une amputation de la jambe droite de sa patiente –ce qui lui éviterait de passer à l'étape trois-. Il lécha alors le moignon de façon à le désinfecter et entreprit de faire un garrot avec le chiffon qui recouvrait le panier où se trouvait bien la tarte. Il mit sa victime sur son épaule, prit son bagage en osier, le membre arraché -on sait jamais il pourrait peut être le recoller- et retourna vers Paddington, tout sourire, la face rouge d'hémoglobine.

> Chef ! Elle a essayé de s'enfuir et regardez ce qu'elle a dans son panier !

Il tendit sa trouvaille à l'ours alors que le Vieux Maître semblait baragouiner quelque chose.
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Blaque Aime

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MessageRe: Mais qui a tué Pamelo Rase ? [PV Blaque Aime, Bedeseau Béha]    Ven 10 Avr - 21:04
Le navire de la Marine comptait à son bord un équipage entier de matelots surentraînés à tenir la barre ou ramasser les merdes que laissait Sami pour marquer son territoire. Leur agilité à la tâche témoignait avec précision que ce n’était pas le premier cas d’animal dissident dont ils avaient eu affaire. Les yeux de Blaque Aime se tournèrent discrètement vers ce gradé de la marine, qui semblait être le capitaine des lieux (à moins que ce soit un bateau de fonction utilisé pour les missions spéciales), un poil plus grand que lui. Ca ne l’aurait pas étonné en fait. Qu’est-ce qu’une chèvre à côté d’un ursidé de cette taille. La taille de ce qu’ils peuvent ingurgiter dans chacun des cas est proportionnelle à ce qu’ils peuvent éjecter et convertir en énergie et matières premières pour leur organisme. Une remarque se posait alors ; cet ours était soit terriblement coriace, soit il posait des étrons d’un mètre cinquante de circonférence, auquel cas je doute que son équipage lui soit affilié et parfaitement dévoué corps et âmes. Ou alors c’était des novices.
Le bateau enfin amarré, si l’on puit dire après être rentré aussi brusquement et posé quille à terre, Blaque Aime empoigna deux valises qu’il eut trouvé dans les différentes piaules de ce rafiot,  qu’il auto désigna comme lui appartenant avant de remarquer que son collègue chasseur de prime se rapprocha de lui.

« - Tu crois que c’est l’ours de la légende de Boucles d’Or ? Tu crois qu’il va nous manger ? fit-il proche de son oreille afin d’éviter de provoquer plus Paddington alors que celui-ci semblait être en pareille instance émotionnelle.

«  - J’en sais rien mon gars, j’ai pas souvenir qu’il avait un pin’s de la marine et un uniforme, et pourtant j’en ai entendu de ces versions loufoques tu peux m’croire. »

Il balança ses affaires sur la côte et sauta dessus pour amortir sa chute. Un étrange bruit de ferraille vint se mêler à une sensation légèrement molle sur les côtés. Il fit fi d’une quelconque introspection sur la nature du contenu au moment où Sami lui tomba lourdement dessus pour amortir sa propre chute à lui. Son visage se crispa comme un constipé qui est en retard à son seul entretien d’embauche tandis que l’animal tourna autour et lui rit au nez, d’un rire qui avait des airs de porte grinçante doublées d’une casserole qui assommerait mécaniquement un troupeau de souris de manière saccadée si elle avait pu toutes les avoir.

« - Mais qu’est-ce que tu fous, abruti ? La terre n’est pas assez grande ? On n’est pas à la foire, merde t’avais qu’à attendre qu’ils abaissent leur fichu pont si t’étais trop fainéant ! » Hurla-t-il en direction de sa bestiole qui baissa instinctivement la tête en guise de soumission. Au moins il reconnaissait ses erreurs, dommage que ce soit toujours après qu’il les ait produites.

Paddington Supertramp, le dénommé Bédeseau Béha et moult autre troufions débarquèrent peu après eux sur ce qui semblait être une île peu accueillante à première vue. L’ambiance était terne, presque sinistre, et le brouillard ambiant laissait place à l’imagination au sujet de ce que l’on peut trouver dans son dos à chaque fois qu’on se retournait. C’était visiblement le genre d’endroit où l’on pouvait se faire poignarder parce qu’on avait jeté un mégot par terre, ou que l’on était resté trop longtemps sans faire un tour sur soi-même afin vérifier qu’on n’était pas suivi par un quelconque maraudeur psychopathe. Les craintes du chasseur de prime prirent véritablement vie à l’instant où il aperçut une colonie de bonhommes habillés d’une façon tellement ridicule qu’il n’osa pas s’en faire mentalement une description exhaustive. La vitesse de l’escorte semblait aller en synchronie avec celle du vieux crouton encore plus usagé que lui-même qui ouvrait la marche. Une fois arrivé face à l’ours au manteau d’exhibitionniste, il instaura ce qui semblait être un dialogue, et Blaque Aime se rapprocha pour entendre des bribes de cette conversation qui serait surement importante pour comprendre la suite des événements, et pourquoi pas, savoir ce qu’il allait foutre dans les environs.

« - De vous voir très heureux je suis. De grands troubles et grands périls cette île est agitée. De votre part grande aide et secours j’espère.

- Soldat Jackson qu’est-ce qu’il me bave ?

- Le Vieux Maître est le chef des lieux, et l’autorité reconnue Monsieur. Il vous souhaite la bienvenue et souligne l’urgence de la situation en souhaitant activement votre aide.

- Et il peut pas causer à l’endroit ?

- Je pense que c’est une sorte de tradition Monsieur.

- Se torcher avec la grammaire c’est une tradition ? Il était temps qu’on arrive. D’accord Jackson dites au Vieux Maître de partager toutes les informations qu’il a sur la situation et nous nous mettrons à interroger les témoins dès à présent. Ça vous va messieurs Aime et Béha ? »

Bédeseau Béha s’était délibérément écarté du groupe, apparemment quelque chose avait capté son attention, mettant ainsi la confiance que lui accorderaient ses deux camarades à rude épreuve. Supposant que cet énergumène ne resterait pas en place une seule seconde, et ne suivrait de toute évidence pas les directives que Paddington, Blaque Aime eut un léger rictus à la fois amusé et blasé.

« - Moi ça m’va bien chef, à vos ordres chef. Dites, j’aimerais interroger moi-même ce vieux-là. Vous savez, entre jeunes du troisième âge, peut-être que notre complicité sera telle que des informations secrètes nous seront délivrées. » Dit-il avec la bonne foi d’un étudiant au premier rang qui pose des questions tout l’temps au professeur, et qui a le don de s’attirer les violences d’autres humains jaloux et nerveux, tout en balayant d’un revers de bras le pauvre Jackson qui dut se sentir foncièrement malmené et mis à l’écart. « Allez papi, balance tout ce que tu sais, et si tu nous offres une récompense de taille une fois l’affaire close, ça nous motivera pour régler ce boxon plus rapidement. »

« - Très biieeen… Le Clan Shinobyte nous sommes et grande menace nous essuyons. La matriarche du clan empoisonnée fut-elle, et analyses en évidence ont mis traces de poisons dans tourte bœuf-épinard. Très grande femme elle fut, adorée de tous elle était. Imposant fessier et poumons elle disposait, de ses sagesses nous dispenser nous devrons à présent… raconta avec peine le Vieux Maître, en proie à des sursauts de panique et d’une tristesse qui semblait très, très profonde.

- Attends une seconde vieille branche… Jeune Jackson ? Il a bien dit ce que j’ai cru entendre, hein ? l’interrompit Blaque Aime, impressionné par la présence d’esprit de son interlocuteur. Il est de toute évidence un Grand Maître, et non pas un vulgaire Vieux Maître comme on en voit partout.

- Affirmatif, il a d’ailleurs l’air de vous tendre quelque chose monsieur, répondit Jackson. »

Blaque Aime saisit le papelard que le Grand Maître eut à l’instant sorti de la poche arrière de son apparent kimono aux couleurs et motifs exotiques tout en reniflant de tristesse par son gros nez avachit. On pouvait y voir une photo d’une femme pas si jeune, mais d’un âge suffisamment mûr pour implanter une sensation respectable chez ceux qui la voyaient. Un long kimono serré pourpre au niveau de la taille, mettant en valeur ses courbes lisses et prononcées, sur lequel sa plongée capillaire venait finir sa course folle. Elle avait un visage à la fois hautain et doux.

« - Mon dieu, quel crime atroce (Il tendit le papier à son supérieur exceptionnel pour qu’il juge de lui-même la gravité de la situation).  Et avez-vous une idée de l’identité de ces vils gredins marron, Grand Maître ?

- De longues générations depuis… commença-t-il.

- TUTUT. Le coupa-t-il aussi sèchement. Jackson vous allez me faire la traduction en temps réel des dires de ce vieux schnock. Vous êtes apparemment familier avec ce langage, et mes oreilles en ont déjà ras-le-bol. »
Jackson approcha et fixa le Grand Maître en faisant des mouvements de tête verticaux avec un air ahuri sur le visage de la même manière qu’un père écoute son enfant faire ses premiers gazouillements, l’air naïf de l’homme qui essaie de saisir un sens lexical particulier dans ce qu'il débine. Le maître des lieux fit des mouvements gluants avec sa bouche, d’où sortirent des sons et des mots ainsi traduits:

« -Il dit : Depuis de longues générations, le Clan Shinobyte est à la tête de Shinobi Island, ce sont nos ancêtres eux-mêmes qui l’ont baptisé de la sorte. Malheureusement, de nombreux clans rivaux veulent nous éliminer et prendre le pouvoir sur l’île. Le plus puissant d’entre eux, le Clan Patobeur (no jutsu), nous met depuis plusieurs années des bâtons dans les roux, surtout celui du pauvre Charlenri, martyrisé pour sa différence. Des témoins disent avoir aperçu une personne suspecte s’enfuir des lieux du crime qui portait l’insigne de leur clan. Ils nient toute responsabilité, et attendent certainement que nous nous détruisons de l’intérieur, privés de notre matriarche. Vous devez aller interroger les témoins … » Termina-t-il son récit sur une toux rauque et puissante qui sembla lui décaper la trachée à coup d’pelle.

Le vieux Blaque Aime y voyait déjà plus clair, mais se demanda intérieurement le pourquoi de sa présence ici. Chasser des primes ne rime pas avec chasser des saloperies de Ninja qui balancent des Shuriken, bien que la présence de la marine indique qu’ils allaient surement en gagner quelques-unes. Et là, tout aurait du sens …du moins tout, sauf l’arme du crime.

« - Et il est où l’autre gus ? » Demanda Blaque Aime aux alentours en signifiant le deuxième chasseur de prime.

Il s’écarta du peloton en laissant Paddington Supertramp régler le reste avec les autochtones, bien que la situation puisse bien être de son ressort s’il se mettait déjà à perdre ses subordonnés. Blaque Aime consentait bien au fait qu’être un ours dans la marine, un ours plutôt menaçant qui plus est, devait amener à faire plus d’efforts que les autres pour gagner la confiance et les faveurs de sa hiérarchie. Sinon comment aurait-il pu monter en grade autrement ? Il ne doutait légèrement pas sur le fait qu’Ils y trouveraient à redire si ce bon vieux Paddington n’arrivait pas à gérer son Crew en même pas quinze minutes de mission, ses compétences en termes de commandement y prendraient un bon coup au moral.
Sami était au premier rang, à renifler avec cette trompette qui lui servait de nez dans l’objectif de retrouver la trace de Bédeseau Béha. Le chnoque balaya de sa vieille ganache le paysage fade qui s’apposait sur ses rétines depuis les arbres. Si ses vieux sens usés ne se trompaient guère, il aurait effectivement crut apercevoir une grosse bestiole colorée avec une jambe entre les mâchoires. Celle-ci portait des restes de vêtements d’un style étranger, probablement une des tenues en vogue sur cette mystérieuse île. Il s’approcha finement en se cachant derrière des troncs avec sa chèvre en guise d’appât, et distingua au fur et à mesure des vêtements et des chaussures qui étaient ceux que portait le jeune chasseur de prime un instant plus tôt. Il eut dans sa tête l’image d’un médecin malingre, sadique et fort débile. Puis il réalisa.

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